En 1200, Aliénor d'Aquitaine, âgée de 78 ans, se rend en Castille pour conduire en Normandie Blanche de Castille à son mariage avec Louis VIII
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En 1200, Aliénor d'Aquitaine, âgée de 78 ans, se rend en Castille pour conduire en Normandie Blanche de Castille à son mariage avec Louis VIII
Le mariage de Blanche de Castille et Louis VIII, avait été planifié bien avant la signature du traité du Goulet (22 mai 1200), qui scellait une paix fragile entre Jean sans Terre, roi d'Angleterre, et Philippe Auguste, roi de France.
Ce mariage, orchestré par Aliénor d'Aquitaine, visait à consolider une alliance entre la France et la Castille, tout en renforçant la position de la dynastie capétienne face aux Plantagenêts.
Aliénor d'Aquitaine, âgée de 78 ans, joue un rôle diplomatique clé en escortant une épouse pour Louis VIII, futur roi de France.
Les chroniqueurs de l’époque racontent qu’elle renonce à emmener l’aînée, Urraque, car son prénom signifie « pie » en castillan. Elle sélectionne Blanche de Castille, qu'elle conduit en France.
Les augustes personnages, arrivés à Bordeaux, voulurent s'y arrêter pour y célébrer la solennité de Pâques (9 avril); mais leur séjour dans cette ville fut troublé par une aventure tragique.
Mercadier, chef des Brabançons (1), qui s'était rendu à Bordeaux pour saluer les princesses à leur passage, y fut tué le second jour de la semaine de Pâques (2) par un des routiers de Brandin.
Apr.10. Marcadeus killed at Bourdeaux.
Queen Eleanor goes to Fontevraud Blanche to Normandy.
Lesimo ducentesimo, Johannes rex Anglige fuit in Anglia
apud Yigorniam die Paschae, quae quinto idus Aprilis
even it; et paulo post transfretavit de Anglia in Normanniam.
Interim Alienor regina, mater Johannis regis Anglise, quam ipse miserat ad Aldefonsum regem Castellee pro filia ejusdem regis Castellse maritanda Lodowico filio Philippi regis Francise, rediit, recepta praefata regis Castellse filia.
Quae cum venisset ad civitatem Burdegalensem, et propter solemnem diem Paschae ibidem moram faceret, venit ad eam Marchadeus princeps Braibancenorum, et feria secunda in hebdomada Paschse idem Marchadeus a quodam serviente Brandini in eadem civitate Burdegalensi interfectus est.
Regina vero Alienor, senio et longi itineris ]abore fatigata, transtulit se ad abbatiam Fontis Eubraudi, et ibi remansit: filia autem regis Castellse, et Elias archiepiscopus Burdegalensis, et caeteri qui eam
comitabantur, processerunt usque in Normanniam, et tradiderunt eam Johanni regi Anglise avunculo suo. Chronica magistri Rogeri de Houedene.
Traduction du texte latin en français :
En l'an 1200, Jean, roi d'Angleterre, était en Angleterre à Worcester le jour de Pâques, qui tombait le 5 des ides d'avril [9 avril]. Peu après, il traversa la Manche pour se rendre en Normandie.
Pendant ce temps, la reine Aliénor, mère de Jean, roi d'Angleterre, qu'il avait envoyée auprès d'Alphonse, roi de Castille, pour arranger le mariage de la fille de ce dernier avec Louis, fils de Philippe, roi de France, revint après avoir obtenu la fille du roi de Castille.
Lorsqu'elle arriva à la ville de Bordeaux et y séjourna en raison du jour solennel de Pâques, Mercadier, prince des Brabançons, vint à sa rencontre.
Le lundi de la semaine de Pâques, ce même Mercadier fut tué dans la ville de Bordeaux par un serviteur de Brandin.
La reine Aliénor, épuisée par l'âge et la fatigue d'un long voyage, se rendit à l'abbaye de Fontevraud et y demeura.
Quant à la fille du roi de Castille [Blanche], accompagnée d'Élie de Malmort, archevêque de Bordeaux, et des autres personnes de son escorte, elle poursuivit son chemin jusqu'en Normandie, où elle fut remise à Jean, roi d'Angleterre, son oncle qui se trouvait alors en Normandie (3).
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La route médiévale probable
Au Moyen Âge, les routes entre la Castille et Bordeaux suivaient les voies romaines réutilisées (comme la Via Aquitanica), adaptées aux caravanes royales.
Ces itinéraires traversaient les Pyrénées via des cols accessibles en hiver (malgré les risques de neige et de brigands) et longeaient la Garonne pour rejoindre Bordeaux, port fluvial et commercial clé de l'Aquitaine.
Les sources historiques ne détaillent pas le trajet jour par jour (les chroniques médiévales comme celles de Roger de Hoveden ou les annales castillanes se concentrent sur les événements plutôt que sur la logistique), mais on peut reconstituer une route typique basée sur les itinéraires contemporains et les étapes mentionnées.
Voici une reconstitution étape par étape de la route aller-retour (Castille → Pyrénées → Bordeaux), d'environ 800-1000 km, parcourus à cheval ou en litière, à une vitesse de 20-40 km/jour en hiver :
Routes alternatives : Si via l'Aragon (Somport), passage par Jaca et Zaragoza avant Burgos. Le retour privilégie la voie aquitaine (Garonne) pour la sécurité et la diplomatie. Ces chemins font partie des "Voies d'Aliénor", un itinéraire touristique moderne reliant Poitiers, Bordeaux et les Pyrénées.
Défis du voyage : Hiver rigoureux, risques de pillage (d'où l'escorte armée), et santé d'Aliénor. Les routes médiévales étaient pavées par endroits (héritage romain), mais boueuses et montagneuses.
Importance et héritage
Ce voyage illustre le rôle d'Aliénor comme "grand-mère de l'Europe" : Blanche devient reine de France, mère de Saint Louis IX, et renforce les liens franco-anglais. Il met aussi en lumière Bordeaux comme centre aquitain, lié au commerce vinicole anglais grâce aux Plantagenêts. Aujourd'hui, des sentiers comme les "Voies d'Aliénor" (site de l'Université Bordeaux-Montaigne) ou le Parc Aliénor à Castillon recréent ces routes pour le tourisme historique.
Analyse et contexte :
Mercadier, un chef mercenaire brabançon (originaire du Brabant) au service des Plantagenêts, notamment de Richard Cœur de Lion et, après sa mort en 1199, de Jean sans Terre.
Le lundi de la semaine de Pâques (10 avril 1200), alors qu'il venait présenter ses respects à Aliénor d'Aquitaine, Mercadier est assassiné à Bordeaux par un serviteur nommé Brandin, un capitaine mercenaire rival, également au service de Jean. Cet événement semble anecdotique mais illustre les tensions ou violences possibles lors de déplacements royaux.
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Retraite à Fontevraud : À partir de 1199, après la mort de Richard, Aliénor, âgée d'environ 77 ans, se retire progressivement de la vie politique.
Épuisée, elle se retire à l'abbaye de Fontevraud, un lieu où elle passera ses dernières années.
A partir de cette époque, Aliénor habita presque sans interruption Fontevraud.
Elle ne quitta sa retraite de prédilection que lors des graves événements politiques qui amenèrent la défaite et la prise d'Arthur de Bretagne. Après avoir vu à Mirebeau le triomphe décisif de la cause anglaise, elle revint dans son séjour favori, dont elle ne s'était éloignée qu'à regret Elle y passa ses dernières années et se trouvait dans cette résidence préférée lorsqu'elle mourut.
Prise du voile à Fontevraud
Date : Les sources divergent, mais Aliénor s'installe à Fontevraud vers 1200, après le couronnement de Jean sans Terre et son mariage avec Isabelle d'Angoulême.
Les chroniques, comme celles de Roger de Hoveden, placent son entrée définitive entre 1200 et 1202.
Signification : Prendre le voile à Fontevraud n'implique pas une vie monastique stricte pour Aliénor.
Le terme « prendre le voile » peut prêter à confusion : Aliénor ne prononce pas de vœux monastiques formels, mais adopte un mode de vie semi-religieux, typique des reines retirées.
Elle ne devient pas moniale à part entière, mais prend symboliquement le voile, un geste courant pour les veuves royales cherchant à se consacrer à la prière et à la pénitence tout en conservant une certaine autorité.
En résumé, Aliénor d'Aquitaine prend le voile à l'abbaye de Fontevraud vers 1200-1202, marquant une retraite symbolique mais non dénuée d'activité politique. Elle y finit ses jours en 1204, laissant un legs durable dans l'histoire et la mémoire des Plantagenêt.
L'abbaye, fondée en 1101 par Robert d'Arbrissel, était mixte (hommes et femmes, sous l'autorité d'une abbesse), et les nobles y séjournaient souvent comme bienfaiteurs ou retraitants. Aliénor y réside en tant que mécène et figure spirituelle, tout en continuant à intervenir ponctuellement dans les affaires politiques (ex. : soutien à Jean face aux révoltes).
Actes à Fontevraud : Les archives de l'abbaye (partiellement conservées) montrent qu'Aliénor y rédige des chartes.
Cela indique qu'elle conserve une influence administrative, même en retraite.
Fin de vie et décès
Aliénor meurt à Fontevraud le 1er avril 1204 (ou 31 mars selon certaines sources).
Elle est inhumée dans la nécropole royale de l'abbaye, aux côtés d'Henri II et de Richard Cœur de Lion. Son gisant, sculpté en pierre la représentant lisant un livre (symbole de piété), est toujours visible dans l'église abbatiale.
Les chroniques de Matthieu Paris et de la Chronique de Normandie décrivent sa mort comme celle d'une reine pieuse, bien que son rôle politique ait marqué les esprits davantage que sa retraite religieuse.
Importance de Fontevraud
Centre spirituel et dynastique : L’abbaye de Fontevraud était un lieu clé pour les Plantagenêt, servant de nécropole et de symbole de leur légitimité. Aliénor y avait financé des travaux (ex. : agrandissement du cloître) dès les années 1160.
Contexte religieux : Prendre le voile reflétait une pratique courante des veuves nobles, mêlant dévotion et stratégie (protection contre les pressions politiques). Aliénor, toutefois, reste active jusqu'à ses derniers jours, voyageant parfois entre Fontevraud et Poitiers.
Sources et nuances
Les chroniques médiévales (ex. : Flores Historiarum de Roger de Wendover) idéalisent la retraite d'Aliénor, soulignant sa piété pour renforcer l'image des Plantagenêt. Les historiens modernes, comme Ralph V. Turner (Eleanor of Aquitaine, 2009), notent qu'elle n'abandonne jamais totalement son influence, même à Fontevraud.
Mariage de Blanche de Castille avec Louis VIII
Jean sans Terre : Présent en Angleterre puis en Normandie, il supervise l'arrivée de Blanche, sa nièce, pour le mariage, renforçant son rôle dans les arrangements dynastiques malgré les tensions avec Philippe Auguste.
22 Mai 1200 - Traité de paix du Goulet conclu entre Philippe II Auguste et Jean sans Terre.
Dans cette conférence, on reprit le projet de faire épouser au prince Louis l’une des filles d’Alphonse VIII; il fut arrêté que Jean sans Terre abandonnerait au fils de Philippe Auguste, destiné à sa nièce, la ville et le comté d’Evreux, avec toutes les places fortes et châteaux que les Français occupaient en Normandie à la mort de Richard; il promettait de lui donner en outre trente mille marcs d’argent. Les conditions de cet accord devaient être exécutées avant l’octave de la Saint-Jean, 1er juillet 1200 (4)
La paix, pour la conclusion de laquelle on avait fait venir de si loin la jeune princesse de Castille, fut signée sur les bords de la Seine, entre le château de Bouta vaut, qui était à Jean sans Terre, et celui du Goulet, qui appartenait à Philippe Auguste; c’est là que se tint la conférence dans laquelle les deux rois arrêtèrent leurs conditions définitives (5).
Le roi d’Angleterre abandonnait la ville d’Evreux et l’Évrecin, dont Philippe s’était emparé l’année précédente ; dans le Vexin, il ne gardait que les terres naguère tenues par l’archevêque de Rouen, à l’époque où cet archevêque avait cédé Andely, par voie d’échange, à Richard Cœur de Lion ; tout le reste du Vexin normand demeurait entre les mains du roi de France.
Jean cédait au prince Louis, en lui donnant sa nièce, les fiefs d'Issoudun et de Graçay, avec ceux qu'André de Chauvigny, seigneur de Châteauroux, tenait en Berry de la couronne d’Angleterre.
Il promettait encore que, s’il mourait sans enfants légitimes, il abandonnerait à Louis la mouvance des fiefs que Hugues de Gournay, les comtes d’Aumale et du Perche, tenaient de lui sur le continent; mais cette dernière condition ne tarda pas à être annulée par la naissance des enfants que Jean sans Terre eut de sa troisième femme, Isabelle d’Angoulême.
La dernière clause qui concernât le mariage de Blanche attribuait à son époux vingt mille marcs d’esterlins
Les conditions de ce traité furent immédiatement exécutées.
Le mariage entre Blanche de Castille et Louis VIII est célébré le 23 mai 1200 à Port-Mort, en Normandie.
Sur la rive droite de la Seine et dans les limites des domaines laissés au roi d’Angleterre, que l’archevêque de Bordeaux maria Louis de France et Blanche de Castille, devant un grand nombre d’évêques, de gens d’église, de comtes et de barons français.
Pendant que Louis se trouvait de l’autre côté de la frontière, Jean sans Terre s’était remis entre les mains du roi de France.
Cet événement s'inscrit dans le contexte d'une alliance politique entre les royaumes de France et de Castille, renforçant les liens dynastiques. Aliénor, figure majeure du XIIe siècle, joue ainsi un rôle clé dans cette union stratégique, malgré son âge avancé.
Histoire de Blanche de Castille, reine de France, thèse pour le doctorat, présentée à la Faculté des lettres de Paris, par Élie Berger,...
22 Mai 1200 - Traité de paix du Goulet conclu entre Philippe II Auguste et Jean sans Terre.<==.... ....==>Couronnement conjoint de Jean sans Terre et Isabelle d'Angoulême le 8 octobre 1200, à l'abbaye de Westminster à Londres.
La vie d’Aliénor d’Aquitaine <==
Les quatre gisants royaux du Cimetière des rois Plantagenet - Abbaye de Fontevraud <==
La maison de Castille descendait des comtes de Bigorre, dont l’origine paraît remonter à Clovis ; l’Espagne chrétienne, réunie sous Sanche III fut séparée en plusieurs royaumes sous ses fils ; la Castille était le principal.
Alphonse IX, le Noble, commença à régner en 1158.
Il s’unit, en 1169, à Aliénor, ou Eléonore d’Angleterre, fille d’Henri II, tige de la maison des Plantagenet, et de la célèbre héritière d'Aquitaine, et sœur du roi Richard I er, Cœur-de-Lion, et de Jean-sans-Terre.
Alphonse était un prince intrépide, ayant de grandes qualités, chéri de ses peuples et redouté des Maures, sur lesquels il fit des conquêtes, et dont il abattit la fierté par ses victoires.
Blanche naquit à Burgos, capitale de la Vieille - Castille, en 1185. Elle fut la seconde des onze enfants qu’eut le roi de Castille.
Les historiens espagnols ne nous ont donné aucuns détails sur l’enfance de Blanche; nous savons seulement qu’elle fut dès-lors l’ornement de la cour de Castille, comme elle devint plus tard la gloire de celle de France.
Dès ses plus jeunes ans, le roi Richard-Cœur- de-Lion, son oncle, avait eu l’intention d’en faire le lien de la paix entre l'Angleterre et la France.
(1). Princeps Braibancenorum. Voir sur ce Mercadier une notice très-intéressante publiée par feu M. Hercule Géraud, dans la Bibl. de l'Ecole des chartes, t. 3,.p. 417 et suiv.
(2). Feria secunda in hebdomada Paschae. C'est-à-dire le lundi de Pâques, le premier jour de la semaine de Pâques étant le dimanche de Pâques même. Ce Brandin étant lui-même chef des Brabançons ou Cottereaux, on peut supposer que Mercadier et lui avaient des rivalités pour la haute direction de leurs troupes, d'où il serait résulté entre eux des querelles terminées par l'assassinat de Mercadier.
(3). Roger de Hoveden, IV, 114; Le Nain de Tillemont, L p. 6 et 7.
(4). Roger de Hoveden (IV, 97) indique le 14 janvier 1200 comme terme final de la seconde trêve conclue entre Jean sans Terre et Philippe Auguste; voir, sur cette trêve, le récit de Rigord (éd. Delaborde, p. 146, n. 129). C’est sans doute à son expiration, ou peu avant, que les deux rois se rencontrèrent (Roger, IV, 106-107).
(5). Le Nain de Tillemont (I, p. 7) admet la date du 22 mai. Roger de Hoveden (IV, 114-115) est dans le vrai, quand il dit qu’en 1200, le 22 mai fut un lundi, et le 23, jour du mariage de Blanche, un mardi. En rapportant que les deux rois se rencontrèrent « in octavis nativitatis Sancti Johannis Baptistæ », 1er juillet, il a voulu dire, sans doute, que les négociations aboutirent avant cette date, terme fixé lors de l’entrevue qui avait eu lieu au mois de janvier; l’expression « infra octavas » eût été plus correcte.
D’après Rigord (éd. Delaborde,p. 148, n. 132), la paix fut faite «mense maio, in Ascensione Domini », ce qui indiquerait le 18 mai; sans doute, il désigne ainsi la semaine de l’Ascension, plutôt que le jour même de cette fête.
Le texte du traité conclu au Goulet ne donne pas d’autre date que celle du mois de mai 1200 (Lay elles du Trésor des Charles, I, n. 578), mais le 23 mai, Jean sans Terre, de sa forteresse d’Andely, écrivit à André de Chauvigny pour lui notifier l’article du traité qui le concernait.
C’est Roger de Hoveden qui indique le lieu précis de l’entrevue; les termes employés par Rigord sont plus vagues, quoiqu’ils ne contredisent pas ceux dont se sert l’historien anglais; Roger : « inter Butavant, castellum regis Angliæ, etGuletun, castellum regis Franciæ »; Rigord : «inter Vernonem et insulam Andeliaci. »
Un exemplaire du traité, au nom de Jean sans Terre, fut remis au roi de France (Layettes du Trésor des Chartes, I, n. 578) ; un autre, au nom de Philippe Auguste, était destiné au roi d’Angleterre (Rymer, éd. de 1816, I, p. 79). Voir les indications bibliographiques relatives au traité du Goulet et aux diverses pièces qui le concernent, dans le Catalogue des actes de Philippe Auguste de M. Léopold Delisle, articles 604 à 615 (615; 23 mai 1200, notification du traité, faite par Jean sans Terre à André de Chauvigny). On devra consulter aussi, à ce sujet, l’Atlas historique de la France de M. Longnon et le texte explicatif joint à cet atlas (p. 231-232).