5 février 1491 Mandé par le roi Charles VIII pour discuter de la succession de la Bretagne, le vicomte de Thouars, Louis II de la Trémoille se rend au château de Plessis-les-Tours.
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La date prend tout son sens lorsqu'on la replace dans les événements de 1491.
Charles VIII est alors engagé dans le règlement de la guerre de Bretagne.
Le duc François II de Bretagne est mort le 9 septembre 1488. Sa fille Anne de Bretagne lui succède comme duchesse.
Charles VIII cherche à empêcher que la Bretagne échappe définitivement à l'influence de la monarchie française.
La conquête de Bretagne achevée, vers le mois de février 1491, « plusieurs mauvais garnemens » de diverses nations, bannis du royaume de France, se jetèrent par une nuit sombre sur la ville de Cateau-Cambrésis, qui « tenait neutralité » et appartenait à l'évêque de Cambrai, Henri de Berghes.
Ils étaient au nombre de deux cents chevaux et de cinq à six cents piétons, qui, conduits par l'Espagnol D. Juan de Cervillon, par Gilles de Louvain et par « l'abbé de Soissons », réussirent, « par faulte de bonne garde », à pénétrer dans la ville au cri de « Vive le roy »
L'évêque, « très deplaisant » de cette aventure, en prévint aussitôt le seigneur d'Esquerdes, qui se hâta d'avertir le roi.
Celui-ci envoya des commissaires au Cateau afin d'en expulser D. Juan et sa bande.
Ils n'y réussirent pas, et, durant sept mois, le Cambrésis fut « robbé, foulé et mis en si grande desertion et gastine plus que jamais par avant n'avaient fait Franchois ne Bourgognons ».
Enfin, le jour de l'Exaltation de la Croix (14 septembre), moyennant 4,000 écus, l'évêque de Cambrai réussit à recouvrer le Cateau et à en faire déguerpir D. Juan et ses acolytes.
Molinet, qui rapporte ces faits et reproduit la missive royale, se borne à dire qu'il en donne la substance. L'exactitude du texte n'est donc aucunement garantie.
En décembre 1491, Charles VIII épousera Anne de Bretagne à Langeais.
Le 5 février 1491, on se trouve donc quelques mois avant ce mariage, alors que la question bretonne reste au cœur de la politique du royaume.
Dans la matinée du samedi 5 février 1491, sortit du château de Thouars une brillante et nombreuse cavalcade.
Elle était conduite par le vicomte lui-même, Louis de la Trémoille, deuxième du nom; mais on reconnaissait facilement que le Chevalier Sans Reproche ne partait pas pour la guerre.
Le costume de la plupart des cavaliers annonçait les intentions les plus pacifiques; pour toute arme, le vicomte lui-même n'avait que son épée, et derrière lui un fauconnier portait son oiseau favori, dont il n'aurait eu que faire s'il était parti pour ajouter de nouvelles palmes à celles de Saint-Aubin du Cormier.
Mandé par le roi Charles VIII, le vicomte de Thouars se rendait au château de Plessis-les-Tours.
L'heure matinale du départ indiquait une longue route. Avant d'arriver au gîte, on devait faire une quinzaine de lieues (63 kilomètres) par des chemins mal entretenus, et que la saison rendait encore plus mauvais.
Du reste, hommes et chevaux avaient, pour se reposer, la journée entière du lendemain dimanche, dans le chastel de l’Isle-Bourchart, belle place comme chascun scet et chef-lieu d'une ancienne baronnie appartenant à M. de la Trémoille.
Le lundi, 7 février, il se remit en route, dîna au lieu nommé le Pont de Rouen, où il passa l'Indre en bac; et le trajet étant de moins de dix lieues, il arriva avant la nuit à Tours.
Dans cette ville, le seigneur et son train allèrent se loger à l'Hôtel du Faucon.
Un fragment de compte indique les frais du voyage pour la panneterie, l’échansonnerie, la cuisine et l'écurie.
Il donne aussi le menu des dîners et soupers de Loudun, l'Ile-Bouchard le Pont-de-Rouen et Tours.
Pour faire connaître complètement ce que le trésorier du vicomte de Thouars eut à débourser pendant ces trois jours, nous publions, à la suite des chapitres de la dépense ordinaire, la portion de l'article de la dépense extraordinaire des 5, 6 et 7 février.
Les renseignements fournis par ces extraits de notre registre sont curieux sous plus d'un rapport.
Le lecteur pourra leur consacrer une attention plus minutieuse que nous ne saurions le faire ici. Nous ajouterons seulement quelques détails empruntés à ce même registre.
Dès le lendemain matin de son arrivée à Tours, M. de la Trémoille se rend près de Charles VIII.
Il séjourne à Plessis jusqu'au 22 au soir, et le lendemain suit le roi à Amboise. Pendant qu'il est au Plessis, son train reste à l'hôtel du Faucon.
Du 8 au 22 février, il y dépense 203 livres 8 sous 4 deniers, c'est-à-dire, en moyenne, 13 l. 10 s. par jour. La dépense la plus forte, 21 1. 8 s. 7 d., fut faite le 19, jour maigre; la moindre, 10 1. 8 s. 5 d., le 8, jour gras.
Il est vrai que le 8 il n'y avait à l'écurie que trente et un chevaux, et le 19 ils étaient au nombre de trente-cinq. Leur chiffre variait selon le départ ou l'arrivée de messagers que le vicomte envoyait à Thouars ou en recevait.
En outre, il est probable que de temps à autre quelques-uns des gens de M. de la Trémoille mangeaient au Plessis.
Du reste, les dépenses de la cuisine, au Faucon, ne paraissent pas avoir été diminuées par l'absence du maître. La table n'y était pas moins bien et amplement servie le 8 et jours suivants qu'elle ne le fut le 7, au souper auquel il assistait.
Ainsi M. de la Trémoille ne lésinait pas sur la nourriture de ses gens, et de plus il était sobre.
A Amboise, il en fut de même à l'hôtel de l'Écu de France. En cinq jours maigres, on était alors en carême, il fut dépensé 77 1. 10 s. 9 d., qui donnent une moyenne de 12 1. 18 s. 5 d. par jour.
Le 26 février, la carte quotidienne fut seulement de 9 liv. 12 s. 11 d.; mais le 8 elle atteignit 191. 3 s. 11 d. (1)
Notre compte s'arrêtant avec le dernier jour de février nous ignorons combien de temps M. de la Trémoille resta à la cour.
Aux principales fêtes de l'année, Charles VIII aimait à recevoir et à festoyer les grands seigneurs et les autres personnages admis déjà près de lui (2); mais le voyage du Chevalier Sans Reproche n'avait pas pour but le dîner et le souper du mardi gras, 15 février (3);
De graves événements venaient de se passer en Bretagne;
La duchesse Anne avait épousé par procureur Maximilien d'Autriche; et quoique le roi possédât et occupât presque tout le pays, ce mariage devait à la longue détruire le résultat des victoires remportées par les généraux de Charles VIII, surtout par la Trémoille.
Ce dernier n'avait-il pas été appelé afin de donner son avis sur les moyens à employer pour que le duché de Bretagne n'échappât pas à la monarchie française.
On sait qu'avant la fin de l'année Maximilien reçut un double affront « On luy ostoit, dit Commynes celle qu'il tenoit pour sa femme; et « luy rendoit on sa fille, qui plusieurs années avoit esté rôyne de « France. » (4)
DESPENSE ORDINAIRE (5).
Samedi ve jour de fevrier mil mf injs et dix, que Monseigneur partit de Thouars pour aller à Tours devers le roi monsr le bailly, Chateaudreux et plusieurs autres avec luy.
A la disnée a Loudun et a soupper a l'Isle Bouchart.
Panneterie A Pierre Lochet, qu'il a payé pour le disner, V. xnnes pain, x sols. Plus pour le soupper, pain, xn s.
Eschançonnerie : En vin, a disner XVIII potz et demy de bosché a XVI deniers le pot, vallent XXIIII s. vin d. Plus v potz de commun, a X d. le pot, IIII s. II d. Plus pour le soupper, en vin de chés le receveur, XV s.
Cuisine : A l'ostesse de Loudun ung cent d'eufs, VII s. i d Demy cent de haran, XII s. i d.-Un merluz, XII s.-Une livre sucre,Vv s.-Une quarte verjust et une quarte vin aigre, III s.
–En belle chere, XV s.– Variez et chambrieres, II s. II d.
Plus a soupper : trois quarterons et VI harans, XVII s. vid. –
Une pinte de moustarde, XX d.-Pour deux brochez et demy cent de dars, Lv s.-En poires, II s. -En charbon,, III s. x d.
A Colas Palu, pour le soupper, xvm livres beurre xxi S.Ung quarteron et demy d'eufs, n s. vi d.-Deux fromages, m s. mi d.
A Maulevrier, une poulie pour l'oyseau (6) vi d.
Escuirie Disnée de xxix chevaulx a vn d. obole pour cheval., qui vallent xvm s. i d. ob.
Et soupper de XXVIII, à xx d. soupper, qui vallent XLVI s. VIII d.
Surc(roit) IIII, XVI d.
Pour ce, cy, txvi s. i d. ob.
Somme toute, despense ordinaire de ce jour, quatorze livres quinze solz obole tournois.
Dimanche, vie jour de fevrier, l'an mil IIIIe IIIxx et dix, Monseigneur tout le jour à liste Bouchart; messrs de Chasteaudreux, le bailly, monsr de Joyeuse et plusieurs autres avec luy.
Panneterie : A Pierre Lochet, en pain pour tout le jour, xrx s.
Eschançonnerie :Vin de garnison, despense partye.
Cuisine : A Colas Palu demy quartier de beuf, XIII s. IX d.
– Cinq motons, LX s. Une oye, II s,, vi d. XV chappons, XXXVII s. VI d. xv poules, XVIII S. IX d. VI connilz, XV s. VII perdriz, XVIIn s. VI d. XVIII livres de lart, XXI s. Troys langues de beuf, IIs. VI d. Une livre gresse, pour les pastez, VII d. ob. IIII fromages, VI s. VIII d. III quarterons d'eufs, Vv s. Deux poules pour les oyseaulx II s. VI d. XX livres de chandelle pour samedi et lejourd'huy, XXIII s. XI d.
A Jehan de la Mote, pour la faczon de doze pastez, V s.
A Guillaume de la Rivière, en pommes et farine pour faire les bignetz, XIII d.
A Pierre Piffié : une livre caspres, II s. Demye livre huille d'olive, VII d. ob. Deux livres de froment monde, XII d. Une livre pouldre blanche, XIII s. III d. Demye livre menues espices, VII s. VI d. Demye livre canelle, X s. Demye livre poivre, V s. -Une. (sic) clou, XV d.-Demye once mostarde, vu d. ob. ira livres n onces sucre gros x s. v d. Plus deux livres caspres, mi s. Demye livre huille olive, VII d. ob.
Escuirie : Journée entière de XXVIII chevaulx, a II s. VI d. vallent LXX s. Surc(roit) mi vallent XVI d. Pour ce LXXXI s IIII d.
Somme toute, despence ordinaire de ce jour, dix neuf livres ung denier.
Lundi, VIIe jour de février, l'an mil IIIIc IIIIxx et dix, Monseigneur a disné au Pont de Rouen et soupper a Tours. Panneterie. A l'ostesse, en pain, VII s.
A Estienue Paian, VII. XIIes pain a soupper, XIIIIs.
Eschançonnerie. En vin a la disnée, XVI s.
Plus en vin a soupper a l'oste du Faulcon, XXVI s, fors VIII pour Lochet. ·
Cuisine. A Colas Palu, pour disner : II motons XXIIII s. – VII chappons, XVII s. VI d. VII poles, VIIII S; II d. – Deux connilz, v s. Trois perdriz, VII s. VI d. – VIII livres lart, despence partye, IX s. IIII d. Ung fromaige, XX d.
Plus a lui, pour le soupper ung moton in quartiers, XXI s. II chappons, Vv s. Une poulle, XIIII d. Ung connil, II s. VI d. – Ung fromaige XX d. III livres de chandelle III s. VI d. Une poule pour les oyseaulx, XV d.
À l'oste du Pont de Rouen, une presse beuf, XX d. En belle chere, XII-s. VI d. III pintes verjus, XVIII d. En charbon, II S. Pour la despence de Pierre et II chevaulx, II s. Pour le passaige du Pont de Rouen, III s. IIII d.
Aux variés et chambrieres, XX d.
A Petit Jehan naveaulx, VI d. Poires, VI d. – Herbes, II d. – Pour ce XIIII d.
Pour le passaige de Tours, XII s. XI d.
Belle chere pour la souppée, XV s.
Escuirie. Disnée de XXIII chevaulx, a VII d. ob. la disnée, vallent XIIII s. IIII d. ob.
Et soupper de XXXI cheval a II s. pour soupper, vallent LXII s. Surc[roît], VII. ii s. IIII d. LXXVIII s. VIII d.
Somme toute despence ordinaire de ce jour, quinze livres quatre solz huit deniers.
DESPENCE EXTRAORDINAIRE.
Samedi, que Monseigneur partit de Thouars pour venir en court baillé a Rignoys, par le commandement de Mgr, L livres tournoys; a Jehan de Bryon, pour une paire de houscaulx pour le Pele, XXV s. Ledit jour a Mgr pour le jeu, l'Isle Bouchard, quant il joua contre monsgr de Joyeuse, I escu : XXXV s.
Le dimanche pour le jeu d'eglie, que mondit seigneur joua contre monsgr de Joyeuse et Chasteaudreux, vi escuz, et en monnoie XXVII s., pour ce XI 1. XVII s.
Le lundi ensuivant, VIIe de février; pour une paire de souliers a a Chantezac, V s. A ung cousturier de Thouars, pour couldre des posches et autres choses que le Picart luy fist faire, V s. Ledit jour, une paire de souliers a François le Breton, V s. VI d.
A Poulet, pour la despence de luy, de Pierre Petit Jehan de la cuisine et trois autres garsons que pour les m sommiers, pour v jours entiers qu'ilz partirent de Thouars pour venir a Tours, IIII1. VIIIs.
A Pierre de Salignac (7), pour aller de l'Isle Bouchart a Thouars III s. III d. En fers pour les chevaulx de Monsg depuis Thouars jusques a Tours que pour la caraque et pour le cheval de René, se monte VI s. X d. A ung serrurier de l’Isle-Bouchart, pour une serrure, XV d. A ung homme qui est allé de l'Isle au Pont de Rouen, veoir et visiter le passaige, V s. – A la femme de cuisine de l'Isle Bouchart, II s.
Lettres de Charles VIII, roi de France, adressée à Henri de Berghes, évêque de Cambrai, après le 8 février 1491.
Il désavoue les aventuriers qui se sont emparés par surprise du Cateau-Cambrésis sur les gens de l'évêque. (Molinet, Chronique, édit. Buchon, IV, 194.)
Beau cousin, etc., ceulx qui vous ont fait ceste traverse en la prinse du Chasteau ne sont de nos gens, ains les avons faicts deschasser et bannir de nostre royalme et pour leurs demerites fait faire justice par les prevosts des bonnes villes.
Nous vous envoyons commissaires pour les faire desloger brief et sans vos despens, car nous voulons entretenir la neutralité comme par cy devant a faict Mons' nostre pere, et vous en baillerons lettres confirmatoires telles qu'il vous plaira, etc.
Elle permet de mieux comprendre la situation militaire du royaume de France à la fin du XVe siècle.
Charles VIII sort alors de la guerre de Bretagne, mais son royaume compte encore de nombreux hommes d'armes habitués à la guerre.
Une partie de ces combattants peut devenir incontrôlable lorsque les opérations militaires cessent.
Le phénomène rappelle, à une tout autre époque, celui des Grandes Compagnies de la guerre de Cent Ans : des hommes habitués au métier des armes peuvent se transformer en bandes autonomes vivant de rançons, de pillages et d'occupations de places.
(1). Pour le mois entier, la dépense ordinaire fut de 329 livres 19 sous 1 denier, et la dépense extraordinaire de 252 1. 5 s. 6 d., total 583 4 4 s. 7 d.
(2). Dans une lettre datée de Bourbon-l'Archambaud, le 3 décembre, le roi mande à Jean Bourré, trésorier de France, de lui envoyer à Amboise, où il va passer les fêtes de Noël, trois douzaines de barils de moutarde de most, la meilleure qu'il pourra trouver, pour festoyer, dit-il, ceulx qui me viendront veoir. voir Revue des provinces de l'Ouest, livraison de juillet 1857.
(3). On lit dans le compte de la dépense Extraordinaire Le jour de mardi gras, « aux garsons de la cuisine du roy et de la royne (Marguerite d'Autriche) que Monsei« gneur leur donna, lxx sols. »
Voici quelle fut ce jour-là la consommation du train de M. de la Trémoille, à l'hôtel du Faucon.
Neuf douzaines et demie de pain, 19 s. Cinq pots de vin, 8 s. 4 d. Trois pièces de bœuf, 10 s. Trois moutons, 36 s. Un chevreau, 4 s. Cinq poules, 6 s. 3 d. -Huit livres de lard, 9 s. 4 d. Deux pieds d'eschinée, 4 s. Pieds et oreilles, 15 d. Deux fromages et demi, 4 s. 2 d. Demi-quarteron d'œufs, 10 d. Pommes et herbes, 18 d. Deux pâtés à la saulce chausse, 5 s. Belle chère, 30 s.
(4). Liv. vit, chap. îv.
(5). Registre original en papier, dont chaque article est signé G. des Roches. Il y manque deux feuillets, contenant la dépense des quatre premiers jours du mois.
(6). Pendant son séjour au Plessis-du-Parc, M. de la Trémoille acheta ou fit acheter plusieurs autres oiseaux de chasse, portés comme il suit sur le compte de la dépense extraordinaire. Pour ung sacre agart, ix escuz XV 1. XVs. Pour quatre faulxcons, XX escuz sol. XXXVI 1. v s. Pour ung faulcon, VI escuz. vallent Xx 1. X s. » « Plus ung « levrier d'oyseau, » qui coûta 25 s.
(7). Pierre de Salignac, homme de confiance des La Trémoille
Pierre de Salignac est un écuyer et administrateur au service des La Trémoille. Les sources le montrent actif dans l'entourage de Georges de Craon, puis dans celui de Louis Ier et Louis II de La Trémoille.
Il est notamment qualifié en 1475-1476 de :
« Pierre de Sallignac estant seigneur de Saint Martin maistre d'ostel de monseigneur »
Les recherches récentes sur les comptabilités de la famille montrent que sa signature apparaît régulièrement dans les comptes entre 1472 et 1495.
Son rôle auprès de Louis II de La Trémoille
C'est surtout sous Louis II de La Trémoille, le célèbre vicomte de Thouars, que Pierre de Salignac prend de l'importance.
Il est :
- maître d'hôtel de Georges de Craon ;
- puis maître d'hôtel de Louis Ier de La Trémoille ;
- maintenu dans une position importante dans l'hôtel de Louis II ;
- nommé par Louis II capitaine de Mauléon ;
- et chargé de fonctions financières comme auditeur de ses comptes.
Il meurt vraisemblablement vers 1496, sa signature n'apparaissant plus dans les comptes postérieurs.