Canalblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
PHystorique- Les Portes du Temps
TRADUCTION
Derniers commentaires
24 octobre 2026

À Clisson, le passage de la colonne de Duquesnoy vers le 11 février 1794 est venu achever le ratissage et les destructions engagés quelques jours plus tôt (notamment les 8 et 9 février) par les troupes de Cordellier et Crouzat.

La commanderie de la Madeleine du Temple fut entièrement détruite par les colonnes infernales des armées républicaines, sauf  le sanctuaire des Templiers.

 

La destruction de la Madeleine du Temple s'inscrit dans le contexte des opérations de février 1794, au moment où les colonnes républicaines parcourent le territoire insurgé et incendient ou détruisent de nombreux bâtiments considérés comme liés aux populations vendéennes.

 

Celui-ci a été restauré par les Compagnons du Devoir et du Tour de France dans les années 1970 et 1980. 

 

 

 

 

En janvier 1794. La malheureuse Vendée voyait chaque jour de nouveaux combats ou des surprises nouvelles.

 

Charette, dans toutes ses expéditions, était puissamment secondé par les Vendéens, irrités de la guerre d'extermination qu'on, leur faisait, de l'incendie de leurs maisons, de la dévastation de leurs propriétés, et surtout du massacre de leurs femmes et de leurs enfants.

 

Le général en chef Thureau, que les succès des royalistes étonnait, fit marcher contre un pays déjà trop malheureux une colonne infernale : le général Duquesnoy fut chargé du commandement de ces troupes, qui devaient tout mettre à feu et à sang.

 

Les Vendéens, maîtres de Legé, refusaient de s'y maintenir tant était répugnant le méphitisme de l'air, empoisonné par l'odeur des cadavres.

 

C'était l'époque où le courageux abbé Gillier, Vicaire de la paroisse de Legé,et qui, desservant insermenté de la paroisse, vivant caché quand les bleus occupaient la localité, pour paraître seulement lorsque Charette s'en emparait, écrivait sur le registre de catholicité qu'il tenait secrètement au risque de sa vie :

« Les recherches dans les forêts, gîtes, etc., furent presque continuelles pendant ce mois (février 1794)....

 

Les peuples les plus barbares semblaient être venus dans ces parages;

 

Plusieurs personnes furent brûlées vives, des femmes enceintes égorgées et leurs enfants portés au bout des baïonnettes. »

 

En ce même mois de février, « on fusilla au bourg de Legé, 70 ou 72 hommes des paroisses de Falleron, Touvois, etc. qui se croyaient en sûreté chez eux, ayant rendu les armes d'après la promesse qu'on leur avait faite de les laisser sans les inquiéter. »

 

 Bientôt le prêtre proscrit viendra, en cachette, bénir un nouveau cimetière.

 

C'est le troisième depuis le début des troubles!...

 

Comme, après leur victoire du 6 février, les soldats de Charette négligèrent d'inhumer les 800 morts de la journée, l'endroit devenait intenable; on alla donc cantonner à deux lieues du bourg empesté, au hameau de la Bénate, emmenant l'artillerie, les voitures de pain et de farine et les caissons de poudre conquis sur les bleus, et dont on perdit une partie au passage de la Logne grossie par le dégel.

 

Le lendemain, 7 février, on s'enrichit encore d'un convoi de grains, — 28 charrettes, une centaine de bœufs servant d'attelages et 23 chevaux; puis, traînant à sa suite ce butin, qui ralentissait sa marche, la petite armée royaliste se dirigea vers Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, projetant dit-on une expédition vers Machecoul.

 

Mais les troupes républicaines sillonnent le pays; il est plus prudent de se cantonner dans le promontoire formé par le confluent des deux rivières, la Logne et la Boulogne, et Charette revient vers Saint-Jean-de-Corcoué pour franchir le premier de ces deux cours d'eau;

 

Le 8 février 1794 (20 pluviôse an II), des vendéens sont jetés morts ou vivants dans le puits du château par la Colonne infernale du général Cordelier.

 

Les 8 et 9 février 1794, la colonne infernale présente à Clisson est la 5ᵉ colonne (ou division) de l'Armée de l'Ouest, commandée par le général Étienne Cordellier (souvent secondé ou accompagné par le général Joseph Crouzat).

 

8-9 février 1794 : La colonne passe par Palluau.

Duquesnoy y écrit une lettre célèbre à Turreau datée du 9 février, où il affirme avoir :

« brûlé et incendié toutes les maisons » et « égorgé tous les habitants » qu'il a pu trouver. Le château et l'église locale sont ravagés

 

 

 

 

Le 9 février, Duquesnoy écrivait à Turreau de son bivouac, à une lieue en avant de Legé :

« Il eût été impossible de tenir le poste de Legé, car 300 ou 400 cadavres dans le village et les environs empoisonnent l'air. Ce qui m'a très ; affligé, c'est que tous ces morts étaient revêtus de l'habit national. »

 

 Duquesnoy avouait qu'en marchant sur Legé, il avait brûlé toutes les maisons et tué tout ce qu'il avait rencontré sur sa route. (V. Lettre citée dans Savary, t. III, p. 175.)

 

Le rapport de Jean-Julien-Marie Savary, alors adjudant-général attaché à l’état-major du général Jacques Dutruy, est un document historique clé sur la guerre de Vendée (1793–1794).

 

 

 

 

 

Le 10, Charette pousse jusqu'à Saint-Colombin, village situé sur le grand chemin de Nantes et là il se heurte à la colonne de Duquesnoy, formée des braves soldats de l'armée du Nord. Bataille.

 

Joly qui commande l'avant-garde vendéenne perd du terrain; son recul met la panique dans le gros de la troupe ; elle se débande, s'enfuit vers la Logne, qu'elle repasse en désordre et ne s'arrête qu'à la Limouzinière.

 

Les bleus de Duquesnoy sont venus là; le bourg est dévasté; 100 cadavres de femmes et d'enfants sont étendus dans les rues.

 

N'est-ce pas à cet endroit que les brigands ramassèrent deux petites filles encore vivantes?

 

Recueillies par le général François-Athanase Charette de La Contrie et son second, le général Jean-Baptiste de Couëtus, elles furent placées en nourrice. Elles traversèrent la Terreur et survécurent à la Révolution en portant, par gratitude et hommage, les noms de leurs deux protecteurs.

 

 

10 février Charette et Duquesnoy se rencontrèrent près de Saint-Colombin, à une demi-lieue du pont des Noyers - les deux armées n'étaient séparées que par une petite rivière.

 

N'attendant pas leurs corps de bataille pour attaquer, les avant-gardes engagèrent une vive fusillade.

 

 A mesure que les troupes républicaines arrivaient, Duquesnoy les mettait en bataille. Un feu extrêmement meurtrier s'établit des deux côtés :

 

 Charette, non-seulement résistait vigoureusement, mais gagnait du terrain sur ses flancs. Il avait caché dans les vignes quatre mille hommes de réserve ; il les fit avancer, sans être très-alignés, sur trois de hauteur, aussitôt qu'il vit Duquesnoy réunir sept bataillons.

 

Trois fois les royalistes furent repoussés, et Duquesnoy décida la victoire en sa faveur en les tournant et en les chargeant.

 

 Quatre à cinq cents soldats de Charette furent tués, les autres se dispersèrent.

 

Duquesnoy à Turreau. — Pont des Noyers, 10 février, 7 heures du soir. (Savary, t. HI, p. 180.) :

« Enfin, général, j'ai rencontré la fameuse armée de Charette aujourd'hui, à un quart de lieue du Pont des Noyers, sur la grande route de Nantes et sur ma gauche; mes tirailleurs ont engagé un feu très vif avec leur avant-garde, il deux heures après midi. »

« Je ne puis dire de quel côté ont fui les royalistes; ils se sont dispersée de toutes parts, et la nuit est venue arrêter notre poursuite. »

 

En traversant avec sa cavalerie le bourg de Saint-Colombin, Charette sauva la vie à plusieurs Vendéens, qui, à l'instant même, allaient être fusillés par les républicains.

 

 

12 février 1794 : La colonne poursuit sa route au sud de Nantes et traverse notamment la paroisse de Saint-Lumine-de-Coutais (et Saint-Lumine-de-Clisson), y laissant également de nombreuses victimes

 

 

La colonne de Duquesnoy passe par Clisson le 12 février 1794

 

 

16 février 1794, Duquesnoy écrit de Doué au général en chef des colonnes infernales :

« Dans les marches des différentes colonnes, tu ordonnes de tout tuer et incendier; pour ma part, j'estime que j'ai détruit trois mille hommes, savoir : deux mille hommes pris sans armes et mille tués dans l'affaire du Pont-James. Les autres ont aussi purgé le pays....

Le brûlement que nous avons fait a laissé le pays sans vivres et fourrages, et je certifie que la cavalerie ne peut y trouver d'autre nourriture que l'herbe verte qu'elle pourra paître... »

 

 

Autour du 20-21 février 1794 : Sa colonne progresse à travers le Haut-Bocage, passant par Cholet et Mortagne-sur-Sèvre

 

 

21-22 février 1794 : Duquesnoy traverse Les Herbiers. Dans ses rapports, il mentionne y avoir détruit un poste armé et fait massacrer plus de cent personnes (hommes et femmes) sur son passage.

 

 

22 février 1794 : La colonne arrive à Saint-Fulgent. C'est depuis cette commune qu'il envoie son rapport à Turreau détaillant les exactions des jours précédents.

 

 

 

 

Le général Duquesnoy

Homme de sang comme le « général Turreau, n'a épargné ni femmes, ni enfants, dans les lieux où il a passé et a tout incendié par ce système abominable que là où il ne devait exister aucun homme, il ne devait y avoir aucuns grains ; que le comité révolutionnaire de Nantes s'est refusé de remettre à des citoyens des enfants qui étaient entassés dans des dépôts ;  il voulait qu'on les fît tous périr ; il finit par dire que tous les crimes, les horreurs et les infamies ont été  commis dans la Vendée.

Duquesnoy, frère du conventionnel montagnard, fougueux patriote, qui, d'après Larousse lui-même (!) dépassa dans cette guerre acharnée les ordres les plus rigoureux de la Convention  dont il s'intitulait, dit-on, le boucher. » (Larousse, Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle.)

 

 

 

 

 

 

Aujourd'hui, suite aux destructions de l'histoire (notamment les guerres de Vendée en 1794), les cloches d'origine ont disparu, mais la structure en pierre du clocher-mur avec ses deux emplacements vides reste l'élément visuel le plus marquant de sa façade médiévale.

 

 

 

 

1794, Combat de Saint Fulgent 9 janvier – combat des Brouzils 12 janvier (Charette Forêt de Grasla) <==

10 février 1794 combat Saint Colombin (ou bataille de Pont-James), de Charette, Joly et Savin contre Duquesnoy <==

Clisson - Le Château pendant révolution française, lors des guerres de Vendée.<==

22 février 1794 – Les colonnes infernales à la poursuite de Charette, parti des Herbiers, Duquesnoy arrive à Saint-Fulgent. <==

La commanderie et l'hôpital de la Magdeleine à Clisson <==

 

 

Commentaires
PHystorique- Les Portes du Temps