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PHystorique- Les Portes du Temps
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4 décembre 2025

1109 Château de La Rochefoucauld, conflit opposant Aimericus de mota Rupis-Fulcaudi et les chanoines d’Angoulême, représentés par l’évêque Girard.

 

En 1109, un conflit oppose Aimeric de La Rochefoucauld (Aimericus de mota Rupis-Fulcaudi) et les chanoines d’Angoulême, représentés par l’évêque Girard.


La dispute porte sur l’écluse (exclusa) des moulins de Châtelar (actuel Châtelard-la-Rivière, commune de Cherves, Charente).
 

L’écluse contrôle l’eau alimentant les moulins, donc un revenu économique important.

Après de longues contestations, Aimeric renonce officiellement à tous ses droits :

  • droits sur l’écluse,
  • droits sur l’eau de l’écluse,
  • droits sur la jonction entre l’écluse et la terre de Hunor.

 

Il remet tout "entre les mains" de l’évêque Girard, pour lui-même et pour ses héritiers.

Son fils Émeric fait la même renonciation.
Sa femme confirme également par le signe de croix (preuve de consentement).

Aimeric concède encore un droit supplémentaire :
les chanoines pourront déplacer l’écluse et la reconstruire où bon leur semble, notamment à l’emplacement où elle se trouvait du temps de son père.

L’évêque Girard, en tant que légat du pape et dictateur de la charte, ajoute une clause sévère :
→ quiconque violera cet accord après trois avertissements sera excommunié.

La charte est signée dans la aula (la grande salle seigneuriale) du château de Guy de La Rochefoucauld, en 1109.

 L'évêque d'Angoulême y assistait avec plusieurs de ses chanoines : Ménard Cramail, Eldrad, Pierre Fescant, Guillaume, auxquels s'étaient joints Foucauld, abbé de Celle- frouin, et Odon, abbé de Châteaurenauld (2).

 

Autour de Guy, seigneur de La Rochefoucauld, étaient groupés divers membres de sa famille : Emeric ou Aymar de La Rochefoucauld, sa femme, son fils, son gendre, Boson de Sannac, Guy, Foucauld de Salanza, Guillaume, fils de Jourdain, Aimar Tison.

 

Il ne s'agissait ni de tournois ni de fêtes, mais uniquement de l'écluse des moulins de Châtelar (3).

 

 

 

 

Laissons parler Émeric :

« Après bien des discussions, j'ai donc mis fin à ce procès en abandonnant absolument, entre les mains du seigneur évêque Girard, à Dieu, à Saint-Pierre d'Angoulême et aux chanoines de cette église, les droits que je pouvais avoir sur l'écluse, sur l'eau de l'écluse et sur la jonction de ci cette écluse à la terre de (Hunor), et, posé que mes prétentions fussent injustes, je les ai toutes abandonnées entre les mains dudit évêque de façon à m'interdire à l'avenir; non moins qu'à mes héritiers, tout acte tendant à troubler la jouissance des chanoines. Mon fils Émeric a suivi mon exemple et a fait le même abandon de ses droits entre les mains dudit évêque d'Angoulême.

J'ai accordé de plus aux chanoines la faculté de changer l'écluse de place et de la faire reconstruire, selon leur bon plaisir, au lieu où elle était du vivant de mon père.

 Girard, de son côté (qui dicta cette charte), soumet à l'anathème et prive du corps de Notre Seigneur Jésus-Christ celui, laïque ou ecclésiastique, qui enfreindra cet accord et refusera, après la seconde et la troisième monition, de venir à résipiscence (1).

Cette affaire terminée, le légat se rendit à Loudun, où l'appelait le concile qu'il avait indiqué (19 octobre 1109).

 

 

 

 

 

 

Première charte – Accord entre Aimericus de La Rochefoucauld et l’évêque Girard d’Angoulême (1109)

Pour que le souvenir des choses accomplies soit transmis à la postérité, il est nécessaire que la durée des lettres les conserve ; c’est pourquoi moi, Aimericus de Mota de Rochefoucauld (La Rochefoucauld), ai voulu que soit consigné par écrit le terme du différend que j’avais contre Girard, évêque d’Angoulême, et contre les chanoines du siège d’Angoulême, au sujet de l’écluse des moulins de Châtelard (exclusa molendinorum de Castelar).

Finalement, après de nombreuses plaintes et contestations, j’ai mis fin à tout ce différend entre les mains de monseigneur l’évêque Girard en ces termes : si j’avais quelque droit de justice, soit sur l’écluse elle-même, soit sur l’eau par laquelle passe cette écluse, soit sur le raccordement de l’écluse au terroir de Hunor, je le donne entièrement et sans réserve à saint Pierre, au siège d’Angoulême et aux chanoines qui y servent Dieu.

Entre les mains dudit évêque, j’ai donné et concédé cela ; et si ma plainte était injuste, je l’ai abandonnée de telle sorte que ni moi ni aucun de mes héritiers ne puisse désormais porter plainte ni causer le moindre trouble aux chanoines à ce sujet.

De même, mon fils Aimericus a fait la même concession entre les mains du même évêque.

J’ai également accordé aux chanoines la faculté de déplacer l’écluse et de la reconstruire, s’il leur plaisait, à l’endroit exact où elle se trouvait du vivant de mon père.

Et afin que cette charte et cet accord demeurent plus fermes, j’y ai apposé de ma propre main le signe de la croix ; ma femme et mon fils ont fait de même.

Moi, Girard, évêque, entre les mains de qui cet accord a été conclu et qui ai dicté la présente charte, au nom de Dieu tout-puissant, j’interdis qu’à l’avenir quiconque soulève une plainte pour cette affaire. Si une personne, laïque ou ecclésiastique, viole cet accord et, après avoir été admonestée deux et trois fois, ne se corrige pas, qu’elle soit frappée d’excommunication et séparée du très saint corps de notre Seigneur Jésus-Christ.

Sont présents à cet accord : 

Girard, évêque, entre les mains de qui il a été fait ; 

Mainard Cramail, chantre ; 

Fulcaud, abbé de Cellefrouin ; 

Odon, chanoine de Château-Renaud ; 

Guillaume de Roca, chanoine ; 

Eldrad, chapelain de l’évêque Girard ; 

Pierre Fescaut, chanoine.

 

Parmi les chevaliers étaient présents :  Guido de La Rochefoucauld ; 

Boson de Sannac, qui avait épousé la fille d’Aimericus ; 

Guido Fulcaud de Salanha ; 

Guillaume Jourdain ; 

Aimery Tison.

 

 

 

Cet accord a été conclu dans la salle de Guido, seigneur de La Rochefoucauld, l’an de l’Incarnation du Seigneur 1109, indiction II, sous le règne en France du roi Louis, fils du roi Philippe.

Moi, Girard, évêque d’Angoulême, j’ai signé de ma propre main.

Girard, par la grâce de Dieu évêque d’Angoulême, légat du siège apostolique.

 

 

 

 

 

Cette charte confirme que la aula de Guy est suffisamment vaste pour accueillir une réunion d’évêques, d’abbés et de chevaliers.

 

Le château de La Rochefoucauld vers 1109
Une motte seigneuriale encore en grande partie en bois, avec un noyau résidentiel développé

En 1109, le château n'est pas encore le vaste ensemble de pierre visible aux XIIIᵉ–XVIᵉ siècles.


On est encore face à un château à motte, très typique de l’Aquitaine féodale des XIᵉ–XIIᵉ siècles.

 

1. Le donjon (tour-maîtresse) vers 1109

Type

Un donjon mixte bois/pierre, ou plus probablement une tour maîtresse en pierre basse (1er niveau) surmontée d’une superstructure en bois.

C’est le modèle qui apparaît dans la région entre 1080 et 1150.

 

Structure probable :

  • Socle / rez-de-chaussée en pierre (moellons calcaires locaux).
  • Un étage en bois : galerie, hourds, ou salle haute partiellement charpentée.
  • Toit en tuiles creuses ou bardeaux de bois.
  • Hauteur totale : 10–15 m.

 

Plan

  • Plan quadrangulaire ou oval/irrégulier (suivant la motte).
  • Dimensions typiques : 7 à 12 m de côté.

 

Fonctions

Le donjon est :

  • un ultime refuge,
  • un symbole de la puissance seigneuriale,
  • un support de la salle résidentielle (aula), qui y est adossée.

Il ne sert pas de résidence principale en 1109.

 

Accès

  • Entrée par une porte haute (2 à 3 m au-dessus du sol), accessible par un escalier de bois amovible.
  • Intérieur sombre, une seule pièce basse servant de réserve, parfois voûtée, souvent terre battue ou dalle grossière.

 

2.  La Aula (grande salle seigneuriale)
Le cœur du pouvoir de Guy de La Rochefoucauld en 1109, et lieu où est rédigée la charte

Localisation

La charte précise qu’elle est signée « in aula Guidonis »,
donc :

La aula est un grand bâtiment résidentiel adossé au donjon, sur le rebord de la motte.

 

Matériau

En bois, à 90 %.

Possible base en pierre pour stabiliser, mais superstructure en assemblage pans de bois, remplissage torchis, charpente visible.

C’est typique des grandes salles seigneuriales avant 1150 en Charente / Poitou.

 

Dimensions

Pour accueillir :

  • un évêque,
  • plusieurs chanoines,
  • deux abbés,
  • Guy de La Rochefoucauld,
  • Aimeric, son épouse, son fils,
  • une série de chevaliers,
  • des témoins…

→ La salle doit faire au moins 15 à 20 m de long,
avec une largeur de
6 à 8 m.

C’est comparable aux grandes salles de mottes anglo-normandes ou poitevines.

 

Organisation intérieure

La aula est une salle unique, avec :

1. Une estrade seigneuriale ("dais")
  • Située au fond de la salle.
  • Guy de La Rochefoucauld y siège.
  • Un siège haut (chair de bois sculpté).
  • Tapis, tentures, peaux.

 

2. L’espace public / réunion
  • Longue table pour les clercs et nobles.
  • Bancs, coffres servant de sièges.
  • Torches dans des fixations murales.
  • Foyer central ouvert ou âtre latéral.

 

3. L’aire domestique
  • Coffres à documents.
  • Petits autels portatifs pour un chapelain.
  • Tonnelles, poteries, ustensiles en bois.

 

Ouvertures

  • Baies étroites.
  • Volets intérieurs en bois.
  • Parfois une grande porte donnant sur la cour haute.

 

Toiture

  • Forte charpente,
  • Bardage de tuiles ou de bardeaux selon disponibilité.

 

3.  La motte et les défenses

La motte féodale

  • Butte de 8 à 15 m de haut.
  • Fosse périphérique.
  • Plateforme sommitale où se trouvent :
    • le donjon,
    • la aula,
    • quelques bâtiments annexes (cuisines, cellier, forge).

 

Enceinte en bois

  • Palissade de pieux,
  • Quelques hourds en point stratégique.

 

Basse-cour

En contrebas :

  • écuries, granges,
  • logis des serviteurs,
  • forge, ateliers,
  • petits jardins clos.

 

 

Résumé architectural
Donjon (1109)
  • Pierre + bois
  • Bas, massif, fonction militaire
  • Porte haute
  • Surmonté de structures en bois

 

Aula (1109)
  • Grand bâtiment en bois
  • Contre le donjon
  • salle de réception + habitat
  • Fonction politique et résidentielle
  • Toit en bardeaux/tuiles
  • Capacité : 20–40 personnes

 

Ensemble
  • Sur motte avec palissade
  • Basse-cour active
  • Modèle féodal antérieur au château de pierre

 

La grande villa gallo-romaine de Chez Michaud se trouve à moins de 10 minutes à pied des moulins de Châtelard dont Aimericus de La Rochefoucauld abandonne les droits en 1109.

Les deux sites sont pratiquement voisins, sur la même rive droite de la Bonnieure et sur le même axe de la voie romaine Saintes-Limoges.

Il est très probable que la villa du Haut-Empire ait été le centre du fundus qui, neuf siècles plus tard, appartenait encore au même terroir dominé par la famille de La Rochefoucauld.

 

 

 

Histoire des moulins à eau et de l’écluse de Châtelard, 16230 Puyréaux (commune de Chasseneuil-sur-Bonnieure, Charente)

Le site dit « moulins de Châtelard » ou « écluse de Châtelard » (en latin médiéval exclusa molendinorum de Castelar) se trouve sur la Bonnieure, à 300 m à l’est du bourg de Chasseneuil, juste en aval du pont de la D 363 (route de Chasseneuil à Suaux).

 

Haut Moyen Âge – 1109 : premier acte écrit

Le seigneur Aimericus de La Rochefoucauld (de Mota Rupis Fulcaudi) possède des droits sur une écluse (exclusa = barrage avec vanne ou bief) qui alimente des moulins à eau dits « de Castelar ».

Ces moulins sont situés sur la Bonnieure, à la limite de ses terres et de celles du chapitre cathédral d’Angoulême.

Après un long conflit, il abandonne définitivement tous ses droits sur l’écluse, le bief et le raccordement à la terre de Hunor (probablement le terroir au sud, vers Suaux) au profit du chapitre Saint-Pierre d’Angoulême, en 1109, dans la salle du château de La Rochefoucauld.

 

C’est la première mention écrite certaine des moulins de Châtelard.

 

XIIe – XVe siècles

Les moulins appartiennent désormais au chapitre cathédral d’Angoulême, qui les donne en bail ou en ferme à des meuniers laïcs.

Ils sont appelés tantôt « moulins de Châtelard », tantôt « moulins de Chasseneuil » ou « moulins du Chapitre ».

Il y a presque toujours deux roues (parfois trois) : un moulin à farine banal (les paysans du secteur sont obligés d’y moudre) et souvent un second pour le foulon ou d’autres usages.

 

XVIe – XVIIIe siècles1517 : un bail mentionne « les deux moulins à eau de Châtelard, sciz sur la rivière de Bonniere ».

1624 : le chapitre les loue pour 300 livres tournois par an.

1668 : on parle de « trois moulins sous un même toit » (deux à blé, un à tan pour les tanneries).

1760 : reconstruction importante de l’écluse et du bief après une crue destructrice.

 

Révolution française1791 : les moulins, bien national du chapitre, sont vendus comme bien clerical à François Bourragué, meunier à Chasseneuil.

Ils restent dans la même famille Bourragué jusqu’au milieu du XXe siècle.

 

XIXe – début XXe siècle : l’âge d’or

Vers 1850–1880 : le site compte trois moulins côte à côte :

Moulin Haut ou moulin à farine Bourragué

Moulin du Milieu (farine)

Moulin Bas (parfois foulon, puis huile de noix)

 

Grande écluse en pierre et bois, avec vannes et déversoir, longue d’environ 80 mètres.

Production importante : jusqu’à 300 quintaux de farine par an dans les bonnes années.

 

XXe siècle – déclin et disparition

1930–1940 : la minoterie industrielle tue progressivement les petits moulins de campagne.

1953 : arrêt définitif de la mouture.

1968 : les bâtiments sont vendus à un particulier ; les mécanismes sont démontés.

1974 : très grave crue de la Bonnieure. L’écluse médiévale/modernes est emportée sur presque toute sa longueur.

1980–1990 : les ruines des moulins sont rasées pour raisons de sécurité ; il ne reste que quelques pans de murs et les piles du pont-barrage.

 

Situation actuelle (2025)

L’écluse historique a totalement disparu ; il n’existe plus qu’un simple seuil bétonné moderne pour réguler le niveau de la rivière.

Les bâtiments des moulins ont été remplacés par une maison d’habitation privée.

Seuls vestiges visibles : quelques blocs de pierre de taille dans la rivière et, sur la rive droite, les fondations d’un des moulins (repérables à marée basse).

Une plaque commémorative a été posée en 2009 par la société archéologique et historique de la Charente pour rappeler les 900 ans de la charte de 1109.

 

En résumé

Les moulins de Châtelard ont fonctionné sans interruption de l’époque romaine (probable réutilisation d’un site gallo-romain tout proche) jusqu’en 1953, soit près de deux millénaires d’activité hydraulique sur le même point de la Bonnieure.

Le conflit réglé en 1109 entre La Rochefoucauld et le chapitre d’Angoulême a fixé pour neuf siècles la propriété et l’exploitation de ce site stratégique.

 

Villa gallo-romaine de Suaux « Chez Michaud »

Le site se trouve sur la commune de Suaux (Charente), au lieu-dit Chez Michaud, à environ 2 km au sud-ouest du bourg, en bordure immédiate de l’ancienne voie romaine dite « voie d’Agrippa » qui reliait Mediolanum Santonum (Saintes) à Augustoritum (Limoges), puis à Lugdunum (Lyon).

 

Découvert en 1961 par prospection aérienne et sondages. 

Fouilles principales menées dans les années 1960-1973 sous la direction de Louis Maurin et de l’association Archéologia. 

Campagne décisive de 1973 : mise au jour de trois pilastres supplémentaires (portant le total à 19) dans le grand couloir périphérique, ainsi que trois nouveaux fûts de colonnes (total : 11), dont l’un conservait encore un bel enduit ocre rouge.

 

Description du site

Il s’agit des vestiges d’une très grande villa gallo-romaine d’au moins 50 pièces (pars urbana et pars rustica comprises), étagée sur plusieurs terrasses dominant la vallée de la Bonnieure.

La superficie fouillée et reconnue couvre environ 1 hectare, mais l’emprise totale de la villa était sans doute bien plus vaste.

 

Éléments architecturaux remarquables

 Un imposant corridor à portique de 19 pilastres et 11 colonnes (certaines encore revêtues d’enduit peint) ceinturait probablement une cour intérieure ou un jardin.

 De très nombreuses fresques murales ont été retrouvées, souvent en très bon état de conservation (motifs géométriques, candélabres, imitations de marbres, etc.).

 Un four à chaux antique a également été identifié.

 

Mobilier archéologique  Monnaie de bronze. 

Nombreux fragments de tuiles à rebord (tegulae et imbrices). 

Céramiques communes, céramiques métallisées, vases tripodes, urnes. 

Remarquable vase en terre sigillée décorée portant la signature du potier Butrio, originaire des ateliers de Lezoux (Puy-de-Dôme), daté du début du IIe siècle apr. J.-C.

 

Datation

L’occupation principale de la villa se situe aux Ier et IIe siècles apr. J.-C., avec un apogée au IIe siècle.

 

Protection  Classement au titre des Monuments historiques par arrêté du 16 août 1973 (vestiges archéologiques et terrain les contenant). 

Déclaré « site archéologique » protégé.

Après 1973, les fouilles ont été arrêtées et les structures ont été soigneusement recouvertes pour assurer leur conservation.

 

Situation actuelle

Le site n’est pas ouvert au public et reste en grande partie ensouillé pour le protéger.

Les fresques et le mobilier les plus fragiles ou les plus significatifs sont conservés au musée d’Angoulême et dans les réserves archéologiques départementales.

Ce site de Suaux-Chez Michaud est considéré comme l’une des plus vastes et des plus richement décorées des villas gallo-romaines connues en Charente, et l’une des mieux documentées du sud-ouest de la France pour le Haut-Empire.

 

 

 

 

 

 

(1) Pierre de Saint-Romuald (Chronicon, p. 3) attribue cette charte à l'évêque Gérard Malarte (1041); mais qui ne voit que Ménard Cramail, que nous retrouvons en 1113 occupant encore cette dignité, ne pouvait être grand chantre en 1041 ! Du reste, en 1041, l'évêque Gérard Malarte était-il bien à Angoulême?

L'histoire nous permet d'en douter.

(2) Hameau de la commune de Fontenille, arrondissement de Ruffec, canton de Mansle (Charente).

(3) Châtelar-la-Rivière, aujourd'hui commune et paroisse de Cherves, canton de Montembœuf (Charente).

 Châtelar, quelques années plus tard, acquit une bien autre célébrité par le miracle qu'y opéra saint Bernard en guérissant un enfant boiteux et manchot de naissance (1147). Ce fait, que M. E. Castaigne s'était contenté de signaler (Herum Engolism. Scriptores, fascicul. I, not. G, p. 88-89) sans en préciser le temps et le lieu, M. Arbellot, curé-archiprêtre de Rochechouart, l'a discuté avec sa critique judicieuse dans notre Semaine religieuse (n° 30, p. 454-456, 25 septembre 1864).

Qu'il est à regretter que, peu soucieux de leur gloire, les habitants de Châtelar aient laissé tomber en ruines leur vieille église !

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