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PHystorique- Les Portes du Temps
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8 septembre 2025

Meudon , Angers et Pont de Cé Les tanneurs de peaux humaines pendant la Terreur.

Dans le dernier numéro de la Revue de l’Anjou nous détachons du récit des Fusillades d’Angers et des Ponts de-Cé, par M. Querruau-Lamerie, ces horribles détails sur la tannerie de peau humaine imaginée contre les Vendéens par le délire jacobin : « Un fait odieux, qu’on voudrait pouvoir mettre en doute, nous est révélé par les témoins. Quelques officiers imaginèrent de faire écorcher un certain nombre de cadavres pour faire tanner ces peaux et s’en faire faire des culottes, et ils trouvèrent un chirurgien pour les aider dans cette œuvre répugnante.

On lit les détails suivants dans une note de l’Histoire du Directoire, que publie en ce moment le Constitutionnel : Il n’est pas possible d’élever le moindre doute sur l'existence des tanneneries des peaux humaines, sous le régime de la terreur. Elle est attestée par des témoignages irrécusables et par des faits matériels. Prudhomme, en racontant la fête de l’Etre-Suprême, célébrée dans le jardin des Tuileries, le 10 juin 1794, dit que les députés «étalent en habit bieu de roi, avec des culottes de peau de daim; mais que plusieurs en avaient de peau d’homme conformes à celles qui furent envoyées à Barrére, par un général de la Vendée. » — (Histoire impartiale des révolutions, tome VIII, page 390.)

Le général Danican (Louis Michel Auguste Thévenet dit Danican), qui commanda les troupes républicaines dans les guerres de la Vendée, constate également le fait. « Quel est le peuple de l’Europe, dit-il, qui ne prend pour une fable l’établissement de la tannerie humaine à Meudon ? On se souvient cependant qu’un homme vint à la barre de la Convention ; annoncer un procédé simple et nouveau pour se procurer du cuir en abondance ; que le comité de salut public lui accorda remplacement du château de Meudon, dont les portes furent soigneusement fermées; et qu’enfin Barrére et Vadier furent les premiers qui portèrent des bottes faites de cuir humain. — (Les brigands démasqués, page 195.)

Sans citer encore le témoignage de l’abbé de Montgaillard, conforme à celui de Prudhomme et à celui du général Danican, nous arrivons au fait matériel, constatant, d'une manière péremptoire, l’existence des tanneries dont il l’agit. Ce fait, c'est an exemplaire de la Constitution de 93, relié en peau humaine, que nous avons en ce moment devant nos yeux, sur la table du secrétaire où nous écrivons cette note. C’est un petit volume de 103 pages, in-18, sur papier vélin, doté sur tranche, Imprimé à Dijon, chez P. Causse, en 1793. La reliure, avec trois filets dorés sur plat, imite le veau fauve ; mais on y reconnaît, au premier coup d’œil, à ne pas s’y tromper, le greou fin et les pores serrés delà peau humaine.

Voici maintenant l’histoire de ce petit tolome: Le mystère avec lequel les portes du château de Meudon furent tenues fermées, éveilla l’attention et la curiosité; on sut qu’on y tannait des peaux d'homme. Cependant le régime de la Terreur, sous lequel on était alors, ferma toutes les bouches ; et ce fut qu’après la chute de Robespierre, au commencement de 1795 que plusieurs journaux, entre autres le Journal des lois, de Gallelti, dévoilèrent cette profanation.

Cette révélation frappa vivement l’opinion publique, au moment où la Convention discutailla proposition de mettre en jugement Billaud-Varennes, Vadier, Collot-d’Herbois et Barrére.

Ces membres de l’ancien comité de salut public qui avaient accordé le château de Meudon, se disculpèrent comme Ile parent, et couvrirent lei mars de Paris d’une grande affiche bleue, dans laquelle ils attaquaient Galletti.

 

Les témoins abondent, et il n’y a pas moyen de révoquer en doute leurs dépositions, toutes concordantes.

Il s'agit du citoyen Péquel, qui s'illustra de façon toute particulière au cours de la sanglante répression vendéenne.

 Ce monsieur, chirurgien-major au 4e régiment des Ardennes, occupait délicatement les loisirs que lui laissaient les massacres, ainsi qu'on peut en juger par le passage suivant extrait du « Progrès médical» (67e année, n° 1, 7 janvier 1939) à la page 6 de son supplément illustré: « Péquel, chirurgien-major du 4 e régiment des Ardennes, s'est acquis une triste célébrité en dirigeant l'atelier de tannerie des peaux de Vendéens fusillés près d'Angers.

« Cette idée macabre ne lui appartient pas, car Saint Just, dans son rapport du 14 août 1793 à la Commission des moyens extraordinaires, écrit : « On tanne à Meudon la peau humaine. La peau qui provient d'hommes est d'une consistance et d'une bonté supérieure à celle des chamois. Celle des sujets féminins est plus souple, mais elle présente moins de solidité. »

Cette utilisation des sous-produits des massacres est une des formes du sadisme terroriste.

-Le citoyen Poitevin agent national de la commune des Ponts-de-Cé, interrogé le 15 Brumaire an III (6 nov. 1794), affirme avoir vu Péquel écorcher au bord de la Loire une trentaine de Vendéens fusillés. « Il y en a une trentaine que le nommé Péquel, officier de santé, fit écorcher et on a envoyé les peaux chez les tanneurs qui refusèrent de les travailler. Un seul, nommé Langlais, menacé, a laissé travailler les peaux chez lui par des soldats. Les dépositions ont été envoyées à Angers. »

Même déposition devant une commission d’enquête post-Thermidor du citoyen Humeau qui déclare avoir vu « le citoyen Pequel, chirurgien au 4e bataillon des Ardennes, à l’aide de soldats, en écorcher trente- deux et qu’il voulut contraindre Alexis Lemonnier, chamoiseur aux Ponts-Libres (Les Ponts-de-Cé), de les tanner ; que ces peaux furent transportées chez un nommé Langlais, tanneur, où un soldat les a travaillées. On croit que ces peaux sont chez Prud’homme, manchonnier à Angers, porte Chapellière. » 

- Robin raconte, le 31 mai, qu'étant jeune berger, il a assisté aux fusillades de Sainte-Gemme « Je puis affirmer, ajoute-t-il, plusieurs cadavres égorgés, gisant au bord de l’eau sur la grève, ils étaient écorchés à mi-corps, parce qu’on coupait la peau au- dessous de la ceinture, puis de chacune des cuisses jusqu’à la cheville des pieds, de sorte qu’après son enlèvement le pantalon se trouvait en partie formé, il ne restait plus qu’à tanner et à coudre. »

Seul, le tanneur Langlais, des Ponts-Libres (ci-devant Ponts-de-Cé) accepta de tanner ces peaux dont le manchonnier Prud'homme confectionna des pantalons.

Les généraux Beysser et Moulin sont accusés d'avoir porté un pantalon de peau humaine et un chirurgien de Moulins s'est vanté d'en posséder un.

Le citoyen Rontard a vu le nommé Pequel, chirurgien, écorcher plusieurs cadavres sur les bords de la Loire et qu’il lui en fit de vifs reproches.

Pierre Chesneau a trouvé Pequel, chirurgien au 4e bataillon des Ardennes, qui avait dépouillé un nombre de cadavres dont il avait les peaux dans une poche auprès de lui.

Des barils furent transportés à Nantes pour être vendus aux hôpitaux et dans le registre de Carrier on lit que « cette opération économique produisait une graisse mille fois plus agréable que le saindoux. »

On mit dans le commerce de l’huile tirée de cadavres humains : on la vendait pour la lampe des émailleurs.  La graisse extraite par carbonisation des villageois est aussi utilisée pour faire du savon.

 

À Nantes, une peau humaine tannée, attribuée à un révolutionnaire ou un Chouan, est conservée au Muséum des sciences naturelles, mais son origine exacte reste incertaine.

 

Nous n'ajouterons aucun commentaire. Nous souhaitons seulement que ces faits soient connus de ceux qui parlent à tout propos du respect de la personne humaine, et qu'ils soient rapportés dans les livres d'histoire à l'usage de nos enfants. L. FAUROBERT, instituteur public. (La Libre opinion 02 juillet 1939)

 

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