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PHystorique- Les Portes du Temps
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23 janvier 2026

8 mai 1365 Avignon Le pape Urbain V recommande à Edouard, prince de Galles, à Jean de Grailly et à Jean Chandos, Bertrand Duguesclin qui se rend auprès d’eux.

Cette lettre papale s’inscrit dans les efforts d’Urbain V (pape en Avignon de 1362 à 1370) pour canaliser les Grandes Compagnies (bandes de mercenaires démobilisés après le traité de Brétigny de 1360, qui ravageaient la France).

Le pape encourage leur redirection vers une croisade ou une expédition contre les « infidèles » (ici, explicitement les « Agarènes » = musulmans, probablement en lien avec la croisade de Pierre Ier de Lusignan contre Alexandrie en 1365, ou plus largement contre les Turcs).

 

Bertrand du Guesclin (comte de Longueville depuis 1364, après sa capture à Auray et sa rançon) est présenté comme le chef idéal pour cette entreprise.

 

Le roi (Charles V) ordonne à Duguesclin de se rendre immédiatement à Avignon auprès du pape pour rejoindre messire Jehan de Chandos (Jean de Chandos, connétable d’Aquitaine, lieutenant du Prince Noir en France) et les autres ambassadeurs anglais.

 

Objectif : empêcher (ou influencer) leurs négociations/messagerie avec le pape, probablement dans le cadre des trêves de Brétigny (1360) ou des discussions sur la paix, les rançons, ou même les affaires de croisade (Pierre Ier de Chypre était alors en Europe pour recruter pour sa croisade, et passait par Avignon en 1363-1365).

 

Il se rend auprès du Prince Noir (Édouard de Woodstock, prince d’Aquitaine et de Galles), du captal de Buch (Jean de Grailly, grand seigneur gascon allié aux Anglais) et de Jean Chandos (connétable d’Aquitaine, proche du Prince Noir) pour obtenir leur appui, conseil et aide militaire/financière.

 

Raoul de Louppy, le gouverneur du Dauphiné, porta dans ses comptes les dépenses qu'il avait faites du 31 mars au 10 avril 1365, pour aller à Avignon parler de la part du roi au pape, touchant « le fait des ennemis, gens de compaigne, qui lors estoient ou royaume, affin de yceulx faire vuidier et chasser d'icellui par sentences d'escommeniement, plainnes indulgences ou autrement.»

 

Second voyage (octobre suivant)

Un second déplacement à Avignon du 10 au 18 octobre (8 jours ½, 29 chevaux), pour la même raison : suivre Chandos et les Anglais, plus d’autres missions secrètes confiées par le roi au départ précédent.

Coût : 134 florins 2 gros 6 deniers ½ (dont gages 69 florins 9 gros 1 quart ; reste 64 florins 5 gros 1 quart).

 

Ce passage provient du Compte de Raoul de Louppy, gouverneur du Dauphiné de 1364 à 1369, publié par l’abbé Ulysse Chevalier (archiviste et historien dauphinois) à la fin du XIXe siècle.

 Il est analysé et cité dans la Bibliothèque de l’École des Chartes (tome 47, 1886, pp. 567 et suiv.), où Maurice Prou en rend compte. 

Le document original est conservé aux Archives départementales de l’Isère (ou Bibliothèque nationale de France, fonds ancien), dans les comptes du Dauphiné.

 

 

Cependant, cette tentative d’enrôler les Grandes Compagnies pour une croisade orientale n’aboutit pas vraiment en 1365.

Du Guesclin finit par les mener en Castille (1366) pour soutenir Henri de Trastamare contre Pierre le Cruel, dans une expédition que le pape qualifiera plus tard de « croisade » contre un roi excommunié.

 

 

Chandos est déjà parti pour Avignon, en tant qu’ambassadeur anglais.( Lundi 27 avril  jusqu’au 6 juillet 1365)

Mission diplomatique lourde, escortée (44 chevaux), période des Grandes Compagnies

 

 « À notre cher fils, le noble homme Édouard, prince d’Aquitaine et de Galles, salut etc.

Notre cher fils, le noble homme Bertrand de Querclin [Du Guesclin], comte de Longueville, porteur des présentes, homme valeureux et dévot, a entrepris une affaire agréable à Dieu, au Siège apostolique, et aux hommes de bonne volonté, et très utile à tout le peuple chrétien : à savoir, avec ton conseil et ton aide, ainsi que ceux des autres princes et grands, de dissoudre et de convertir ces faisceaux d’impiété – c’est-à-dire ces compagnies détestables qui détruisent plusieurs régions des fidèles – afin de les employer magnanimement contre les perfides Agarènes [les musulmans, terme courant pour désigner les Turcs ou les Maures].

C’est pourquoi il se rend en ta noble présence.

Nous recommandons donc instamment à ta noblesse, avec une sincère affection, de l’honorer dignement et de le soutenir dans une si pieuse entreprise ; et de lui accorder une foi entière et indubitable pour tout ce qu’il te rapportera de notre part concernant cette affaire.

Donné à Avignon, le 8 des ides de mai [8 mai], en la troisième année [de notre pontificat]. »

 

 

Lettres similaires (adressées aux autres destinataires)

« À notre cher fils, le noble homme Jean de Gralleyo [Jean de Grailly], captal de Buch, chevalier du diocèse de Bordeaux.

[Le texte est identique à la lettre précédente] : « Dilectus etc. ut supra in proxima usque cum tuo aliorumque magnatum consilio etc. usque ad finem. »

De la même manière au noble homme Jean Chandos, vicomte de Saint-Sauveur et connétable d’Aquitaine. » (1)

 

 

 

Par acte passé le 20 août 1365, l'illustre capitaine (Duguesclin) s'était engagé envers le roi, qui lui avançait 40,000 florins pour les préparatifs de sa nouvelle campagne et le paiement de sa rançon (il avait été fait prisonnier à Auray et sa rançon avait été fixée à 100,000 florins), à emmener le plus tôt possible hors de France les routiers qui en désolaient les provinces (2).

 

« Nous avons promis et promettons audit roy... mettre et emmener hors de son royaume lesdites compaignes a nostre povoir, le plus hastivement que nous pourrons, sans fraude ou mal engin, et aussi sanz les tenir ne souffrir demourer ne faire arrest en aucunes parties dudit royaume, se n'est en faisant leur chemin, et sans ce que nous ou lesdittes compaignes demandions ou puissions demander audit roy... ne a ses subgiez ou bonnes villes, finance ou autre aide quelconques... »

 

C'est un engagement en bonne foi, typique des contrats médiévaux avec les capitaines de routiers.

 

En réalité, Du Guesclin conduit les Compagnies en Castille fin 1365 (après avoir extorqué 200 000 florins au pape à Avignon), où elles soutiennent Henri de Trastamare (victoire à Najera en 1367, puis Montiel en 1369).

 

 

Fortifications d’Avignon

Les remparts actuels d'Avignon (4,3 km de long, 8 m de haut à l'origine, avec 39 tours et 7 portes principales au XIVe siècle) ont été construits entre 1355 et 1373 environ, sous trois papes d'Avignon, pour protéger la ville des Grandes Compagnies (routiers) pendant la guerre de Cent Ans et englober les nouveaux faubourgs gonflés par l'afflux papal.

 

« La portion depuis la porte Saint-Michel jusques à la porte Imbert ayant été bâtie à la hâtte (sic) par Innocent VI, éprouva des revers par l'effet d'une inondation qui survint peu de temps après sa confection, on jugea nécessaire de la reconstruire.

 

Le pape Urbain V et la ville la firent reconstruire en entier à moitié frais.

Cette partie portoit les armoiries de la ville ajumelée (sic) avec celles d'Urbain V, et une inscription ad hoc raclée par les révolutionnaires.

« Certains cardinaux firent bâtir quelques tours qui décorent ces remparts ; elles portoient les armes du cardinal payant, avec une inscription indicative. Ceux qui contribuèrent obtinrent le droit de vivier dans les fossés devant leur tour. Ces viviers étoient séparés par de gros murs en talus qui traversoient les fossés, qui pour lors étoient toujours remplis d'eau qu'on y mettoit à volonté par le moyen de la Sorgue de Vaucluse qui entre dans la ville à la piramide. Partie couloit du côté méridional devant les portes Imbert, Saint-Michel, Saint-Roch, et alloit se dégorger dans le Rhône par le pont au-dessous de la digue. Autre partie couloit du cotté du Levant et du Nord, passoit devant la porte Saint-Lazare et alloit se dégorger dans le Rhône par le pont de dégorgement entre la digue et Saint-Lazare. »

 

Ainsi furent construits dans le XIVe siècle et dans l'espace de dix-huit ans, sous trois papes, depuis 1350 jusqu'en 1368, les remparts qui ceignent aujourd'huy la ville d'Avignon...

On trouve dans les archives de la ville les comptes de la bâtisse des remparts que dirigèrent sous Innocent VI, le comte Hérédia, Espagnol, et Pierre Obreri, architecte, sous Urbain V.

 

Ces remparts soigneusement entretenus jusques à la Révolution française, ont éprouvé des dégâts sous ce règne de destruction...

En 1792, les révolutionnaires d'Avignon démolirent le beau ravelin de la porte Saint-Lazare et les bastions angulaires.

 Cette porte, bâtie par Urbain V sur le modelle d'une des portes de Rome, étoit fort belle. Tout y étoit dans un ordre septenaire et simétrique, conformément au goût de ce pape.

 On y voyait le plebiscitum septenaire de Rome dans un encadrement orné de scultures. Plebiscitum singulier en ce qu'il reconnoît bettement (sic) que le septième enfant mâle d'une femme mère sans femelles entre eux étoit un enfant merveilleux qui devoit opérer les plus grandes choses...

On voyoit avant la Révolution deux croix, dont l'une près la porte Saint-Lazare, en face de la route de Carpentras, formée d'une colonne de marbre surmontée d'une croix [en] fer avoit été érigée par le pape.... ..., pour marquer le lieu jusques où le pape accompagna... Roy de France, se retirant à Paris après sa visite au pape.

L'autre, en forme de piramide posée peu après la porte Imbert, en face de l'ancienne route de Provence, érigée là pour marquer le lieu jusqu'où le pape et sa cour accompagnèrent l'empereur. » (Fransoy, t. I, fol. 22-25 vo.)

« Urbain V eut la satisfaction de finir les murailles de la ville, en les faisant continuer depuis le pont de la Sorgues au-dessous des Frères prêcheurs, jusqu'à la porte du Rhône, terme des ouvrages de Clément VI, et depuis la porte Saint-Lazare jusqu'au rocher, et en relevant la partie de ces mêmes murailles depuis la porte Saint-Michel jusqu'à celle [de] Limbert, que le débordement des eaux du Rhône et de la Durence avoient fait écrouler. » (Teissier, t. II, p. 27.)

« Le pape Urbain V fit construire les remparts depuis la porte Saint-Lazare inclusivement jusqu'au rocher, c'est la plus belle partie. » (Fransoy, loc. cit.).

Le pape Urbain V fit faire le ravelin de cette porte (S. Lazare).

On y lit ces mots : clav... Petri tuta. (Fonds Massilian, t. I, fol. 186.)

« Urbain V, au commencement de son pontificat [1362], reprit l'ouvrage où son prédécesseur l'avait laissé, refit le ravelin de cette porte de Saint-Lazare et continua le rempart jusqu'à la roche des Doms.

Ses armes sont sur l'ancienne porte de la Ligne et en plusieurs endroits de cette partie des murailles.

Il refit celles qu'Innocent VI avait élevé à la hâte entre les portes de Saint-Michel et d'Imbert, et bâtit la partie qui est depuis la tour des Miracles jusqu'à la Sorguette, avant le jardin des Frères prêcheurs. »

 

1365, 5 mai. « Acte d'acquit de mille florins d'or levés et receus par Jean Textoris dans les paroisses de Saint-Pierre et de Saint-Simphorien, pour prêt pour aider à faire les murailles de la ville. (Archives de la ville, boite 22, n° 5 E.) – (Fonds Massilian, t. I, fol. 180.)

 

« Dans un acte de 1372 [21 avril] receu par Pierre Caussanicis (?), notaire d'Avignon, pour un prix fait donné par Mr. Jean de Regis et Mre. Bertrand de Manso, sacristain de Saint-Didier, directeurs de l'ouvrage des murailles de la ville à Jordan Ami [de Villeneuve] pour refaire un pan de muraille du côté des Dominiquains, « juxta hortum Fratrum praedicatorum inter turrim Sti Joannis existentem supra aquam Sorgiae et unum pannum receptum per magistrum Raymundum de Montilis juxta domum domini cardinalis Morinensis » : on voit que ledit a cédé deux tiers de ce pan de muraille à faire à d'autres, et ne s'en est retenu qu'un tiers, scavoir 40 cannes, par où il paroit que le total de la muraille étoit de 120 cannes. Le prix de la canne quarrée de gros mur, latitudinis sex palmorum, étoit de 6 florins et 5 gros et chaque canne quarrée de mur de buget (?) étoit de 3 fl. et 3 gros. Le dit Jordan déclare avoir reçu à-compte des dits directeurs XXVIII francos auri valentes florenos auri, quem libet XXIV solidos. » (Répert. de 1416, n° XLVII. Arch. de la ville ; boîte 22, n° 12 M. — Bibl. Calvet, Fonds Massilian, n° 1, fol. 181.)

 

 

 29 septembre 1364 Bataille d'Auray, Jean Chandos fait prisonnier Bertrand Duguesclin <==

 21 janvier 1365 château de Niort, Bertrand Duguesclin prisonnier de Jehan Chandos <==

==> 1366 — LES TARD-VENUS – Seguin III de Badefol- Notes relatives â l’invasion des grandes compagnies

==>  Le prince de Galles gagna la bataille de Najara ou Navarette, le 3 avril 1367 contre Henri de Transtamare et Du Guesclin ; Henri s’échappe et Duguesclin fut fait prisonnier.

 

 

 

 

 

(1). « Dilecto filio nobili viro Edwardo, Aquitanie et Wallie principi,salatem etc.

Dilectus filius nobitis vir Bertrandus de Querclin, comes de Longavilla, lator presentium, vir strenuus et devotus, negotium Deo et apostolice sedi ac hominibus bone voluntatis acceptum totique populo Christiano perutile, ut videlicet cum tuo aliorumque principum et magnatum consilio et auxilio impietatis fascicules scilicet comitivas detestabiles, nonnullas partes fidelium destruentes, dissolvat et convertat contra perfidos agarenos magnanimiter promoturus, assumpsit, propter quod ad presentiam tue nobititatis accedit, ipsum igitur digne honorandum et in tam pio negotio confovendum eidem nobilitati sinceris affectibus commendamus sibique super hiis que de predicto negotio tibi ex parte nostra narraverit velis fidem indubiam adhibere.

Dat. Avinione, VIII idus Maii, anno tercio.

 

Dilecto filio nobili viro Johanni de Gralleyo, capitali de Bug, militi Burdegalensis diocesis. Dilectus etc. ut supra in proxima usque cum tuo atiorumque magnatum consilio etc. usque ad finem.

Eodem modo nobili viro Johanni Chandos, vicecomiti Sancti Salvatons et conestabulo Aquitanie. (Archives du Vatican, registre 247, fol. 91.)

 

(2). Charrière, Chronique de Bertrand du Guesclin par Cuvelier, dans les Documents inédits sur l'histoire de France, t. II, p. 393; cf. Luce, Froissart, t. VI, p. LXXX, note 3; Maurice Prou, Etude..., p. 58; H. Denifie, t. II, p. 485.

 — Le texte de la promesse de du Guesclin est intéressant à relever: « Nous avons promis et promettons audit roy... mettre et emmener hors de son royaume lesdites compaignes a nostre povoir, le plus hastivement que nous pourrons, sans fraude ou mal engin, et aussi sanz les tenir ne souffrir demourer ne faire arrest en aucunes parties dudit royaume, se n'est en faisant leur chemin, et sans ce que nous ou lesdittes compaignes demandions ou puissions; demander audit roy... ne a ses subgiez ou bonnes villes, finance ou autre aide quelconques..,. »

 

 

 

Raoul de Louppy était un noble français (originaire de Lorraine ou de la région de Bar), nommé gouverneur du Dauphiné par le roi de France (Charles V ou son prédécesseur) après que le Dauphiné fut devenu apanage royal en 1349 (sous Philippe VI, puis intégré pleinement sous les Valois). 

Le gouverneur part de Crémieu (Crémieu, en Dauphiné, près de Lyon, importante place forte) le lundi 27 avril.

Il voyage 71 jours jusqu’au 6 juillet, dont 24 jours sans frais royaux (car il s’occupe de ses affaires personnelles à Louppy et Bousaut, ses terres en Lorraine/Barrois). 

Le reste (47 jours) est aux frais du roi, avec une suite de 44 chevaux (chevaliers, clercs, écuyers : Guy de Morges, Alegret de Bohenc, Amé de la Mote, Jacques Artaut, etc.). 

Coût total du voyage : 1050 florins ½ gros petits (dont 385 florins 9 gros ½ pour gages ordinaires ; reste 664 florins 3 gros remboursés).

 

 

« Pour lequel voiage faire le dit gouverneur parti de Crémieu ou Dalphiné le lundi 27e jour du dit moys d'avril au matin, & en ycellui vaqua et continua jusques au 6e jour de juillet ensuivant, ou quel temps sont compris 71 jours, dont il echiet 24 jours dont il ne prant nulz despens fur le Roy, durans lefquelx il fu pour ses besoignes en se terre de Louppy et de Bousaut, pour le demourant 47 jours ; et au partir et congié pranre du Roy lui fu par lui commandé et enchargié que tantost et briefment aprez il s'en alast en Avignon devers le Pappe aprez messire Jehan de Chandos et autres ambaisseurs du Roy d'Angleterre, pour les causes esclarcies en la partie subséquent.

Et en faisant le dit voiage mena en se compaignie messìre Guy de Morges, messìre Alegret de Bohenc, messire Amé de la Mote et messìre Jaques Artaut, chevaliers, Emonnet Richart, Jehan du Sause, clerc des comptes du Dalphiné, Henry de Barbes, Guichart de Saint Germain et plusieurs autres, tous à armes, faisans le nombre de 44 chevaux, pour cause des compaignes qui estoient en Bourgoigne :

si comme de toutes ces choses est plus à plain faite mencion ou pappier du dit gouverneur, et comme il puet apparoir par les parties des despens pour ce fais escrips ou pappier de ses dictes gens, qui montent pour tout 886 florins 10 gros de petit pois, et en une autre partie 156 florins 8 gros de bon pois, valent 163 slor. 2 gios 6c demi petiz, pour tout 1050 florins demi gros petiz, dont il chiet pour les gaiges ordinaires par le temps dessus dit, valent 385 slor. 9 gros et demi; demeure. 664 florins 3 gros.

 

Pour autres despens fais par le dit gouverneur ou mois d'octobre ensuivant, pour aler de rechief en Avignon tant pour cause du commandement du Roy nostre seigneur à lui sait au voiage précédent, pour aler aprez messìre Jehan de Chandos et autres ambaisseurs du Roy d'Angleterre, qui lors y estoit ales ou dévoient estre briefment, afin de empesehier leur messagier, comme par lectres escriptes le 13e jour du dit mois d'octobre, pour aler au dit lieu d'Avignon, tant pour cause de ce soit comme pour autres besoignes que ycellui seigneur lui avoit secrètement enchargiées au départir de lui du dit voiage précédent.

Pour les quelles causes il vaqua en ce voiage présent du 10e jour du dit moiz juques au 18e jour d'icellui moys, par 8 jours et demi, au nombre de 29 chevaux, tant alant, demourant et besoignant pardevers le Pape et les cardinaulx, comme en retournant : si comme il appert par les parties des despens pour ce sois escrips ou dit pappier, montent pour tout 128 florins 10 gros de bon pois, valent 134 florins 2 gros 6c demi, dont il chiet pour ses gaiges 69 florins 9 gros 1 quart; demeure .... 64 flor. 5 gros 1 quait. »

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