Château du RIVAU (9)

La maison forte primitive du XIIIe et XIVe siècle fut transformée sous Louis XI par Pierre de Beauvau et sa femme Anne de Fontenay qualifiée de dame du Rivau. A 3 km au Nord du bourg de Lémeré, se dresse encore l'élégante silhouette de gentilhommière du XVe siècle.

Château du RIVAU (7)

Amateurs de lettres et d'art, chevaliers valeureux, les Beauvau aux approches de la Renaissance surent à la fois garder le caractère médiéval de la forteresse féodale et adapter leur nouvelle demeure de craie tuffeau aux exigences d'une société policée et avide de bien-être.

Château du RIVAU (10)

Le Rivau s'apparente à Langeais, au Coudray-Montpensier, aux Brétignolles d'Anché, à toutes ces gentilhommières qui forment la décoration architecturale de nos campagnes tourangelles. Les successeurs de Pierre embellirent encore le logis.

Château du RIVAU (8)

François de Beauvau, sous François Ier, fit construire des écuries monumentales dans la cour des communs au Sud de la porte fortifiée du château. Sur un quadrilatère entouré de douves profondes de 10 mètres, larges de 4, le logis se développe sur trois côtés, en forme de fer à cheval.

On y accède à l'Ouest en franchissant les douves sur un pont dormant conduisant à la cour d'honneur. La véritable entrée se trouvait au Sud : elle est séparée aujourd'hui par un mur de la cour des communs.

C'est une porte fortifiée, véritable donjon haut et massif de 3 étages comportant au rez-de-chaussée une grande porte et une poterne munies chacune d'un pont-levis restauré. Les étages sont reliés par un escalier à vis aménagé dans une tourelle Nord-Ouest dont la partie supérieure coiffée en poivrière est un poste de guetteur. Le donjon est couronné d'un chemin de ronde avec créneaux et mâchicoulis ornés d'arcatures trilobées.

 

 

Le seul vestige de l'aile Ouest consiste en un rez-de-chaussée flanqué d'une tour cylindrique à toit conique.

Château du RIVAU (1)

A l'Est, le corps de logis principal, doté d'une grosse tour ronde à chaque extrémité, comprend un rez-de-chaussée éclairé sur chaque côté de 3 fenêtres, un étage avec fenêtres à meneaux et un comble à lucarnes surmontées de gables aux crochets mutilés.

 

 (Visite Virtuelle Château Rivau)

Dans une tourelle à pans coupés, faisant saillie sur la façade de la cour, un escalier à vis permet l'accès aux étages. Une porte surmontée d'un blason et d'un arc en accolade s'ouvre au pied de la tourelle pour l'accès au rez-de-chaussée. Deux grandes salles aux plafonds soutenus par de maîtresses poutres étaient chauffées par de vastes cheminées. Dans l'antique salle à manger, on voyait une décoration de treillage de vignes avec génies, d'inspiration italienne, due à l'initiative de François de Beauvau. Des scènes du festin de Balthazar, d'inspiration biblique, illustraient le trumeau de la cheminée. Dans une grande salle du premier étage, de 12 mètres sur 8, la cheminée était aussi élégamment décorée. Ces peintures ont disparu sous un affreux badigeon.

Château du RIVAU (2)

Au Nord-Ouest l'aile en retour comprend des salles plus petites et l'on voit à la façade extérieure une lucarne en encorbellement, bretèche avec mâchicoulis, dominant une ancienne poterne à pont-levis.

Au Nord, se dresse une belle fuye cylindrique.

Château du RIVAU (3)

Face au donjon au Sud, la vaste cour carrée des communs est encore agrémentée d'une fontaine Renaissance formée d'un bassin octogonal et d'un massif rectangulaire avec couronnement sculpté de quatre canettes.

 Cette fontaine est alimentée par une source dont les eaux sont amenées par une canalisation en terre cuite d'un kilomètre de longueur. On entre dans la cour des communs par un portail du XVIIe siècle constitué d'assises tantôt en retrait tantôt en saillie-architecture à bossages.

Château du RIVAU (4)

Ce portail, surmonté d'une frise d'arabesques au-dessous de son entablement, est encadré avec son portillon latéral de pilastres doriques.

 A l'Ouest et au Midi de la cour, les écuries monumentales que fit construire François de Beauvau à l'époque de François 1er sont voûtées en plein cintre et rappellent celles qui subsistent au château de la Bourdaisière à Montlouis construites aussi sous François Ier par Philibert Babou, argentier du roi.

Les écuries des Beauvau pouvaient contenir une quarantaine de chevaux. Au bandeau des voûtes étaient peintes des inscriptions latines en lettres noires et sur les parois des maximes versifiées concernant les qualités et défauts des chevaux suivant leur couleur. Voici l'une de ces maximes en exemple :

Château du RIVAU (5)

« L'alezan qui retire au brun en couleur Est plutôt mort que le amant à gentil cœur. »

 

(René François de Beauvau du Rivau, Archevêque de Narbonne et président des Etats du Languedoc né au château du Rivau)

 

Ces écuries, actuellement divisées par des cloisons, sont très endommagées et les inscriptions effacées dans leur quasi-totalité. Les autres bâtiments de la cour des communs portent la date de 1751.

 Bulletin / [Association des amis de Rabelais et de la Devinière]

 

Pendant les dernières années de la guerre de Cent Ans, PIERRE DE BEAUVAU reconstruit ses châteaux (Bessière – Rivau) <==.... ....==> Le château du Rivau (Chinon) le jardin de Pantagruel et Gargantua (Rabelais)