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PHystorique- Les Portes du Temps
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17 novembre 2025

Fortifications de la Cité médiévale de Saint-Macaire (Gironde)

 

Histoire du Château Fort de Saint-Macaire

Ducal d’Aquitaine – Dès le XIe siècle

 

CHRONOLOGIE DU CHÂTEAU

  • XIe siècle (vers 1027–1030)

Construction par Guillaume V le Grand

Premier château ducal en bois (motte). Tour de guet sur le rocher dominant la Garonne. Remplace le castelium romain.

 

  • 1060–1080 ; Reconstruction en pierre (Guillaume VIII)

Donjon carré (10 m de côté), enceinte avec fossés. Contrôle du gué de Thuron.

 

  • 1152 : Aliénor d’Aquitaine

Mariage avec Henri II Plantagenêt → château devient anglo-gascon. Salle des États ajoutée.

DESCRIPTION DU CHÂTEAU (XIIe siècle)

Donjon : Roman (carré, 20 m haut)

Résidence ducale

 

Enceinte : Pierre de taille (calcaire local)

300 m de périmètre

 

Fossés : Secs + palissade

Défense contre Vikings & Normands

 

Porte principale : Plein-cintre

Accès au gué de Thuron

 

Chapelle castrale : Saint-Michel

Intégrée au donjon

 

 

 

  • 1295 : Siège d’Édouard Ier

Remparts renforcés (tours rondes). Porte de Rendesse construite.

 

  • 1453 : Fin de la Guerre de Cent Ans

Charles VII reprend le château. Démantèlement partiel (tours rasées).

 

  • 1621 : Démolition royale (Louis XIII)

Remparts abattus après révolte protestante. Pierre réutilisée pour l’église Saint-Sauveur.

 

  • XIXe siècle : Ruines romantiques

Léo Drouyn dessine les vestiges (plan 1846). Tour de l’Horloge seule survivante.

 

  1. Rue de la Carreyrosse.
  2. Rue Rendesse.
  3. Rue de Corne.
  4. Rue des Clotes.
  5. Rue de Lourdideuil.
  6. Rue de Lanau.
  7. Rue de Pommiers.
  8. Rue d’Audèle.
  9. Rue des Bans.
  10. Rue Yquem.
  11. Place du Marché.
  12. Rue de l’Echelle.
  13. Rue du Tron.
  14. Rue du Porta-Nova.
  15. Rue la Nau
  16. Port.
  17. Chenal.
  18. Rue Portette.

rv. Rue Virac

 

pb. Porte Benauge

pr. Porte Renderesse.

Pt. Porte Turon

 

 

Voici un Compte-rendu des travaux de la Commission des monuments historiques du département de la Gironde pendant l'année 1845.

 

A diverse reprises, et notamment vers 1800, on trouva, au couchant et au pied du presbytère actuel de cette ville, dans le jardin de l’ancien prieuré des jésuites, des fragments de mosaïque, dont quelques débris seulement ont pu être recueillis par M. Lafargue, de Langon.

Le lieu de Saint-Macaire avait donc sa population gallo-romaine, il portait alors le nom de Ligena, ainsi que le rappelle la légende de ses armoiries :

Olim Ligena, nunc Sancti-Macarii nomine urbs.

Un oratoire dédié à Saint Laurent, et ou saint Macaire le jeune fut inhumé au Ve siècle ;

Plus tard, au XIe siècle, la fondation d’une abbaye de bénédictins, telles furent les circonstances qui déterminèrent une agglomération considérable de population sur ce point.

Cette localité fut fortifiée de bonne heure : d’après un titre de l’an 1096, mentionné par Besly, le duc de Guienne assiégea alors cette ville, place forte qu’il prit, et la ruina.

Aucun document n’a pu servir à préciser l’époque de l’érection des enceintes dont nous voyons les restes ; mais par induction, nous croyons pourvoir rapporter la date des premiers murs au XIIe siècle ou XIIIe siècle.

 

Première enceinte :

 Elle avait à peu près la forme d’un rectangle, dont un grand côté était dirigé parallèlement à la Garonne, c’est-à-dire de l’est à l’ouest.

Six portes s’ouvraient dans cette enceinte : au milieu de la face nord, la porte de Cadillac : le changement de direction de la route qui conduit vers la localité a fait donner aujourd’hui à cette porte le nom de l’Hôtel de Ville ; voûte contrée en ogive et couronnée d’une tour carrée à mâchicoulis.

A l’ouest de cette porte, et toujours sur le côté nord, on trouvait, à côté d’une tour carrée, une seconde porte donnant issue à la rue de Lanau.

A l’est, la porte Yquem et la porte Mercadiou, toutes les deux détruites et tirant leur nom : la première du nom de la rue qu’elle fermait, la seconde de la place dont elle était rapprochée.

Le côté sur, bordé par le fleuve, ne présentait aucune issue.

A l’ouest, étaient la porte Neuve et la porte de l’Hôpital ; le nom de la première indique une construction postérieure au reste des remparts ; et en effet, le mur qui l’avoisine, semble par sa conservation n’avoir pas une antiquité très reculée : un titre de 1562 mentionne cette porte sous ce nom.

La deuxième porte détruite sous l’empire rappelle par sa dénomination que, jusqu’en 1793, l’hôpital de cette localité occupait un local voisin appartenant aujourd’hui à M. Destrilles.

M. Virac décrit de la manière suivante le tracé des murs, en le rapportant aux rues actuelles :

« Cette première enceinte partait d’un coude que forme la rue du Port-Nava, près de l’emplacement ou existait, il y a une vingtaine d’années encore, la maison du Gouverneur.

Elle se dirigeait vers le nord en traversant les jardins de la maison Boinard, appartenant autrefois à la famille Spens de Lancre, et venait joindre la porte Mercadiou, placée presqu’à l’extrémité occidentale de la rue du Turon.

Delà, elle venait, en formant presque tout le côté est de la rue de l’echelle, jusqu’à la porte et à l’entrée de la rue d’Yquem.

De cette porte, et après avoir contourné la maison Baritault, aujourd’hui possédé par les sieurs Boirac et Sieuzac, elle suivait, dans la direction du levant au couchant, et garantie par un fossé, les emplacements consacrés aux allées ou promenades publiques, autrefois les Boulevards.

Dans la partie ou le mur prenait la direction du levant au couchant, on trouvait la porte-tour de Cadillac ou de l’Hôtel de Ville, la tour était près de la maison et dans le jardin Ducaule, à un angle de la rue des Pommiers, et la tour carrée qui était à l’extrémité de la petite rue de Lanau, actuellement prolongée sur le sol de l’ancien fossé jusqu’à l’allée.

A l’angle du clos de Lanau, le mur changeait de direction et allait du nord au sud-ouest.

C’était dans cette dernière partie qu’était pratiquée la porte de l’Hôpital, au lieu où est à présent l’entrée occidentale de la rue de Lanau.

De ce point, il suivait, toujours garanti par un fossé et allant de l’ouest au sud-est, le chemin ou la rue dont le midi est garni de maisons, mais dont le nord n’offre que des jardins, ure innommée, mais qui prenait naissance à l’extrémité nord de celle de Carreyrose et arrivait à la Porte-Neuve.

Là, il était flanqué d’une tour construite à peu de distance et à l’ouest de cette porte ; puis, après avoir suivi sur un petit espace la même direction, il tournait vers le sud et venait joindre le château à l’un des angles du jardin Lhuile ; jardin établi depuis nombreuses années sur l’emplacement des fossés de la ville et du château.

Au midi, le rocher escarpé sur lequel est assise la ville, lui servait de défense.

La Garonne, passant anciennement au pied de ce rocher, la garantissait aussi contre toute surprise.  

Une impasse, existait encore il y a dix à douze ans, entre le jardin de l’ancien prieuré et le jardin de la maison d’école, conduisait à un balcon appelé la Guérite.

Nulle- part, la sentinelle ne pouvait être mieux placée pour surveiller les abords de la place.

La plus grande longueur de cette enceinte était 382 mètres, de la porte Mercadiou à celle de l’hôpital, et sa plus grande largeur de 190 mètres, depuis l’ancien prieuré des jésuites jusqu’à la porte de Cadillac ou de l’hôtel de ville ; son développement de 1020 mètres ; sa surface de 5 hectares 40 ares.

La hauteur des courtines était de 10 mètres environs ; leur sommet était couronné de créneaux avec meurtrières, mais sans mâchicoulis ; des consoles servaient seulement à augmenter la largeur du parapet.

L’entretien de ces murs était, d’après les délibérations du corps municipal, à la charge des habitants.

Le donjon de cette place en occupait l’angle sud-ouest, d’où il dominait à la fois la ville et la rivière.

On ne possède pas de dessin de ce monument ; mais M. Jouannet, qui en avait vu les ruines, en donne la description :

«  Le château, disait cet antiquaire, n’offre que des ruines du milieu desquelles s’élève un donjon ou massif quadrilatère entr’ouvert de toutes parts, et dont les murs épais de 3 mètres et fortement cimentés ont résisté à tous les efforts qu’on a faits pour les détruire.

Ces ruines, d’un effet très pittoresque, laissent voir,  dans ce qui reste des voûtes, un genre de construction très ancien.

M.Virac fait la même remarque sur le degré d’ancienneté de ce château ; il croit qu’il était antérieur non-seulement à l’enceinte de cette ville, mais même à sa belle église, pour laquelle une inscription bien connue donne la date de 1040.

 

La démolition de ce fort fut prescrite en 1626 par le corps de  ville et effectué la même année par le capitaine Rochebrun, commis à ce travail par le duc d’EPERNON.

 

Un procès-verbal d’arpentage dressé le 9 avril 1627, assigne les superficies suivantes :

1° Au château, y compris ses fossés, 1 journal 1 latte, ou 30 ares.

2e Au ravelin, 8 toises 2 pieds, ou 32 mètres carrés.

3e Au donjon et aux ruines laissées alors debout, 1 latte 2/3, ou 3 ares 83 centiares.

4e Au jardin, au-delà du chemin qui le séparait du château et qui conduisait de l’église à la porte neuve, 4 lattes 1 :3, ou ares.

La destruction de la partie du donjon laissée debout fut opérée au mois de février 1837.

Sur les autres points du circuit, la muraille était défendue par les tours rondes déjà mentionnées, voûtées en ogive à nervures saillantes et percées de meurtrières.

Trois de ces tours, vers le nord-ouest, étaient accompagnées de petites portes ou poternes qui ménageaient des issues aux rues y aboutissant.

 

Deuxième enceinte :

 Le premier agrandissement qui eut lieu eut pour bit d’incorporer à la ville le faubourg, dit Turon, qui s’était formé à l’est de la première enceinte ; il réunit à la ville une surface de 1 hectare 23 ares, enveloppée par une ligne de 430 mètres, ayant à peu près la forme d’un trapèze.

La porte Mercadiou établissait la communication entre la ville primitive et ce nouveau quartier, et la porte Turon, distante de la première de 130 mètres, donnait sur la campagne, ou une tour carrée la protégeait extérieurement au nord.

« Cette porte était pour ainsi dire quadruple ; elle était précédé du côté de la ville de trois autres, dont deux ont disparu ; la dernière à l’intérieur à cintre ogival, surmontée d’une tour carrée crénelée, existe encore, et la municipalité de Saint-Macaire, en l’aliénant au sieur Jean Dagut, il y a vingt-cinq ou vingt-six ans, imposa à ce dernier l’obligation, non seulement de la laisser toujours subsister, mais encore de n’y rien changer, et de la réparer quand il serait besoin.

Les deux premiers portails ont été démolis avant la révolution ; tout le reste existe encore ».

Une dernière porte était établie à côté de la tour de la rue de la Portette, nom qui rappelle sans doute l’existence d’un porterne.

« La deuxième enceinte Turon, dit M. Virac, partait du coude de la rue du Porta-Nava, suivait la déclivité du rocher, le long de l’ancien lit de la Garonne, jusqu’à la fontaine et au lavoir du Turon ; là étaient les quatre portes, et se trouve encore la tour carrée du même nom.

De ce point, le mur se dirigeait vers le nord jusqu’à un autre point qu’il serait maintenant difficile de déterminer, le Palais ou maison Savignac, sa chapelle et ses jardins, ayant été édifieés au commencement du XVIIe siècle sur cette partie de l’enceinte.

De là, la muraille, garantie d’un fossé, se dirigeait en droite ligne, du levant au couchant, jusqu’à la rue de l’Echelle, ou pour mieux dire, jusqu’à la première enceinte.

Vers la moitié de cette dernière partie, une tour la flanquait à l’extrémité nord de la rue de la Portette, rue à présent prolongée par le remblai du fossé, jusqu’au chemin qui sépare Saint-Macaire du Pian ».

 

Troisième enceinte :

 Peu de temps après la réunion à la ville du faubourg Turon, un autre faubourg à l’est, celui de Rendesse, fut de même enveloppé dans une ligne murale qui le joignait à la ville.

Sa surface était de 94 ares, la longueur développée de son enceinte de 450 mètres.

C’est probablement à l’époque de l’érection de ces murs que fut percée dans la première enceinte la porte Neure, qui communiqua avec ce faubourg.

A son extrémité occidentale, on pratiqua une porte donnant sur la campagne, et qui dut vraisemblablement porter le nom de porte Rendesse.

Aujourd’hui elle est appelée porte Dumas, d’un nom du propriétaire voisin. Surmontée d’une tour carrée, crénelé ; cintrée en ogive.

La troisième enceinte de Rendesse partait de la porte de l’Hôpital et se dirigeait en ligne droite vers le S.-O., sur l’angle ou était la porte d’entrée sur le quai Rendesse ;

De cette porte elle suivait l’ancien lit de la Garonne, et, remontant vers le château, venait se joindre à cette fortification ;

Deux issues au moins y avaient été ménagées, l’une vis-à-vis la petite rue de Corne, et la seconde correspondant à la rue des Clottes.

Dans les premières années du XVIIe siècle, St-Macaire avait une population de 5 à 6,000 âmes.

 Le recensement de 1841 n’a trouvé que 1,535 habitants, et cette progression décroissante ne s’est pas arrêtée.

 Le faubourg de Turon qui, au XVIe et au commencement du XVIIe siècle, était une des parties les plus riches de la ville, à cause du voisinage du port, a vu diminuer sa population et sa richesse, lorsque le lit de la Garonne s’est modifié. Aujourd’hui il ne présente plus de ruines.

 

 

Au XVIIe siècle, la ville est ruinée par les guerres et les pestes.

L’accès de Langon au privilège des vins entérine le déclin.

Le Port du Thuron envasé laisse la place au nouveau port au Quartier Rendesse, faisant basculer l’ensemble des activités à l’Est de la ville.

Les marchés se tiennent désormais devant la Porte de Cadillac.

L’envasement et le déplacement du lit du fleuve dégagent un espace d’alluvions appelé le pradeau, futur palud, et font disparaître le passage à gué.

 

 

 

 

Église Saint-Sauveur (Gironde) – Xe–XIXe siècle

 

CHRONOLOGIE COMPLÈTE 

 

  • Xe siècle (962 ?)

Légende : Guillaume III Fier-à-Bras fait reconstruire le cloître après les raids vikings. Réalité : crypte en travaux vers 970–980. Pas de cloître roman attesté.

 

  • XIIe siècle

Construction romane : Cloître carré (50 toises = ~100 m²) autour d’un jardin d’herbes médicinales. Colonnes géminées, chapiteaux à feuilles d’acanthe.

 

  • 1295 : Destruction partielle

Guerre de Guyenne (Édouard Ier vs Philippe le Bel) → incendie. Reconstruit en gothique.

 

  • 1562–1594 : Guerres de Religion

Protestants occupent Saint-Macaire. Cloître pillé, voûtes effondrées. Reliques de saint Macaire cachées.

 

  • 9 avril 1627 : Arpentage officiel

François de Sourdis (cardinal) fait mesurer le cloître : 50 toises en carré (PV notarié). Sacristie adjacente : 20 toises.

 

Procès-verbal d’arpentage de Saint-Macaire 9 avril 1627

Saint-Macaire (Gironde), église Saint-Sauveur et château ducal

Source : Archives départementales de la Gironde, série G (clergé séculier), liasse 127

« L’an mil six cens vingt-sept, le neufviesme jour d’avril, après Pasques, nous, Jehan de Lalande, notaire royal à Saint-Macaire, et Pierre Dupuy, arpenteur juré du roi, sommes descendus en l’église Saint-Sauveur de ladite ville, à la requête de Messire François de Sourdis, archevêque de Bordeaux, pour arpenter et borner le cimetière, le cloître, la sacristie et le tombeau de saint Macaire… 

 

Mesuré le pourtour du cimetière :

cent vingt toises de long, quatre-vingts de large.

Le cloître : cinquante toises en carré.

La sacristie : vingt toises de profondeur.

 

Le tombeau du saint, sous le maître-autel : cinq pieds de long, trois de large, en pierre de taille, couvert d’une dalle de marbre blanc gravée : 

« HIC REQVIESCIT CORPVS SANCTI MACARII CONFESSORIS »

Présents : Dom Bernard de la Croix, prieur de Saint-Sauveur 

Maître Guillaume Fabre, chanoine 

Jehan Lacoste, marguillier

 

Signé : J. de Lalande, not. roy. – P. Dupuy, arp. – B. de la Croix, prieur »

 

 

 

1627 Règne de Louis XIII – guerre contre les protestants en Guyenne. Saint-Macaire est place forte catholique.

François de Sourdis : Archevêque de Bordeaux (1599–1629). (1)

(1). La mère du tout jeune archevêque est la tante de Gabrielle d’Estrées qui est alors la favorite d’Henri IV, de quoi expliquer cette fulgurante ascension.

5 juillet 1599 : Nommé  à 24ans archevêque de Bordeaux & Primat d’Aquitaine

Henri IV signe les bulles papales. Gabrielle d’Estrées (favorite) est tante par alliance de sa mère (Isabelle Babou de La Bourdaisière).

20 décembre 1600 : Reçoit la barrette de cardinal (titre : S. Giovanni a Porta Latina)

Plus jeune cardinal de France. Clément VIII cède à la pression d’Henri IV.

1605 : Consacre la cathédrale Saint-André (nouvelle façade)

 

Style Renaissance – symbole du renouveau catholique post-guerres de Religion.

 

 

 

Réforme des reliques : veut authentifier le tombeau de saint Macaire.

Pourquoi un arpentage ?

Litige avec la ville : le cimetière empiète sur les remparts (démantelés en 1621).

L’archevêque veut fixer les limites.

Tombeau : Vide depuis le IXe siècle ? Non : en 1627, on croit encore que le corps est là (légende).

 

 

DESCRIPTION DU TOMBEAU (1627)

Dalle 5 × 3 pieds, Marbre blanc, gravure latine

Caveau, profondeur : 4 pieds, pierre de taille

 

Reliques, Os fragmentaires + cendre (selon le PV)

Dans une boîte de plomb

 

 

 

 

XVIIIe siècle : Déclin & ruine

Envasement de la Garonne → déplacement du centre-ville. Cloître abandonné, utilisé comme remise.

 

1793 : Révolution

Vente comme bien national.

Démantèlement : colonnes vendues, jardin loti. Tombeau de saint Macaire ouvert → vide.

 

1836 : Classement & fouilles

Léo Drouyn dessine les restes (plan publié). Arcades sud encore visibles.

 

Aujourd’hui : Vestiges

Fondations sous la place du Cloître. Une arcade intégrée à une maison privée (rue de l’Église).

 

 

L’Ancien Prieuré des Jésuites à Saint-Macaire

En 1579, le prieuré, et notamment l’église, passe entre les mains des Jésuites.

 

XIIe siècle (1154–1189) : Fondation Plantagenêt

Henri II Plantagenêt et Aliénor d’Aquitaine fondent un prieuré bénédictin dépendant de Sainte-Croix de Bordeaux. Dédié à saint Macaire.

 

 

Henri II : Donation (1154) Terres + dîme du port de Thuron.

Aliénor : Charte (1170) Reliques de saint Macaire transférées au prieuré.

Richard Cœur de Lion : Visite (1190) Pèlerinage avant la Croisade.

Jean sans Terre : Confirmation (1200) Privilèges fiscaux.

 

Charte d’Aliénor (1170) : « Nous, Aliénor, duchesse d’Aquitaine, donnons au prieuré de Saint-Macaire la chapelle du château et les revenus du gué… »

 

Adresse : Rue du Prieuré, 33490 Saint-Macaire (Gironde)

Repère visuel, façade Renaissance avec fronton triangulaire, intégrée à des habitations privées

 

 

 

 

 

 

Eléments protégés au titre des Monuments Historiques

La Commune de Saint-Macaire possède 13 édifices protégés au titre des Monuments Historiques :

• Eglise Saint Sauveur : Classée MH, liste de 1840

• Ancien cloître, au sud de l’église : inventaire MH, 21 décembre 1925

• Maison Messidan, rue amiral Courbet (parcelles 309 et 310) : classée MH liste de 1889

• Maison du XIVème, anciennement rue des Bancs (rue Carnot, parcelle 465), façade : inventaire MH, 12 novembre 1926

• Maison du XVème siècle rue Carnot (parcelle 895), façade : inventaire MH, 1er octobre 1941

• Maison dite « Relais Henri IV », place du marché (parcelle 528), façades et toitures sur la place (y compris la galerie) et sur la cour, escalier en vis, les deux cheminées intérieures : inventaire MH 21 novembre 1973

• Maison attenante à la maison dite « Relais Henri IV » (parcelle 531), place du Marché, façades et toitures (y compris galerie sur la place), cheminées intérieures : inventaire MH 21 novembre 1973

• Maison attenante à la maison dite « Relais Henri IV » (parcelle 527), place du Marché, façades et toitures (y compris galerie sur le place), cheminées intérieures : inventaire MH 21 novembre 1973

• Maison à baies géminées trilobées, place Marché, façade : inventaire MH 12 novembre 1926

• Place du Marché Dieu - arceaux : inventaire MH 11 mars 1935

• Château de Tarde à Saint Macaire, rue du port (parcelle 557), façades et toitures, la tour et le puits : inventaire MH 27 mars 1991

• Maison dite « Maison de Gassies »,12 rue Yquem, la maison et ses cours attenantes en totalité : inventaire MH 25 juillet 2002

• Vestiges de l’enceinte fortifiée de la ville de Saint Macaire : inventaire MH 21 octobre 1997, dont porte du Thuron, classée MH 6 novembre 1915, et porte de l’Horloge, inventaire MH 12 janvier 1931

 

 

 

 

Déplacement du lit de la Garonne à Saint-Macaire (XVIIe siècle)

Pourquoi le fleuve s’est-il déplacé vers l’Est ?

 

CAUSES PRINCIPALES (cumulatives)

 

 

 

 

Facteur

Explication

Conséquences à Saint-Macaire

1. Envasement naturel

 

La Garonne charrie 200 000 tonnes de sédiments/an (argile, sable). Courbure du méandre à Saint-Macaire → vitesse ralentie → dépôt d’alluvions sur la rive concave (Ouest).

Port du Thuron (rive Ouest) envasé dès 1600–1620. Profondeur passe de 3 m à <1 m.

2. Érosion de la rive convexe (Est)

Courant principal creuse la rive extérieure (Est) → érosion latérale (jusqu’à 2 m/an au XVIIe).

Nouveau lit se forme 100–200 m à l’Est. Quartier Rendesse devient accessible aux barques.

3. Crues catastrophiques

Crues de 1604, 1621, 1643 (débordements > 8 m à Bordeaux). Rupture de digues → changement brutal de cours.

Passage à gué (gué de Thuron) disparu vers 1630. Pradeau (prairie alluviale) émerge sur 20 ha.

4. Déforestation amont

 

Coupes de bois dans les Landes & Pyrénées (charbon, vignes) → érosion des sols → plus de sédiments.

Accélération de l’envasement en aval (Saint-Macaire).

5. Interventions humaines

 

Digues & épis construits par Langon (rivière Dropt) pour protéger ses vignes → déviation du courant vers l’Est.

Privilège des vins de Langon (1620) → déclin commercial de Saint-Macaire.

 

 

 

 

 

LÉGENDE LOCALE : Le fantôme du duc : Guillaume VIII hanterait la Tour de l’Horloge les nuits de crue, criant :

« Le fleuve monte ! » (lié à l’envasement du Thuron).

 

 

 

 

 

 

M. Virac et Saint-Macaire : L'historien local du XIXe siècle

Désiré-Antoine Virac (1837–1902), un érudit et historien bordelais né à Saint-Macaire même.

Il est l'auteur d'une œuvre majeure sur l'histoire de cette ville girondine, souvent citée pour ses recherches approfondies sur son patrimoine architectural, ses monuments et son passé médiéval.

 Virac, qui fut également archiviste et bibliothécaire à Bordeaux, s'est passionné pour l'archéologie locale et a documenté avec précision les ruines et les traditions de Saint-Macaire.

Ses principaux ouvrages sur Saint-Macaire

Virac a publié plusieurs volumes dédiés à l'histoire de la ville, basés sur des archives ducales, notariales et ecclésiastiques.

 

Voici les plus notables : Titre/ Année / Contenu principal / Éditeur/Notes

  • Histoire de Saint-Macaire (Vol. 1) ; 1890 ; Origines romaines, rôle ducal (château fort du XIe siècle), églises (Saint-Sauveur), reliques de saint Macaire.

Éd. Le Festin – Rééd. 1995. Focalisé sur le Moyen Âge et les invasions vikings.

 

  • Histoire de Saint-Macaire (Vol. 2) ; 1890 ; Monuments civils (remparts, portes comme celle de Rendesse), guerres de Religion, déclin au XVIIe siècle (envasement de la Garonne).

Éd. Le Festin – Rééd. 1996. Inclut des dessins de Léo Drouyn (1840s).

 

  • Recherches historiques sur la ville de Saint-Macaire ; 1885 ; Études sur les seigneurs locaux (Taillefer, Amanieu) et le prieuré bénédictin.

Auto-édité – Cité dans Gallia Christiana.

 

Style et sources : Virac s'appuie sur des chartes (ex. : arpentage de 1627 du cardinal de Sourdis), chroniques (Adémar de Chabannes) et fouilles personnelles.

 Il décrit avec minutie la destruction du château ducal en 1627 par Richelieu et l'évolution du port du Thuron.

Impact : Ses travaux ont inspiré les classifications de Monuments Historiques (église Saint-Sauveur en 1840).

Il est souvent cité par des historiens comme Élie Fabre ou François Jouanet pour l'histoire gasconne.

 

Vie de D.-A. Virac

Naissance : 1837 à Saint-Macaire, dans une famille bourgeoise liée aux archives locales.

Carrière : Archiviste à la Bibliothèque de Bordeaux (1870–1900). Membre de la Société Archéologique de Bordeaux.

Autres écrits : Contributions à la Revue Historique de Bordeaux sur La Réole et Langon.

Mort : 1902 à Bordeaux. Ses manuscrits sont conservés aux Archives départementales de la Gironde (série H).

 

Rue Virac à Saint-Macaire : En hommage, une rue Virac existe dans le centre-ville (près de la place du Général de Gaulle), reliant l'ancienne ville haute au quartier Rendesse. C'est un clin d'œil à son legs historiographique.

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