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PHystorique- Les Portes du Temps
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20 mai 2019

"journée d'Azincourt", le 25 octobre 1415 - Charles d'Albret, connétable de France

Charles Ier d'Albret (vers 1368-1415) fut une figure majeure de la noblesse française au tournant des XIVe et XVe siècles.

Cousin germain du roi Charles VI, il était issu d'une alliance stratégique entre les Valois et la maison d'Albret, qui contribua à la reconquête de l'Aquitaine.

 Il servit sous Bertrand du Guesclin et participa à la bataille de Roosebeke en 1382.

 Nommé connétable de France en 1403 par Charles VI, un poste qui en faisait le chef nominal des armées royales, il fut temporairement écarté lors de l'ascension de la faction bourguignonne à la cour, avant d'être rappelé en raison des tensions avec l'Angleterre.

 

Son rôle dans la bataille d'Azincourt (25 octobre 1415)

La bataille d'Azincourt, un épisode tragique de la guerre de Cent Ans, opposa l'armée française à celle d'Henri V d'Angleterre, qui tentait de regagner Calais après la prise de Harfleur.

 Charles d'Albret, en tant que connétable, commandait nominalement l'armée française (environ 12 000 à 30 000 hommes, selon les sources), aux côtés du maréchal Jean II Le Meingre dit Boucicaut.

L'objectif était d'intercepter et d'anéantir les Anglais, affaiblis par la maladie, la faim et les intempéries.

Cependant, le commandement fut marqué par des divisions internes : les "anciens" (dont d'Albret et Boucicaut) prônaient la prudence, hantés par les défaites de Crécy (1346) et Poitiers (1356), et souhaitaient laisser les Anglais s'embarquer.

Les "jeunes" nobles, comme Charles d'Orléans ou Jean d'Alençon, insistaient pour une bataille décisive, convaincus de leur supériorité numérique.

L'avis des jeunes l'emporta, et l'armée française bloqua les Anglais dans une clairière étroite entre les bois d'Azincourt et de Tramecourt (Pas-de-Calais), sur un terrain boueux qui neutralisa l'avantage de la lourde cavalerie française.

D'Albret dirigea l'avant-garde de 3 000 chevaliers, mais le désordre régna : les charges successives s'empêtrèrent dans la boue, exposant les chevaliers aux volées d'archers anglais équipés de longs arcs.

Malgré son expérience, le connétable ne put imposer sa discipline aux princes du sang plus titrés que lui.

Il fut tué au combat, probablement lors de la première vague d'attaque, aux côtés d'autres grands seigneurs comme le duc d'Alençon, le comte de Nevers et environ 1 500 à 6 000 chevaliers français.

Les pertes françaises furent estimées à plus de 7 000 morts, contre moins de 500 pour les Anglais.

 

Conséquences et héritage

La mort de Charles d'Albret à Azincourt marqua le début d'une période sombre pour la France : décimation de la noblesse, ouverture à l'invasion anglaise, et aboutissement au traité de Troyes (1420) qui fit d'Henri V l'héritier de Charles VI.

Père de plusieurs enfants, dont Charles II d'Albret (futur comte de Dreux) et la future reine Jeanne d'Albret (mère d'Henri IV), il reste un symbole de l'héroïsme tragique français.

La bataille inspira des œuvres comme Henri V de Shakespeare, où d'Albret est mentionné comme un adversaire valeureux.

 

Azincourt Bande Annonce

 

Azincourt 1415 : d'où venaient les chevaliers français morts à la bataille ?

Plus de 6000 combattants français ont péri il y a 600 ans lors de la bataille d'Azincourt, dans le Pas-de-Calais. Mais seuls 500 noms nous sont parvenus. Parmi eux, peut-être, un de vos ancêtres ou le seigneur de votre commune.
 
Sur la carte et dans le tableau ci-dessous, 500 noms. Ils ne représentent que 8% des combattants qui périrent en cette terrible "journée d'Azincourt", le 25 octobre 1415 face à une armée anglaise moins nombreuse mais d'une redoutable efficacité. Certains de ces chevaliers et écuyers sont morts les armes à la main, transpercés par les flèches anglaises ou massacrés à coup de lances, d'épées et de haches dans la mêlée. D'autres ont été étouffés, piétinés par la masse de combattants venus en découdre avec l'ennemi héréditaire et qui ont été soudainement pris de panique. Beaucoup enfin ont été froidement exécutés sur ordre du roi d'Angleterre, Henry V, alors qu'ils avaient été faits prisonniers.

 

Comprendre Azincourt : les 5 erreurs fatales de la chevalerie française

Les Anglais eux-mêmes le reconnaissent : si les troupes du roi Henry V firent preuve d'un extraordinaire sang froid et d'une discipline sans faille sur le champ de bataille, leur victoire du 25 octobre 1415 à Azincourt marque surtout le fiasco absolu d'une chevalerie française trop sûre d'elle, butée dans sa stratégie et très mal organisée.

Les Français étaient supérieurs en nombre, même si la différence entre les deux armées était sans doute nettement plus faible que ce qui a longtemps été affirmé : 12 000 contre 9 000 selon l'historienne britannique Anne Curry, l'une des plus éminentes spécialistes d'Azincourt. Les Anglais, affaiblis par le siège d'Harfleur en Normandie et plusieurs jours de marche, semblaient surtout une proie facile pour nos chevaliers. Mais rien ne s'est passé comme prévu.
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Bas Moyen-Age 1377/ 1453 période Guerre de 100 ans<==....

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