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PHystorique- Les Portes du Temps
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5 octobre 2025

Mars 1526 François Ier de retour de captivité, se rend à Bordeaux et va visiter à Saint Romain de Blaye la Tombe de Roland de Roncevaux

 

En 1526, François Ier, roi de France, revient d'une captivité d'un an à Madrid, après sa défaite à la bataille de Pavie (1525) contre les forces de Charles Quint et la signature du traité de Madrid, passa par Blaye (Gironde), où la tradition médiévale plaçait le tombeau légendaire de Roland, le neveu de Charlemagne et comte de Blaye selon La Chanson de Roland (XIe siècle).

 

Curieux de vérifier les récits épiques qui dépeignaient Roland comme un géant, le roi, se présentant comme un "roi chevalier" et comparé à cet héros dans les chansons de l'époque, ordonna l'ouverture du sarcophage dans la basilique Saint-Romain (détruite au XVIIe siècle pour la citadelle de Vauban).

Il y contempla des ossements de taille ordinaire, contredisant les mythes carolingiens, sans y trouver l'olifant (corne d'ivoire) associé à Roland.

 

L'entrée à Bordeaux

Bordeaux, ville stratégique du sud-ouest, est une étape clé dans ce périple.

L'entrée royale de François Ier à Bordeaux en 1526 s'inscrit dans la tradition des entrées solennelles, des cérémonies fastueuses où le roi est accueilli par les autorités locales, le clergé et le peuple. Ces événements étaient conçus pour renforcer le lien entre le monarque et ses sujets, tout en affichant la puissance royale. Bien que les détails précis de cette entrée soient peu documentés, on peut supposer, d'après les pratiques de l'époque, que l'événement a suivi un protocole typique :

  • Cérémonie et cortège : François Ier aurait été accueilli par les notables bordelais, dont le maire, les jurats (membres du conseil municipal) et le clergé. Un cortège aurait traversé la ville, probablement décorée pour l'occasion, avec des arcs triomphaux, des bannières et des spectacles symboliques.
  • Symbolisme politique : Après sa captivité, cette entrée visait à réaffirmer l'autorité de François Ier dans une région où la loyauté envers la couronne n'était pas toujours acquise, Bordeaux ayant une histoire d'autonomie et de rébellions (notamment sous Charles VII). L'événement aurait aussi permis de rassurer la population et de consolider l'image du roi comme figure centrale de l'État.
  • Contexte local : Bordeaux, grand port commercial et centre économique, était crucial pour la couronne. François Ier aurait profité de cette visite pour rencontrer les élites locales, discuter des affaires économiques (notamment le commerce du vin) et renforcer les liens avec la Guyenne.

Sources et limites

Les chroniques de l'époque, comme celles de Jean Bouchet ou les archives municipales de Bordeaux, ne fournissent pas de description détaillée de cet événement précis, contrairement à d'autres entrées royales (comme celle de François Ier à Lyon ou à Paris). Les historiens s'appuient donc sur des témoignages indirects et des pratiques générales des entrées royales pour reconstituer l'événement. Aucun document visuel ou compte rendu exhaustif n'est mentionné dans les sources consultées.

Signification

L'entrée de 1526 à Bordeaux s'inscrit dans une période de reconstruction politique pour François Ier. Après l'humiliation de Pavie et la perte temporaire de son autorité, ces visites dans les grandes villes françaises étaient essentielles pour restaurer la confiance et préparer le royaume à de nouveaux défis, notamment la reprise des guerres italiennes.

 

 

M. Camille Jullian, notre savant collègue de la Faculté des Lettres, dont nous avons le regret de ne point partager toutes les idées au sujet des origines chrétiennes de Bordeaux, a publié récemment une étude fort érudite sur « la Tombe de Roland à Blaye ».

On sait que la légende carolingienne place dans la fameuse basilique de Saint-Romain de Blaye (1) la sépulture du neveu de Charlemagne. La fête de saint Romain, que le diocèse de Bordeaux célébrait mardi dernier, nous fournit l'occasion de procurer à nos lecteurs le plaisir de lire un long extrait du curieux travail de M. Camille Jullian. J. C.

Pour un pèlerin qui, vers l'an 1030, remontait vers le Nord en suivant la grande route d’Espagne, saint Romain de Blaye était le premier saint (2) qu’il rencontrât sur une terre française.

C’est vers ce temps que le texte de la Chanson de Roland commença à se former du milieu des traditions populaires. Charlemagne revient de Roncevaux, ramenant avec lui les corps d’Olivier et de Roland. Il suit la vieille route romaine (3), franchit l’Adour (4) et la Leyre (5), et s'arrête à Bordeaux où il visite la basilique de Saint-Seurin :

Vint a Burdele la citet de valur (6).

Si célèbre que soit la nécropole de Bordeaux, Charles n’y laissera pas le corps de son neveu ; il y reposerait en terre gasconne. Mais, par respect pour l’antique sanctuaire, il dépose sur l’autel de Saint- Seurin l’olifant de Roland :

Dessus l’alter seint Sevrin le barun

Met l’oliphant plein d’or et de manguns (7).

Puis il s'embarque, comme l'avaient fait si souvent Ausone et ses amis, comme les pèlerins le faisaient incessamment, et il s'en va à Blaye rejoindre la grande voie qui le ramènera vers le Rhin :

Passet Girunde (8) a mult granz nefs qu’i sunt ;

Entresqu’a Blaive ad cunduit sun nevuld.

C’est à Blaye et au bienheureux Romain qu’il confie les dépouilles de Roland, d’Olivier et de Turpin. Ils y seront associés à un saint, avant de devenir saints eux-mêmes : des sarcophages de marbre blanc les abritent dans leur dernier repos, et ce sont ces tombes que les pèlerins voient et vénèrent dans la basilique (9).

En blancs sarcous fait metre les seignurs,

A Seint Romain : la gisent li barun.

Telle est, dans sa touchante simplicité, la tradition que le peuple établit et que la Chanson a écrite.

La route suivie par Charlemagne, les sanctuaires où il s'arrête, la manière dont il voyage, sont les habitudes des pèlerins du temps; les tombes des héros sont les sarcophages anonymes des chrétiens du Ve siècle.

Voici quel a été le procédé de la légende : à un passé connu, elle a attribué les ruines d’une époque inconnue, et elle les a encadrées dans la vie contemporaine.

On pourrait suivre la légende à travers les âges, modifiant peu à peu le rôle de Blaye. La Chanson enterre à Saint-Romain non seulement Roland, mais

……Oliver sun noble cumpaignun

E l’arcevesque, ki fut sages e pruz.

 

Le roman de Turpin, qui nous ramène au milieu du XIIe siècle, est plus généreux pour les autres sanctuaires. A Blaye, il ne laisse que Roland; de ses compagnons, les uns restent ensevelis à Saint-Seurin, les autres à Belin, d’autres ailleurs encore (10). C'est qu’à l’époque où le roman fut composé, l’Aquitaine et la Gascogne ne formaient plus qu’un seul État, sous la domination des comtes de Poitiers.

Bordeaux était rendu à la vie française. La nécropole de Saint-Seurin était dans tout l’éclat de sa sainteté, et le peuple voulait connaître les noms des morts qu’avaient reçus les sarcophages de marbre aux chrismes mystérieux (11). Quant à Belin, c’était une résidence chère aux ducs d’Aquitaine : on lui créa un passé de gloire (12).

A Blaye, dès le XIIe siècle, on ne parle plus que du tombeau de Roland (13). Des milliers de pèlerins l’ont vu et révéré (14). Par malheur, nul ne nous l’a décrit (15). Et il est fort probable qu’il n’a pas toujours été le même. Il semble bien qu’il ait été détruit lors de la guerre de Cent ans (16).

 

Pourtant, on le retrouve encore sous François Ier : lorsque le roi passa à Blaye en 1526, il fit ouvrir la tombe et contempla les ossements du guerrier (17).

Depuis, elle disparaît complètement. On a supposé, avec vraisemblance, qu’elle fut saccagée par les protestants en 1568 (18).

 

 

L'Aquitaine : revue religieuse, archéologique, littéraire

 

Saint Romain de Blaye est un prêtre et évangélisateur du IVe siècle, considéré comme l'un des saints fondateurs du christianisme en Aquitaine, particulièrement dans la région du Blayais (actuelle Gironde, France).

Né probablement à Carthage vers 335, il serait d'origine africaine et aurait été ordonné prêtre par saint Martin de Tours en 372, qui l'aurait ensuite envoyé en mission d'évangélisation sur les bords de la Garonne, à Blaye.

Là, il prêcha, convertit et baptisa les habitants, fondant ainsi une église locale.

Il mourut vers 385, et saint Martin de Tours organisa personnellement ses funérailles et son inhumation à Blaye, où une basilique fut érigée au IVe siècle sur sa tombe pour abriter ses reliques.

 

Grégoire de Tours, dans son ouvrage De gloria confessorum, relate sa vie en s'appuyant sur une ancienne biographie écrite peu après sa mort par un de ses disciples, soulignant son rôle de thaumaturge et d'ascète.

Dans l’office solennel qui se célèbre le 24 novembre dans l’église Saint-Denis, pour Saint-Romain de Blaye, dont elle se glorifiait de posséder les reliques , on lit que Saint-Romain, moine et prêtre , étant accouru au-devant de Saint- Martin , évêque de Tours , et s’étant précipité dans ses bras, rendit faîne au milieu de ses embrassements mutuels et fut enterré par Saint-Martin , comme le rapporte aussi Grégoire de Tours. Son tombeau et sa cellule furent le berceau de l’église et de l’abbaye de Saint-Romain.

 

La basilique Saint-Romain devint un lieu de pèlerinage important, servant de nécropole à des rois mérovingiens comme Charibert II (fils de Clotaire II), et accueillit selon la tradition la sépulture de Roland, neveu de Charlemagne, après la bataille de Roncevaux en 778.

 

En 630, Charibert, roi d’Aquilaine, frère de Dagobert I, fut enterré dans selle église de Saint Romain de Blaye.

Caribert (ou Charibert Ier) était un roi franc de la dynastie mérovingienne, fils de Clotaire Ier.

Il régna sur une partie du royaume franc, principalement sur le royaume de Paris, de 561 à sa mort prématurée, avant la dixième année de son règne en 567.

La mention de la basilique Saint-Romain suggère que Caribert fut enterré dans un lieu sacré, ce qui était courant pour les rois mérovingiens, souvent inhumés dans des églises ou des monastères pour souligner leur piété et leur statut.

Blavio Castello (Blaye) était un lieu stratégique dans le sud-ouest de la Gaule, ce qui peut expliquer pourquoi Caribert y fut enterré, peut-être en lien avec ses activités dans cette région.

Le texte reflète une pratique courante dans les chroniques médiévales : noter les événements majeurs comme la mort et le lieu de sépulture des souverains, souvent dans un style laconique et factuel.

 

Sancti Romani eeclesia, Blavio 26; l'église de Saint-Romain, à Blaye, de Bordeaux.

Obitum Cariberti beatus Eufronius prsedixit suis qui eum ad regem ire compellebant. Caribertus obiit anno regni nondum x°; Blavio Castello, in ecclesia Sancti Romani sepultus.

 

 Située sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle, elle était une étape clé pour les pèlerins avant leur traversée vers Bordeaux.

 

Détruite à la fin du XVIIe siècle pour faire place à la citadelle de Blaye, ses ruines ont été redécouvertes lors de fouilles dans les années 1960, révélant des chapiteaux et une crypte mérovingienne.

 

Saint Romain est le patron de Blaye et de son église paroissiale actuelle (construite au XVIIe siècle pour remplacer la basilique), où il est représenté dans des œuvres d'art comme des tableaux et vitraux.

 

 

 Liste chronologique des souverains qui ont régné dans les principaux états du Moyen Age<==

 Camp du Drap d'Or juin 1520, rencontre entre François Ier et Henri VIII d'Angleterre (Reconstitution Historique)<==....

Poitou Aquitania: Période Temps Modernes 1498 / 1547<==....

 

(1) On n’a pas oublié la belle et savante Histoire de la ville de Blaye publiée il y a quelques années par notre laborieux confrère M. l’abbé Bellemer.

(2). Qu’il soit permis de parler ici de saint plutôt que de ville. Pour les pèlerins, la ville passe après le saint, et presque toujours, ils désignent la ville par le saint.

Voici de quelle manière le Codex de Saint-Jacques décrit notre route (p. 3) : Via per sanctum Martinum Turonensem et sanctum Hilarium Pictavensem et sanctum Joannem Angeliacensem et sanctum Eutropium Sanctonensem et urbem Burdegalensem.

(3) Le Roman de Roncevaux (vers 11015 et s.) le fait passer à Saint- Jean-Pied-de-Port.

(4) Ici le fameux passage de la Chanson de Roland (v. 3683) : Passent Narbone par force e par vigur. Il ne peut pas s’agir de Narbonne. Si ignorant qu'on suppose l’auteur de la Chanson, il n’a pu commettre une telle erreur sur une route admirablement connue. On pensera volontiers avec M. Paris (Reçue critique, 1869, II. p. 176) que Narbonne cache ici le nom de l’Adour, disparu dans une transcription. Cf., sur ce vers, Bladé, la Gascogne dans la légende carolingienne, p. 15). M. Saint-Maur a vu dans ce Narbone l’Arbonne du canton d’Ustaritz, localité appelée Narbona au XIIe siècle; mais il faudrait savoir si dans ce document du XIIe siècle il y a bien Narbona, au reste, la localité est infime.

(5) A Belin, d’après le faux Turpin (Turpini Historia Karoli Magni, édit. Castets), 29.

(6) Vers 3684 et suivants.

(7) Sur le prétendu corde Roland, voyez, outre les détails renfermés dans le livre de Cirot de la Ville sur Saint Seurin, pp. 194-195, G. Paris, dans la Romania, XL 507.

(8) Que le nom de Gironde se soit étendu à cette époque à la Garonne devant Bordeaux, c’est ce qui résulte de textes nombreux.

(9) Codex, p. 13.

(10) Le Codex ne connaît que le corps de Roland à Blaye et ceux des héros enterrés à Belin. A Saint-Seurin, il ne cite d’autre corps que celui de Seurin même. Il me semble que, en cet endroit comme en quelques autres, le Codex révèle un état de la tradition intermédiaire entre la Chanson de Roland et le Roman de Turpin.

(11) Histoire littéraire de la France, XXII, 637 et suiv., et le gros livre de Cirot de la Ville sur Saint-Seurin (Origines chrétiennes de Bordeaux, Bordeaux, in-4°, 1867).

(12) Il n’y avait pas à Belin, d’abord simple bourgade gallo-romaine, puis hôpital de pèlerins, de grandes nécropoles. La légende y plaça les morts de Roncevaux sous un même tombeau. Codex, p. 44 : Jacent omnes una in uno tumulo, ex quo suavissimus odor flagrat. On peut se demander si ce tombeau qu’on montrait à Belin n’était pas un de ces tumuli de terre comme il s’en rencontre dans cette région ; cf. Drouyn, Guienne militaire, p. xlix.

Une tradition, mais une tradition seulement, y place le château d’Aliénor.

 A partir du XIIIe siècle, et simultanément, les textes historiques parlent de ce château de Belin, et Belin prend une place importante dans les chansons de geste (Voyez Garin le Loherain).

(13) Auquel, il est vrai, on associe d’assez bonne heure Aude ou Bellaude; voyez le poème de Gilles de Paris (fin du XIIe siècle) : Adjacet Alda, suo pulvis conjunctus amico (Hist. litt. de la Fr., t. XVII, p. 50); et le texte du Gallia cité plus loin.

(14) Turpin, 29; Codex, p. 43; Roman de Roncevaux, v. 11069 (d'après la Chanson de Roland): autres textes apud Bellemer, p. 41.

(15) La presque totalité des témoignages relatifs à ce tombeau sont purement copiés dans la Chanson de Roland et surtout dans le Roman de Turpin. Quant à l’épitaphe de Roland qui forme le ch. XXIV de ce dernier écrit, elle a été fabriquée tout entière à l’aide de vers de Venance Fortunat.

(16) Nous n’en avons pas de preuve décisive. Seulement, le Gallia Christiana (t. II,col. 883) dit en parlant de Saint-Romain ; Anno l311, haec abbatia omnino destructa fuit, ossague Rolandi et Bellaudae, quorum occasione fundatum erat monasterium, Le Gallia ne dit pas où il a pris ce renseignement: il est probable que c’est dans un ancien bréviaire bordelais, et que de ce même bréviaire vient le renseignement semblable, imprimé dans le Proprium sanctorum diocesis Burdegalensis (éd. de 1728, p. 193) : Monasterium sancti Romani, decimo quarto saeculo, furente bello, eversum fuit et fundilus destructum : le Proprium ajoute : Ex veteri Breviario Burdegalensi. Il est inutile de chercher ce bréviaire : il ne reste plus, comme me l’ont confirmé MM. les abbés Allain et Bertrand, de ces anciens bréviaires. Le diocèse de Bordeaux est étonnamment pauvre en vieux livres liturgiques.

(17). Le fait est certain et nous a été transmis par l’écrivain palatin Hubert-Thomas Leodius, qui vint à Blaye fort peu de temps après le roi de France: c’est un historien consciencieux et un archéologue exact, qui mérite toute confiance (Cf. sur lui Hartfelder, dans les Forschungen sur deutschen Geschichte, 1886).

Seulement, Leodius, comme François Ier, fut plus préoccupé des ossements que du sarcophage, qui serait pour nous la chose la plus intéressante. Il faut lire tout son récit pour se convaincre du peu d’authenticité que présentait la tradition relative à cette tombe, et de toutes les fraudes et supercheries que la sépulture prétendue de Roland inspira aux moines de Saint-Romain. Voyez H. Th. Léodius, De vita Friderici II, p. 5 (1624), et dans Freher, Origines palatinae. pp. 153-154 (Cf. Génin, éditeur de la Chanson de Roland, p. XXIII).

Il résulte du récit de Leodius que le tombeau de Roland avait trois pieds de long, qu’il était en marbre, surmonté d’un couvercle, qu’il portait une inscription (j’imagine foule moderne), qu’il renfermait un très petit tas d’ossements, dont le plus gros n’avait qu’un doigt de long, qu’il était placé dans la crypte de Saint-Romain, que le tombeau du saint était à côté, et que, près de ce dernier, était celui d’Aude.

Il n’y avait que trois tombeaux, et il n’est point question de celui de Charibert.

(18) Actes du parlement de Bordeaux en 1569 contre les protestants de Blaye, coupables de « ruptures et démolition commises es églises, abayes » (Arch. hist. de la Gironde, XIII, 399). Vinet, Commentarii in Ausonium (scct. 434 b), écrit à la date de 1575-1580: Romani sepulchrum et basili- cam civilia nostra bella solo nuper aeguarunt. Mais il n’est point fait mention, dans l’un ni l’autre texte, du tombeau de Roland.

(19) Blaye. Est autem sepulcrum ejus couliguum Blaviensi Castello, super littus annuis Garo:ina3. Gregor. Tur., De gloria confessorum, cap. XLVI.

Adon de Vienne, qui écrivait vers 850, dit déjà que Charibert était enseveli dans la basilique de Saint-Romain de Blaye : « Charibertus rex moritur, atque in basilica sancti Romani Blavio castello sepelitur. » (Bouquet, t. II, p. 668.)

Mais c'est Aimoin (fin du Xe siècle) qui, le premier, indique formellement Blaye comme le lieu de la mort du roi de Paris : et Ipse in Aquitania, apud castrum Blavia vitae finem sortitus, in basilica Sancti Romani est sepultus. » (Gesta Francorurn, 1. III, c. II.)

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