Gisants des ducs d’Aquitaine inhumés à l'abbaye de Maillezais, Guillaume VI – Eudes - Guillaume le Grand (1)

Pierre tombale découverte au cours des fouilles archéologiques exécutées sous la direction d’Apollon Briquet, en 1834, sur le site de l’abbaye de Maillezais, cette pierre tombale intègre les collections de la Société de statistique, sciences, lettres et arts du département des Deux-Sèvres avant 1865.

Gisant des ducs d’Aquitaine inhumés à l'abbaye de Maillezais, Guillaume VI – Eudes - Guillaume le Grand (2)

Il s’agit du monument funéraire d’un seigneur. Le corps gît sur une sorte de lit de camp analogue aux lits drapés sur lesquels reposent les statues funéraires des Plantagenêt à l’abbaye de Fontevraud (XIIIe siècle). 

Gisant des ducs d’Aquitaine inhumés à l'abbaye de Maillezais, Guillaume VI – Eudes - Guillaume le Grand (4)

Le personnage est revêtu de sa cotte de mailles serrée à la taille par un ceinturon soutenant l’épée. Les mains sont gantées et étendues le long du corps. La tête et les jambes sont mutilées.

Gisant des ducs d’Aquitaine inhumés à l'abbaye de Maillezais, Guillaume VI – Eudes - Guillaume le Grand (3)

La pierre tombale conserve quelques traces de polychromie : rouge, blanc.

Des sources précisent également qu’au moment de la découverte, la poignée de l’épée conservait des traces de dorure et que la cotte de maille était peinte en noir.

Pierre tombale découverte au cours des fouilles archéologiques abbaye maillezais (2)

Le gisant n’est pas définitivement attribué. Parmi les hypothèses proposées figurent les ducs d’Aquitaine inhumés à Maillezais : Guillaume VI (1037), Eudes (1039), tout comme leur père Guillaume le Grand (1030). Ch. Arnault attribue ce tombeau à Eudes ou Odon, duc de Gascogne, tué au siège de Mauzé en 1039.

Pierre tombale découverte au cours des fouilles archéologiques abbaye maillezais (3)

Exposition temporaire "Moulin du Milieu - Niort" jusqu'au 31 décembre 2018

L’exposition temporaire "Moulin du Milieu - Niort" co-produite par l’Agglomération et l’INRAP, mise en scène par Bertille Jollivet et les agences ID2 et MPI, occupe les trois salles basses du musée du Donjon :

Donjon des ducs d'aquitaine gisant (2)

•             le cachot noir  invite les visiteurs à s’immerger dans le chantier de fouilles et à découvrir l’histoire et l’évolution du Moulin du Milieu ;

•             la salle basse centrale permet de découvrir les différentes activités artisanales et industrielles à l’appui d’objets trouvés sur le site (moules, ratés de cuisson, assiettes, cendriers, outils et essais de couleurs, cuirs…) ;

•             le cachot clair termine la visite par un focus sur la Sèvre niortaise pour comprendre la relation entre la ville et son fleuve.

Gisants des ducs d’Aquitaine inhumés à l’abbaye de Maillezais, Guillaume VI – Eudes - Guillaume le Grand

 

An Mil, siège du château de Mauzé de Guillaume le Bâtard, protégé par la Bretagne, avec des fossés et des pont-levis <== .... ....==> Fouille archéologique de Vendée, le Panthéon des Ducs d’Aquitaine

 ==> Histoire de l'abbaye de Maillezais, plan des fouilles archéologiques exécutées sous la direction d’Apollon Briquet en 1834

 

Collections archéologiques

Les oeuvres présentées dans le cachot clair font partie des collections historiques des musées communautaires. Elles sont issues de l'ancien fonds de la Société de statistiques, sciences, lettres et arts du département des Deux-Sèvres, constitué dès le XIXe siècle.

http://www.niortagglo.fr

 


 

La chronique de Maillezais du MONASTERE DE ST-MAIXENT, EN POITOU

Aujourd'hui que l'on s'occupe d'écrire l'histoire sur les documents originaux, et que les travaux historiques faits sur des livres n'ont plus guère de valeur dans le monde savant, il est utile d'exhumer de la poussière des bibliothèques ou des dépôts d'archives les chroniques de chaque province, d'en examiner la Valeur et d'en rechercher les auteurs, s'ils sont demeurés inconnus; et c'est ce que je me propose de faire pour le Poitou, Je commencerai par des Recherches sur les chroniques du monastère de St-Maixent.

 

En 1018, l’évêque de Poitiers, Giselbert, est enterré dans l’église de Maillezais

Le duc d’Aquitaine voyant qu’il n’avait plus guère de temps à passer ici-bas, dépose sa couronne et vient à l’abbaye : là, celui qui gouverna tant de provinces, celui qui pouvait être empereur, s’inclina sous la volonté d’un maître, et le 31 janvier 1030, la cloche sonna tristement, le monastère fut en deuil ; Théodelin, à sa tête, s’agenouilla pour les psalmodies de la mort ; une fosse profonde s’entrouvrit dans le chœur de l’église, et dans cette fosse descendit humblement frère Guillaume, jadis comte, grand parmi les grands.

Aussi le peuple le vénère comme un saint ; aujourd’hui que sa cendre est au vent, que la foi est morte, quelques fidèles viennent encore à sa tombe mutilée, les uns pour prier, les autres pour verser, dans de petits trous qu’ils creusent, de l’eau qui pour eux devient puissante et sacrée.

Chaque année, le curé de Maillezais, soumis aux vieilles croyances du troupeau qu’il dirige, fait une procession solennelle, là où l’on voit ce qui fut autrefois la tombe de Guillaume. Théodelin pleura quinze ans la mort du fondateur de Saint-Pierre ; il dut le regretter, surtout quand il vit Guillaume VI lui enlever Santon et le donner à Thibaut-Chabot seigneur de Vouvent qui, pour sa récompense, porta jusqu’à la fin de sa vie le pesant fardeau d’une excommunication. Le fils de Guillaume le Grand, Wilhem VI dit le Gros ou le Gras, meurt en 1038 ; persuadé qu’il n’a rien de mieux à faire que d’imiter la piété de son père, il demande à reposer près de ses cendres.

Histoire de Maillezais depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours / par Charles Arnauld