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PHystorique- Les Portes du Temps
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7 février 2016

Les couillards, trébuchet, et autres engins de guerre : Le Mangonneau, Le fauconneau.....

Les engins de siège médiévaux étaient des machines conçues pour attaquer ou défendre des fortifications, principalement entre le 5e et le 15e siècle, avant l’avènement de l’artillerie à poudre. Ils servaient à détruire les murailles, portes ou tours ennemies, ou à harceler les défenseurs.

Voici un aperçu des principaux types d’engins de siège :

Onagre : Catapulte à bras unique fonctionnant par torsion, moins courante, utilisée pour projeter des pierres.

Portée et puissance : Il pouvait projeter des boulets de pierre de 45 à 90 kg à une distance de 400 à 500 mètres, avec une précision suffisante pour viser des murs ou des tours. Des variantes incendiaires (avec du feu grégeois) causaient des explosions et des incendies à l'impact.

Taille et mobilité : L'engin mesurait environ 4-5 mètres de haut et pesait plusieurs tonnes. Il était transportable en pièces par des mules ou des chars, mais monté sur place par des ingénieurs militaires (praefectus fabrum).

 

Un mangonel (1) est une machine de siège médiévale, une forme de catapulte utilisée principalement entre le 6e et le 13e siècle pour attaquer des fortifications.

Il fonctionnait grâce à un mécanisme de torsion (cordes tordues) ou, dans certaines versions, un contrepoids, pour propulser des projectiles comme des pierres, des objets incendiaires ou même des débris sur une trajectoire courbe.

Sa portée était généralement de 100 à 200 mètres, avec des projectiles pesant jusqu’à 50 kg, bien que moins précis et puissant que le trébuchet.

Le mangonel était apprécié pour sa simplicité de construction et sa robustesse, mais il fut progressivement supplanté par le trébuchet, plus efficace, et plus tard par l’artillerie à poudre comme le fauconneau.

Il se distingue du couillard, qui est une variante plus rapide avec deux contrepoids, et de la baliste, qui lançait des traits plutôt que des projectiles arrondis.

 

Mangonneau : Catapulte à torsion ou à contrepoids, utilisée pour lancer des pierres ou des projectiles incendiaires sur une trajectoire courbe. Moins précis mais robuste, il était courant du 6e au 13e siècle.

Un mangonneau est une ancienne arme de siège médiévale utilisée pour lancer des projectiles, comme des pierres ou des objets incendiaires, sur des fortifications ennemies.

Il s'agit d'une variante du mangonel, un type de catapulte à torsion ou à contrepoids, fonctionnant grâce à un système de cordes tordues ou d'un bras articulé avec un contrepoids.

Le mangonneau était particulièrement répandu en Europe entre le 6e et le 13e siècle, avant d'être progressivement remplacé par des engins plus perfectionnés comme le trébuchet.

 

Trébuchet : Évolution du mangonneau.

Un trébuchet est une machine de siège médiévale, plus avancée que le mangonneau, fonctionnant avec un contrepoids pour une plus grande puissance et précision, utilisée pour lancer des projectiles lourds (pierres, objets incendiaires, voire parfois des carcasses d'animaux) sur de longues distances contre des fortifications.

 Il fonctionne grâce à un contrepoids : un bras articulé, avec un poids lourd à une extrémité et une fronde à l'autre, utilise la force gravitationnelle pour propulser les projectiles avec une grande précision et puissance.

Apparu en Europe vers le 12e siècle, le trébuchet a largement remplacé le mangonneau en raison de son efficacité. Il était particulièrement redoutable pour détruire les murailles des châteaux.

Il lançait des projectiles lourds (jusqu’à 100 kg ou plus) sur de longues distances (jusqu’à 300 m). Très efficace contre les murailles, il domina les sièges à partir du 12e siècle.

 

Couillard : Variante rapide du trébuchet.

Un couillard est une machine de guerre médiévale, une variante perfectionnée de la catapulte à contrepoids, utilisée principalement entre le XIVe et le XVIe siècle pour assiéger les fortifications.

Son nom évoque les deux "huches" ou "bourses" (contrepoids) à une extrémité de la perche pivotante, rappelant une forme suggestive.

 Il permettait de lancer des projectiles lourds (boulets de pierre de 35 kg ou plus, voire des cadavres d'animaux infectés pour propager des maladies) sur une portée d'environ 180 mètres, avec une cadence impressionnante de 5 à 10 tirs par heure, manœuvré par seulement 8 à 16 hommes.

Contrairement au trébuchet, plus puissant mais plus lent, le couillard offrait une rapidité supérieure et concurrençait même l'artillerie à poudre naissante.


 

 

Bélier : Structure en bois ou métal, souvent suspendue sous un cadre roulant couvert (pour protéger les opérateurs), utilisée pour enfoncer les portes ou fragiliser les murs.

Tour de siège (ou beffroi) : Tour mobile en bois, parfois couverte de peaux humides pour résister au feu, permettant aux assaillants de grimper sur les remparts ou de tirer depuis une position élevée.

Baliste : Sorte d’arbalète géante à torsion, lançant des javelots ou des traits lourds avec précision, utilisée pour cibler des soldats ou des machines ennemies.

 

Fauconneau : Canon léger à poudre (14e-16e siècle), marquant la transition vers l’artillerie à poudre.

Contrairement au mangonneau, au trébuchet ou au couillard, qui sont des engins mécaniques de siège, le fauconneau est un canon primitif de petit calibre, tirant des boulets de métal ou de pierre d'un poids d’environ 1 à 2 kg, utilisé pour sa  précision contre des cibles légères ou des troupes.

 Il était apprécié pour sa mobilité et sa facilité d'utilisation sur les champs de bataille ou lors des sièges, bien qu’il soit moins puissant que les bombardes ou les couleuvrines, autres pièces d’artillerie de l’époque.

Le fauconneau, grâce à sa légèreté, était souvent monté sur des affûts à roues, ce qui le rendait plus maniable que les grosses pièces d’artillerie.

Il servait à harceler les troupes ennemies, à viser des cibles précises comme des archers ou des fortifications légères, ou encore à soutenir l’infanterie. Son nom dérive probablement de "faucon", en référence à sa rapidité et sa précision relative pour l’époque.

 

Bombarde : Canon primitif à poudre (à partir du 14e siècle), capable de tirer des boulets massifs pour démolir les fortifications, marquant le déclin des engins mécaniques.

Une bombarde est une pièce d’artillerie primitive à poudre, utilisée principalement entre le 14e et le 16e siècle, marquant l’émergence de l’artillerie dans la guerre médiévale.

Contrairement aux engins de siège mécaniques comme le mangonneau, le trébuchet ou le couillard, la bombarde utilisait la poudre à canon pour propulser des boulets massifs, souvent en pierre ou en métal, pesant de 50 à plusieurs centaines de kilogrammes. Ces projectiles étaient capables de fracasser les murailles des châteaux ou des villes fortifiées.

Caractéristiques

Construction : Les bombardes étaient des tubes en fer forgé ou en bronze, souvent renforcés par des cerclages métalliques, car les premières techniques de fonte ne permettaient pas de produire des canons monoblocs robustes. Leur calibre était large, mais leur précision limitée.

Portée : Environ 100 à 700 mètres, selon la taille et la charge de poudre.

Usage : Principalement pour les sièges, elles servaient à démolir les fortifications ou à intimider les défenseurs. Leur cadence de tir était très lente (quelques tirs par heure) en raison du temps de rechargement et du refroidissement.

Exemples célèbres : La bombarde « Dulle Griet » (Gand, 15e siècle) ou les bombardes utilisées par les Ottomans lors du siège de Constantinople en 1453, comme celle de l’ingénieur Urbain, capable de tirer des boulets de 600 kg.

 

Comparaison avec d’autres engins

Mangonneau et trébuchet : La bombarde était plus destructrice mais moins mobile et plus coûteuse à produire.

Elle marqua le déclin des catapultes mécaniques.

Couillard : Plus rapide mais moins puissant, le couillard restait mécanique, tandis que la bombarde représentait une avancée technologique avec la poudre.

Fauconneau : Le fauconneau était un canon plus léger et mobile, adapté aux cibles moins robustes, alors que la bombarde visait des fortifications massives.

 

Impact historique

Les bombardes ont révolutionné la guerre de siège en rendant les châteaux médiévaux vulnérables, obligeant les ingénieurs à concevoir des fortifications basses et épaisses (fortifications bastionnées).

Leur usage s’est répandu en Europe, notamment lors de la guerre de Cent Ans (ex. : siège d’Orléans, 1428-1429) et dans les campagnes ottomanes.

 

Contexte et évolution

Ces engins étaient essentiels dans la guerre de siège médiévale, où les châteaux et villes fortifiées dominaient la stratégie militaire.

Leur conception variait selon les ressources disponibles (bois, cordes, métal) et les besoins tactiques.

Avec l’arrivée de la poudre à canon au 14e siècle, les engins mécaniques comme le mangonneau ou le trébuchet furent progressivement remplacés par des canons comme le fauconneau ou la bombarde, plus destructeurs et polyvalents.

 

Une couleuvrine est une pièce d’artillerie à poudre légère et allongée, utilisée principalement entre le 15e et le 17e siècle.

Apparue après les premières bombardes, elle se distingue par son tube plus long et son calibre plus petit, permettant une meilleure précision et une portée accrue. Son nom, dérivé de « couleuvre » (serpent), évoque sa forme élancée.

Caractéristiques

Construction : Fabriquée en bronze ou en fer forgé, la couleuvrine avait un canon long et étroit, tirant des boulets de 1 à 10 kg, généralement en plomb ou en fer.

Portée : Jusqu’à 1 000 mètres ou plus, selon la taille, avec une précision supérieure à celle des bombardes.

Usage : Utilisée dans les sièges pour cibler des points précis (créneaux, portes) ou sur le champ de bataille pour harceler l’infanterie et la cavalerie. Sa mobilité la rendait plus polyvalente que la lourde bombarde.

Types : Il existait des couleuvrines de différentes tailles, des plus petites (couleuvrines à main, ancêtres des mousquets) aux plus grandes montées sur affûts.

 

Contexte historique

La couleuvrine a joué un rôle clé dans la transition vers l’artillerie moderne. Elle fut largement utilisée pendant la guerre de Cent Ans (notamment par les Français sous Charles VII) et les guerres d’Italie, où sa mobilité et sa précision ont transformé les tactiques militaires. Elle a également servi sur les navires, préfigurant l’artillerie navale.

 

Voici un tableau synthétique retraçant l’évolution des principaux engins de siège médiévaux

 

Des reconstitutions modernes existent dans plusieurs châteaux français, comme à Tiffauges, à Calmont d'Olt (Aveyron) ou aux Baux-de-Provence, où l'on peut assister à des démonstrations.

 

Le siège d'Orléans (1428-1429) marque un tournant dans la guerre de Cent Ans, où les bombardes, ancêtres des canons, jouent un rôle notable.

Ces pièces d'artillerie, utilisées principalement par les Anglais, étaient des tubes de fer ou de bronze projetant des boulets de pierre ou de métal. Leur usage était encore rudimentaire, avec une cadence de tir lente et une précision limitée, mais leur impact psychologique et destructif était significatif.

Contexte : Les Anglais assiègent Orléans à partir d'octobre 1428 pour couper une position stratégique française.

Les bombardes sont déployées pour pilonner les fortifications, notamment les murailles et les tours comme celle des Tourelles.

Les Français, sous l'impulsion de Jeanne d'Arc (arrivée en avril 1429), ripostent avec une artillerie limitée mais efficace, utilisant également des bombardes pour contrer les assaillants.

Rôle des bombardes :

Côté anglais : Ils disposaient de plusieurs bombardes, capables de tirer des projectiles pesant jusqu'à 100 kg. Elles servaient à affaiblir les défenses, mais leur maniement était lent, et les pannes fréquentes.

Côté français : Les Français avaient moins de pièces, mais des artilleurs compétents, comme Jean de Montesclère, optimisaient leur usage pour harceler les positions anglaises.

Impact : Les bombardes causaient des dégâts matériels (brèches dans les murs) et semaient la peur, mais leur portée et précision restaient limitées par rapport aux armes de siège traditionnelles (trébuchets, catapultes).

Jean de Montesclère, également connu sous le nom de Jean de Montluçon ou Maître Jean, était un artilleur français actif lors du siège d'Orléans (1428-1429) pendant la guerre de Cent Ans.

Spécialiste des bombardes, il joua un rôle clé dans la défense de la ville face aux Anglais.

Rôle au siège d'Orléans : Jean de Montesclère était responsable de l'artillerie française, supervisant l'utilisation des bombardes, ces canons primitifs qui tiraient des boulets de pierre ou de métal.

Malgré un nombre limité de pièces d'artillerie par rapport aux Anglais, il optimisa leur emploi pour harceler les positions ennemies, notamment autour des fortifications comme les Tourelles.

Son expertise contribua à contrer les bombardements anglais et à soutenir les contre-attaques françaises, renforcées par l'arrivée de Jeanne d'Arc en avril 1429.

 

Impact : Bien que les sources historiques sur Jean de Montesclère soient limitées, son travail d'artilleur fut essentiel pour maintenir la résistance d'Orléans.

L'efficacité de l'artillerie française, sous sa direction, aida à affaiblir le moral anglais et à préparer la levée du siège le 8 mai 1429.

 

Issue : L'arrivée de Jeanne d'Arc galvanise les Français, qui, malgré un désavantage en artillerie, mènent des assauts audacieux.

Le 8 mai 1429, les Anglais lèvent le siège, marquant une victoire décisive pour la France.

En résumé, les bombardes au siège d'Orléans étaient une technologie émergente, utilisée des deux côtés, mais leur impact était plus psychologique que décisif face à la détermination française et au leadership de Jeanne d'Arc.

 

12 octobre 1428, Salisbury met le siège devant Orléans, touché par un boulet de canon, il meurt à Meung-sur-Loire le 3 novembre<==

Le siège des châteaux, Forteresses - Tour de siège, beffroi <==

 

 

 

 

(1) Manganum, Manganus, Manganellus, Manganella, Mangonellus, Mangonellis ou mangonneau, en français.

 

Siège d’Acre 1191 Philippe Auguste- Richard Cœurs de Lion

Postmodum vero, erectis petrariis suis et mangonellis et aliis ingeniis, tantum fregerat de muris civitatis ante adventum regis Anglie quod non deerat ad civitatem capiendam nisi assaltus.

Par la suite, ayant dressé ses pierrières, ses mangonneaux et autres engins de siège, il endommagea tellement les murs de la ville avant l’arrivée du roi d’Angleterre qu’il ne manquait plus qu’un assaut pour s’en emparer.

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