Saint-Hilaire-des-Loges : chef-lieu de canton du département de la Vendée.

Saint-Hilaire-sur-Autise, appelé depuis 1828 Saint-Hilaire-des-Loges, fut un des premiers foyers protestants poitevins ruraux, un de ceux dont le temple resta ouvert le plus longtemps, un de ceux surtout dont l'histoire peut être reconstituée le plus complètement. Avant d'en exposer les vicissitudes, et pour mieux faire comprendre les sentiments qui s'agitèrent alors, il a paru nécessaire de montrer d'abord la situation matérielle et morale antérieure.

Bas Poitou au moyen âge, le Chemin Chevaleret, la traversa d'Ouest en Est

La vaste plaine qu'arrosent en Bas-Poitou les rivières d'Autise et de Vendée fut toujours une région essentiellement agricole.

Dès les temps très anciens, une route, dite, au moyen âge, le Chemin Chevaleret, la traversa d'Ouest en Est, assurant les communications de la côte avec l'arrière-pays, et de distance en distance les Romains la jalonnèrent de petits établissements fixes (appelés selon les temps mansio ou firmitas), jouant un rôle analogue à celui de nos gares modernes, ou, plus exactement, à celui de souks arabes. Les principaux chefs-lieux de commune de la région en sont issus. ==> Le chemin chevalet voie romaine de l’Autize à Xanton (fines Santonum frontière Picton Santon)

 

au moyen âge, le Chemin Chevaleret, la traversa d'Ouest en Est

(==> direction L’église de Saint-Pompain )

L'un de ces établissements, dont le nom gallo-romain est d'ailleurs inconnu, s'appelait au Ve siècle Salvariacum (Salvariacum, 1003 Charte de fondation de Maillezais en français, Sauvairé.)

Partagé au cours du Xe siècle, lors de l'établissement de la féodalité, entre les divers pouvoirs locaux, il donna naissance à quatre seigneuries : la Tour de Sauvairé, le Sep (prison), le marché (area), l'église de Saint-Hilaireeglise Saint-Hilaire-des-Loges : chef-lieu de canton du département de la Vendée.

En même temps, les anciens domaines ruraux gallo-romains d'alentour formaient d'autres seigneuries, indépendantes les unes des autres, mais ayant un lien commun, la paroisse, seule survivance de l'unité qui avait précédé cette fragmentation excessive, et qui dans la suite prévalut par la force des choses, entraînant avec soi la prédominance du nom de l'église.

eglise Saint-Hilaire-des-Loges : chef-lieu de canton du département de la Vendée.

En 980, le comte Guillaume IV "Fier à Bras" fait don, à Saint Hilaire de Poitiers, d'une église datant de l'époque mérovingienne et construite, vers 540, à l'emplacement actuel des Halles.

En 989 apparaît le nom de Burgus Hilarius super Altizam, "le bourg Hilaire sur l'Autise".

En 1068, alors que toute la région est sous l'influence des moines de Maillezais et de Nieul sur l'Autise, une convention avec le chapitre de Saint Hilaire de Poitiers, donne aux paroissiens le droit de sépulture et les engage à construire et à entretenir une nouvelle église.

Le Roi Louis VII le Jeune époux d' Aliénor d'Aquitaine, (fille de Guillaume X d'Aquitaine, duc d’Aquitaine, et d’Aénor de Châtellerault ) fut de passage à Saint Hilaire en 1151 à l’occasion d’une donation aux moines de l’Absie (commune des Deux-Sèvres).. ==> Fondation de l’Abbaye Royale de l’Absie - Pierre de Bunt ; Giraud de Salle ; Louis VII le Jeune ; Aliénor d’Aquitaine

Ainsi prit forme vers le XIe siècle le groupement de Saint-Hilaire-sur-Autise — ou mieux Saint-Hilaire-en-Autise, bien que cette forme n'ait pas prévalu — composé d'un bourg commerçant, chef-lieu administratif et religieux, et d'une circonscription agricole.

Là vivaient deux classes populaires distinctes : les marchands du bourg et les cultivateurs de la campagne environnante, et au-dessus d'eux l'aristocratie et le clergé.

DSC_0085 [Résolution Originale]

1240 Acte de remise de toute la « veheria » qu’il possédait sur leurs hommes faites aux chanoines de St Hilaires sur l’Autize par Geoffroy de Lusignan, seigneur de Vouvant

 

Le développement considérable au cours du XVe siècle du commerce des droguets (fabrication de draps), dont Saint-Hilaire-sur-Autise était un centre de production important, avait enrichi quelques marchands du bourg et des environs, sans pourtant faire de ces nouveaux bourgeois un groupement rival de la noblesse comme dans les villes.

Entre noblesse et bourgeoisie il y avait compénétration incessante, et à vrai dire la noblesse féodale n'existait plus ici. Les dominations successives de la France et de l'Angleterre avaient entraîné l'élimination successive de la plupart des familles nobles, compromises dans la lutte, et leur remplacement plus ou moins volontaire par des partisans à récompenser, rarement de bonne souche, généralement étrangers au pays, et par suite peu attachés à son sol.

La fortune au surplus arrange bien des choses, et les marchands enrichis n'avaient éprouvé aucune difficulté à leur racheter leurs fermes d'abord, leurs maisons seigneuriales ensuite, leurs titres enfin (car le roi à court d'argent s'y prêtait volontiers moyennant finances) et même à contracter avec eux des alliances.

Au XVIe siècle, les seules seigneuries des environs de Saint-Hilaire-sur-Autise qui fussent aux mains de la noblesse féodale étaient Vendée et la Court des Loges (1). Toutes les autres appartenaient à d'anciens marchands ou à d'anciens robins parés assez récemment du qualificatif de seigneur ou de sieur.

1520 On sait que Rabelais fit profession au couvent des Cordeliers de Fontenay le Comte, et que pour une faute monastique, il fut enfermé et retenu assez longtemps en prison : ce fut Tiraqueau, alors chef de la justice à Fontenay, qui l'en fit sortir. Aussi le curé de Meudon l'appelle t-il, dans Pantagruel, le bon, le sage, le tant humain, tant débonnaire André Tiraqueau.

Rabelais venait pique-niquer au moulin de Bonneuil et se divertir au village de l’Aubier invité par André Tiraqueau (seigneur de L’Aubier et juriste du roi) dans sa maison de campagne qu’il appelait sa « maison des champs ».

1601, 15 Septembre Visite de Jean COLLART  vicaire général de Maillezais :

« nous n’avons trouvé le curé.. » « Eglise »toutte ruynée, estant toutte descouvert et desvoultée, fors et excepté trois ou quatre petite voultes soubz l’une desquelles se faict le service »

Le père Louis-Marie Grignon de Montfort Paroisse Montfort sur Vendée

Le père Louis-Marie Grignon de Montfort

Après la mission de Vouvant, dont le fruit principal fut pour l’homme apostolique une moisson abondante de persécutions et de croix, il alla commencer, du 3 décembre 1715 au 2 février 1716, sur les communes de Saint-Pompain, Ardin, Puy-Hardy et Villiers-en-Plaine sa mission.

 

Paroisse Montfort sur Vendée

Le père Louis-Marie Grignon de Montfort Paroisse Montfort sur Vendée

 

Eglise Montfort sur Vendée 85240 SAINT HILAIRE DES LOGES

Eglise Montfort sur Vendée 85240 FAYMOREAU

Eglise Montfort sur Vendée 85240 FOUSSAIS PAYRE

Eglise Montfort sur Vendée 85200 MERVENT

Eglise Montfort sur Vendée 85240 NIEUL SUR L'AUTISE

Eglise Montfort sur Vendée 85240 PUY DE SERRE

Eglise Montfort sur Vendée 85240 XANTON CHASSENON

DSC_0070 [Résolution Originale]

Le massif forestier Mervent-Vouvant, ses légendes et son histoire : la grotte Ermitage du père de Montfort <==.... ....==> André Tiraqueau seigneur de L'Aubier et François Rabelais au Moulin de Bonneuil à Saint-Hilaire-sur-l'Autise

Hilarius Pictaviensis (Saint Hilaire de Poitiers) évêque de Pictavium (Poitiers) <==

 

 


 

(1) Donnée au chapitre de Saint-Hilaire-le-Grand de Poitiers par les comtes de Poitou. Le chapitre avait rang de curé primitif, et le curé de la paroisse ne portait que le titre de vicaire perpétuel. Réunion des communes de Saint-Hilaire-sur-l'Autise et de Saint-Étienne-des-Loges, par ordonnance royale du 20 février 1828, pour en former une seule qui prend le nom de Saint-Hilaire-des-Loges et dont le chef-lieu est fixé à Saint-Hilaire-sur-l'Autise

 

 

https://www.accueil-vendee.com/communes/saint-hilaire-des-loges/

http://www.st-hilaire-des-loges.fr/decouvrir-st-hilaire/historique/