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PHystorique- Les Portes du Temps
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27 juin 2024

1185 Alençon Charte de Henri II confirmant la donation d'une rente de cent livres sur le minage de Poitiers faite à l'abbaye de Fontevrault par la reine Aliénor, du consentement de ses fis Richard, Geoffroi et Jean.

Aliénor d'Aquitaine figure rarement dans les actes royaux, ayant été emprisonnée depuis la révolte de ses fils contre Henri II jusqu'en 1185, suivant Gervais de Cantorbéry, qui fixe à environ douze années la durée de sa captivité (Delisle, Introd. , p. 352-353).

 

==> La révolte de 1173-1174 et les quinze ans de captivité d'Aliénor

 

Son retour en France est fixé par un article du Pipe Roll de 1185. M. Delisle publie (p. 353) une charte de la reine, datée d'Alençon, par laquelle, peu après son retour en France, elle s'associe à son mari et à ses enfants pour assurer à l'abbaye de Fontevrault la perception d'une rente sur la prévôté de Poitiers.

Cette charte d'Aliénor doit être de 1185, puisque Geoffroi, qui y est mentionné, mourut, de nouveau  révolté, à la cour de France, le 19 août 1186.

De la prévôté de la Rochelle' dépendaient les vinages de Benon, spécialement ceux de Marcilly, sur lesquels, vers l'an 1185, Henri II et sa femme Aliénor, par lettres datées d'Alençon, donnèrent à Fontevraud une rente de 50 livres, confirmée depuis par leur fils Richard. Pareille somme fut aussi donnée aux religieuses sur la prévôté de Poitiers.

Voici la charte d'Aliénor :

 

  1. Alienor, Dei gratia regina Anglie, ducissa Normannie et Aquitanie, comitissa Andegavie, archiepiscopo Burdegalensi, episcopis, abbatibus, comitibus, baronibus, vicecomitibus; prepositis et aliis baillivis et fidelibus suis tocius Aquitanie, salutem.

Sciatis me, assensu et voluntate domini mei Henrici, regis Anglie, et Ricardi, Galfridi et Johannis, filiorum meorum (2), dedisse et presenti carta mea confirmasse abbacie Fontis Ebraudi et monialibus ibidem Déo servientibus redditum centum librarum, in perpetuam elemosinam, in prepositura Pictavis, et in vineiam de Banaon, in ea precipue que recipitar apud Marcileium.

I. Aliénor, par la grâce de Dieu, reine d'Angleterre, duchesse de Normandie et d'Aquitaine, comtesse d'Anjou, archevêque de Bordeaux, évêques, abbés, comtes, barons, vicomtes ; salutations aux préfets et autres huissiers et à leurs fidèles en Aquitaine.

Sachez que moi, avec le consentement et la volonté de mon seigneur Henry, roi d'Angleterre, et de Richard, Geoffroy et Jean, mes fils (2), j'ai donné et confirmé par ma présente charte à l'abbaye de Fontes Evraud et au là, des religieuses servant Dieu, une rente de cent livres, en aumône perpétuelle, dans le prépositoire Poitierss, et dans la vigne de Benon, dans laquelle je fus spécialement reçue à Marcilly.

Hanc donacionem et elemosinam feci pro salute anime domini mei regis, et pro salute anime mee et Ricardi filii mei et aliorum filiorum meorum et filiarum mearum et predecessorum meorum.

J'ai fait cette donation et cette aumône pour la sécurité de l'âme de mon seigneur le roi, et pour la sécurité de mon âme et de celle de mon fils Richard et de mes autres fils et filles et de mes prédécesseurs.

Precipio itaque quod prefate moniales medietatem prescripte elemosine, scilicet mille solidos, libere et sine omni disturbatione quiete annuatim percipiant in vineia de Banaun, in ea videlicet que recipitur apud Marcileium in festo beati Martini hyemalis, et aliam medietatem, scilicet mille solidos in prepositura Pictavensi predicto termino,per manus ministrorum comitis qui vineiam et minagium annuatim sunt recepturi.

Je propose donc que les religieuses, comme vous le dites, reçoivent annuellement la moitié de l'aumône prescrite, c'est-à-dire mille solides, gratuitement et sans aucune perturbation, dans les vignes de Benon, dans celle qui se reçoit à Marcilly pendant l'hiver fête du bienheureux Martin, et l'autre moitié, c'est-à-dire mille solides dans le terme susdit préfet de Poitiers, par les mains des serviteurs du comte, qui doivent recevoir chaque année la vigne et le ménage.

Quare volo et firmiter precipio quod memorata abbacia Fontis Ebraudi et moniales in ea Deo servientes predictum redditum centum librarum habeant in libera et perpetua elemosina, et annuatim percipiant bene et in pace, libere et quiete, intègre et plenarie et honorifice, sicut in hac carta mea determinatum est.

C'est pourquoi j'ordonnerai et j'ordonnerai fermement que ladite abbaye de Fontevraud et les religieuses qui y servent Dieu recevront le susdit loyer de cent livres en aumône gratuite et perpétuelle, et qu'elles recevront chaque année en bonne santé et en paix, librement et tranquillement, dans l'intégrité, la plénitude et l'honneur, comme cela est déterminé dans ma charte.

Hiis testibus : Gaufrido de Taunay, Radulfo de Taunay, Chalone de Rocaforti, Herveo de Marulio, Roberto de Monte Mirallo, senescallo Pictavensi, Johanne de Resse, Renmone de Resse, Petro filio Guidônis, Emerico filio Ivonis, Stephano senéscallo Andegavensi, Hugone vicecomite de Castroduni, Hugone de Treissi (sic), Thoma Bardulfi, Rogerio elemosinario domini regis, Josberto de Precigne, Herveo preposito de Montbason; apud Alençon (3)

 

La charte de Henri II, que nous examinons ici, datée d'Alençon, comme celle d'Aliénor, et relative au même sujet, doit être contemporaine. Le rapprochement entre ces deux pièces est évident.

 

Henri, par la grâce de Dieu, roi d’Angleterre, duc de Normandie et d’Aquitaine, et comte d’Anjou, salutations aux archevêques, évêques, abbés, comtes, barons, vicomtes, préfets, et à tous ses huissiers et fidèles de toute l'Aquitaine.

 

Sachez qu'à la demande de A. reine, mon épouse, j'ai accordé et confirmé par ma présente charte à l'abbaye de Font Evraud, et aux religieuses qui y servent Dieu, la donation que A. reine elle-même a faite à sur le loyer de 100 livres qu'elle leur a donné en aumône perpétuelle, pour le salut de mon âme, de ma femme et de nos enfants, avec mon consentement et celui de nos fils Richard, Geoffrey et Jean, à recevoir annuellement dans le minage des Poitiers et dans les vignes de Benon, afin qu'ils en reçoivent la moitié dans le minage de Poitiers à la fête d'hiver du Bienheureux Martin, c'est-à-dire mille solides, et l'autre moitié au même terme, c'est-à-dire mille solides, dans les vignes de Benon, entre les mains des ministres du comte, qui doivent recevoir annuellement ce ménage et la vigne, selon ce qui est contenu dans la charte du roi.

 C'est pourquoi je décréterai et décréterai fermement que ladite abbaye de Font Evraud et les religieuses qui y servent Dieu recevront le même revenu de 100 livres par an en aumône gratuite et perpétuelle, en bonne santé et en paix, librement et tranquillement, dans l'intégrité et la plénitude et honorablement. , et recevront le terme et les places susdits prédéterminés, tels que la reine elle-même les a donnés et confirmés par sa charte.

Témoins : S. Évêque de Dunelmense, fils Gaufrid et mon chancelier, Guillaume de Humet, connétable, Guillaume Fils Radulli sénéchal Normandie, Stephane de Tours sénéchal d’Anjou, Maurice de Craon, Pierre Fils de Gui, Hugh de Creissi, Alvredo de Saint Martin, Joubert de Pressigneius, Guillaume d'Ostilli.

À Alençon

 

 

Henricus, Dei gratia rex Anglorum, et dux Normannorum et Aquitanorum, et comes Andegavorum, archiepiscopis, episcopis, abbatibus, comitibus, baronibus, vicecomitibus, prepositis et omnibus baiilis et fidelibus suis totius Aquitanie, salutem.

 

Sciatis me ad petitionem A. regine , uxoris mee , concessisse et presenti carta mea confirmasse abbatie Fontis Ebraudi, et monialibus ibidem Deo servientibus, donationem quam ipsa A. regina eis fecit de redditu C. librarum quas dédit eis in perpetuam elemosinam, pro salute anime mee et sue et liberorum nostrorum, assensu meo et Ricardi et Gaufridi et Johannis fiiiorum nostrorum, annuatim percipiendas in minagio Pictavis et in vineia de Benaum, ita quod medietatem inde recipiant in minagio Pictavis in festo Beati Maitini hyemali, scilicet mille solidos, et aliam medietatem eodem termino , videlicet mille solides , in vineia de Benaum , in manus ministrorum comitis qui minagium illud et vineiam annuatim sunt recepturi , secundum quod in carta ipsius regine continetur.

 Quare volo et firmiter precipio quod predicta abbatia Fontis Ebraudi et moniales in ea Deo servientes eundem redditum C. librarum habeant annuatim in liberam et perpetuam elemosinam, bene et in pace, libère et quiète , intègre et plenarie et honorifice , et recipiant predicto termino et locis predeterminatis , sicut ipsa regina eis dédit et carta sua confirmavit.

Testibus : H. Dunelmensi episcopo , Gaufrido filio et cancellario meo, Willelmo de Humetis, constabulario , Willelmo Filio Radulli senescallo Normannie, Stephano de Turonis senescallo Andegavie, Mauricio de Creonio, Petro Filio Guidonis, Hugone de Creissi, Alvredo de Sancto Martino, Jouberto de Pressigneio, Willelmo de Ostilli.

Apud Alenzon

 

 

A. Original perdu.

B. Copie d'après l'original; Bibliothèque nationale, ms. latin 5480, t. I, p. 487. — C. Copie  sur un rôle des chartes de Sainte-Catherine de La Rochelle; Archives de Maine-et-Loire, fonds de Fontevrault, carton des cartulaires (copie de M. Port).

Round, n° 1082.

Le texte montre bien que :

  • Son retour n’est pas une réhabilitation complète :
    • Elle agit avec l’assensus explicite d’Henri II
    • Et avec celui de Richard, Geoffroi et Jean
  • Mais elle retrouve une capacité juridique propre :
    • elle donne en son nom
    • elle scelle
    • elle convoque ses propres fidèles d’Aquitaine
    •  

 Ce n’est donc pas une reine passive :

1185 marque le retour d’Aliénor comme duchesse d’Aquitaine active, même si Henri II garde la haute main.

 

 

 

 

Témoins de la charte d’Aliénor (sélection) :
  • Chalon de Rochefort → famille poitevine bien attestée
  • Hervé de Mareuil → Limousin / Périgord
  • Robert de Montmirail, sénéchal du Poitou
  • Hugues, vicomte de Châteaudun
  • Étienne, sénéchal d’Anjou
  • Hervé, prévôt de Montbazon

Réseau transrégional, mais centré sur Poitou–Anjou–Aquitaine.

 

 

 

Témoins de la charte d’Henri II :
  • Hugues, évêque de Durham
  • Geoffroi II de Bretagne, fils du roi Henri II Plantagenêt, chancelier
  • Guillaume de Humet, connétable
  • Maurice de Craon
  • Étienne de Tours, sénéchal d’Anjou

C’est le conseil royal plantagenêt, réuni à Alençon.

 

 Même session de chancellerie (ou presque)

Tout indique que :

  • les deux actes ont été rédigés au cours de la même réunion de cour
  • probablement le même jour ou à quelques jours d’intervalle
  • sous la direction d’un même milieu scribal

 

Indices matériels :
  • Formules presque calquées
  • Même vocabulaire de sécurité juridique
  • Répétition mot à mot des modalités fiscales
  • Témoins communs (au moins par groupes fonctionnels)
  • Même lieu de rédaction

 

 

Pourquoi deux chartes et non une seule ?

Excellente question de fond.

Parce que :

a) Les droits ne sont pas les mêmes
  • Les revenus viennent :
    • du domaine ducal aquitain (Aliénor)
    • du pouvoir royal (Henri)
  • Fontevraud a besoin des deux garanties
b) Aliénor sort de captivité
  • Sa capacité juridique doit être appuyée
  • La confirmation royale empêche toute contestation ultérieure
c) Sécurité maximale pour l’abbaye

Deux actes =

  • deux autorités
  • deux sceaux
  • deux réseaux de témoins

La charte d’Aliénor et celle d’Henri II relèvent d’une même session de cour tenue à Alençon en 1185, la seconde constituant la ratification immédiate de la première.

 

 

 

 

 

 

 

Le château d’Alençon

 

En 1113, lorsque Henri Ier Beauclerc, roi d'Angleterre, duc de Normandie et troisième fils de Guillaume le Conquérant, prend Alençon, il élève un grand donjon roman carré, analogue à ceux d'Arques, de Caen ou de Falaise.

 

La place forte est confortée par la construction d’un donjon en 1135.

 

 

La prise d’Alençon par Henri Ier Beauclerc (1113)

En 1113, Henri Ier Beauclerc s’empare effectivement d’Alençon, place stratégique aux confins :

  • du duché de Normandie,
  • du Maine,
  • et du comté du Perche.
  •  

 À cette date, il fait ériger ou réorganiser une forteresse royale normande, dont l’élément majeur est :

un grand donjon roman carré

  • typologie comparable à :
    • Arques,
    • Falaise (donjon primitif),
    • Caen (donjon de Guillaume le Conquérant),
  • donjon :
    • quadrangulaire,
    • massif,
    • à vocation résidentielle et symbolique autant que militaire.

 

Ce type de donjon correspond parfaitement à la politique castrale d’Henri Ier, fondée sur :

  • le contrôle des marges,
  • l’affirmation de l’autorité ducale/royale,
  • des forteresses administratives autant que militaires.

 

 C’est ce donjon-là qu’il faut dater de 1113 (ou des années immédiatement suivantes).

 

 

2. L’année 1135 est cruciale, mais pas pour une première construction :

  • 1135 = mort d’Henri Ier Beauclerc
  • début de la crise successorale entre :
    • Étienne de Blois,
    • Mathilde l’Emperesse

 

À Alençon, on observe alors non pas la création ex nihilo d’un nouveau donjon, mais très vraisemblablement :

 

une campagne de renforcement ou de réaménagement

  • reprise des défenses,
  • possible surélévation ou réfection du donjon existant,
  • renforcement de l’enceinte,
  • adaptation à un contexte de guerre civile imminente.

 

3. Formulation historiquement correcte

 « Après la prise d’Alençon en 1113, Henri Ier Beauclerc fit édifier un puissant donjon roman quadrangulaire, conforme aux grands modèles normands de son temps.

 

La forteresse fut ensuite renforcée dans les années suivantes, notamment vers 1135, à la veille de la crise successorale, par des travaux de consolidation et d’aménagement défensif. »

 

4. Point clé à retenir

  • Deux donjons distincts (1113 et 1135) → improbable
  • Un donjon majeur construit après 1113,
    puis renforcé ou remanié vers 1135 → cohérent historiquement et archéologiquement

 

 

 

En 1185, sous Aliénor d’Aquitaine et Henri II Plantagenêt, le château d’Alençon est une forteresse royale pleinement opérationnelle, héritée d’Henri Ier Beauclerc et adaptée aux exigences politiques et militaires de la fin du XIIᵉ siècle. On peut en proposer une reconstitution assez sûre.

 

1. Statut du château en 1185

  • Domaine royal anglo-angevin (Henri II est à la fois roi d’Angleterre et duc de Normandie).
  • Place stratégique de frontière :
    • Normandie ↔ Maine ↔ Perche ↔ domaine capétien.
  • Résidence occasionnelle, mais surtout :
    • place de contrôle administratif,
    • point d’appui militaire,
    • centre de prévôté (les chartes de 1185 sont datées apud Alencionem).

Aliénor, revenue de captivité, y séjourne ou y passe avec la cour itinérante ; la présence conjointe d’Henri II et d’Aliénor en 1185 est attestée par les chartes.

 

2. Organisation générale du château vers 1185

A. Le donjon roman (héritage de 1113)

Toujours le cœur du système :

  • Donjon quadrangulaire massif, en pierre :
    • plan proche de Falaise / Arques,
    • murs très épais (3 à 4 m),
    • entrée en hauteur par échelle ou escalier de bois,
    • plusieurs niveaux :
      • bas niveau aveugle (réserve),
      • salle seigneuriale,
      • étage résidentiel,
      • terrasse ou toiture crénelée.

 

En 1185, ce donjon n’est plus neuf, mais :

  • entretenu,
  • peut-être rehaussé,
  • doté d’aménagements résidentiels améliorés (cheminées, latrines).

 

B. L’enceinte castrale

Vers 1185, le château comprend :

  • une enceinte de pierre continue,
  • tours :
    • majoritairement semi-circulaires ou quadrangulaires (transition romane),
  • courtines hautes,
  • chemin de ronde crénelé.

 

Les innovations « philippiennes » (tours cylindriques systématiques, flanquements rapprochés) ne sont pas encore généralisées.

 

C. La porte fortifiée
  • Porte principale protégée par :
    • une ou deux tours,
    • herses,
    • vantaux épais,
    • peut-être déjà un pont-levis (simple, à flèches).

 

D. La basse-cour

Fonctionnelle et indispensable :

  • bâtiments en bois ou pierre légère :
    • logements de la garnison,
    • cuisines,
    • écuries,
    • greniers,
  • puits ou citerne.

 

3. Le château comme résidence en 1185

Sous Henri II et Aliénor :

  • ce n’est pas un simple fort :
    • salle d’apparat dans le donjon ou un logis attenant,
    • chapelle castrale,
    • accueil de clercs et de notaires (chartes).

 

Aliénor, bien que rarement mentionnée, agit juridiquement depuis Alençon :

  • elle scelle,
  • confirme des donations,
  • agit avec l’assentiment d’Henri II et de ses fils.

Le château est donc adapté à la vie de cour itinérante, même brièvement.

 

4. Fonction politique en 1185

1185 est une année clé :

  • paix fragile avec Philippe Auguste,
  • tensions avec les fils révoltés,
  • nécessité de tenir les marges normandes.

Alençon sert :

  • de verrou stratégique,
  • de lieu de rassemblement,
  • de point d’émission d’actes royaux.

 

5. Aspect visuel probable en 1185 (synthèse)

On verrait :

  • un haut donjon carré dominant la ville,
  • une enceinte de pierre crénelée,
  • des toitures en bardeaux ou lauzes,
  • des bannières Plantagenêt,
  • une activité administrative intense lors du séjour royal.

 

6. Conclusion

En 1185, le château d’Alençon est :

une forteresse normande mûre,
héritière directe d’Henri Ier Beauclerc,
renforcée mais non encore « modernisée à la française »,
suffisamment prestigieuse pour accueillir Aliénor d’Aquitaine et servir de cadre à des actes royaux majeurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

==> Les chemins de Saint-Martin – Via Sancti Martini

==> La vie d’Aliénor d’Aquitaine

==> CHRONOLOGIE ABREGEE D'HENRI II PLANTAGENET

==>1173 Charte du minage de Saumur d’Henri II dans l'abbaye de Fontevrault, en compagnie de Raimond V, comte de Toulouse

==> En 1174, poursuivant son fils Richard, Henri II Plantagenêt met le siège à Saintes endommageant l'église Saint Pierre

==> Le Château de Benon : est construit vers 1096 et fortifié contre les Normands sur l'ordre de Guillaume IX, dit Le Troubadour.

==> La tour Duguesclin. Vestige du château médiéval de Benon (Time Travel 1372- 1578) Démolitions du château de Benon

==>Fontevraud - Chinon entre le 19 et le 24 juin 1190, Richard Cœur de Lion, Aliénor d’Aquitaine - Charte de la Cigogne

 

 

 


Les 50 livres tournois de rente sur les vignes de Marcilly furent, en janvier 1242, assignées par l'abbesse Alix de Blois à son couvent, à cause de l'irrégularité avec laquelle étaient payées les 100 livres du domaine de Dijon, destinées à l'achat de chemises pour les religieuses (4).

Sur cette même prévôté de la Rochelle, Fontevraud acquit plus tard des rentes dues à diverses personnes, entre autres à Guillaume Maingou, chevalier, seigneur de Surgères.

 Celles qu'il y possédait se montaient à 200 livres. Pour payer des dettes pressantes, il en avait engagé 150 à son frère Hugue; puis, afin de satisfaire plus complétement ses créanciers, por mon besoing, et por le grand estoueir que ge en aveie, dit-il lui-même, avec le consentement de sondit frère, il vend le tiers de ce gage, c'est-à-dire 50 livres de rente, à Jeanne de Brenne, abbesse de Fontevraud, à raison de 1,000 livres.

 La régularisation de cette vente nécessita un assez grand nombre d'actes. Gaignières nous en a conservé des extraits et des copies c'est d'après lui que nous publions la requête adressée en cette circonstancè3, au mois de février 1260, nouveau style, par Guillaume et Hugue de Surgères à leur suzerain le comte de Poitou, Alphonse, frère de saint Louis.

 

 

(1). Sur cette prévôté, dont le revenu était considérable, Jean sans Terre assigna au célèbre Savary de Mauléon et à son oncle Guillaume 10,000 sous de rente, le 30 septembre 1199, pro jure suo quod ipsiet antecessores sui (les seigneurs de Chatelaillon) habuerunt et tenuerunt in Ruppella. Voy. Rotuli chartarum Turris Londinensis, p.,24.

 En 1201, les mêmes Savary et Guillaume donnèrent à Fontevraud une rente de XVII libras andegavenses in rivagio de Rupella, videlicet in sigillo; probablement le droit de sceau des briefs ou passe-ports délivrés à chaque navire, V. Cartulaire des sires de Rays, n° 147 et 148.

2. L'omission du nom de Henri, fils ainé d'Aliénor, prouve que la charte est postérieure à la mort de ce jeune prince.

(3). Archives de Maine-et-Loire, Fontevraud, fen 2, sac. 2., rôle des chartes, pièce 4e.

(4). Ibid., orig. Jadis scellé.

 

 

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