Les Ducs de Richelieu musée

Les Ducs de Richelieu

Origine du titre

Le titre de duc de richelieu, pair de France, est créé le 26 novembre 1629 pour Armand Jean du Plessis de Richelieu (1585-1642), principal ministre de Louis XIII.

Transmission

Le duc de Richelieu, ecclésiastique, ne peut transmettre son titre à ses descendants, mais il obtient qu’il passe à l’aîné de ses petits-neveux, Armand Jean de Vignerot, petit-fils de sa sœur aînée Françoise (1577-1615) ; femme de René de Vignerot, seigneur de Pontcourlay.

Armant Jean de Vignerot ajoute à son nom celui du cardinal (du Plessis), prend ses armes (d’argent à trois chevrons de gueules « sans meslange d’aucunes autres ») et reçoit le titre du duc de Richelieu et la pairie de France par lettre patentes en 1657. Deux nouvelles révisions du titre ont lieu en 1822 et en 1879.

Le titre s’éteint en 1952 avec le fils du 7e duc de Richelieu et d’Alice Heine (1858-1925), veuve en 1880 et remariée en 1889 avec le prince Albert 1er de Monaco. En vertu de son testament de 1930, une grande partie des biens des ducs de Richelieu, en particulier le domaine du château de Richelieu et les archives de la famille, sont alors légués à l’université de PARIS.

(PHystorique vous ouvre les portes du temps au château du Cardinal de Richelieu)

 

 

Liste chronologique des ducs de Richelieu

1692-1642 : Armand Jean du Plessis de Richelieu (1585-1642), cardinal, 1er duc de Richelieu, principal ministre de l’Etat sous Louis XIII.

1657-1715 : Armand Jean de Vignerot du Plessis (1629-1715), 2e duc de Richelieu, petit-neveu du précédent.

1715-1788 : Louis François Armand de Vignerot du Plessis (1696-1788), 3e duc de Richelieu, maréchal de France, fils du précédent.

1788-1791 : Louis Antoine Sophie de Vignerot du Plessis (1736-1791), 4e duc de Richelieu, fils du précédent.

1791-1822 : Armand Emmanuel de Vignerot du Plessis (1766-1822), 5e duc de Richelieu, président du Conseil et ministre des Affaires étrangères, fils du précédent.

1822-1879 : Armant François Odet de La Chapelle de Saint-Jean de Jumilhac (1804-1879), 6e duc de Richelieu, petit-neveu du précédent.

1879-1880 : Marie Odet Richard Armand de La Chapelle de Saint-Jean de Jumilhac (1847-1880), 7e duc de Richelieu, neveu du précédent.

1880-1952 : Marie Odet Jean Armand de La Chapelle de Saint-Jean de Jumilhac (1875-1952), 8 e et dernier duc de Richelieu, fils du Précédent.

 

Richelieu par Philippe Erlanger

« La France, a écrit Philippe Erlanger, est le carrefour des contradictions. » Ces contradictions, on les trouve dans la personnalité d’un des plus grands serviteurs de la France, Richelieu. Étrange figure que celle du Premier ministre de Louis XIII auquel Philippe Erlanger consacre une biographie en trois volumes. Sûr de lui mais ’toujours inquiet, volontaire mais toujours malade, sans pitié pour autrui mais facilement en proie aux larmes, capable de s’abaisser pour mieux dominer, l’« homme rouge », qui, par sa force et son sens de la grandeur, fit la grandeur de la France, nous intrigue toujours. Un article de 1970.

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À trente-neuf ans, Armand du Plessis, cardinal de Richelieu, au mois d’août 1624, avait enfin conquis la première place dans le Conseil du roi. Il offrait à ses admirateurs déjà passionnés, à ses adversaires déjà haineux, un visage d’une beauté fascinante, émouvante et terrible. Les flots de la pourpre sous lesquels se cachaient les pires misères physiques conféraient au long corps élancé une majesté fastueuse qui semblait émaner d’un empereur plutôt que d’un prince de l’Église. Nul ne contestait la puissance d’un génie, objet d’émerveillement pour les uns, d’épouvante pour les autres. Seuls, de rares familiers savaient à quels dangers l’Éminentissime était exposé par le démon qui avait égaré l’esprit de ses deux frères et de sa sœur. En revanche, on connaissait la frénésie de ses emportements, ses brutales dépressions nerveuses.

Le magnétisme de Richelieu.......



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