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PHystorique- Les Portes du Temps
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16 décembre 2025

1174 Confirmation par Richard comte de Poitiers et duc d'Aquitaine, fils du roi d'Angleterre, des donations faites par ses prédécesseurs à l'abbaye Sainte-Croix de Bordeaux.

 Cette charte est réalisée par Richard Cœur de Lion, alors comte de Poitiers et duc d'Aquitaine, avant son accession au trône d'Angleterre (qu'il reçoit en 1189).

 

Richard, comte de Poitiers, duc d'Aquitaine et fils du roi Henri II d'Angleterre, confirme les donations faite par ses prédécesseurs à l'abbaye Sainte-Croix et relatives aux églises de Saint-Macaire, de Saint-Hilaire du Taillan. de Sainte-Marie de Macau, de Sainte-Marie de Soulac, et à la coutume de trois muids de sel à la Pouyade et à la Fermentade.

 


Cela confirme qu'il jouait déjà un rôle majeur dans les affaires de son duché aquitain.

 

Objectif de la charte

  • Confirmation des dons : La charte vise à confirmer les dons faits à l'abbaye Sainte-Croix de Bordeaux par ses prédécesseurs, dont son père, Henri II, et son grand-père, Guillaume X, duc d'Aquitaine.

 

 

 

 

Richard, fils du roi d'Angleterre, comte de Poitiers, duc d'Aquitaine,
aux archevêques, évêques, abbés, comtes, vicomtes, barons, justiciers, baillis, ministres et à tous ses fidèles du Poitou et d'Aquitaine, salut.

Que tous sachent que j'ai accordé et confirmé par la présente lettre à l'église Sainte-Croix de Bordeaux et aux moines qui y servent Dieu, toutes les donations faites par nos prédécesseurs à ladite église, et que ceux-ci ont confirmées par leurs lettres.


Je confirme spécialement à cette église les lieux et les églises suivantes :
le lieu de Sainte-Croix,
le lieu de Saint-Macaire, (
Fortifications de la Cité médiévale de Saint-Macaire (Gironde))
l'église de Saint-Hilaire d'Ortalans,
l'église Sainte-Marie de Macau,
l'église Sainte-Marie de Soulac. (
4 juillet 1199 Charte d’Aliénor d’Aquitaine donnée à Soulac (Solacum) confirmant les donations faites à l’abbaye Sainte-Croix de Bordeaux.)

 

Ces églises, avec toutes leurs dépendances, dans les villages, les vignes, les dîmes, les prairies, les pâturages, les pêcheries, les bois, les chemins, les sentiers, avec toutes les coutumes et libertés, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur des murs de la ville, ainsi que la coutume des trois boisseaux de sel, ainsi que La Poujada et La Formentada, que Guillaume, duc d'Aquitaine, leur avait confirmées, je les concède et les confirme à l'église et aux moines susdits.

 

C’est pourquoi je veux et ordonne fermement que l’église Sainte-Croix puisse posséder librement, honorablement, intégralement et paisiblement, comme elle les a possédées, à l'époque de nos ancêtres, et comme ils les ont possédées de la manière la plus libre et la meilleure.

 

Et si quelqu’un, que ce soit dans leurs biens, leurs libertés ou leurs coutumes, porte atteinte aux moines, leur fait du tort ou les méprise, je prie et j'ordonne instamment, au nom du Seigneur, qu’ils fassent réparer sans délai les torts faits, ou qu'ils fassent rendre justice sans retard.

 

Ont été témoins :

  • Foulques de Matha, (sénéchal de Poitou de 1174 à 1178) et Guillaume Mangot, seigneur de Surgères, était grand sénéchal du Poitou en 1177;
  • Geoffroy Lanstor ;
  • Amanieu d’Albret (1) ;
  • Amalvin de Blanquefort ;
  • Guillaume Forto de Brunin ;
  • Gailhard de Bordeaux.

 

Donné à Bordeaux, l'an de l'Incarnation du Seigneur 1174.

 

Les chartes ducales bordelaises sont très majoritairement scellées in palatio de Umberia / apud Umbrariam / apud Burdegaliam.

 

Rôle d'Aliénor d'Aquitaine : Cette charte s’inscrit dans la continuité de la politique d'Aliénor et de ses descendants pour affirmer les privilèges religieux dans le duché d'Aquitaine et pour soutenir la stabilité des institutions ecclésiastiques.

 

Lieux confirmés

Les églises mentionnées dans la charte, comme Sainte-Croix, Saint-Macaire, et Soulac, étaient des centres religieux importants dans l'Aquitaine médiévale.

Elles bénéficiaient de nombreuses terres et droits, consolidant la richesse et la protection de l'abbaye de Sainte-Croix, ainsi que le développement de la région.

 

Les témoins et leur importance

Les témoins de cette charte sont des personnalités influentes du Poitou et de l’Aquitaine.

Parmi eux, des sénéchaux, des chevaliers et des écclésiastiques, tous attachés à la cour de Richard.

 Leur présence atteste de l'importance de l'acte et de son soutien dans les cercles de pouvoir locaux.

 

 

Moyen-Age Classique 1137 / 1204 période Aliénor d'Aquitaine<==

LISTE DES BAILLIS ET DES SÉNÉCHAUX. LISTE DES GRANDS SÉNÉCHAUX DU POITOU.<==

Les ligues féodales contre Richard Cœur de Lion et les poésies de Bertran de Born (1176-1194)

Liste des sièges impliquant Richard Cœur de Lion entre 1173 et 1175<==

 

 

De confirmatione donationis supradicte facte a domino Ricardo, comite Pictaviensis (sic), duce Aquitanie, filio regis Anglie.

Ricaldus, filius regis Anglie, comes Pictaviensis, dux Aquitanie, archiepiscopis, episcopis, abbatibus, comitibus, vicecomitibus, baronibus, justitiis [justitiariis?], balliviis, ministris et omnibus fidelibus suis totius Pictavie et Acquitanie, salutem.

Sciatis me concessisse et presenti carta confirmasse domino et ecclesie Sancte-Crucis Burdegalemis, et monachis ibidem Domino servientibus, omnes donationes eleemosinarum quas antecessores nostri predicte ecclesie concesserunt et sua carta confirmaverunt; nominatim eis confirmo locum Sancte-Crucis et locum Sancti-Macharii et ecclesiam Sancti-Hilarii de Ortolano et ecclesiam Sancte-Marie de Macau, et ecelesiam Sancte-Marie de Solaco ; istas ecclesias cum omnibus appenditiis suis in villis, in vineis, in decimis, in pratis, in pascuis, in piscationibus, in nemoribus, in viis, in semitis, cum omnibus consuetudinibus et libertatibus extra muros civitatis et infra, et cum consuetudine trium modiorum salis et la Poujada et Formentada, quas Guillelmus, dux Aquitanie, eis confirmavit, ego predicte ecclesie et monachis ibidem Domino servientibus concedo et confirmo. Quare volo et firmiter precipio quod ecclesia Sancte-Crucis istas donationes quas in presenti habet, vel in futuro rationabiliter acquisitura est, libere, honorifice, integre et quiete possideat sicut [tempore] antecessorum rneorum eas melius et liberius possedit.

 Si quis etiam antedictis monachis in redilibus eorum, vel libertatibus, vel consuetudinibus, injuriam vel contumeliam fecerit, tam modernis quam posteris mandamus et obsecramus in Domino quatenus sine dilatione eis malefacta emendari facialis, vel districtam justitiam eis exhibeatis.

 His testibus : Fulcone de Mastac et Guillelmo Maugeti, senescallis Pictavie; Gauffredo Lanstor, Amanevo de Lebret, Amalvino de Blanquefort, Guillelmo Forto de Brunin, Gailhardo de Burdegalense.

Data apud Burdegalensem, anno ab incamatione Domini millesimo centesimo septuagesimo quarto.

 

C'est Amanieu IV qui clôt la liste des sires d'Albret du XIIe siècle.

 Resté chef de sa maison pendant plus de cinquante ans (son testament est de 1209), il nous est un peu mieux connu que ses prédécesseurs.

 Huit documents nous ont transmis son nom en môme temps que le souvenir do ses actes pieux ou des solennités auxquelles il prit part-comme vassal des ducs d'Aquitaine (rois -d'Angleterre) Henri II et Richard Coeur-de-Lion.

Nous le retrouvons d'abord dans un titre de l'abbaye de Font-Guilhem qui le qualifie neveu de Gaston V, vicomte do Béarn (1140-1152.) Il fait présent à l'abbaye, dirigée alors par Etienne, de ses terres d’Artigavella.

En 1156, il est au nombre des barons aquitains qui ont suivi Henri II Plantagenet à l'abbaye de La Sauve-Majeure et il signe, avec son suzerain, une charte de concessions faites à ce monastère.

L'année suivante,  on le voit en guerre contre l'évêque de Bazas. Il essaye même de se rendre maître de cette ville, mais il est battu et contraint de demander la paix au clergé.

En 1160, son nom apparaît de nouveau, suivant les Bénédictins, clans une charte d'Odon, vicomte de Lomagne, où il est question de Roger, frère d'Amanieu de Lebret.

En 1170, quand une nombreuse ambassade de barons anglais et français est envoyée en Espagne pour accompagner Eléonore, fille d'Henri II d'Angleterre, à la cour de son époux le roi Alphonse de Castille, Amanieu d'Albret fait partie de l'escorte avec ses voisins les vicomtes de Tartas et de Rayonne. Zurita l'appelle Amaneus Lebretensis.

1174. — On le revoit ensuite à Bordeaux, où il signe, avec son nouveau suzerain, Richard, comte de Poitiers, une charte confirmative des donations faites à l'abbaye de Sainte-Croix.

1190. — Puis, 40 ans plus tard, à La Réole, où il souscrit, à la suite du même Richard, devenu roi d'Angleterre, un acte (2) qui sanctionnait les concessions accordées au monastère de la Sauve.

 

(2). Gall. Christ. (1715), I, p. 988. Il est appelé dans cet acte Amanevus de Lebret.

1195. — Enfin l’Art de vérifier les dates nous le montre, à la fin du XIIe siècle, déclarant, dans une charte, avoir payé tous les droits dotaux et légitimaires de Rose d'Albret, sa soeur.

Tels sont, à notre connaissance du moins, les documents qui ont rapport à la maison d'Albret, pendant les deux premiers siècles de son existence historique.

Vassaux des ducs de Gascogne à la fin du Xu siècle, des ducs d'Aquitaine au XIe et au XIIe ; protecteurs et bienfaiteurs de l'abbaye de Condom ; honorés de charges ecclésiastiques dans l'évêché de Bazas, témoins de toutes les solennités religieuses de l'Aquitaine ; unis par des liens de parenté aux vicomtes de Béarn ; chefs d'une partie de l'armée gasconne durant la première croisade, les seigneurs d'Albret paraissent avoir joué un certain rôle dans tous les événements qui ont trait à la féodalité du Midi, et en particulier à celle du Sud-Ouest.

Malheureusement les indications qui les concernent sont trop peu nombreuses et trop peu précises pour permettre autre chose qu'une sèche énumération.

 

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