1793 Château de la Preuille Saint-Hilaire –de-Loulay Louis-Marie de Kérouartz aide camp du général vendéen Charles de Bonchamps
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D’après une tradition, la maison de Kérouartz descendrait d’un chevalier Howart, seigneur anglais, que le roi d’Angleterre envoya au secours de Gonan, duc de Bretagne.
Il se fixa dans ce pays, où l’influence de la langue bretonne fit placer la particule Ker devant le nom d’Howart et le transforma en Kérouartz.
A la première croisade de saint Louis et Pierre de Dreux, Macé de Kérouartz fut au nombre des chevaliers bretons qui traitèrent avec un marinier de Nantes pour le passage en Orient sous les murs de Damiette.
Arthur de Kérouartz fit partie de l’expédition du duc Jean dans la Flandre et assista au célèbre combat de Gourtray 1302, dit la Journée des éperons, où l’armée française, emportée par son ardeur, se précipita dans les marais derrière lesquels s’étaient retranchés les Flamands.
Claude de Kérouartz était chevalier de l’ordre du roi sous François I er.
Dans les temps modernes, Jean de Kérouartz fut président des Enquêtes au Parlement de Bretagne en 1744.
Titre de marquis depuis Paul-François-Xavier de Kérouartz, colonel de son régiment sous Louis XIV.
Le titre de marquis est porté dans la famille depuis Paul-François-Xavier de Kérouartz, colonel du régiment de son nom sous Louis XIV.
Le chef du nom et des armes est Arthur, marquis de Kérouartz, neveu du comte Albert, qui vient de mourir.
Armes : D’argent, à la roue de sable, accompagnée de trois croisettes de même.
Devise : Tout en l’honneur de Dieu.
Naissance : 23 juillet 1766 au château de Kéroüartz à Lannilis, mort 7 mai 1825 à Brest à 58 ans, capitaine de vaisseau honoraire, chevalier de Saint-Louis.
Louis-Marie-Joseph de Kérouartz était chef d’une division de l’armée catholique et royale de Vendée en 1793.
Elevé sous le patronage de son oncle, le comte de Soulanges, il fut de très bonne heure un vaillant marin.
C'était de plus un homme très résolu, hardi et doué d'une force herculéenne.
Etant embarqué, comme officier, sur le vaisseau de M. de Girardin â Saint-Domingue, il fut un jour averti que l'équipage de ce navire, agité comme beaucoup d'équipages à l'époque de la Révolution, avait décidé sa mort.
Pour se soustraire à cette fatale sentence, de Kerouartz ne trouva d'autre expédient que de prendre la garde le jour même où elle devait être exécutée.
Il fait, comme officier de quart, tous les préparatifs pour le supplice d'un patient â pendre au bout de la grande vergue.
Puis, tout étant disposé, la corde passée, le noeud coulant n'attendant plus que la tête du condamné, il s'écrie d'une voix forte :
« Deux hommes de bonne volonté pour pendre M. de Kerouartz! » Stupéfaction générale!
Deux canonniers, cependant, s'avancent hardiment. Au moment où ils portent sur l'officier leurs mains insolentes, celui-ci les terrasse et les foule aux pieds. « A deux autres!» dit-il résolument.
Peu déconcertés, paraît-il, parce qui vient d'arriver à leurs camarades, gisant pantelants aux pieds de leur chef, deux autres matelots se présentent à son appel.
Un instant de lutte et Kerouartz, de ses bras vigoureux, les précipite à terre à leur tour.......
Alors profitant de l'heureuse impression causée par son énergie, sa vigueur et son intrépidité, sur les spectateurs de cette étrange scène, l'officier appelle la garde et lui ordonne de mettre aux fers les quatre délinquants. Il est obéi immédiatement.
Toutefois la sécurité momentanée résultant de cet acte d'audacieux courage ne pouvait être de longue durée, et la partie n'était pas égale entre un officier et tout un équipage excité contre lui. Aussi sa fuite fut-elle résolue et combinée par quelques matelots demeurés fidèles.
Dans la soirée un canot, monté pat-un homme sûr, accosta sans bruit le navire et embarqua Kerouartz pour le conduire â bord d'un bâtiment en partance pour Nantes, où il arriva sain et sauf.
Ce pays ne lui était pas inconnu.
Il l'avait fréquemment visité, avec son oncle de Soulanges Claude-René Pâris, pendant leurs séjours au château de la Preuille appartenant à ce dernier, et situé sur les confins de la Bretagne et de la Vendée, paroisse de Saint-Hilaire-de-Loulây.
1728 : comte de Soulanges achète la Preuille.
Claude-Louis Pâris, comte de Soulanges (aussi désigné comme Claude de Soulanges, seigneur de la Preuille).
Françoise de Gatinaire (parfois orthographiée Françoise de Gastinaire), fille de Claude de Gatinaire et de Marguerite Merisson.
Le mariage a lieu le 28 mai 1728 au château de la Preuille.
Naissance de Claude-René Pâris de Soulanges le18 août 1736 à Château de la Preuille, Poitou
Il y élève son neveu orphelin.
Le petit Kérouartz passe donc ses vacances d'enfant au château
Mort au combat le 31 juillet 1795 (à 58 ans) à Auray (Morbihan)
Louis-Marie de Kerouartz prit place dans les rangs des Vendéens, et partagea leurs succès et leurs revers jusqu'à la mort de Bonchamp à Saint-Florent-le-Vieil, dont il était devenu l'aide de-camp.
Il est fait prisonnier à Saint-Florent-le-Vieil même, entre le 18 et le 20 octobre 1793, alors qu'il veille probablement le corps de Bonchamp ou qu'il tente de faire passer les derniers Vendéens sur des barques.
De Saint-Florent, il est envoyé à Angers, puis à Paris, à la prison du Temple, d'où il ne sortit que longtemps plus tard, grâce à l'intervention de la femme du premier Consul, Joséphine, qu'il avait connue dans des jours meilleurs.
Keroüartz est destitué par le Comité de Salut Public le 7 janvier 1794.
Malgré cette destitution, il a continué à servir activement la patrie, notamment dans les armées de Sambre-et-Meuse, avant d'être réintégré et de devenir plus tard maire de Guiclan sous l'Empire et la Restauration
Sous le Consulat, grâce à Joséphine, il est réintégré dans les cadres, puis mis à la retraite comme capitaine de vaisseau honoraire et chevalier de Saint-Louis.
Retiré en Bretagne, il devient :
maire de Guiclan sous l'Empire et la Restauration
Guiclan, Finistère, à côté du berceau des Kérouartz à Lannilis. C'est logique : après avoir été élevé à la Preuille chez son oncle de Soulanges, après avoir failli être pendu à Saint-Domingue, après avoir été aide-de-camp de Bonchamp, prisonnier au Temple, destitué le 7 janvier 1794, soldat à Sambre-et-Meuse, il finit en notable local sous deux régimes opposés.
Il meurt à Brest le 7 mai 1825, 7 ans avant que la Preuille — le château de son oncle — n'abrite la duchesse de Berry en mai 1832.
Les seules représentations picturales associées à sa figure historique le dépeignent de profil ou en action, notamment sous les traits d'un cavalier du 7ème régiment de hussards républicains, l'unité au sein de laquelle il s'engagea en juillet 1793 à Saumur avant d'être pris dans le tourbillon de la guerre de Vendée.
On y retrouve l'uniforme caractéristique de cette cavalerie légère, avec le dolman et la pelisse.
Né le 20 juillet 1766 au château de Kérouartz (Lannilis), Louis-Marie de Kerouartz avait 27 ans à l'automne 1793.
À cet âge, il venait de rentrer de Saint-Domingue au début de l'année avant de s'engager brièvement à Saumur chez les hussards républicains, puis de devenir l'aide de camp du général vendéen Charles de Bonchamps.
Il épousa en premières noces, le 29 prairial de l'an VI, (17 juin 1798), à Guiclan, Françoise Mathurine Alexandrine Augusta de La Porte Vezins, (1775+1803), et en secondes noces, le 19 ventose de l'an XIII, (10 mars 1805), à Lesneven, Aimée Marie Jeanne Miorcec, (1783+1853)
De son mariage le 29 prairial de l'an VI, (17 juin 1798) à Guiclan, avec Mademoiselle de la Porte-Vézins il eut deux enfants: Hortence et Charles.
Il se remaria plus tard le 19 ventose de l'an XIII, (10 mars 1805), à Lesneven, avec Mademoiselle Aimée Marie Jeanne Miorcec de Kerdanet qui lui donna plusieurs autres enfants.
Louis-Marie de Kerouartz était le frère des dames de la Monneraye et de Langle et du jeune marquis de Kerouartz, dont nous donnons ci-après la biographie.
Toussaint, marquis de Kerouartz, Chef de nom et d'armes de sa maison, présenté A la cour le 9 mai 1784.
Carte Guerre de Vendée et Lieux de Mémoire (Maps et Dates) <==