24 octobre 2020

L’histoire en 360 - Eglise Saint Nicolas et les Vestiges du château de Chaize le Vicomte, Aimery IV, vicomte de Thouars

Bâtie sur un rocher, cette église en granit de style roman poitevin fut construite par Aimery IV, vicomte de Thouars entre 1080 et 1099 et donné aux moines de Saumur.  Pour l’époque c’est un chantier colossal. Maîtres d’œuvres carriers, maçons, charpentiers et sculpteurs manient le granit de La Chaize pour réaliser cet édifice, long de plus de 60 mètres. En 1087, l’église est agrémentée d’un prieuré ; elle est dédiée à Saint Nicolas en 1091. Le nom « La Chaize-le-Vicomte » (« Casa Vicecomitis » en... [Lire la suite]

09 octobre 2020

Portereaux, les portes du Marais Poitevin face à la mer- Porte du canal du Clain ou des Grands Greniers

 Afin de réglementer le cours de l'eau dans les achenaux, on se servait de portes mobiles qui affectaient probablement la forme d'une vanne qu'on abaissait ou qu'on relevait pour fermer ou ouvrir le passage. Chaque canal possède à son embouchure une porte ou écluse, ouvrage en maçonnerie et en bois dont l’existence est attestée dès le Moyen Âge : en 1217 déjà, une telle porte (ou « portereau » - porterellumen latin) est mentionnée dans l’acte d’autorisation de creusement du canal des Cinq-Abbés, accordée par... [Lire la suite]
08 octobre 2020

Les anciennes voies de communications dans le Marais Poitevin

Les droits seigneuriaux levés sur les voies publiques reposaient sur le même principe d'entretien. C'est pour subvenir aux frais des réparations qu'on levait un péage permanent (1) ou temporaire (2) sur les chaussées, les bots et les ponts, et qu'on percevait un droit de passage sur les rivières où un bac se tenait constamment à la disposition des voyageurs (3).   Dans le dédale de chaussées, de digues et de bots qui servaient à la circulation, il est difficile de retrouver le tracé des chemins de grande communication qui... [Lire la suite]
07 octobre 2020

Le creusement de l'Achenal-le-Roi en 1283 fut la dernière entreprise du XIIIe siècle. Abbaye Saint-Michel-en-l'Herm

Après l'achèvement de ce canal, qui côtoyait les marais du nord de la Sèvre sur une longueur de cinq lieues, les dessiccateurs bas-poitevins s'arrêtèrent, jugeant leur œuvre terminée. Désormais la période de luttes avait pris fin les eaux ne stagnaient plus comme autrefois entre les coteaux et les îles, mais s'écoulaient avec lenteur entre les bords des achenaux vers les rivières ou vers la mer. Leur retrait avait découvert une immense étendue de terrain qu'il suffisait de cultiver pour obtenir les mêmes produits que dans la... [Lire la suite]
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10 août 2020

Les auteurs du dessèchement du Marais Poitevin, Rôle des religieux, Rôle des seigneurs, Rôle des paysans.

Nous venons de passer en revue l'histoire des dessèchements opérés dans les marais de la Sèvre et du Lay du Xe à la fin du XVIe siècle. Cette esquisse rapide demande à être complétée par quelques détails sur les dessiccateurs eux-mêmes, et sur les conditions de groupement ou d'entreprise individuelle qui ont présidé à leurs travaux. Pour concevoir et mener à bien une œuvre aussi vaste que celle des dessèchements, il fallait une association puissamment organisée, et disposant de capitaux considérables. Au XIIIe siècle, les seigneurs... [Lire la suite]
07 août 2020

Le Marais Poitevin sous les Plantagenêt (Time Travel - Golfe des Pictons)

En face de l'île de Ré, s'étendait jadis un large golfe d'une ouverture d'environ trente kilomètres et dont il est facile de suivre les contours dans les trois départements de la Vendée, des Deux-Sèvres et de la Charente- Inférieure (Charente- Maritime) D'une forme allongée, découpé par une quantité de petites baies étroites, il avait son sommet près de la ville de Niort, à l'embouchure de la Sèvre. D'autres fleuves côtiers l'alimentaient, l'Autise, la Vendée, le Mignon et le Lay (1) ; deux promontoires, celui de Saint Denis du... [Lire la suite]

29 mai 2020

1217 Eglise Saint-Etienne de Marans - Charte Canal des Cinq Abbés - Saint-Michel, l’Absie, Saint Maixent, Maillezais, Nieul.

La conquête des marais côtiers et, plus généralement, les travaux de bonification des sols hydromorphes au cours du Moyen- Age ont, de longue date, retenu l'attention des historiens et suscité des études nombreuses quoique de valeur inégale. Replacée dans le cadre de l'immense mouvement d'extension des terres cultivées que connaît l'Europe Occidentale entre le Xe et le XIIIe siècle, la lutte de l'homme contre la mer et l'eau a été plus souvent envisagée sous l'angle des mutations économiques, des transformations du paysage et de... [Lire la suite]
13 avril 2020

Arrestation lors d’une partie de Chasse de Louis d'Amboise, Vicomte de Thouars, prince de Talmont pour lèse-majesté

PIERRE II, fils d'Ingelger et d'Isabeau , 1373. Il hérita de la vicomte de Thouars en 1397. Il fonda les Cordeliers d'Amboise en 1412; il y fut enterré en 1422. N'ayant pas laissé de postérité, ses biens passèrent à Louis d'Amboise, son neveu, fils d'Ingelger II.   Louis Ier d'Amboise 1426-1469   Vicomte de Thouars, prince de Talmont, comte de Quittes et de Benon, baron de l'Ile-de-Ré, Marans, Mauléon et Montrichard. La vicomté de Thouars, comptait, à elle seule, plus de 3 000 vassaux. C'était la plus importante... [Lire la suite]
11 septembre 2019

5 septembre 1104 : Le château de Thouars est incendié par les comtes d’Anjou

13e vicomte de Thouars, GEOFFROY III de Thouars, 1104-1123.  Geoffroy III, fils de Aimery IV, d’abord seigneur de Tiffauges, succéda à Herbert II, son frère, dans la vicomté de Thouars, d’après le mode en usage pour ce grand fief. La succession des vicomtes de Thouars a cette particularité que le frère succédait à l'aîné et à la mort de ce dernier, la vicomté retournait ensuite au fils de l'aîné. (on ne sait pas positivement quand il commença à régner, mais il occupait le trône vicomtal en 1123) Lorsque Geoffroy revint... [Lire la suite]
15 décembre 2018

SAVARY DE MAULÉON, LE POITOU A SON ÉPOQUE et Maintenant

C'est â la fin du Xe siècle que la famille féodale des Mauléon fait sa première apparition dans les documents historiques. La petite ville de Mauléon, appelée si mal à propos Châtillon-sur-Sèvre en 1736, d'où elle tirait son origine et son nom, possède encore quelques ruines du château de ses vieux seigneurs, situé sur un mamelon escarpé en forme de promontoire, dont le pied plonge dans la rivière de L'Oing (1).  La porte voûtée, accompagnée de deux tours, par laquelle on y pénètre remonte, selon toute apparence, vers la fin... [Lire la suite]