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PHystorique- Les Portes du Temps
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3 janvier 2024

3 Janvier 1364 Retour volontaire du roi Jean II le Bon pour sa captivité en Angleterre

Avant de partir, il réunit les états généraux à Amiens fin décembre 1363 et leur fait part de sa décision.

Dès le 3 janvier 1364, n’ayant pu achever le paiement de sa rançon (3 millions d'écus d'or) prévue par le traité de Brétigny (1360) à Édouard III, et l’un de ses fils, le duc d’Anjou (1), retenu en otage à Calais, ayant pris le parti de s’évader

Jean le Bon, fidèle aux lois de l’honneur et de la chevalerie, résolut, malgré l’opposition de son Conseil, de retourner en Angleterre pour s’y constituer de nouveau prisonnier.

Il s’embarqua à Boulogne, accompagné de Jean d’Artois, comte d’Eu, du comte de Dammartin, de Jean II Le Meingre, dit Boucicaut, maréchal de France, et de nombreux autres chevaliers.

Jean II le Bon débarque en Angleterre au port de Douvres (Dover) au début de janvier 1364.

Deux mois plus tard, installé au palais de Savoie (Savoy Palace résidence fastueuse des rois de France),  qu’il occupait à Londres, le roi de France tomba gravement malade en mars 1364.

Boucicaut repassa alors la mer afin d’en porter les premières nouvelles à Charles, duc de Normandie (le futur Charles V) et régent du royaume.

La mort de Jean le Bon, survenue le lundi 8 avril 1364, ruina les derniers espoirs de croisade de Pierre Ier de Lusignan, roi de Chypre.

 

 

 

 

Héritage et bilan

Jean laisse un royaume ruiné par la guerre, la peste noire, les Grandes Compagnies et la rançon impayée, mais aussi des bases solides pour le redressement : Stabilisation monétaire (création du franc en 1360).

Réforme administrative et politique des apanages (attribution de duchés à ses fils, comme la Bourgogne à Philippe le Hardi).

Impôts votés et administration renforcée.

 

Son fils Charles V (sacré le 19 mai 1364) saura exploiter ces réformes pour relancer la guerre en 1369, dénoncer le traité de Brétigny (jugé non respecté par les Anglais) et reconquérir une grande partie des territoires perdus, grâce à des capitaines comme Du Guesclin.

Ce geste de Jean le Bon reste un symbole fort de l'honneur médiéval : un roi qui préfère l'emprisonnement au déshonneur.

Il contraste avec l'image d'un souverain parfois qualifié d'impulsif ou de mal conseillé, mais qui a su, dans ses derniers mois, incarner l'idéal chevaleresque.

 

(1). En 1363, Louis d'Anjou, lassé d'une captivité prolongée et de l'attente indéfinie du paiement complet de la rançon (seul un premier versement a été effectué), s'évade de Londres. Il profite d'une autorisation de pèlerinage pour ne pas revenir, avec l'aide probable de complices comme Bonabes IV de Rougé et de Derval (seigneurs bretons fidèles). Cette fuite constitue une grave atteinte à l'honneur royal et met en péril la parole donnée par le roi de France.

 

 

 

 

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