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PHystorique- Les Portes du Temps
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3 juillet 2018

Clisson - Le Château pendant révolution française, lors des guerres de Vendée.

Le Château de Clisson pendant révolution française,lors des guerres de (3)

Pendant la Révolution française, lors des guerres de Vendée, la vallée de Clisson fut ravagée.

 

 Le 23 février 1793, la Convention décide la levée en masse de trois cent mille hommes. Clisson, comme beaucoup d’autres paroisses de la région ne se soumettent pas au recrutement.

 

 Le 10 mars 1793, l’insurrection commence dans le district de Clisson.

 

Les guerres de la Vendée, si désastreuses pour les peuples de la Bretagne, furent surtout fatales à la ville de Clisson. Ses habitants, dont le nombre s'élevait à trois mille, sont réduits à douze cents ; ses couvents, ses églises ont disparu, et de son château si formidable il ne reste plus que quelques débris.

Clisson subit les premières attaques liées aux Guerres de Vendée et avec elles les premiers incendies.

Le Château de Clisson pendant révolution française,lors des guerres de Vendée

L’armée républicaine établit son quartier général dans l’enceinte du château et réquisitionne les halles pour y abriter hommes et munitions.

 

Trois cents Vendéen avaient cherché refuge dans l’antique manoir du connétable ; ils y vivaient à huit clos, les pères avaient enseigné aux enfants à prier Dieu tout bas…

 

Mais le général Cordelier ordonne les exécutions en masse. Toutes les demeures sont fouillées ; les réfugiés de Clisson sont jetés dans une citerne, entassés, foulés, et quand le gouffre est plein, on mur l’orifice !... Puis au râle du supplice des victimes, les bleus dansent la carmagnole en chantant le Ca ira !

 

Le 8 février 1794 (20 pluviôse an II), des vendéens sont jetés morts ou vivants dans le puits du château par la Colonne infernale du général Cordelier.

 

En 1961, lors de travaux de restauration ou d'exhumation au château de Clisson, 18 squelettes ont été découverts dans ce puits, confirmant les témoignages d'époque sur ces atrocités.

 

Le 5 Avril 1794 environ 30 personnes cachées dans les ruines du château sont massacrées par les mêmes troupes

 

Le 6 avril 1794, des soldats de la compagnie de Marat dressèrent un bûcher sous lequel ils placèrent des barils et, dans une seule nuit, ils firent fondre les cadavres de cent cinquante femmes pour se procurer de la graisse.

 

Ces barils furent transportés à Nantes pour être vendus aux hôpitaux et dans le registre de Carrier on lit que « cette opération économique produisait une graisse mille fois plus agréable que le saindoux. »

On mit dans le commerce de l’huile tirée de cadavres humains : on la vendait pour la lampe des émailleurs.  La graisse extraite par carbonisation des villageois est aussi utilisée pour faire du savon.

 

Cet événement s'inscrit dans la vague de massacres perpétrés par les colonnes infernales entre janvier et mai 1794, une politique de la terre brûlée visant à éradiquer la rébellion vendéenne, qui a entraîné la mort de dizaines de milliers de civils.

 

Pagayons comme des Vikings sur le bras de Pirmil vers le Château de Clisson <==.... ....==>

 


 

Carte Guerre de Vendée et Lieux de Mémoire (Maps et Dates) - PHystorique- Les Portes du Temps

l'historien de l'association du Souvenir Vendéen, Pierre Gréau retrace l'histoire du Soulèvement Vendéen de mars 1793 -24...

 

  ==> A saint Florent le VIEIL le 12 mars 1793 commença l'épopée vendéenne, la guerre de géants

 


La "Compagnie de Marat" (ou Compagnie Marat) est une unité paramilitaire révolutionnaire formée en 1793 à Nantes, en pleine période de la Terreur pendant la Révolution française. Elle tire son nom de Jean-Paul Marat, le radical journaliste et député montagnard assassiné le 13 juillet 1793, symbole des excès révolutionnaires pour ses partisans comme pour ses détracteurs.

Créée le 14 octobre 1793 par le comité révolutionnaire de Nantes, cette compagnie était composée principalement d'artisans, de petits boutiquiers, de marginaux et de sans-culottes locaux, souvent issus des classes populaires déclassées.

Son rôle officiel était de mener des missions de surveillance, d'arrestations et de répression contre les suspects contre-révolutionnaires, dans le contexte de la guerre de Vendée et de la lutte contre les royalistes.

Contexte dans la Terreur

La Terreur (1793-1794) désigne la phase la plus violente de la Révolution, marquée par un régime d'exception sous le Comité de salut public et le Comité de sûreté générale. À Nantes, assiégée et en proie à la famine en hiver 1793, le représentant en mission Jean-Baptiste Carrier (envoyé par la Convention pour réprimer la rébellion vendéenne) utilisa cette compagnie comme auxiliaire pour des opérations brutales.

Carrier, surnommé "l'Ogre de Nantes", la subordonna rapidement à son autorité, entrant en conflit avec le comité local. Malgré un arrêté du 28 novembre 1793 limitant ses pouvoirs (interdisant les arrestations sans réquisitoire du comité), elle opéra de manière semi-autonome, contribuant à un climat de terreur où des milliers de personnes furent exécutées sommairement.

Les membres notables incluaient :
  • René Naud (négociant en armes, quartier-maître nommé par Carrier).
  • Jean-Claude Richard (marchand chapelier, adjudant).
  • Jacques Sauvage (tonnelier).
  • D'autres comme Jean Prou (cloutier) ou des figures du comité nantais.
La compagnie comptait environ 50 à 100 hommes, armés et fanatisés, et fut impliquée dans les fameuses "noyades de Nantes" : des exécutions massives par submersion de barges chargées de prisonniers (hommes, femmes et enfants) dans la Loire, causant entre 1 800 et 11 000 morts entre novembre 1793 et février 1794. Ces méthodes, justifiées comme "moyens nouveaux" pour accélérer les exécutions face à la guillotine surchargée, étaient présentées par Carrier comme une nécessité face à la "contre-révolution". Cependant, elles relevaient d'une terreur débridée, amplifiée par la propagande et les rivalités locales.Fin de la compagnie et suites

Avec le rappel de Carrier le 8 février 1794 (suite à des plaintes sur ses excès), la compagnie perdit de son influence.

Après la chute de Robespierre (Thermidor, juillet 1794), ses membres furent jugés lors du procès du comité révolutionnaire de Nantes (octobre-décembre 1794). Tous furent acquittés, reflétant la volonté thermidorienne de condamner les "grands" comme Carrier (exécuté en 1794) tout en épargnant les exécutants subalternes.

Cette unité illustre les dérives de la Terreur à la base : une répression populaire et chaotique, loin du centralisme parisien, qui alimenta les légendes noires de la Révolution (comme les rumeurs infondées de "fonte de cadavres" pour de la graisse, que vous aviez mentionnées précédemment et qui relèvent de la propagande contre-révolutionnaire). Des historiens comme Alain Gérard ou Jean-Clément Martin soulignent son rôle dans la "Terreur nantaise", un épisode tragique de la guerre civile vendéenne.

 

le château de Clisson menace ruine

Classé monument historique depuis 1924, le château de Clisson accuse le poids des ans.==> https://www.presseocean.fr/actualite/loire-atlantique-le-chateau-de-clisson-menace-ruine-03-01-2019-290716

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