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PHystorique- Les Portes du Temps
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21 octobre 2026

Françoise du Plessis de Richelieu, dame de Pontcourlay (épouse de René de Vignerot et sœur du futur cardinal de Richelieu), est morte au commencement de l’année 1616 au château de Glénay.

Au commencement de l'année 1616, Françoise du Plessis de Richelieu, dame de Pontcourlay s'éteignit doucement au milieu des siens, résignée à la volonté de Dieu et confiante en sa miséricorde.

 

Ses dernières paroles furent pour sa mère, Mme de Richelieu, à qui elle confia ses deux enfants, et pour sa fille, à qui elle recommanda de la remplacer désormais près de son frère.

 

Mlle de Pontcourlay n'avait que douze ans ; mais l'éducation pieuse qu'elle avait reçue, d'une mère si tendre, avait développé en elle une raison et un jugement au-dessus de son âge.

 

Elle comprit toute l'étendue de la perte qu'elle venait de faire, et le désespoir se serait emparé d'elle, si elle n'avait songé à la tâche maternelle qui lui restait à remplir, et au courage dont elle devait l'exemple à son frère.

 

 

Lorsque le lugubre cortège eut défilé sous les voûtes sonores du donjon, tout retomba dans un silence que rien ne devait plus troubler.

 

Après avoir vu descendre dans le caveau de l'église de Glénay le corps de sa mère, Mlle de Pontcourlay eut encore un nouveau chagrin à supporter, et d'autres adieux à faire.

Il lui fallut quitter le pays où elle était née, l'amie qui avait partagé ses jeux et tout ce qu'elle avait aimé jusque-là, pour aller habiter le château de Richelieu.

 

M. de Pontcourlay, pour qui Glénay n'avait plus que de douloureux souvenirs, avait hâte de conduire ses enfants chez leur aïeule, afin de suivre à Paris M. de Luçon, à la fortune duquel il voulait s'attacher.

 

 

Ces sculptures sont l'œuvre de Michel II Bourdin et faisaient partie d’un monument funéraire commandé par François de Vignerot et installé en 1642 dans le chœur de l'église de Glenay.

 

Michel Bourdin, dit Michel Bourdin le Jeune ou Michel II Bourdin afin de le différencier de son père également prénommé Michel, né à Paris en 1609 et mort dans la même ville en 1678, est un sculpteur français.

 

Le texte de l'épitaphe de Françoise du Plessis est le suivant :

CI INHUMÉE HAUTE ET PUISSANTE DAME MAD[AME] [FRANÇOISE DU PL]ESSIS DE RICHELIEU ESPOUSE DUDICT SEIG[NEU]R DU P[ONT DE COURLAY] LES RARES QUALITEZ DE SON CORPS, DE SO[N…] AME, FUT ADMIRÉE DE TOUTE LA FRANCE, F[…]E SŒUR DU GRAND CARDINAL DUC DE R[ICHELIEU] ET AUSSY DANS DES SANTIMENS D’UNE EXTRAO[RDINAIRE PIÉTÉ MOURUT EN L’ANN]EE 1616 AAGÉE DE XXXVIII ANS.
Priez Dieu pour son âme

 

 

La cérémonie funèbre, qui réunit à Glénay toute la noblesse du Poitou, fut la dernière pompe que vit l'antique manoir.

Autour de 1600, les du Plessis de Richelieu résident au château de Richelieu (à ~45 km de Glénay).

 

Dans un rayon de 100 kilomètres (Thouarsais, Loudunois, Saumurois, Bas-Poitou), la noblesse qui gravite autour d'eux se compose d'alliances familiales directes, de grands suzerains régionaux et de la noblesse seigneuriale locale.

 

1. La famille proche et les alliances directes

  • La Porte de La Meilleraye (Beaulieu-sous-Bressuire, ~25 km) : famille de Suzanne de La Porte, mère du futur cardinal. Son neveu, Charles de La Porte, sera un appui militaire majeur dans la région.

 

  • Maillé-Brézé (Château de Brézé, ~35 km) : grande maison angevine représentée par Urbain de Maillé, marquis de Brézé, qui épouse Françoise du Plessis (sœur de Richelieu).

 

  • Vignerot de Pontcourlay (Loudunois, ~35 km) : René de Vignerot épouse l'autre sœur, Françoise du Plessis l'Aînée (parents du futur duc de Richelieu).

 

  • Du Cambout : Charles du Cambout s'allie à la famille en épousant Nicole du Plessis.

 

 

2. Les grands suzerains et puissances régionales

  • La Trémoille (Château de Thouars à 12 km, Oiron à 15 km) : ducs de Thouars et princes de Tarente (Claude de La Trémoille, puis son fils Henri). C'est la maison dominante du Thouarsais, bastion huguenot avec lequel les du Plessis doivent obligatoirement composer.

 

  • Rochechouart-Chandeniès (Les Trois-Moutiers, ~30 km) : branche de la maison de Rochechouart implantée au château de Chandeniès, très influente dans le Loudunois.

 

 

  • Chasteigner de La Rocheposay (Poitiers / La Roche-Posay, ~60 km) : Henri-Louis Chasteigner de La Rocheposay, futur évêque de Poitiers, est l'un des mentors et plus proches soutiens du jeune Armand-Jean du Plessis à ses débuts.

                             

 

3. Noblesse seigneuriale du Thouarsais, du Loudunois et du Poitou

  • Puy du Fou (~50 km) : haute noblesse poitevine fortement impliquée dans les affaires politiques et religieuses du Bas-Poitou.

 

  • Clérembault (Anjou / Poitou) : famille militaire alliée aux du Plessis dans la gestion de leurs terres.

 

  • Savary de Lansclos (~35 km) : noblesse du Loudunois gravitant dans l'entourage administratif et judiciaire des du Plessis.

 

  • De Nuchèze et De Linières (~15 à 30 km) : seigneurs locaux établis entre Airvault, Parthenay et Bressuire, voisins immédiats des terres de Glénay.

 

 

 

Poitou Aquitania: Période Contemporaine - Monarchie Absolue 1610 / 1789 <==

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