Parthenay Les autorails GMC au dépôt des TDS à Parthenay, vers 1923
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La Gâtine est l’un des territoires les plus tardivement desservis par le chemin de fer en France.
- 22 octobre 1882 : ouverture Saumur – Niort – Saintes
→ Parthenay enfin reliée au réseau d’État. - 1883 : ouverture Parthenay – Poitiers
- 5 juin 1887 : ouverture Bressuire – Parthenay
→ Chaîne Cholet – Poitiers accessible.
➡ Parthenay devient un nœud ferroviaire, mais uniquement pour les grandes lignes.
Il reste à mailler la campagne : c’est là que les TDS entrent en scène.
Le Conseil général des Deux-Sèvres adopte un réseau rural à voie métrique, exploité en concession.
1. Les 4 grandes lignes TDS
Via Ménigoute.
→ L’une des lignes les plus actives (marchés, foires).
Via L’Absie.
→ Rôle important pour le transit du bois, du bétail et des petits produits fermiers.
→ Ligne plus agricole mais utile pour les foires aux bestiaux.
→ Section en partie inter-départementale.
- Siège de la Compagnie : rue Carnot
- Grand dépôt et ateliers principaux : Parthenay
- Plateforme d’échanges voyageurs + marchandises
C’est là qu’étaient entretenus et remisés :
- locomotives à vapeur Corpet-Louvet, Buffaud & Robatel
- autorails GMC, De Dion, Renault, Saurer
- locotracteurs diesel à cardan (années 1930)
Oui et non.
✔ Oui, parce que les trains étaient lents (20–25 km/h),
✔ Oui, parce que la voie était fragile, courbe, posée en accotement,
✔ Oui, les déraillements existaient (plutôt sans gravité).
Mais :
➡ Les TDS ont désenclavé entièrement la Gâtine.
➡ Ils ont assuré un service public réel, notamment le mercredi, jour du marché de Parthenay et lors de la Foire des Cendres, qui faisait affluer les trains spéciaux.
C’est un tournant majeur : pour réduire les coûts, les TDS adoptent des automotrices légères, souvent transformées artisanalement.
- Autorails GMC (vers 1921-1923)
- Châssis de camion US 1917
- Motorisation essence
- 12 à 20 places
- Très utilisés à Parthenay
- De Dion-Bouton type JM et MO
- Plus fiables
- Arrivent fin années 1920
- Renault / Saurer transformés
- Carrosseries locales (ateliers TDS)
→ Ces machines remplacent progressivement les petites 030T à vapeur.
Les « autorails GMC » étaient des automotrices légères construites à partir de camions américains General Motors (GMC) importés après la Première Guerre mondiale.
✔ Châssis de camion militaire type GMC 1917–1918
✔Transformation en autorails par montage :
- d’une caisse voyageurs en bois ou mixte,
- d’un poste de conduite réaménagé,
- d’un équipement ferroviaire métrique (écartement 1 m).
Ces engins étaient utilisés pour assurer un service rapide et économique sur les lignes rurales du réseau des Tramways Départementaux des Deux-Sèvres (TDS).
Leur mise en service date de 1921–1923, ce qui correspond exactement à votre période « vers 1923 ».
Parthenay était l’un des centres techniques majeurs du réseau métrique TDS, avec :
- un dépôt équipé d’une remise,
- des fosses,
- un atelier léger,
- des voies de service dédiées aux autorails et locotracteurs.
Les autorails GMC y étaient :
- entretenus,
- remis en état,
- retournés avant remise en ligne.
Plusieurs photos anciennes (clichés privés / revues ferroviaires anciennes) montrent ces autorails stationnés devant la remise du dépôt TDS de Parthenay.
Les clichés d’époque montrent :
- caisse courte à extrémités arrondies,
- vitrage latéral serré,
- châssis automobile resté visible,
- pare-buffles rudimentaires,
- peinture claire ou bicolore, parfois crème / brun,
- roues à bandages pleins adaptées à la voie métrique.
L’allure générale évoque un autorail « bricolé » mais efficace, proche des « auto-rails » type Billard précédents.
On sait que :
- Parthenay fut le premier dépôt TDS à recevoir des autorails GMC,
- ils y circulèrent principalement sur les lignes :
- Parthenay – Saint-Maixent
- Parthenay – Bressuire
- Parthenay – Niort (partiellement)
- Leur service débutait dès 1922, atteint un pic en 1923-1925, et déclina ensuite au profit :
- des autorails De Dion-Bouton,
- de quelques Renault et Saurer transformés.
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Gare TDS de Parthenay — avenue Victor-Hugo
Cette gare faisait partie du réseau secondaire Tramways des Deux-Sèvres (TDS), créé pour mailler le département de manière locale et mettre en relation la ville de Parthenay avec sa région sur des lignes à voie métrique (écartement d’1 m).
- Voies métriques usées dès les années 1930
- Déficits structurels
- Concurrence de l’autocar et du camion
- Incapacité d’investir dans un renouvellement complet
- Cession forcée du matériel roulant
- Dépose des rails pour récupération du métal
- Transfert accéléré du trafic sur autobus à gazogène
- Abandon progressif entre 1949 et 1956
- Dissolution définitive de la Compagnie en 1956
Les employés restants passent :
- à la voirie,
- aux entreprises de transport routier,
- à la SNCF (pour certains).
Démolition dans les années 1990
Le bâtiment de la gare TDS a été rasé en 1994, alors que l’ensemble du réseau des Tramways des Deux-Sèvres avait déjà été abandonné depuis plusieurs décennies (entre 1949 et 1956 pour l’abandon progressif des lignes et la dissolution de la compagnie).
Ce qu’il faut retenir
- Le réseau TDS a fonctionné de 1897 à 1956 sur plusieurs lignes autour de Parthenay, dont celle vers Saint-Maixent et Saint-Laurs.
- La gare TDS de l’avenue Victor-Hugo était l’un des principaux points d’accès du tramway métrique dans la ville.
- Après la fermeture du réseau, les bâtiments (remise de matériel, locaux techniques, halle voyageurs) ont continué d’exister un temps dans le paysage urbain.
- Finalement, le bâtiment de la gare TDS a été détruit en 1994, effaçant physiquement ce témoin du transport ferroviaire giratoire de la Gâtine.