Il y a 90 ans, le 24 novembre 1929, disparaissait Georges Clemenceau !

Dans la nuit du 24 au 25 novembre, à 1 heure 45 du matin, le Tigre s'éteignait.

Selon sa volonté, il n'y eut ni cérémonie, ni obsèques nationales, ni discours. Il a voulu être inhumé en Vendée, au Colombier, ferme aux tourelles de manoir, maison familiale de Clemenceau. Pendant que sans cortège il était enseveli au loin, à Pans le canon tira les mêmes salves que le jour de l'armistice, et évoqua ainsi l'heure la plus magnifique de la vie de celui qui venait de disparaitre. Déjà, il est entré dans la légende. Parmi ceux qui ont eu à subir ses coups, il y a encore des rancunes, des récriminations qui s'expliquent après soixante ans de polémiques et de batailles. Mais pour toute une génération qui ignore ces luttes du passé et qui du présent ne retient que l'essentiel, Clemenceau est l'homme exceptionnel par ses défauts et ses qualités, différent de toutes les personnalités diverses de la politique, supérieur par la vitalité, celui que les combattants ont nommé le Père la Victoire.

 

(Photo  Saint-Vincent-sur-Jard (Vendée), la longue et basse maison de pêcheur louée à partir de 1920 au commandant Luce de Trémont, châtelain à Avrillé (Vendée), un hobereau voisin, afin d'y passer la moitié de l'année, ce qu'il appelait sa « bicoque » ou son « château horizontal », où il réunit meubles familiaux, provenant de sa demeure de Bernouville (Eure), vendue entre-temps. La maison est achetée par l'État et transformée en une sorte de maison du souvenir, qui est gérée par la Caisse nationale des monuments historiques et des sites.

Georges Clemenceau et la Vendée  <==.... ....==> Le président Clemenceau et le jeune capitaine de Lattre - Colline des Moulins à Mouilleron en Pareds