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PHystorique- Les Portes du Temps
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6 mai 2019

Les petits ponts de pierre de la voie romaine du Port la Claye (Charette – 1795 Bataille de Saint-Cyr-en-Talmondais)

Les petits ponts de pierre de la voie romaine du Port la Claye (Charette – 1795 Bataille de Saint-Cyr-en-Talmondais) virtual tour

L'ancien golfe des Pictons, en Bas-Poitou, est divisé par trois départements, les Deux-Sèvres, la Vendée et la Charente-Maritime. Il est constitué actuellement par les marais poitevins et vendéens où la Sèvre Niortaise s'écoule lentement à partir de Niort, pour rejoindre l'Océan dans l'anse de l'Aiguillon. Dans l'Antiquité, la mer pénétrait plus avant dans les terres et une zone marécageuse lui faisait suite jusqu'aux portes de Niort. Les premiers travaux d'assèchements et d'aménagements ont été entrepris vers le Xe siècle et poursuivis au XVe pour donner au pays son faciès actuel.

L'étude géologique montre que cette région d'alluvions modernes est entourée de vastes plateaux calcaires se prêtant admirablement à la recherche archéologique aérienne.

Depuis une dizaine d'années, environ 1 000 structures différentes ont été localisées dans la région Nord-Est du Golfe ; c'est-à-dire le Val de Sèvre et une partie de l'ancien rivage entre Niort (Deux-Sèvres) et Nalliers (Vendée), sur 10 km de large. Toutes les périodes, allant du Néolithique, limite de l'archéologie aérienne, au Moyen-Age sont représentées, (Marsac M., 1975- 1976-1977), démontrant une très importante occupation de cette région, notre zone actuelle d'étude.

Le cas des voies de communications a été notamment éclairé d'un jour nouveau.

S'il est un sujet qui a suscité (et suscite encore) beaucoup de passion, c'est bien la recherche des voies romaines. Ces grandes plaines calcaires du Bas-Poitou, où rien n'est visible, permettaient toutes les hypothèses de tracés.

Aucune voie n'étant mentionnée par la table de Peutinger et l'itinéraire d'Antonin, les auteurs se sont bornés, le plus souvent, à rechercher des tracés dans le prolongement des grandes voies connues dans les régions voisines, quand celles-ci se dirigeaient vers le Bas-Poitou.

Deux grands itinéraires se dirigeant vers la région qui nous occupe sont connus. Le premier qui part de Saintes (Médiolanum Sanlonum) et que l'on suit jusqu'aux abords du golfe des Pictons, en passant par Usseau, Épannes et Sansais, est supposé aboutir à Nantes et à Angers. Le second, qui part de Rom (Rauranum) et que l'on reconnaît jusqu'au massif forestier de l'Hermitain (Deux-Sèvres), est supposé, lui, se diriger vers l'Ouest jusqu'à la mer.

 Itinéraire  de Rom à la mer

Cette voie a été reconnue à partir de Rom jusqu’à « Massien », à l’orée du massif forestier de l’Hermitain. Lièvre et Desaivre la retrouverait franchissant la Sèvre Niortaise à St Maxire. Lièvre A. F. 1891 : Desaivre I.. 1908.

Ces deux auteurs la verraient passer ensuite à Cenan et Sauvéré, (Vendée) pour franchir l’Autize en amont de Nieul-Sur-L’Autize, par un pont « à trois arches et deux culées » découvert par Brochet, Brochet 1903.p .191. une voie de 2m de large aurait été découvert à proximité. Cette chaussée se serat dirigée ensuite ver la mer par Fontenay le Comte.

Puis se dirige vers les plaines et les rivages du Langon pour ensuite passer sur les ponts du Port-la-Claye deux édifices franchissant le Lay.

 

 En septembre 1795, Charette apprend qu'une flotte britannique a gagné les côtes de la Vendée, avec à son bord des régiments britanniques et émigrés commandés par le comte d'Artois. Charette rassemble son armée, il est bientôt renforcé par des troupes de l'armée du Centre commandées par Béjarry, et décide se rendre maître de la côte afin de favoriser le débarquement du Prince.

L’armée royaliste se divisa en trois colonnes. Charette resta en observation devant le château du Givre. Pajot et Lecouvreur prirent position en face du Port-la-Claie, pour arrêter les troupes qui viendraient de Luçon. Guérin, avec Moël, marcha sur Saint-Cyr.

Je ne saurais dire l'aspect morne et désolé de ce paysage. La saison d'automne avait laissé à peine quelques feuilles jaunes aux arbres épars dans les champs, quelques restes de sombre et incertaine verdure au revers des prairies. A gauche de la route, une grande plaine incolore et morte s'inclinait jusqu'aux brumes du Lay débordé sous les saules échevelés de ses rives.

 De l'autre côté, bien loin au fond de la vallée, le clocher et les toits étagés de Port-la-Claye, prolongeaient l’ombre dentelée sur la grande nappe d'eau pâle et mate des marais inondés. Derrière nous, des champs labourés confondaient avec cet horizon douteux et rapproché des soirs d'automne, leurs tons de bistre enveloppés d'une humide et tremblante vapeur. Devant nous, la route déserte semée de tas de pierres abandonnées ; et le long des talus, le fossé dormant à pleins bords, où pointaient çà et là, sous l'eau blanche et crayeuse des dernières pluies, quelques touffes d'herbes noyées, des brins clairsemés de joncs flétris.

Par moments, des bouffées de vent froides et lourdes venaient fouetter les cimes nues des grands noyers de la route. Alors, quelque corneille grise réveillée sur sa branche, fuyait avec le tourbillon qui emportait les dernières feuilles, laissant après elle son croassement aigu et monotone mêlé aux plaintes de l'ouragan.

A quelque distance de la route, au bout d'un chemin à demi-rompu, encaissé entre deux haies d'épine noire et d'églantiers, on apercevait de la place où nous étions assis une maison de fermier, avec son mur blanc, les deux grandes pierres du seuil, la mare dormante devant l'étable, et les grands toits de chaume de la grange au-dessus des têtes noueuses et hérissées des pommiers et des pruniers. Il y avait là un air de désolation et d'abandon qui serrait le cœur. Le chaume des toits pendait le long des murs; les treillis de la cour étaient arrachés; l'orage avait chassé contre le pied des arbres la paille trempée des paillers et des meules rompues. De grandes herbes vivaces, des orties, des ronces, quelques étroites allées pleines d'eau, semées de feuilles mortes et de branches arrachées, marquaient la place des carrés du jardin.

Toutes les portes étaient fermées. Personne dans la cour, personne sous l'appentis désert, ni dans le jardin, ni dans les champs, ni sur la lisière des prés à l'entour. Aucune fumée ne s'élevait de la cheminée de briques du toit. Aucune voix d'enfant, aucun cri d'animaux, aucun autre bruit que le battement sourd et répété d'un volet poussé et ramené par le vent contre la muraille ; ne parvenait jusqu'à nous.

Le brouillard qui montait lentement du fond de la vallée, confondait peu à peu dans sa transparence douteuse les plans éloignés du paysage. L'horizon venait à nous. Un immense rideau de vapeurs étendu sur la plaine, isolait de moment en moment à nos regards la ferme silencieuse; et les arbres dépouillés, et les grands toits bruns semblaient se rapprocher lentement de la route, et dessiner de plus près sur le ciel gris et brumeux, les lignes vagues de leurs silhouettes agrandies.

Le 24 septembre 1795, le choc d’une armée de dix mille paysans, commandée par Charette, qui voulait s’emparer du point militaire de Saint-Cyr et de celui du Port de la Claye, afin de protéger la descente du comte d’Artois sur la côte de la Tranche et le débarquement de munitions promises par les Anglais.

Ce fut dans un conseil de guerre, tenu à Nesmy le 23, que Charette fit décider l’attaque de Saint-Cyr, défendu par deux cents hommes de la 157e demi-brigade. Son armée, forte de plus de huit mille fantassins et d’environ sept cents cavaliers, se mit dès le soir même en marche, et alla bivouaquer dans les landes de Champs-Saint-Père. Le feu ayant été mis par mégarde, durant la nuit, à un petit bois, les républicains eurent ainsi vent des projets des Vendéens, qui leur furent d’ailleurs rêvélés par un habitant des Aires. Ils se fortifièrent aussitôt dans l’église, qu’ils crénelèrent à la hâte, et ils expédièrent un estafette à Luçon ; mais elle fut arrêtée au Port de la Claye par Roberie, Lecouvreur, Malestroit et Pajot, établis, pendant la nuit, dans ce poste, à la tête de quinze cents hommes. A peine faisait-il jour, qu’on vit déboucher la colonne d’attaque, commandée par Guérin, le chef du pays de Rais, qui brûla en passant la ferme de Moureau, tandis que Charrette allait couper la route des Sables.

Six assauts furent inutilement donnés à l’église dans l’espace de sept heures. Plusieurs officiers vendéens reçurent la mort en conduisant les paysans au feu ; mais la perte que ressentit le plus vivement Charrette fut celle de Guérin, percé d’une balle au moment où il tentait d’escalader la forteresse improvisée des républicains. Sur ces entrefaites, le général Delaage, accouru de Luçon avec une partie de la garnison de cette ville, s’empara du Port de la Claye, et prit position dans la plaine de Saint-Cyr. Charette donna aussitôt le signal de la retraite. Il sortit du bourg, après avoir incendié le prieuré et les maisons voisines, laissant sur le terrain environ quatre-vingts des siens, qui furent enterrés dans un ancien abreuvoir, appelé depuis le Trou aux brigands. Le corps de Guérin fut conduit au Petit-Bourg de la Roche-sur-Yon, et déposé dans l’église de ce lieu.

Ce fait d’armes fit grand bruit dans toute la République, et porta un coup fatal à l’insurrection vendéenne. Les généraux de Luçon s’arrangèrent de manière à s’en attribuer l’honneur. Ils ne prononcèrent seulement pas, dans leurs rapports officiels, le nom du capitaine qui s’était si vaillamment défendu.

 

Les ponts du Port-la-Claye Périodes de construction : 18e siècle

Le principal édifice, le pont franchissant un des deux bras du cours principal du Lay, est à cheval sur les communes de Curzon, Lairoux, la Bretonnière-La Claye et St-Cyr-en –Talmondais, constitué de deux piles et de trois arches.

Le deuxième pont deux arches,à cheval sur les communes de Curzon et St Cyr en Talmondais.

Le 27 octobre 1953, des chambres à mines renfermant des explosifs ont été découvertes dans ses piles par des ingénieurs des Ponts et Chaussées lors de travaux sur le pont. Retirées le lendemain par les services de déminage, elles auraient été placées par les Allemands en 1944

Les deux ouvrages font l’objet d’une inscription au titre des Monuments historiques depuis 1985.

 

 

 

Poitou_et_Vendée_Fillon_Benjamin

DÉCOUVERTE AÉRIENNE D'UNE VOIE ANTIQUE AU NORD-EST DU GOLFE DES PICTONS

par Maurice MARSAC  https://www.persee.fr/doc/noroi_0029-182x_1978_num_97_1_3683

Wiki.

 

 

 Qui est Charette de la Contrie (François, Athanase) <== .... ....==> Arrestation d’Athanase CHARRETTE ; de la CHABOTTERIE au PUY DU FOU (1793..1911… Voyage Virtuel dans le temps)

 

 

 

 


 

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A mesure que le commerce et l'industrie prenaient du développement, l'insuffisance des voies de communication par eau se manifestait de plus en plus. Il ne suffisait plus de remonter ou de descendre les fleuves ou les rivières et d'aborder ainsi aux villes en faisant souvent de longs détours.....

 

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Lacurie (abbé). " Carte du pays des Santons sous les Romains, dressée pour l'intelligence des Mémoires de la Société archéologique de Saintes, dressée par M. l'abbé Lacurie, secrétaire de la Société. " (S. d.) XIX e siècle Un savant ecclésiastique, M. l' abbé Lacurie, a envoyé au concours un mémoire manuscrit sur les Antiquités de Saintes....

 

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