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PHystorique- Les Portes du Temps
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14 juillet 2024

10 mars 1195 St Macaire : Donation à l’abbaye de Cadouin du routier Mercadier ami de Richard Coeur de Lion

Cadouin, à 36 kilomètres est de Bergerac et à 47 kilomètres sud de Périgueux

Cadouin doit son origine, ou du moins son développement, a un établissement religieux (Abbatia Sainte Mariae de Cadunio).

Voici les faits :

En 1114, Robert d'Arbrissel, se trouvant à Périgueux, y prêcha devant Guillaume d'Auberoche, évêque de cette ville et les chanoines de Saint-Front, dont l'évêque était l'abbé né.

Ce saint personnage charma tellement son auditoire, que l'évêque et les chanoines lui firent don du lieu de Cadouin, à eux appartenant, pour y former un établissement de frères et de sœurs de l’ordre de Fontevrault, et, de fait, Robert d'Arbrissel y établit, sans différer, des religieuses de cet ordre.

Mais cet établissement ne dura pas, et, en 1116, Geraud de Salles qui, dès l'année précédente, avait obtenu de Robert d'Arbrissel et de Pétronille de Cheminé, abbesse de Fontevrault la cession de ce lieu, y établit un couvent dénommes de l'ordre de Citeaux, de la filiation de Pontigny.

Ces détails constatent que Cadouin existait comme domaine dépendant de Saint-Front, et de l'évêque de Périgueux, son abbé, avant 1114; mais ce qui va suivre démontrera parfaitement que ce fut la création de ce couvent qui prépara l'accroissement de Cadouin et en fit, avec le temps, le bourg aujourd'hui chef-lieu de canton que nous connaissons.

Dans le courant de l'année 1115, les seigneurs de Biron de Madaillan, de Beynac, de Mussidan et beaucoup d'autres personnages avaient fait des dons importants au couvent qui se fondait sous l'invocation de la vierge.

 Parmi ces dons figurent ceux d'un lieu appelé Val-Seguin,  du pâturage dans la Forêt de Cadouin, de la Fontaine de la Bessède, avec son étang et le droit d'y construire un moulin et une maison spacieuse, de la Salvetat, etc.

Ce sont toutes ces largesses, cédées par Robert d'Arbrissel et Pétronille à Geraud de Salles, qui permirent n ce dernier de donner à son établissement un développement rapide, au moyen duquel il attira autour de lui les populations du voisinage.

Le premier abbé, venu de Pontigny, s'appelait Henri. Il prit possession du couvent en 1116. Selon le chanoine Tarde, l'église fut commencée en 1118, et, selon d'autres, en 1119.

Le couvent reçut de nouveaux dons du comte de Périgord en 1135, et fut confirmé dans la possession des concessions à lui faites, avec octroi de privilèges, en 1140, par une bulle du pape Innocent II.

On prétend que l’église fut consacrée en 1154.

 Le célèbre chef des routiers, Mercader, fit aussi un don à cette abbaye, en 1194.

La prospérité de cette abbaye fut une source de désordres et, vers 1205 la discipline s'y trouva tellement rattachée, que le pape Innocent III fut obligé de charger les évêques de Poitiers et de Périgueux et Arnaud, archidiacre de Périgueux, d'aller y porter la réforme et de corriger tout ce qu'il y aurait à corriger, ce qui n'empêcha pas qu'en 1209 elle n'eut encore des démêlés avec Pontigny, dont comme il est dit plus haut, elle était la fille.

En 1224, l'abbé de Cadouin fut du nombre des seize abbés qui se réunirent à l'évêque de Périgueux, pour se plaindre au roi Louis VIII des malheurs du temps et demander un sénéchal pour la province.

Comme à cette époque l'abbaye était en querelle avec celle de Grand-Selve, il fut décidé que cette querelle serait réglée à l'amiable.

L'année suivante, l'abbé de Cadouin fut déposé pour sa trop grande dissolution et autres graves méfaits prouvés.

Amauri, comte de Montfort, fils de Symon, chef de la croisade contre les Albigeois, demanda et obtint, en 1339, que l'anniversaire pour le repos de l'âme de son père et de la sienne, après sa mort, serait célébré, tous les ans, à Cadouin et dans les autres abbayes de sa filiation.

Cette même année, en chapitre générât de l'ordre de Citeaux, il fut ordonné à l'abbé et au couvent de Cadouin de se procurer une châsse pour la conservation du suaire de Jésus-Christ, avec la prescription qu'elle n'aurait pas d'autre destination, ni ne sortirait de l'abbaye sous aucun prétexte et avec l'interdiction expresse de la donner en gage.

Quant au vase d'argent dans lequel ce suaire reposait il fut dit qu'il servirait toujours à recevoir des reliques.

Les précautions prises par le chapitre générât donneraient à penser que le couvent, jusqu'alors, ne s'était pas toujours montré très respectueux envers ce suaire, sur l'histoire duquel je reviendrai plus bas.

Il y eut une enquête en 1258 au sujet des rentes que l'abbaye disait lui avoir été données par Symon et Amauri de Montfort.

 Nous avons un hommage de l'abbé de Cadouin au roi d'Angleterre, portant la date de 1272, qui s'exprime ainsi « Guillaume, » abbé de Notre-Dame de Cadouin, reconnut et dit que les fondateurs de l'abbaye étaient les seigneurs de Beynac et de Biron, et le roi d'Angleterre que ce roi fit construire le monastère et les cloîtres à ses frais et les décora de privilèges que tout ce que possède l'abbaye, elle le possède en franc alleu, sous le pouvoir et la seigneurie du roi d'Angleterre, excepté 10 s. d'acapte qu'elle paye aux chevaliers de Saint- Germain, pour le domaine de Larneyrac; 5 s. de cens pour celui de Puybeton; 20 s. d'acapte au seigneur de Bergerac, 5 s. au seigneur de Biron, 20 s. de cens au prévot de Tremolac, 10 s. au seigneur de Bigaroque, 5 s. à trois damoiseaux et à Geraud de Buccie, 5 s. à Geraud de Bèdes, 5 s. à Pons de Longua, tout cela pour les terres qu'elle a dans le domaine de Las. »

Comme on le voit, cette pièce est de la plus haute importance, car, s'il est constant que l'église fut commencée en 1118 et consacrée en 1154, il n'est pas moins certain que les bâtiments du monastère et le cloître furent construits entre 1182; époque du mariage d'Henri Plantagenet avec Éléonore d'Aquitaine, et 1172, date de l'hommage de l'abbé de Cadouin.

 

Dès 1392, le Saint Suaire a été transféré de Cadouin à Toulouse pour être mis à l'abri des incursions anglaises : le 28 octobre, il a été provisoirement déposé dans la nouvelle église Saint- Roch des Minimes.

Puis l'abbé de Cadouin a obtenu des chanoines de Saint-Sernin l'autorisation de disposer de l'église paroissiale du Taur, s'engageant à la leur restituer vacuam et liberam dès qu'il aurait édifié un sanctuaire digne de la relique.

 

Merchadier.

Le chef de Brabançons qui se trouvait avec Richard devant le château de Châlus est appelé Marchadier (Marchadeus) par Roger de Hoveden et Raoul de Coggeshale ; et c'est ainsi qu'on prononce aujourd'hui ce nom, qui est assez répandu en Limousin.

 Toutefois la véritable orthographe est Merchadier.

Nous avons en effet de ce célèbre routier un acte authentique, une pieuse donation à l'abbaye de Cadouin ; et, dans cet acte, on lit ces paroles : « Moi, Merchadier, Ego Merchaderius». Déplus, deux écrivains limousins de cette époque, Geoffroy de Vigeois et Bernard Itier, l'appellent Mercaders, comme ils appellent Guillelmus Tempers le saint évêque de Poitiers Guillaume Tempier.

Merchadier était, depuis quinze ans au moins, à la solde de Richard. C'est sous son couvert (sub umbra ducis) que, le 26 février 1184, à la tête de sa bande, il était entré en tapinois (quasi ex obliquo) dans la province d'Adémar, vicomte de Limoges ; et, au point du jour, favorisé par un épais brouillard, il s'empara d'Excideuil, et ravagea cruellement cette bourgade et ses faubourgs.

L'année précédente, au mois d'octobre, il avait porté la dévastation dans les campagnes de Lubersac et de Pompadour, pillant les meubles, capturant les hommes et les animaux, n'épargnant ni les vieillards, ni les infirmes, ni les enfants, rançonnant les églises et les monastères.

 De sinistres présages, dit Geoffroy de Vigeois, avaient annoncé la venue du cruel Merchadier.

Quand Richard fut de retour de la croisade, en 1194, Merchadier, fidèle à son ancien maître, combattit à ses côtés contre Philippe-Auguste ; la même année, il s'empara d'Issoudun en Berry, et y laissa garnison pour le comte du roi d'Angleterre (1).

A Châlus, Merchadier se trouve à côté de Richard quand celui-ci est atteint ; c'est le chirurgien de la bande de Merchadier qui extrait le fer de la plaie ; c'est Merchadier qui donne l'assaut et s'empare de la place; c'est lui qui, pour venger la mort de son maître, fait périr les assiégés par divers supplices ; c'est lui qui, au mépris de la parole du roi, fait écorcher vif et pendre le chevalier qui l'avait blessé.

Merchadier ne survécut pas longtemps à son ami Richard.

 Le lundi de Pâques de l'année suivante (10 avril 1200), il périt à Bordeaux, assassiné par un routier aux gages de Brandin, autre chef de bande ; et, cette même année, Adémar, vicomte de Limoges, fut tué par un fils naturel de Richard, nommé Philippe, à qui son père avait donné le château et la seigneurie de Cognac.

 

 

10 mars 1195 Donation de Mercader à l’abbaye de Cadouin

 

Richard délivré de sa prison le 4 février 1194, débarquait, le 20 du même mois au port de Sandwich.

L’année qui suivit le retour de Richard, Mercader, ce chef de bande devenu l’homme de confiance, l’ami de Richard, faisait une donation à l’abbaye de Cadouin dont voici la traduction :

Qu’il soit connu de tous, présents et à venir, que moi, Merchader, serviteur du seigneur Richard, illustre et glorieux roi d’Angleterre, duc de Normandie et d’Aquitaine, comte d’Anjou et de Poitou, alors que je servais dans les armées de ce même seigneur roi avec fidélité et bravoure, ne me séparant jamais de sa volonté et m’empressant d’accomplir ce qu’il ordonnait, je lui étais pour cela agréable et cher ; et j’étais chef de son armée pour le noble homme Adémar de Beynac, lequel, étant mort sans héritier issu de son ventre, me donna par munificence royale, à moi et à mes héritiers, pour en jouir à perpétuité et en pleine propriété, toute sa terre et tout ce qui relevait de sa juridiction et de sa puissance au moment où il rendit son dernier souffle ; et le roi, par son autorité royale, me constitua héritier de celui-ci.

Ayant reçu ainsi la pleine puissance issue de cette donation, je fis établir au château de Beygaroque, sur la Dordogne, la pêcherie (en langue vulgaire païsseria), à l’exception des petites pêches des paysans demeurant aux alentours, pêcherie que je fis construire à mes frais, en réunissant ailleurs tout ce qui était nécessaire pour prendre les poissons. Cette pêcherie, longtemps entreprise, et achevée au prix de grandes dépenses et d’un travail prolongé, avec l’aide de Dieu, j’approuvai qu’il était juste et utile, tant pour le salut de mon âme et de celle des miens, que pour celui du vénérable Adémar de Beynac et des siens, qu’on fasse pour eux une mémoire perpétuelle, afin que Dieu me donne une bonne fin, que la dîme entière de cette pêcherie soit donnée irrévocablement aux frères de Cadouin, et leur soit remise sans obstacle, sans retard ni cupidité.

Par conséquent, soit l’ennemi de moi-même et de Dieu tout-puissant, et soit jugé indigne du ciel et de la terre, quiconque, dans la suite des temps, tentera d’enlever cela aux dits frères, ou commettra une fraude sur la dîme elle-même, ou apportera la moindre difficulté pour les empêcher de jouir de ce qui leur revient.

Que tous les poissons, chaque fois et de quelque manière qu’ils soient pris dans ladite pêcherie, soient comptés, et que la dîme des poissons soit rendue aux frères susdits ou à leur procureur, que ceux-ci auront choisi comme fidèle pour cette affaire, gratuitement, sans aucune dépense ni charge pour ces frères, afin qu’ils en fassent selon leur volonté.

Il m’a aussi plu que tout ce que ledit seigneur Adémar de Beynac avait donné ou concédé à la dite maison de Cadouin — où il est connu qu’il a été enseveli avec sa famille — pour le salut de son âme et de celles des siens, soit tenu pour ratifié et ferme, et que cette maison en jouisse paisiblement, sans aucune contradiction, et le conserve à perpétuité sans être inquiété.

Et afin que la présente charte de donation, concession et protection ait plus grande fermeté, je commande à tous mes fidèles, amis et serviteurs de l’observer ; et que quiconque la violera, ou osera troubler, grever ou amoindrir la maison ou les frères de Cadouin, sache qu’il sera compté parmi mes ennemis, et qu’il devra plutôt attendre de moi la punition que la récompense.

Pour quoi ceci, moi-même en étant témoin, j’ai fait munir et affermir par l’autorité de mon propre sceau, à Saint-Macaire.

 

Ont été témoins :
G. le susdit abbé,
Pierre de Magnan,
Pons Amenei, frère de ma femme,
Arnaud,
Gascon,
Hugues Bertrand,
Raymond W., bourgeois.

Le 10 mars (VI idus martii), lune XVII, l’an 1194 de l’Incarnation du Verbe.

 

Que fait Merchadier à Saint-Macaire ?

Merchadier, célèbre chef de routiers au service de Richard Cœur de Lion, apparaît dans plusieurs épisodes autour de Saint-Macaire (Gironde), bourg stratégique sur la Garonne, en Guyenne anglaise.

 1. Saint-Macaire comme base d’opérations (vers 1194–1199)

Pendant les guerres entre Richard Cœur de Lion et le roi de France Philippe Auguste, le secteur de Saint-Macaire sert de place forte et point de rassemblement pour les troupes de Richard, dont les mercenaires de Merchadier.

Les sources mentionnent Merchadier menant des opérations dans la vallée de la Garonne, notamment :

  • Sécuriser les places gasconnes fidèles à Richard
  • Chasser ou intimider les partisans du roi de France
  • Lever des contributions (rançons, taxes forcées) dans les bourgs proches de Bordeaux

Saint-Macaire, proche de La Réole, était particulièrement disputé.

 2. Une expédition de pillage / rançonnement

Les routiers de Merchadier sont réputés pour leurs raids rapides, et plusieurs chroniques décrivent des opérations de ce type autour de Saint-Macaire et de La Réole.
Même si les textes ne détaillent pas une date précise, il est clair que Merchadier :

  • rançonnait les villages de la région,
  • réprimait les révoltes locales,
  • et protégeait les intérêts de Richard en Guyenne.

 

On sait par RIGORD que Mercadier, chef des routiers anglais, détruisit en 1195 la banlieue d'Issoudun, « Merchaderius, tunc dux Cotarellorum existais, cum suis in pago Bituricensi suburbium Eisolduni destruxit ». H. FRANÇOIS DELABORDE, OEuvres de Rigord et de Guillaume le Breton, Historiens de PhilippeAuguste, publiées pour la Société de l'Histoire de France, Tome I, Chroniques de Rigord et de Guillaume le Breton. A Paris, librairie Renouard : Henri Loones, successeur, MDCCCLXXXII, p. 132.

 3. Fin probable des événements : 1199

Après la mort de Richard (avril 1199), Merchadier continue quelque temps à opérer en Guyenne par fidélité, avant d’être assassiné à Bordeaux la même année, lors d’une rivalité entre routiers.

Son activité autour de Saint-Macaire appartient donc à la période 1194–1199, moment de forte tension militaire entre Plantagenêts et Capétiens.

 

 

 


 

Notum sit tam presentibus quam futuris, quod ego Merchaderius, domini Richardi illustris et gloriosi regis Anglie, ducis Normannie et Aquitanie, comitis Andegavorum et Pictavensium, famulus, cum in castris ejusdem domini regis tam fideliter quam strenue militarem, et a voluntate illius non discordarer, et que precipiebat implendo properarem, et ob hoc tanto regi acceptus eram et carus et eram dux exercitus ejus nobili viro Ademaro de Bainaeo, sine fructu ventris qui succederet de medio facto, totam terram et omnia quecumque illius jurisdictionis sive potestatis erant, quando diem clausit extremum, mihi et meis perpetuo et hereditario jure possidendum regali munificentia dédit, et heredem illius auctoritate regia constituit.

Cujus donationis adepta plenitudine potestatis, apud castrum de Begaroca in flumine Dordonie, exceptis adjulariis rusticorum circummanentium, [et] propriis sumptibus aliunde congregatis ad capiendos pisces, regulam que vulgo paisseria vocatur fieri precipi. Qua per diuturnos labores et maximis expensis deducta ad calcem, iuspirante Deo, complacuit mihi et approbavi quod esset justum et utile, tam prosalute mea et meorum, quam pro ejusdem venerabilis viri Ademari de Bainaco suorumque animabus, [et] continuo facienda memoria, quo mihi divinitus bonus finis daretur, ut venerabilibus in Christo fratribus domus Cadunensis tota decima ejusdem paisserie irrevocabili largitione donaretur et sine tarditatis et cupiditatis obstaculo reddatur.

Itaque inimicus meus et Dei omnipotentis sit, ac indignus celo et terra judicetur quisquis, in posterum existens, hoc eisdem fratribus auferre temtaverit, vel qui fraudem de ipsa decima fecerit, vel qui aliquam difficultatem attulerit quominus eorum que sue sortis fuerint compotes fiant.

Sed omnes pisces, quandocumque vel quoquo modo in eadem paischeria capientur, ad numerum transeant, et decima piscium eisdem predictis fratribus vel eorum procuratori quem ipsi fratres hujus rei gratia fidelem sibi fore decreverint gratis et sine aliquo sumptu et gravamine ipsorum fratrum, ad suam piscium predictorum voluntatem faciendam, reddantur.

 Placuit igitur nobis ut qu] icquid idem dominus Ademarus de Bainac, eidem predicte domui [Cadunensi], in qua tumulatus esse cum sua progenie dignoscitur, pro sua suorumque salute, de terris vel redditibus, sive de aquis vel de nemoribus suis dederat sive concesserat, ratum habeatur et firmum, et pacifice absque ulla contradictione, perpetuo ea domus ipsa possideat et inconvulsa conservet.

Ut igitur hujus donationis, concessionis simul et protectionis mee pagina majorem obtineat firmitatem omnibus fldelibùs et amicis et servientibus meis hec observanda precipio, et omnis qui eam infringet, et domum vel fratres Cadunenses in aliquo molestare vel gravare et minuere presumpserit, inter inimicos meos noverit se computandum, et potius penam poterit a me sperare quam premium.

Quapropter hoc, teste me ipso, apud sanctum Macharium, sigilli proprii auctoritate muniri feciet roborari. Testibus G. predicto abbate, et Petro de Magnanico, Pontio Amenei, fratre uxoris mee, Arnaldo. Guascone, Ugone Bertrandi Raimundo W. burgense VI idus martii lunae XVII anno MCXCIV incarnati Verbi.

 

Société d'agriculture, sciences et arts de la Dordogne

Bibliothèque de l'École des Chartes

Société archéologique et historique du Limousin.

 

 

 

 

==> Fons-Ebraldi - Robert d'Arbrissel et La légende du bandit Evraud

==> NOTES SUR L'ABBAYE DE GRANDSELVE fondée en 1117 par Géraud de Salles, abbé de Fontevraud

==> 1193 Richard Cœur de Lion, Capturé à son retour de croisade

==>Siège du château de Nottingham, par Richard Coeur de Lion en 1194.

==> Châlus - Récit de la mort de Richard Cœur de Lion d’après Roger de Hoveden

==> Amaury VII comte de Montfort et connétable de France (1192 – 1241)

 


(1). On sait par RIGORD que Mercadier, chef des routiers anglais, détruisit en 1195 la banlieue d'Issoudun, « Merchaderius, tunc dux Cotarellorum existais, cum suis in pago Bituricensi suburbium Eisolduni destruxit ». H. FRANÇOIS DELABORDE, OEuvres de Rigord et de Guillaume le Breton, Historiens de Philippe-Auguste, publiées pour la Société de l'Histoire de France, Tome I, Chroniques de Rigord et de Guillaume le Breton. A Paris, librairie Renouard : Henri Loones, successeur, MDCCCLXXXII, p. 132.

 

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