9 Juin 1832 Place Colbert, à Rochefort - Le vicomte de Mesnard descend de la diligence de Bourbon-Vendée (La Roche-sur-Yon) pour Bordeaux, la gendarmerie le cueille à la descente.
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Charles Ferdinand Windsor, comte de MESNARD, né en Angleterre le 31 mai 1809, décédé à Paris le 9 mai 1862.
Il y avait épousé le 1er août 1829, Flora Elisabeth de BELLISSEN, née à Toulouse le 9 mai 1808.
Rochefort 10 juin
Le vicomte Charles Ferdinand-Windsor de Mesnard, fils de l’écuyer de madame de Berri, a été hier matin par ordre de M.le sous-préfet de Rochefort, devant lequel il avait été conduit en descendant de la diligence de Nantes, qu’il avait prise à Bourbon-Vendée pour Bordeaux.
Il était porteur d’un passeport délivré à Barcelone, le 2 mars, sous le nom de Charles-Windsor, par le consul anglais, et visé par le consul français.
Il résulte de ce passeport que Ferdinand de Mesnard a fait plusieurs voyages dans le midi de la France et dans les états sardes aux approches des événements de Marseille.
Une passe provisoire lui avait été délivrée le 17 mai à Antibes, près Nice, pour Bordeaux.
Le 24 du même mois, elle fut visée à Bordeaux pour Brest, et le 1er juin à Nantes, d’où il était parti pour la Vendée.
La justice est saisie de cette affaire.
On nous écrit de Rochefort, le 12 juin.
« Nos gardes nationales tiennent partout les routes, les chemins, les côtes. Il sera bien difficile aux chefs de chouans de se soustraire aux recherches actives dont ils sont l’objet.
On vient d’arrêter ici M. le vicomte de Mesnard, fils du comte de Mesnard, chevalier d’honneur de la duchesse de Berri.
Il fuyait vers le midi, sous un déguisement assez habilement porté. Il était sans bagages, mais il avait sur lui de l’or et des pistolets. Il est âgé de 25 ans.
On dit que des papiers d’une grande importance ont été trouvés dans le double fond de la boite à chapeau de M. Berryer, actuellement écroué dans les prisons de Nantes.
En juin 1832, la sous-préfecture de Rochefort était installée dans l'hôtel 21 rue Jean Jaurès / Place Colbert qui abrite toujours la sous-préfecture aujourd'hui :
À l'époque, l'arrivée des diligences se faisait Place Colbert, à 100 mètres de la sous-préfecture.
Le vicomte de Mesnard descend de la diligence de Bourbon-Vendée (La Roche-sur-Yon) pour Bordeaux, la gendarmerie le cueille à la descente et le conduit directement à pied jusqu'au bureau du sous-préfet pour vérification de son passeport anglais au nom de Charles-Windsor.
Transfert à Nantes puis à Paris : comme son père, il est inculpé de complot légitimiste. Son père, lui, est arrêté avec la duchesse le 7 novembre 1832 à Nantes, "incarcéré avec elle à Blaye puis jugé et acquitté par la cour d'assises de Montbrison" - c'est la même procédure pour le fils.
Acquittement : à la différence des chefs vendéens, les Mesnard père et fils sont acquittés. Le gouvernement de Louis-Philippe ne peut pas prouver qu'ils ont porté les armes, seulement qu'ils ont servi de messagers.
Après 1832 : il se retire de la politique active. Il aura une fille unique :
Marie Caroline de MESNARD, née à Paris vers 1830, décédée au château de Montbéton (Tarn-et-Garonne) le 29 janvier 1888 ; sans" alliance
On lit dans le Moniteur :
Les nouvelles de l’Ouest continuent d’être de plus en plus rassurantes.
On écrit le 11, de Bourbon-Vendée : Nous touchons à la pacification générale du pays. De toutes parts les hommes entrainés par les mauvais conseils des prêtres et des nobles, rentrent et viennent volontairement déposer leurs armes plusieurs d’entre eux, qui faisaient partie de la bande de Madame de la Rochejacquelin, composé de 150 à 200 hommes, ont déclarés que cette femme, leur faisant ses adieux, leur avait dit, en pleurant, qu’elle était forcée de s’éloigner d’eux, parce qu’un grand malheur, un malheur irréparable venait d’arriver ; ce qui avait fait présumer que la duchesse de Berri pouvait bien se trouver dans le château de la Pénissière, et qu’elle y aurait subi le sort de tous ceux qui y ont péri dans les flammes.
Rien ne donne jusqu’à présent de vraisemblance à cette supposition. Plusieurs chouans qui se sont soumis ont répété les mêmes paroles, en y attachant le même sens.
Mais la prudence commande au moins le doute à, cet égard ; Madame de la Rochejacquelin pourrait bien n’avoir eu que l’intention de détourner les soupçons et les recherches. On mande en même temps de la Loire-Inférieur que si la duchesse n’est pas parvenue à s’embarquer, ce qu’elle aurait fait bien difficilement, elle doit être encore cachée dans le département de la Vendée.
Des chouans ont été rencontrés le 11 aux environs de Jallais par plusieurs compagnies du 29e et du 57e ; 17 ont été tués et plusieurs ont été pris. Le reste a fait mine de se rapprocher de la Loire ; il n’y a rien à craindre de ce côté.
Nous lisons dans l’Orléanais du 13 :
Le bataillon du 33e de ligne, qui était arrivé lundi à Orléans, en est reparti mardi sur les bateaux, qui doivent le transporter plus promptement en Vendée, ou il se rend. Il s’est embarqué en criant : Vive le roi ! Mort aux chouans ! Vivent les Orléanais ! mais aucuns cris n’ont répondu aux siens parti les cinq cents spectateurs aux moins qui assistaient à son embarquement.
Le second bataillon s’est embarqué également ce matin à cinq heures en proférant les mêmes cris ; qui ont été accueillis par le même silence.
La duchesse de Berry visita en 1828 la Barotière et le château de son premier écuyer Louis Charles Bonaventure Pierre Comte de MESNARD, qui était près du duc lorsque celui-ci fut assassiné en 1820 par LOUVEL .
Le comte de MESNARD suivra la duchesse dans toutes ses pérégrinations, jusqu’à Blaye où ils seront tous deux emprisonnés.
Il comparaîtra devant les assises de Montbrison pour avoir participé à l’expédition du “Carlo-Alberto”.
Le fils du comte, Charles Ferdinand Windsor, comte de MESNARD fit reconstruire vers 1850 le château de Mesnard-la-Barotière, incendié pendant la révolution.
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Vue du château reconstruit par l'architecte Lévy dans le style Renaissance, pour Charles-Ferdinand-Windsor, comte de Meynard (1803-1862).
Le monogramme est sans doute celui d'Eugène Boismen, architecte né en 1828.
Son père, le comte Charles de Mesnard, meurt à Paris en 1842. Lui meurt à Paris en 1862. La branche s'éteint avec sa fille en 1888.
6 juin 1832 Le combat du château de la Pénissière-la-cour La Bernardière (Vendée) <==