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PHystorique- Les Portes du Temps
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6 septembre 2025

17 octobre 1793 La bataille de Cholet, un épisode clé de la guerre de Vendée pendant la Révolution française.

La bataille de Cholet, qui s'est déroulée le 17 octobre 1793, est un épisode clé de la guerre de Vendée pendant la Révolution française.
 
Elle oppose les forces républicaines, commandées par les généraux Jean Léchelle et François-Joseph Westermann, aux insurgés vendéens de l'Armée catholique et royale, dirigée par Maurice d'Elbée, Charles de Bonchamps et Henri de La Rochejaquelein.
 
Contexte
La Vendée, région royaliste et profondément catholique, s'était soulevée contre la République en 1793, notamment en réaction à la levée en masse et aux persécutions religieuses. Après plusieurs victoires vendéennes, les républicains lancent une contre-offensive pour écraser la rébellion en prenant Cholet, un bastion stratégique de l'Armée catholique et royale.
 
 
Lieu : La bataille se déroule près de Cholet, dans le Maine-et-Loire, un point stratégique pour le contrôle de la Vendée.
 

Forces en présence :
Armée vendéenne (insurgés "Blancs", catholiques et royalistes) : Environ 25 000 à 40 000 hommes, principalement des paysans armés de fusils, faux et quelques canons (12 à 22 selon les sources). Commandée par des chefs comme Henri de La Rochejaquelein (flanc droit), Charles de Bonchamps et Maurice d'Elbée (centre), Jean-Nicolas Stofflet et Marigny (flanc gauche). L'armée était nombreuse mais mal organisée, avec une arrivée tardive de renforts limitant leur engagement effectif.

Armée républicaine (Bleus) : 26 000 à 27 000 hommes, mieux équipés avec de l'artillerie. Dirigée par le général Jean-Baptiste Kléber (chef d'état-major), sous l'autorité du général Jean Léchelle.

Divisions clés : Beaupuy et Haxo (flanc gauche), Marceau et Scherb (centre), Vimeux (flanc droit), plus renforts de Chalbos (11 000-12 000 hommes) et François Westermann en réserve. Présence de représentants en mission comme Jean-Baptiste Carrier et Merlin de Thionville.

 

Déroulement de la bataille
Prélude :
Les Vendéens, après leur défaite à la bataille de Tiffauges (septembre 1793), se replient vers Cholet, un point central de leur résistance.

Les républicains, sous la direction de la Convention, lancent une offensive pour en finir avec la rébellion vendéenne.

La bataille s'est étendue sur environ quatre kilomètres au nord de Cholet, entre le château de La Treille (ouest), la lande de la Papinière (centre, aujourd'hui site de l'aérodrome) et le château du Bois-Grolleau (est). Elle a duré de l'après-midi jusqu'au soir, dans un combat acharné décrit par Kléber comme un affrontement de "tigres contre des lions".

 


Après la défaite à La Tremblaye (15 octobre), les Vendéens se replient sur Beaupréau, les Vendéens se positionnent autour de Cholet, notamment sur les hauteurs et dans les bois environnants, utilisant leur connaissance du terrain.

Kléber déploie ses troupes : flanc gauche (Beaupuy et Haxo) au château de La Treille ; centre (Marceau et Scherb) devant la lande de la Papinière ; flanc droit (Vimeux) au Bois-Grolleau. Les républicains attendent des renforts de Chalbos, arrivés dans la nuit.

Conseil de guerre républicain : Kléber propose d'encercler les Vendéens, mais on opte pour une défense à Cholet.

Les Vendéens, forts de 40 000 hommes potentiels, décident d'attaquer pour reprendre la ville, leur base principale.

 

17 octobre Début de l'attaque vendéenne (début d'après-midi, vers 13h30) :
Les Vendéens lancent l'offensive en masse, en formation inhabituelle : trois lignes serrées comme des troupes régulières, contrairement à leur tactique habituelle de tirailleurs dispersés.

Les Vendéens, sous le commandement de d'Elbée, résistent farouchement dans un premier temps, infligeant des pertes aux républicains grâce à des tactiques de guérilla et des charges audacieuses.

Ils repoussent rapidement les avant-postes de Beaupuy et Haxo sur la lande de la Papinière. Pour masquer leurs mouvements, ils incendient les genêts (buissons), créant un épais rideau de fumée qui gêne l'artillerie républicaine.

Cependant, leur manque d'artillerie et de discipline face à l'organisation républicaine les désavantage.

Au centre, les lignes de Marceau, bombardées par 12 canons vendéens et en infériorité numérique, menacent de rompre. Kléber envoie Chalbos en soutien, mais la brigade de François Muller (4 000 hommes) fuit à la vue des Vendéens, semant la panique dans Cholet (Carrier lui-même s'enfuit).

Phase critique et basculement (milieu d'après-midi) :
Au Bois-Grolleau (flanc droit républicain), Vimeux et Scherb tiennent face à Stofflet et Marigny.

À La Treille (flanc gauche), Haxo et Beaupuy cèdent face à La Rochejaquelein et Royrand, reculant jusqu'aux faubourgs de Cholet.

Kléber réagit en regroupant des réserves (dont le 109e régiment d'infanterie) et ordonne une manœuvre de contournement pour prendre les Vendéens à revers. Cette tactique fonctionne : les Vendéens, surpris, hésitent, croyant à l'arrivée d'une nouvelle armée républicaine.

 

 

Blessures fatales : Bonchamps et d'Elbée sont grièvement touchés, désorganisant le commandement vendéen. La Rochejaquelein reste le seul chef opérationnel, mais les renforts vendéens arrivent trop tard par la route du May-sur-Èvre et n'engagent pas pleinement le combat.

Fin de la bataille et poursuite (fin d'après-midi, vers 17h30) :
Les républicains contre-attaquent avec succès, repoussant les Vendéens qui entrent brièvement dans Cholet avant de se replier en déroute vers Beaupréau.

Westermann, en réserve à Châtillon-sur-Sèvre, lance la poursuite avec Beaupuy et Haxo. Il affronte une arrière-garde vendéenne de 8 000 hommes mais atteint Beaupréau, où il massacre 400 blessés vendéens en représailles.

Les Vendéens décident de ne pas s'arrêter à Beaupréau et fuient vers Saint-Florent-le-Vieil pour traverser la Loire, espérant un soutien en Bretagne et des Anglais. Du 17 au 18 octobre, des barques font traverser l'armée (combattants, blessés, civils : dizaines de milliers), mais 4 000-5 000 prisonniers républicains sont laissés derrière (ultimement graciés par Bonchamps agonisant, malgré des appels à leur exécution).

 

Bilan
Pertes :
Vendéens : plusieurs milliers de morts et blessés, perte de nombreux chefs (d'Elbée blessé, Bonchamps mort).

Républicains : pertes significatives, mais victoire stratégique.

 

Conséquences

Les républicains entrent dans Cholet et y commettent des exactions (massacres, pillages), renforçant la haine des Vendéens contre la République.


La bataille de Cholet illustre les faiblesses structurelles des Vendéens (manque d'armement lourd et d'organisation) face à une armée républicaine plus professionnelle.

La défaite de Cholet marque un tournant dans la guerre de Vendée. Les insurgés, affaiblis, entament la Virée de Galerne, une fuite vers le nord pour chercher des renforts, qui se soldera par d'autres défaites (notamment au Mans et à Savenay).

Charles de Bonchamps, blessé mortellement, ordonne avant de mourir la grâce de milliers de prisonniers républicains, un geste humanitaire notable.

La victoire républicaine renforce la répression dans la région, avec les colonnes infernales de Turreau en 1794, responsables de massacres massifs, avec des conséquences tragiques pour les populations civiles.
Cholet symbolise l'échec militaire vendéen face à une République déterminée à écraser la révolte.

 

Carte Guerre de Vendée et Lieux de Mémoire (Maps et Dates) <==.... ....==> Drapeau de l’Armée catholique et royale d'Anjou et du Haut-Poitou, compagnie de La Verrie.

 

  Préparatif des colonnes infernales de Turreau<==

Le 14 octobre 1793, nous prîmes des chemins détournés pour nous rendre à Cholet, où était alors l'armée vendéenne.<==..... ....==> 18 Octobre 1793, le général Charles Melchior Artus de Bonchamps meurt près de Varades.

 

 

 

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