Ingrandes sur Loire, Révolution Française, Jean Chouan chef de brigands – Guerre de Vendée
L'Anjou appartenait aux pays de grande gabelle, avec l’achat annuel obligatoire d’une quantité de sel pour les habitants. Le village d'Ingrandes, dont la moitié appartenait à la Bretagne, pour sa part exonérée de l'impôt sur le sel, connut de nombreux conflits et des révoltes.
Le Grenier à sel d'Ingrandes, installé depuis le XIVe siècle à la frontière, a entraîné une importante activité de contrebande ou « faux saunage ». La situation frontalière est restée en vigueur même après le rattachement de la Bretagne au Royaume, car les privilèges traditionnels ont été conservés jusqu'à la Révolution.
la patache était un bateau fluvial destiné, à partir des ports, à collecter la gamelle l’impôt sur le sel. Pendant la guerre, ils étaient affectés à la surveillance des ports et des côtes.
On donnait autrefois le nom de patache à un petit bâtiment ancré dans un port de mer ou à l’embouchure d’une rivière sur lequel il y a des commis de fermes du Roi chargés de visiter les bâtiments entrants ou sortants, d’examiner les passeports et de faire payer les droits des marchandises arrivant pas eau.
Les conducteurs des bâtiments sont obligés de s’approcher de la Gabare pour faire leurs déclarations, et sont tenus de souscrire à la visite du Commis.
Gabarier, ou Gabrier est celui qui conduit une Gabare. Son équipage était composé de deux gabelous chargés de surveiller les bateaux pour lutter contre la contrebande.
Deux frères, fermiers dans la Bass-Bretagne, qui s’appelaient Choüen (Jean Chouan avec son frère René), se sont faits chefs de brigands et d’assassins, et ont donné leur nom à leurs complices. La singularité de mot, comme l’ordinaire, l’accrédita au point de l’appliquer non-seulement à ces bandits contre qui l’on fit marcher la force armée, mais à tous ceux qui, dans cette province, avaient pris les armes contre la république ; ensuite ce mot devint synonyme de ceux qui l’esprit de parti avait précédemment mis en vogue. Les jeunes gens, les républicains modérés, les royalistes, furent appelés chouans.
D’autres ont donné à ce nom une origine assez bizarre, mais pourtant vraisemblable. On sait que la ci-devant Bretagne était affranchie de l’imposition des gabelles : un peu plus loin, le Maine et l’Anjou, par exemple, ne jouissaient pas de cet avantage ; en conséquence, à certaines limites il y avait des commis dont les fonctions consistaient à empêcher que le sel ne passât en contrebande.
Jean Chouan, de son vrai nom Jean Cottereau (1757-1794), est une figure emblématique de la chouannerie, un mouvement de rébellion paysanne et contre-révolutionnaire qui éclate dans l’Ouest de la France, principalement en Bretagne et dans le Maine, pendant la Révolution française. En 1793, il joue un rôle clé dans l’organisation et la conduite de la résistance contre les autorités républicaines, particulièrement dans le contexte des soulèvements contre la levée en masse et les persécutions religieuses. Son action est principalement centrée dans le nord de la Mayenne et les confins de la Bretagne.
Ces gabeleurs avaient un intérêt dans les prises qu’ils faisaient : c’étaient des argus dont il était difficile de tromper la surveillance. Cependant la fraude avait lieu, et elle était exercée par des hommes qui en faisaient une sorte de manège, et convoyaient d’une province à l’autre des denrées prohibées. Ces contrebandiers se portaient dans les bois et sur les chemins à certaines distances les uns des autres ; ils avaient avec eux des chiens accoutumés à jouer leur rôle : s’il arrivait qu’un commis de gabelle passât ou qu’on entendit du bruit, le contrebandier faisait interrompre la marche du convoi. D’autres fois les contrebandiers s’avertissaient du danger, en imitant réellement la chouette. Quoi qu’il en soit, comme ils ne convoyaient la plupart du temps les objets de contrebande la nuit, et que l’action de se porter en vedette, pour prévenir toute espèce de surprise, s’appelait parmi eux la chouette, on les appela chouans.
En 1792, il participe à des troubles contre-révolutionnaires, notamment à l’émeute de Saint-Ouen-des-Toits en août 1792, où il est arrêté pour avoir attaqué des patriotes républicains. Libéré, il entre dans la clandestinité.
En mars 1793, la levée en masse déclenche une révolte générale dans l’Ouest. Jean Chouan, avec ses frères et des paysans locaux, prend les armes, motivé par l’opposition à la conscription, la défense des prêtres réfractaires et le rejet des réformes républicaines.
Organisation de la chouannerie :
Jean Chouan forme des bandes armées dans la région de Laval, opérant dans les forêts et les bocages (comme la forêt de Concise ou de Misdon). Ces groupes, mobiles et connaissant bien le terrain, mènent des embuscades, attaquent des convois républicains et protègent les prêtres réfractaires.
En 1793, il s’allie à d’autres chefs chouans, comme les frères Pinçon et Jambe d’Argent (Michel Morière), et coordonne ses actions avec l’Association bretonne, un réseau royaliste clandestin dirigé par des figures comme Joseph de Puisaye.
Actions militaires en 1793 :
Les activités de Jean Chouan en 1793 sont marquées par des actions de guérilla plutôt que des batailles rangées, contrairement à la Vendée. Ses hommes harcèlent les garnisons républicaines, coupent les communications et attaquent les municipalités « bleues » (républicaines).
En mai-juin 1793, il participe à des soulèvements dans le nord de la Mayenne, notamment autour de Laval et d’Ernée, où les chouans s’emparent temporairement de bourgs avant de se replier face aux renforts républicains.
À l’automne 1793, après la défaite vendéenne à Cholet (17 octobre 1793), l’Armée catholique et royale, dirigée par des chefs comme Henri de La Rochejaquelein, Maurice d’Elbée et Charles de Bonchamps, traverse la Loire pour une offensive vers la Normandie et la Bretagne. Leur objectif est de prendre un port (comme Granville) pour recevoir des renforts anglais et rallier les chouans.
Jean Chouan, actif dans le nord de la Mayenne, est informé de cette expédition via les réseaux royalistes, notamment l’Association bretonne, dirigée par Joseph de Puisaye, qui coordonne les efforts entre chouans et Vendéens.
Jean Chouan tente de soutenir l’Armée catholique et royale vendéenne lors de la Virée de Galerne, une expédition vers la Normandie pour rejoindre des renforts anglais.
Les chouans, dont Jean Chouan, facilitent le passage des Vendéens dans leurs régions en fournissant des guides, des informations et parfois des renforts. Par exemple, des bandes chouannes de la Mayenne et de l’Ille-et-Vilaine participent à des escarmouches pour protéger l’avancée vendéenne.
En novembre 1793, l’Armée vendéenne traverse des zones proches des territoires de Jean Chouan, notamment autour de Laval (Mayenne), où les Vendéens remportent une victoire le 22 octobre 1793. Jean Chouan, basé dans des forêts comme celle de Misdon ou de Concise, soutient indirectement cette offensive en harcelant les garnisons républicaines et en sécurisant les arrières des Vendéens.
Cependant, Jean Chouan ne participe pas directement aux grandes batailles de la Virée, comme le siège de Granville (14-15 novembre 1793) ou les défaites du Mans (12-13 décembre 1793) et de Savenay (23 décembre 1793). Son rôle reste local, centré sur la guérilla dans le Maine.
Répression républicaine :
En décembre 1793, après les défaites vendéennes du Mans (12-13 décembre) et de Savenay (23 décembre), les républicains intensifient la répression dans l’Ouest.
Les chouans, comme les Vendéens, sont traqués par les colonnes mobiles, précurseurs des colonnes infernales de Turreau (janvier 1794). Jean Chouan échappe à plusieurs reprises à la capture grâce à sa connaissance du terrain et à la complicité des paysans locaux.
Des prêtres réfractaires et des civils soutenant les chouans sont exécutés, notamment par fusillade ou guillotine à Laval et à Rennes. Ces exécutions, bien que moins documentées que celles de Nantes, s’inscrivent dans le même climat de Terreur.
Mais pourquoi donna-t-on leur nom aux royalistes armés contre la république ? C’est que la révolution ayant supprimé les gabelles, ces hommes, sans aveu, se sont trouvés sans moyens d’existence.
Alors, ils se sont réunis dans les bois aux Vendéens qui s’étaient sauvés des massacres du Mans et de Savenay.
Dans les commencements, ils infestaient les routes, attaquaient les diligences, volaient et assassinaient ; et dans la crainte d’être investis par les troupes qu’on mit à leur poursuite, ils imitaient la chouette, comme lorsqu’ils faisaient la contrebande. On continua de les appeler chouans indistinctement, lorsque leurs forces augmentèrent au point de former un armée considérable.
Tel furent l’origine, la nature et les progrès de cette seconde espèce de guerre civile qui fut, à proprement parler, une suite de celle de la Vendée, et ne s’éteignit que lorsque Napoléon vint prendre le timon des affaires.
Mémoires sur la Vendée, comprenant les mémoires inédits d'un ancien administrateur militaire des armées républicaines, et ceux de Madame de Sapinaud. by Sapinaud de La Rairie, Marie Louise (Charette) de, d 1832.
Un décret révoque Turreau (18 mai), et Vimeux qui le remplace bloque le pays dans une enceinte de quatorze camps retranchés, dont trois sur la ligne du Layon, Dernières luttes. à Concourson, à Thouarcé, à Beaulieu, en abandonnant Saint-Florent, Chalonnes, la rive gauche de la Loire qu’occupent tout aussitôt les paysans.
Tout au même temps s’y relie sur l’autre rive, à Varades, un parti de 800 Chouans, avant-garde des bandes de déserteurs, de gabelous, de réfractaires, de pillards sans aveu, qui infestaient le Bas-Anjou et partie du Maine et de la Bretagne et qui, grossies des émigrants d’outre-Loire par la dispersion de la grande armée, prennent dès lors une direction sous les ordres de Scépeaux, de Bourmont, de Turpin, de Dieusie. ==> 18 Octobre 1793, le général Charles Melchior Artus de Bonchamps meurt près de Varades. (Passage de la Loire)
Mais déjà, même entre ennemis et d’un camp à l’autre, les groupes se saluent et causent. La lassitude est si grande ! et la Terreur d’ailleurs est vaincue. Le représentant Bézard vide les prisons à Angers et c’est le général Hoche, qui à la tête des deux armées réunies des côtes de Brest et de Cherbourg (fructidor an II) proclame et répand dans les campagnes des promesses écoutées de paix et de sécurité, garanties par un décret solennel d’amnistie (12 frimaire an II-2 décembre 1794).
En même temps les dissensions s’enveniment parmi les chefs rebelles. Stofflet, dont les principaux officiers se sont vendus à prix marchandé, accepte après Charette, Sapinaud, Scépeaux, Dieusie, le 2 mai 1795 (13 floréal an III), une pacification qui donne à peine quelques jours de trêve à la malheureuse Vendée.
La garde territoriale, qui s’y organise sous ses ordres, livre à de nouvelles misères le pays interdit isolément aux patriotes, aux réfugiés et livré à toute vengeance et à toute exaction, mais que les postes républicains peu à peu enserrent et pénètrent.
Sur un mot d’ordre venu d’Angleterre, une levée de Chouans surprend Ingrandes, Craon, Segré (21-22 juillet) mais se disperse impuissante à la nouvelle du désastre de Quiberon. Stofflet, qui hésite et s’attarde, tombe au premier coup de l’épée de Hoche, qui commande l’armée générale de l’Ouest (26 février 1796) et, pendant que Travot met enfin la main sur Charette (23 mai)==>La Scène de la capture de Charette (Dernier Panache Puy du Fou), six colonnes poussent devant elles les bandes épuisées de Scépeaux, qui fait sa soumission le 24 avril avec la plupart de ses lieutenants. — La guerre est finie.
Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire J.-B. Dumoulin, 1874
« L’origine de cette confusion est peut-être à rechercher dans la continuité chronologique qui a existé entre les guerres de Vendée et les guérillas des chouans. Ce sont souvent les mêmes hommes qui ont réduit les insurgés vendéens et traqué les groupes de partisans des autres.
Il faut cependant chercher ailleurs l’origine de la confusion entre la Vendée et les chouans : dans la nécessité « idéologique » pourrait-on dire. Pour les royalistes de 1815 et d’après, tout comme pour leurs adversaires républicains, la Vendée et les chouans devaient faire un bloc, un tout, susceptible de magnifier la cause de son propre camp et de « diaboliser » la cause défendue par le camp d’en face. .... https://www.breizh-info.com/2017/07/26/74459/vendeens-ne-chouans
Frontière historique entre l'Anjou et la Bretagne
Ingrandes est une ancienne commune de l'Ouest de la France, située dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire. Bien que le nom officiel de la commune soit Ingrandes, on utilise aussi le nom de Ingrandes-sur-Loire
Ingrande; petite ville sur la rivière de Loire; à 11 lieues 3/4 de Nantes; à 6 lieues 1/2 d'Angers et à 22 lieues de Rennes. Elle est moitié en Bretagne et moitié en Anjou. On voit au milieu une grosse pierre, qui sert de borne pour la séparation des deux provinces. Elle se nomme la Pierre d'Ingrande. C'était là qu'on donnait jadis les exploits et sentences, et qu'on ajournait les parties plaidantes. On y remarque un grenier à sel, une traite foraine et une brigade de maréchaussée.
La limite a longtemps été marquée par une pierre dressée (petra Ingrandi) remontant à l'Antiquité, reprise en 851 lorsque Erispoê, roi breton imposa son Etat à Charles le Chauve.
— Le prieuré d' Ingrande fut fondé l'an 1093, par Orri du Lorroux-Bottereau; et l'on peut regarder cette fondation comme le principe de cette ville.
Elle a titre de baronnie, et relève du roi, à cause du château d'Angers.
En 1118, la terre et seigneurie d'Ingrande dépendait de celle de Chantocé, qui appartenait alors à Tronchon. L'année suivante, le duc d'Anjou assiégea cette ville, où l'on avait commencé à bâtir, pour sa défense, un fort qu'on appela la Bastille d'Ingrande. Cette seigneurie passa par alliance de la maison de Chantocé dans celle de Craon, et ensuite dans celle de Retz.
Elle appartenait, en 1400, à Robert Brocherel, qui la donna, en 1418, à Guillemette du Bois de la Roche, sa petite-fille. Gilles de Laval, IIè du nom, cadet de la maison de Laval et seigneur de Chantocé et d'Ingrande en 1437, vendit ces deux seigneuries au duc de Bretagne Jean V, pour une somme de cent mille vieux écus; et le 25 juin 1470, François II, duc de Bretagne, rendit aveu des seigneuries d'Ingrande et de Chantocé à René, duc d'Anjou et roi de Sicile. Ce prince les laissa à son fils naturel le comte d'Avaugour. — La verrerie d'Ingrande, établie l'an..... est très-renommée par la beauté de ses bouteilles.
Ingrande n'est plus dans l'un des cinq départements de Bretagne; cette ville est passée en Maine-et-Loire.
D'où vient ce nom d’Ingrande ou Ingrannes?
Une publication récente de M. A.-F. Lièvre, bibliothécaire de la ville de Poitier, mis en lumière un fait qui intéresse la géographie historique de notre pays. Il y a en France plusieurs localités du nom d'Ingrande ou Ingrandes or on peut poser en principe que, lorsqu'un endroit porte ce nom, il se trouve à la limite de deux anciens diocèses, c'est-à-dire à la frontière de deux cités romaines, ou, avant les Romains, de deux nations gauloises 2.
M. Lièvre énumère cinq bourgs ou villages de ce nom
1° Ingrande (Maine-et-Loire), dernière paroisse de l'ancien diocèse d'Angers, sur la rive droite de la Loire, contiguë à Montrelais (Loire-Inférieure), première paroisse du diocèse de Nantes. On voit encore, paraît-il, dans le bourg, une borne milliaire ancienne, qui sépare les deux communes et les deux départements, comme elle séparait autrefois les deux paroisses, les deux diocèses, les deux provinces de Bretagne et d Anjou
2° Ingrandes (Indre-et-Loire) est, sur la même rive du fleuve, dernière paroisse de l'ancien diocèse de Tours; elle est contiguë a Restigué, qui fait aujourd'hui partie du même département, mais qui était autrefois, de ce côté, la première paroisse du diocèse d'Angers.
1. Les chemins gaulois et romains entre la Loire et la Gironde, les limites des cités, la lieue gauloise (Poitiers, 1892, in-8°, extrait des Mémoires de la Société des antiquaires de l’Ouest, année 1891
2. J'ai sans doute à peine besoin de rappeler le principe qui, de l'aveu unanime des érudits, domine la géographie historique de la Gaula, savoir sauf de rares exceptions, les limites des diocèses épiscopaux de la France au moyen Âge sont les mêmes que celles des cités de la Gaule romaine, et celles-ci les mêmes que celles des peuples de la Gaule avant la conquête.
3. C. Port, Dictionnaire de Maine et Loire
Ces deux Ingrande marquent les deux extrémités, occidentale et orientale, de l'Anjou, territoire de la nation gauloise des Andes.
3° Ingrande (Vienne), sur la rive droite de la Vienne. D'après les pouillés, cette paroisse, dans les derniers siècles du moyen âge comme à la veille de la Révolution, était englobée dans le diocèse de Poitiers et n'en touchait pas la limite mais, à l'époque romaine et dans le haut moyen âge, elle marquait la frontière entre le Poitou et la Touraine. MM. Rédet(1), Longnon(2) et Lièvre s'accordent à y reconnaître le lieu appelé Fines (c'est-à-dire « frontière »), que mentionnent plusieurs bornes milliaires. Des textes du Xe siècle font connaître l'existence d'une viguerie d'Ingrande en Poitou, et, à côté, celle d'une viguerie d'Ingrande en Touraine (3): le bourg, chef-lieu de l'une et de l'autre, était donc alors partagé entre les deux pays.
4" Ingrandes (Indre), dernière paroisse de l'ancien diocèse de Poitiers à l'est, à côté du Blanc, paroisse de l'ancien diocèse de Bourges.
5' Ingrande (Vendée, commune de la Réorthe). Ce lieu est en plein Poitou; c'est le seul dont M. Lièvre n'ait pu établir ia situation à la frontière de deux peuples. II suppose qu'en ce point a pu être a limite du pays des Ratiates, annexé, dit-il, au Poitou avant la conquête romaine mais ce n'est qu'une conjecture. Telle est la liste de M.Lievre mais on peut la grossir. Voici quatre autres localités du même nom, ou à peu près, dont la situation frontière est certaine :
6° Ingrande (Mayenne, commune d'Azé). La paroisse d'Azé est, sur la rive gauche de la Mayenne, la première de l'ancien diocèse d'Angers. Son finage est contigu à celui de Fromentières, dernière paroisse, sur la même rive, de l'ancien diocèse du Mans.
1. Dictionnaire topographique du département de la Vienne, p 212.
2.Atlas historique de la France, carte II ; texte, p. 28 (lire Vienne au lieu d’Indre).
3. Rédet, ibid.
7° Ingrandes (Indre-et-Loire, commune de Couziers). Couziers, du département d'Indre-et-Loire et de l'ancien diocèse de Tours, touche à Fontevrault, du département de Maine-et-Loire et de l'ancien diocèse de Poitiers.
8° Ingrandes (Maine-et-Loire), ancien fief et seigneurie, qui s'étendait sur les paroisses de Chazé-sur-Argos, Sainte-Gemmes, Bourg-d'Iré, Loiré, Aviré, etc. Ces paroisses sont de l'ancien diocèse d'Angers et aujourd'hui du département de Maine-etLoire l'une d'elles, Loire, touche au département de la Loire Inférieure et à l'ancien diocèse de Nantes.
9° Ingrannes (Loiret). C'est une petite commune située au milieu de la forêt des Loges, sur le parcours de la voie antique d'Orléans à Sens. Il y avait, sur cette voie, une station appelée en latin Fines, qui marquait la limite des deux cités M. Longnon, dans son Atlas historique, la place au lieu-dit te Bout-d'en-Haut (Loiret, commune de Chambon). Or, les finages de Chambon et d'Ingrannes sont contigus, et le Bout-d'en-Haut est situé près de leur limite commune.
D'où vient ce nom d’Ingrande ou Ingrannes? Quelle en est la forme antique, et à quelle langue appartient-? Sur ces points, M. Lièvre n'émet pas même une conjecture. Il est possible d'aller un peu plus loin que lui. On a vu qu'il y a un Ingrande dans le département de la Vienne; or il existe, pour la Vienne, un bon Dictionnaire topographique, du à feu M. Rédet. Il suffit de l'ouvrir à l'article Ingrande pour trouver les formes suivantes, empruntées à des textes des temps mérovingiens ou carolingiens : in quodam viculo igorande vocabulo ;- vicaria Ygranda. Toutes ces variantes se ramènent à une même forme première, Igoranda, ou peut-être icoranda. … Igoranda ou Icoranda, "frontière" :
note de toponymie gauloise / Julien Havet
La gabelle est une taxe royale sur le sel ayant existé en France au Moyen Âge <==.... ....==> A saint Florent le VIEIL le 12 mars 1793 commença l'épopée vendéenne, la guerre de géants
Ces révolutions qui font l’Histoire <==.... ...==> Les Guerres de l’Ouest - La Chouannerie, les Chouans de Bretagne
Ingrandes-Le Fresne sur Loire est une commune nouvelle depuis le 1er janvier 2016 créée par la fusion d’Ingrandes en Maine et Loire vieille de plus de 11 siècles et Le Fresne sur Loire, en Loire Atlantique, commune existante depuis 1903 par scission de l’ancienne paroisse de Montrelais.








