Caserne Canclaux à Saint-Maixent-l'École

Le 28 mai 1562, les pillages et dévastations des Huguenots commencèrent; les religieux de l’abbaye de Saint Maixent furent chassés, les autels renversés, les ornements d'or et d'argent volés.

Cela n'était rien à côté de ce qui se passa en 1568. Alors les églises furent complètement détruites :

Ils commencèrent par celle de l'Abbaye, laquelle estant la plus grande et mieux bastie, ils eurent assez de la peine d'en venir à bout, à ce qu'ils advisèrent d'en attaquer les pilliers, avec de grands bois, et ensuite ils les sappoient, et mettant le feu aux attaques, les pilliers venoient à tomber et entraînoient avec eux les voultes qu'ils portoient, lesquelles, par ce moyen, furent toutà-fait ruinées, sans en rien rester, et même tous les pilliers, à la réserve des quatre de la croix, à un desquels, qui est du côté de l'épistre, paroissent encore les entailles qu'ils y avoient faict, pour y mettre les attaques, lequel néanmoins ne fut pas ruiné, soit qu'ils n'en eussent pas eu le temps ou qu'ils ne le jugeassent pas nécessaires, puisque toutes les voultes estoient déjà à bas, et du depuis ledict pillier a été rehaussé. En quoi nous pouvons admirer un effect de la divine Providence, qui ne permit pas que les deux gros pilliers de la croix et l'arc doubleau, qui estoit entre deux, fussent abattus, pour conserver, par ce moyen, les tombeaux des saints Léger et Maixent, qui auroient esté entièrement brisés et accablés, par la chute desdits pilliers et dudit arc doubleau.

La tradition commune de père en fils, est que la justice divine prit vengeance sur le champ des plus fougueux de ces sacrilèges destructeurs, qui furent accablés sous les ruines de l'Esglise qu'ils démolissaient, dont on a trouvé des marques, lorsqu'on a fouillé ces ruines, pour réparer ladicte Esglise. On y a trouvé quantité d'ossements, entre autres un corps tout droict, contre un pillier, ayant encore son espée au costé, d'où on jugea qu'il avoit esté surpris par la ruine des voultes ou du haut dudit pillier, près des sépulchres de nos saints, ce qui peut estre empescha la démolition des pilliers qui restent.

Ils ne se contentèrent pas d'avoir ruiné l'Esglise, ils en firent de même du dortoir, des voultes du cloistre et du chapitre, et n'y laissèrent presque rien d'entier que le clocher, qu'ils vouloient conserver pour servir de chauguete (1) et d'ornement à la ville, et le réfectoire où ils prétendoient faire les assemblées publiques.

Mais la Providence divine en permit la conservation, pour servir d'Esglise, et le clocher pour marque de sanctuaire et servir au rétablissement de ladicte Esglise, au mesme lieu et sur les premiers fondements. Autrement et sans ces précieux restes, on l'auroit probablement transféré ailleurs (2).

Après cette dévastation, l'église et l'abbaye de Saint-Maixent restèrent longtemps dans le délabrement le plus complet. Le réfectoire servait encore d'église en 1634, lorsque les Pères de la Congrégation de Saint-Maur prirent possession, le 1er juillet, de l'Abbaye.

Mais ce réfectoire lui-même menaçait de s'écrouler. En 1654, on ne pouvait plus y dire la messe. Il était urgent de tout reconstruire.

Le grand clocher ou grosse tour (3) de l'ancienne église, que les protestants avaient relativement ménagé, était en ruines.

 On fut obligé, en 1658, d'en descendre la charpente pour réparer le gros ouvrage.

A cette époque, d'après le Rapport de Colbert de Croissy, les revenus de l'Abbaye se montaient à 43,000 livres, dont 18,000 pour l'abbé et 25,000 pour la communauté.

On commença par la porte d'entrée la reconstruction des bâtiments de l'abbaye.

 

Cette porte monumentale, qui est encore aujourd'hui celle de la caserne Canclaux, fut édifiée, d'après les plans et figures de frère Luc de la Borye, moine convers, peintre et architecte.

La première pierre en fut posée le 22 avril 1660 (4).

Porte monumentale de la caserne Canclaux de Saint Maixent

Au-dessus de la porte est gravée cette inscription commémorative :

TRIVMPHANTE LVDOVICO XIIII

ET MARIA THERESIA AUSTRI-

ACA AVGVSTA PACE RESTITVTA

HOC COENOBIVM A CENTVM

ANNIS DEV ASTATVM AVGVSTIVS

REPARATVR

ANNO 1660

Traduction : Sous le triomphant Louis XIV et Marie-Thérèse d'Autriche, l'auguste paix rétablie, ce monastère dévasté depuis cent ans a été reconstruit plus magnifiquement, en l'année 1660.

 

Dans deux cartouches latéraux, on lit :

SACRO FOEDERE

LILIA FLORENT.

Par ce nœud sacré les lis fleurissent.

Allusion au traité des Pyrénées et au mariage de Louis XIV avec Marie-Thérèse d'Autriche qui en fut une des conditions.

Un peu plus bas sont sculptés trois écussons.

Celui du milieu représente les armes de France : d'azur, à 3 fleurs de lys d'or ;

Celui de gauche, les armes de la congrégation de Saint-Maur : le mot PAX, enfermé dans une couronne d'épines, sommé d'une fleur de lys et soutenu de trois clous de la Passion;

Celui de droite, les armoiries de l'Abbaye : de gueules, à une fleur de lys d'or couronnée de même.

L'année suivante (1661), on continua la reconstruction du monastère par le bâtiment qui fait face au levant.

La première pierre de ce bâtiment, qui devait servir de chapitre, sacristie et grand dortoir, fut posée le 19 mars 1661.

En déblayant les anciennes fondations, on découvrit divers objets, d'après le Journal de l'Abbaye :

Le 14 février 1661, on a commencé à ouvrir les terres et démolir les murailles de l'ancien chapitre et arcade proche où est la sacristie, joignant à une des croisées de la grande église, dans lesquelles ont esté trouvés plusieurs concavités en forme de sepulchres, d'un pied de large et de dix de longueur, et rien dedans que des planches pourries, et en un endroit s'est trouvé quantité de froment brûlé.

Le 10 juillet, dans les fondemens des bastimens où doit estre la sacristie, s'est trouvé du costé du cloître, vis-à-vis et joignant la muraille qui sépare l'escalier d'avec la ditte sacristie, une grande tombe de pierre, couverte de quatre pierres bien cimentées, et dedans un corps tout consumé, où l'on a reconnu par le baston de bois qui s'y est trouvé en façon de crosse, que c'estoit un abbé religieux, dont les souillers et habits parroissoient estre d'étoffe noire ; ses cendres et ossemens ont esté réservés pour estre mis dans le chapitre avec les autres ossemens trouvés dans le dit chapitre lorsqu'on a fait les fondemens, au long desquels ont esté découverts plusieurs autres tombeaux de pierre, fort profonds, avec plusieurs ossemens qui ont esté remis en l'un d'iceux.

L'an 1667 vit achever la construction de ce grand bâtiment, appelé le Dortoir neuf.

Il formait, au premier étage, deux dortoirs composés de trente-quatre chambres, sous lesquels étaient le chapitre, la sacristie et une grande salle bien voûtée. La même année on commença de travailler aux voûtes et arceaux du cloître, de ce côté.

Ce grand bâtiment, qui fut logeable en huit ans, coûta environ 55,000 livres, « à sçavoir pour la massonnerie, carrelage et bousillage trente et quatre mille livres, et pour la charpente. couverture, ferrure, menuiserie et vitres, vingt et une mille livres », tant pour les matériaux que pour la maind'œuvre.

L'an 1670, le 21 mai, fut posée la première pierre pour la reconstruction ou réédification de la grande église, plus de cent ans après sa destruction.

Il y avoit desja plusieurs dessins qui avoient esté tirés sur le lieu par divers maistres architectes, et tous tendoient à rendre l'eglise plus belle et plus claire qu'elle n'avoit jamais esté dans sa premiere construction ; mais comme il fallait s'attacher à un seul d'entre plusieurs, et que les deux premiers, savoir dom Joseph de la Baraudière et frere Luc de la Borie, estoient de divers sentimens, le très R. P. supérieur general commanda à frere Robert Plouvié, qui conduisoit le bastiment de Sainte-Croix de Bordeaux, de se transporter en ce monastere, et tracer un dessin tel qu'il voiroit bon estre ce qui fut executé. De plus le reverend pere visiteur, dom Joseph Seguin, receut encore ordre du mesme superieur general, de recognoistre sur les lieux quels moyens et commodités le monastere pouvoit avoir pour conduire à chef une telle entreprise ; et pour ne rien oublier, le R. P. visiteur estant venu en ce monastere, et pris toutes les cognoissances possibles, il donna son consentement, et ensuite par ordre exprès, il fallut envoyer à Paris tous les dessins qui avoient esté faicts pour y estre de rechef examinés et corrigés par les architectes de la Congrégation, en presence du R. P. superieur general, lequel ayant fait tirer le plan qui lui sembla le plus beau et plus conforme, l'envoia tout correct au R. P. prieur avec pouvoir de le faire executer, sans y souffrir aucun changement ou alteration.

Le R. P. prieur ayant receu le plan, avec la main-levée pour commencer l'ouvrage, le prix faict de dix pilliers, arrachements des solives et echafaudages fut donné à maistre François Le Duc (5), dit Toscane, normand de la ville de Caudebec, et le jour fut assigné au 19 may pour poser la première pierre, laquelle sert de base au premier pillier qui porte son arcade sur le clocher du coste de l'epître.

Quatre ans après la pose de la première pierre, en 1674 (6), la nef de la grande église était achevée et couverte, excepté deux voutes supérieures qu'on se réservait de faire durant le mauvais temps, en travaillant sous le toit, et l'on commençait les deux piliers derrière le sépulcre de saint Maixent.

Le 30 août 1682, l'église fut consacrée par l'évêque de Poitiers, Mgr Hardouin Fortin de la Hoguette, avec une grande solennité et une affluence considérable de peuple.

En 1698, on fit refaire les écuries du monastère (7), et, l'année suivante, les greniers qui sont à droite en entrant dans la basse cour, et aboutissent aux lieux communs.

Le 24 juillet 1699, fut fait marché pour un côté de cloître, qui est celui qui est le long du dortoir (côté est), pour la somme de 3,000 livres, en plus la fourniture des matériaux.

La même année, le monastère fit acquisition de divers bâtiments touchant la place Saint-Saturnin, afin de pouvoir achever la clôture de ce côté.

A cet endroit se trouve actuellement une porte, datée de 1719.

Le 22e septembre 1700, nous avons fait un marché general pour achever tous les lieux réguliers du monastere : cloître, refectoire, bibliothèque, hôtellerie, infirmerie, dix chambres pour les religieux et autres lieux, le tout concistant en deux grands corps de logis, l'entrée du monastère (le contrat reçu par Faydi, notaire roïal), moïenant vingt-sept mille livres, païables en neuf ans, à mil écus par an, et toute la besogne doit estre faitte en huit années ; nous devons en outre fournir tous les matheriaux. Maistre Pierre Le Duc (8), qui est l'architecte, doit repondre de la besogne, comme il est plus amplement dit dans le contract.

La partie du cloître qui est du côté du chapitre (côté est) fut achevée au commencement d'octobre 1702.

Dans le commencement de l'année 1703 on acheva d'oster la multitude des terres qui estoient devant l'eglise et qui en fermoit autrefois la moitié de l'entrée, et ensuite furent faites les murailles avec l'escalier de pierre (9) de la place de devant l'église.

Cette mesme année, au mois d'août, l'horloge qui estoit au grand clocher, fut transporté dans le petit dôme ou petite tour qui joint la plate forme qui est sur un coté de l'eglise, au commencement du dortoir.

Dans le mois d'octobre et de novembre de cette mesme année, les murailles et les piliers du cloistre de l'eglise (côté nord) furent elevées jusques à la naissance des voutes ; on jeta aussi les fondemens de la muraille de l'entrée de la porte du monastère.

En 1711, l'architecte Le Duc était en procès avec la communauté ; le père prieur, dom Antoine Vaslet, passa une transaction avec lui, puis fit jeter les fondements jusqu'à niveau du cloître, depuis la tour du clocher jusqu'aux écuries, et depuis le dortoir jusqu'à l'église de Saint-Saturnin (c'est-à-dire les côtés ouest et sud du grand parallélogramme que forme encore l'abbaye de Saint-Maixent) ; mais comme on vit que Le Duc ne suivait pas les plans et alignements, on fut obligé de lui faire un nouveau procès.

On fait en 1717, une balustrade en pierre au fond de l'église pour orner l'ouverture du clocher qui paroit dans la nef ; elle coute quatre-vingt-dix livres de pierre et de façon.

En 1719, on a fondu la grosse cloche (10) du gros clocher, qui pese deux mille cinq cens livres; il en a couté quarante écus de façon, ne fournissant que le métail et la place, la brique et le bois.

En 1721, on a fait des greniers sur les anciennes caves qui confrontent la rue du côté de Saint-Saturnin (11).

Dans le cours de cette année on a fait huit voutes du cloître qui joint l'église et commencé à élever le mur des infirmeries qui est au couchant.

L'année 1727 vit meubler les chambres du bas étage du bâtiment neuf et finir l'escalier (12).

En 1730, on a fait faire la rampe de fer qui est aux degrés du bâtiment neuf.

L'année 1731, ont esté fait les lieux communs ; ils furent commencés au mois de mars et finis au mois d'octobre ; ils ont coûté trois mille livres.

En 1733, on a fini les chambres du haut étage du bâtiment neuf (13).

On a bâti les deux ailes de cloître du côté du couchant et du midi ; et le cloître s'est trouvé fait et parfait au 1er juin 1736 (14). .

 

En 1877, le 114ème régiment d´infanterie s´installe en partie dans le quartier Canclaux, anciens bâtiments conventuels de l´abbaye Saint-Maixent.

 

En 1878 la décision va être prise d'implanter une école militaire dans l'ancien château et ses dépendances.

Avril 1897 Voyage de M Félix Faure, président de la république, un grand reportage de Charles Moisson (début du Cinéma); la population niortaise s’est rendue avenue de Paris, recevoir le 114e de ligne venant de St- Maixent et Parthenay.

 

 

Décret qui affecte des Terrains domaniaux aux départements de l’Instruction publique et des Beaux-Arts et de la Guerre.

 

Du 29 Novembre 1899.

 

LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE,

Sur le rapport du ministre de la guerre;

Considérant, d'une part, qu'en vue de l'isolement du chevet de l'église de Saint-Maixent (Deux-Sèvres), il y a lieu d'affecter au département de l'instruction publique et des beaux-arts une bande de terrain domanial d'une superficie d'environ un are un centiare, à prélever sur la cour de la caserne Canclaux, dans la place de Saint-Maixent, annexe de celle de Poitiers, et telle, au surplus, qu'elle est indiquée par une teinte plate jaune (gommegutte) sur un plan parcellaire dressé, le 17 décembre 1898, par le chef du génie de Poitiers, et désignée dans un état parcellaire à l'appui;

Considérant, d'autre part, qu'en vue de régulariser la situation de la caserne Canclaux, installée dans un ancien couvent de Bénédictins, il y a lieu d'affecter au département de la guerre le surplus de cet immeuble domanial, d'une superficie d'environ un hectare cinq ares quatre-vingt-dix-neuf centiares (déduction faite de la bande de terrain à affecter, comme il est dit ci-dessus, au département de l'instruction publique et des beaux-arts), tel, du reste, qu'il est indiqué par un liseré vert sur le plan parcellaire dressé, le 17 décembre 1898, par le chef du génie de Poitiers, et désigné dans l'état parcellaire à l'appui, les deux ci-dessus mentionnés;

Vu l'ordonnance du 14 juin 1833 (15) sur la marche à suivre dans tous les cas où il s'agit d'affecter un immeuble domanial à un service public de l'État;

Vu l'acquiescement auxdits projets d'affectation donné par le ministre des finances, le 20 avril 1898;

Vu l'étude de détail effectuée sur place, entre l'architecte ordinaire des monuments historiques des Deux-Sèvres et le chef du génie de Poitiers, ensemble les conclusions de cette étude consignées dans une note du 17 décembre 1898;

Vu l'assentiment donné, le 24 janvier 1899, par le ministre de l'instruction publique et des beaux-arts, aux conditions de détail ainsi concertées;

Vu la lettre du 5 mai 1899, par laquelle le ministre de l'instruction publique et des beaux-arts a demandé une légère augmentation de l'emprise à affecter à son département;

Considérant que l'adoption de cette disposition ne saurait présenter d'inconvénients pour le service militaire, non plus qu'au point de vue domanial,

Attendu, enfin, que rien ne s'oppose à ce qu'il soit statué sur ces deux questions d'affectation par une seule et même décision,

 

DÉCRÈTE :

Art. 1er. La bande de terrain domanial susmentionnée d'un are un centiare de superficie à prélever sur la cour de la caserne Canclaux, à Saint-Maixent, est affectée au département de l'instruction publique et des beaux-arts, pour l'isolement du chevet de l'église de ladite ville.

2. Le surplus dudit terrain domanial (ancien couvent des Bénédictins) sur lequel est d'ores et déjà installée la caserne Canclaux est affecté au département de la guerre pour le casernement des troupes.

3. Les ministres de la guerre, des finances, de l'instruction publique et des beaux-arts sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret, qui sera inséré au Bulletin des lois et au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris, le 29 novembre 1899.

 

Signé : ÉMILE LOUBET.

Le Ministre de la guerre, Signé GALLIFFET

Le Ministre de l’instruction publique et des beaux-arts, Signé GEORGES LEYGUES

Certifié conforme : Paris, le 14 Mars 1900

Le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice,

MONIS.

 

 

 

114_de_infantería,_en_París,_el_14_de_julio_de_1917,_León_Gimpel

Saint Maixent le 11 novembre 1936

Le drapeau de Douaumont flotte sur l'Ecole militaire d'infanterie de Saint-Maixent

Le baptême de la promotion Verdun fut donné le 3 juillet sur l'esplanade de l'ossuaire de Douaumont.

Quelques jours après, à Saint-Maixent, la promotion Verdun déposait au musée de l'école l'urne de terre sacrée prélevée sur le champ de bataille de Verdun et la tombe des sept soldats inconnue.

Aujourd'hui 11 novembre, l'immense pavillon tricolore qui, du 3 juillet à ces derniers jours, abrita les restes sacrés des 400.000 morts français de Verdun, et fut le témoin du serment des jeunes officiers de la promotion, a été hissé à l'entrée de la caserne Canclaux de l'Ecole militaire de l'infanterie et des chars de combat de Saint-Maixent, où sont logés les nouveaux sous-lieutenants de la promotion Verdun.

D'autre part, une cérémonie a eu lieu à l'ossuaire de Douaumont, à la mémoire des 2.576 saint-maixentais, tombés au champ d'honneur.

 

 

 

LA CHARENTE ORGANE REPUBLICAIN 12 novembre 1936

 

 

 

Anciennes églises de Saint-Maixent : paroisses, abbayes, couvents et monastères, chapelles, fondations pieuses et charitables, écoles par Louis Lévesque

 

 

Le château de Saint-Maixent en 1586 <==.... .... ==> Saint Maixent, le Vieux château est démoli en 1881 pour construire les casernements de la future Ecole militaire d'infanterie.

 


 

(1) En 1575, il fut payé à André Denis, René Desrée, Mathurin Gaillard et Maturin Giret, « eschoignettes » du clocher de l'abbaye, (c'est-à-dire chargés du service de guetteurs), la somme de 26 livres tournois. (Bulletins de la Société de Statistique, 1876.)

(2) Journal de Michel Le Riche.

(3) La tour du clocher, au-dessus du porche qui date du XIIe, est une œuvre somptueuse des XIVe et XVe siècles, réparée au XVIIe. A la hauteur de la première galerie, on remarque les statues colossales de la Sainte-Vierge, de saint Jean, de saint Benoît et de sainte Catherine. Un peu plus haut est la statue, aux armes de France, de Clovis, fondateur de l'abbaye.

La flèche qui surmonte la tour a été construite en 1888. Par suite de son manque d'élévation, elle ne produit qu'un effet mesquin : en un mot, et selon une expression du crû, on dirait qu'on a pleuré pour l'avoir. Etant donné le caractère grandiose et monumental de sa base, notre clocher avait droit à un plus beau couvre-chef.

(4) Tous les détails relatifs à la reconstruction de l'église et de l'abbaye de Saint-Maixent au XVIIe siècle, sont extraits de la Relation des faits qui se sont passés à l'abbaye de Saint-Maixent de 1669 à 1671 et du Journal des choses mémorables de l'Abbaye, publiés par M. A, Richard, dans les Archives historiques du Poitou, tome XVIII.

(5) François Le Duc, dit Toscane, mourut à Saint- Maixent en 1698. et fut enterré dans le côté gauche de l'église qu'il avait construite.

(6) Les dates de reconstruction, 1672 et 1674, sont inscrites à la clé de voûte des deuxième et quatrième travées de la grande nef. On voit qu'il ne fallut que quatre années à l'entrepreneur François Le Duc, pour remettre l'église en état

(7) C'est le bâtiment à droite de la grande porte de la caserne Canclaux.

Il a conservé la date de sa construction : 1698.

(8) Fils de François Le Duc.

(9) Cet escalier a aujourd'hui disparu.

(10) Cette cloche fut, à la Révolution, transportée au beffroi de l'Hôtel - de-Ville ; elle fut replacée dans le clocher de l'église, en 1851.

(11) Ou plan de l'abbaye.

(12) Cet escalier compte, parait-il, 121 marches. La rampe est fort belle, mais elle a passablement souffert de la transformation de l'abbaye en caserne.

(13) Le grand bâtiment neuf, le dernier construit, est celui qui a sa façade principale au midi Les chambres du premier étage au-dessus des cloîtres sont ornées de magnifiques moulures en plâtre de style Louis XV.

Elles ont dû être retouchées à la Restauration. Dans la chambre, anciennement dite de Mgr l'Evêque, sont les armes de Mgr de Bouillé : « de gueules, à la croix ancrée d'argent », qui fut évêque de Poitiers de 1817 à 1842.

(14) La date 1735 est inscrite au-dessus de la porte du cloître, côté sud, faisant face à l'alignement du cloître, côté ouest.

(15) 1er série, 2° partie, 2° section, Bull. 234, n° 4853.