François de Bourbon, duc de Montpensier, était neveu de Charles III de Bourbon, prince de la Roche-sur-Yon, qui était devenu duc de Beaupréau par suite de son mariage avec Philippe de Montespedon, fille unique de Joachim de Montespedon baron de Chemillé et seigneur de Beaupréau, et de Jeanne de la Haye-Passavant sa femme, veuve en premières noces du maréchal de Montjean, seigneur de Cholet.

Beaupreau jouissait alors du titre de « Baronnie » et fut érigée en « Marquisat » l'an 1554, puis en « Duché », par le roi Charles IX.

La Roche-sur-Yon, également appelée "principauté de la Roche-sur-Yon et du Luc" à partir de 1566, qui devint une principauté entre 1496 et 1504.

Charles III de Bourbon est le 3e prince de La Roche-sur-Yon. Il est le dernier possesseur de la principauté à porter ce titre au premier rang. Il fut aussi duc de Beaupréau du chef de sa femme Philippes de Montespedon.

Philippe de Montespedon, qui n’avait pas eu d’enfants de son mariage avec René de Montjean en donna deux au duc de Montpensier : une fille, Jeanne, qui mourut à neuf mois, et un fils Henry, dit le marquis de Beaupréau, qui périt à Orléans en 1560, à l’âge de quatorze ans par un «  misérable accident ».

 

On trouve une pièce de vers latins signés de Siméon Volant, intitulée : De obitu Francisci Dorbonii M. D. P. F. Illustriss. ac Potentiss. Principis Oda.

 Cur donant quae mox repetant, lugendaque terris
Ostentant raptim gaudia falsa Dii ?
An quia vel vidisse fat est, mediocribus uti
Nos finit, atque sibi maxima numen habet.
Luxisti toties, jam perfice Gallia, talem
Materiam lachrymis non dabit ulla dies.

 

Ce jeune prince étant armé et s’exerçant en un tournoi avec autres seigneurs, il courut de si grandes roideur et vitesse que son cheval tomba par terre et en même temps un autre coursier sur lequel estoit monté le comte de Maulévrier (1), le suivant aussi à la course passa par-dessus lui et le « froissa de telle façon qu’il en perdit la vie.

Ce qui donna un triste sujet à Estienne de la Boétie, conseiller en la Cour du Parlement de Bourdeaux, personnage de singulière doctrine, de faire cet épitaphe :

De Morte Henrici Borbonii Marchionis de Beaupreau. »

Materiam lacrymis non dabit ulla dies Talem...

 

1562 Charles de Bourbon, duc de Beaupréau, devint gouverneur de Paris.

 

Veüe de la Ville et du Chasteau de Beaupréau , en Aniou à neuf lieües d'Angers

 

Le 9 octobre 1565, son ami le roi de France, Charles IX, s'arrêta pour un grand dîner au château de Beaupréau.

Le grand tour de France est le voyage que Catherine de Médicis fait entreprendre au roi Charles IX à travers la France pour lui faire découvrir son royaume, qui vient d'être ravagé par la première guerre de religion.

Le départ de cette grande aventure débute à Paris le 24 janvier 1564 et se termine par le retour dans la capitale le 1er mai 1566.

Après Jallais, Charles IX s'arrête au château de Beaupréau pour diner.

Invité en un « FESTIN » par le Prince de La Roche-sur-Yon, qui voulait faire honneur de sa très belle et très réputée résidence angevine.

 

Il était accompagné de Catherine de Médicis, de la reine de Navarre et de son fils âgé de 12 ans, le futur Henri IV.

 

 

 Mais, à l'approche de cette visite, Charles de BOURBON tomba malade, et la gravité du mal l'emporta le lendemain de la visite royale.


De ce fait, le roi ne voulut pas dîner au château où se mourrait le Prince et alla dans une grande salle triomphale, laquelle — fut apprêtée alors, dans le Parc... pour y faire quand même « un beau et bon festin.

 

Charles IX ne dort pas au château de Beaupréau et continue son chemin pour passer la nuit à l'abbaye de Regrippière,  ‘’qui estait... une belle petite abbaye de religieuses’’.


Mairie de La Regrippière, Prieuré de La Regrippière relié à l'Abbaye de Fontevraud

 

  Philippe de Montespedon survécut à son mari et à son fils; elle mourut le 12 avril 1578.

Brantôme dit qu’elle avait fait ériger dans le chœur de l’église de Beaupréau un mausolée en marbre, sur lequel se voyaient sa statue et celle de son mari avec des épitaphes en vers français.

Elle laissa ses grands biens à Guy de Scépeaux, qui devint seigneur de Beaupréau et de Chemillé. Il était son petit-neveu, comme issu de Louise de la Haye-Passavant, sœur de Bertrand de la Haye- Passavant, seigneur de Mallelièvre, bisaïeul maternel de la princesse de la Roche-sur- Yon.

 

Tombeau de Charles de Bourbon, prince de la Roche-sur-Yon, de Philippe de Montespedon et de leurs enfants Henri et Jeanne à Beaupreau

Tombeau de Charles de Bourbon, prince de la Roche-sur-Yon, de Philippe de Montespedon et de leurs enfants Henri et Jeanne à Beaupreau

 

 

Armoirie : Dessinée - d'azur semé de fleurs-de-lis d'or (Semé de France)

 

Collégiale Sainte-Croix de Beaupréau

Cette collégiale fondée au XVIème siècle par Charles de Bourbon et Philippe de Montespédon, fut spoliée et transformée en tribunal pendant la révolution.

Situé juste en face du château, utilisé pendant près de 50 ans comme atelier d'une entreprise de plomberie chauffage, cet édifice est actuellement une résidence privée.

De ces tombeaux, la Révolution n'a rien épargné.


Cependant, il nous reste les épitaphes qui étalent gravées sur le marbre noir de chaque stèle.


En voici la copie :


SUR LE TOMBEAU DE CHARLES DE BOURBON (Père du Marquis de BEAUPREAU)


« Je fus Prince du sang, de grand nom et de cœur
« Qui repoussai l'effort de l'Espagnol vainqueur.
« Lieutenant Général, témoin en est la terre
« D'Artois et Boulonnais qui a vu cette guerre.
« Cherchant un gouverneur au bas âge du roy,
« Les Estats assemblés s'en fièrent en moy
« Et donnèrent aussy la charge principale
« De toute sa Maison, à ma vertu loyale.
« Les troubles l'assoupis, par un accord juré,
« Qui, tant que j'ai vécu, en la France a duré.
« J'ai eu commandement sur les belles Provinces ;
« Mais la mort, qui commande et aux Rois et aux Princes,
« Après que devant moy eut ravy mes enfants,
« Me commande à les suivre, à quarante-neuf ans...
« Ma chère espouse a mis et mon corps et mes armes,
« Reposer en ce marbre, arrosé de ses larmes. »


SUR LE TOMBEAU DU JEUNE PRINCE MARQUIS DE BEAUPREAU
« Voy la misère des vivants,
« Passant, je fus du sang de France,
« Qui trépassai à quatorze ans,
« Quand plus croissait mon espérance.
« Courant la lice avec le Roy,
« Par grand malheur, mon cheval tombe
« Et se renversant dessus moy
« Me couche mort en cette tombe...


SUR LE TOMBEAU DE LA PRINCESSE
« Un Prince j'épousai ; Philippe fut mon nom
« Et de MONTESPEDON je portai le surnom.
« La Reine m'a choisie, fiant en ma prudence,
« De sa maison la charge et super intendance.
« Survivant mes enfants et mon espoux aussy,
« Je languissois en deuil, et tourment et soucy,
« Quand mort que tout sépare et tout en terre assemble
« Sous un même tombeau, nous a rejoint ensemble.


Les tombeaux de CHARLES DE BOURBON et de sa femme PHILIPPE DE
MONTESPEDON, ainsi que ceux de leurs deux enfants :

 

HENRI et JEANNE (morte à neuf mois) ont été l'œuvre des frères LHEUREUX, disciples de Pierre LESCOT, au LOUVRE. De marbre, les quatre gisants, six vertus avec épitaphes, devaient être, par clauses testamentaires, placées dans l'église Abbatiale de BELLEFONTAINE.

Or, c'est dans l'église du chapitre, à BEAUPREAU, que ces tombeaux furent érigés. Cependant, ils étaient vides : les corps du Prince, de la Princesse et de leurs enfants ayant été inhumés dans le caveau familial de l'Abbaye de BELLEFONTAINE.

 Les ossements retrouvés an 1829 furent déposés dans le cimetière du couvent, mais on ne sait pas l'endroit exact.

Quant aux statues, elles furent défigurées par les hordes révolutionnaires et les restes de ces gisants, recueillis et conservés au château de BEAUPREAU, furent déposés en 1958, par les soins du DUC de BLACAS, à l'Abbaye de BELLEFONTAINE.

On peut voir les deux gisants, actuellement, dans le transept de l'église abbatiale.

 

 

 

 

 

BRANCHE DES PRINCES DE LA ROCHE-SUR-YON

DEPUIS DUCS DE MONTPENSIER

— SECONDE BRANCHE DES BOURBONS-MONTPENSIER —

ISSUE DES COMTES DE VENDOME

I. LOUIS Ier de Bourbon, prince de la Roche-sur-Yon, seigneur de Champigny-sur-Veude, de Leuze, de Condé, de Saint-Chartier, de Cluys, d'Agurande, du Châtelet et de Luc; second fils de Jean II de Bourbon, comte de Vendôme.

Mort vers l'an 1520 (2).

Marié à Moulins, le 21 mars 1504, à Louise de Bourbon, comtesse de Montpensier et dauphine d'Auvergne, fille de Gilbert de Bourbon, comte de Montpensier; veuve d'André de Chauvigny, seigneur de Châteauroux; morte le 5 juillet 1561 (3).

 

ENFANTS NÉS DE CE MARIAGE :

-          1. LOUIS II, duc de Montpensier, qui suit en II;

-          2. Charles de Bourbon, prince de la Roche-sur-Yon, duc de Beaupréau, comte de Chemillé, appelé le prince de la Roche-sur-Yon (4); mort à Beaupréau le 10 octobre 1565, estant aagé de 50 ans. II gist dans l’abbaye de Bellefontaine, qui est proche de Beaupréau ». (Sainte Marthe.)  (5);

 

 

Marié à Philippe de Montespedon, fille unique et héritière de Joachim de Montespedon, baron de Chemillé, seigneur de Beaupréau, et de Jeanne de la Haye; veuve de René, seigneur de Montjean ou Montéjan (6), maréchal de France, mort en 1539; morte à Paris, en son hôtel, au faubourg Saint-Germain (7), le 12 avril 1578.

 

Il en eut deux enfants :

-          HENRI DE BOURBON, marquis de Beaupréau; mort à Orléans, dans un tournoi (8), le 11 décembre 1560, âgé de quatorze à quinze ans (9) ;

-          2. JEANNE DE BOURBON, morte à neuf mois (10) ; 

-          3. Suzanne de Bourbon (11), morte en février 1570 (12); mariée, par contrat du 29 novembre 1529, à Claude Ier, comte de Rieux; veuve le 19 mai 1532.

 

Enfant naturel de Charles de Bourbon.  Jacques de la Roche-sur-Yon, dit Helvis, évêque de Langres.

 

 

sceau Charles III de Bourbon

Sceau Charles III de Bourbon

Écu de Bourbon; penché, timbré d'un heaume couronné (couronne fleurdelisé) reposant sur un tortil, cimé d'un dauphin ailé, et supporté de deux lions couards. On distingue quelques symboles non figurés dans le champ.

 

S'. KAROLI. DVCIS./ BORBONI./ ET. COMITIS. MONTISPEN/ [...]/

Armoiries_Charles_Roche-sur-Yon

 

Armoiries :

écartelé en 1 et 4 d'azur à trois fleurs de lys d'or et au baton de gueules péri en bande chargé d'une lune d'argent au franc-quartier et en 2 et 3 d'azur à trois fleurs de lys d'or et au bâton de gueules péri en bande.

 

II.

 LOUIS II de Bourbon, surnommé le Bon, duc de Montpensier, prince de Dombes, de la Roche-sur-Yon et de Luc, dauphin d'Auvergne, comte de Mortain, vicomte d'Auge et de Brosse, baron de Beaujolais, de Thiers et de la Roche-en-Ronier, seigneur de Champigny, d'Argenton, de Cluys, d'Agurande, du Châtelet, de Montagu, d'Écolle et de Combrailles.

Né à Moulins le 10 juin 1513.

Mort dans son château de Champigny (13) le 23 septembre 1582 (14).

Marié : 1° au mois d'août 1538, à Jacqueline de Longwic ou Longwy, comtesse de Bar-sur-Seine, fille de Jean de Longwic ou Longwy, seigneur de Givry, et de Jeanne, bâtarde d'Augoulême; morte à Paris le 28 août 1561; — 2° par contrat du 4 février 1570, à Catherine de Lorraine, fille de François de Lorraine, duc de Guise, et d'Anne d'Esté; morte à Paris le 6 mai 1596, âgée de quarante-cinq ans (15).

ENFANTS NÉS DU PREMIER MARIAGE :

-          1. FRANÇOIS, duc de Montpensier, qui suit ;

-          2. Françoise de Bourbon, morte en 1587; mariée, par contrat passé à Paris le 7 février 1558, à Henri-Robert de la Marck, duc de Bouillon, prince de Sedan ;

-          3. Anne de Bourbon, morte en 1572; mariée, par contrat du 6 septembre 1561, à François II de Clèves, duc de Nevers ;

-          4. Jeanne de Bourbon, abbesse de Sainte-Croix de Poitiers en 1570, puis de Jouarre en 1573; morte le 6 mars 1624, âgée de quatre-vingt-deux ans. — Appelée d'abord Madame de Sainte-Croix (16) ;

-          5. Charlotte de Bourbon, abbesse de Jouarre, puis princesse d'Orange. Après avoir quitté la France en 1572 et embrassé le calvinisme (17), elle épousa à Brielle, le 10 ou le 11 juin 1574 (18), Guillaume de Nassau, prince d'Orange, assassiné à Delft le 10 juillet 1584. Charlotte de Bourbon mourut à Anvers le 6 mai 1582 (19) ;

-          6. Louise de Bourbon, abbesse de Jouarre, puis de Faremoutier; née vers l'an 1548; morte à Paris le 9 février 1586.

 

 

III.

FRANÇOIS de Bourbon, duc de Montpensier, de Châtellerault et de Saint-Fargeau, prince de Dombes et de la Roche-sur- Yon, dauphin d'Auvergne, marquis de Mézières en Touraine, comte de Mortain, vicomte d'Auge et de Brosse, baron de Beaujolais, seigneur de Champigny et d'Argenton, appelé, pendant la vie de son père, le Prince-Dauphin d'Auvergne ou Monsieur le Prince-Dauphin (20).

Né en 1542.

Mort à Lisieux le 4 juin 1592, dans sa cinquantième année (21).

Marié, en 1566, à Renée d'Anjou, marquise de Mézières en Touraine, comtesse de Saint-Fargeau, fille unique et héritière de Nicolas d'Anjou, marquis de Mézières, comte de Saint-Fargeau, et de Gabrielle de Mareuil ; née le 21 octobre 1550; morte vers 1574 (22).

 

ENFANT NÉ DE CE MARIAGE :

HENRI, duc de Montpensier, qui suit.

 

IV.

 HENRI de Bourbon, duc de Montpensier, de Châtellerault et de Saint-Fargeau, prince de Dombes et de la Roche-surYon, dauphin d'Auvergne, marquis de Mézières, comte de Mortain et de Bar-sur-Seine, vicomte d'Auge, de Domfront et de Brosse, baron de Beaujolais, de Montagu en Combrailles et de Mirebeau, seigneur de Champigny, d'Argenton et de Saint-Sever; appelé, pendant la vie de son père, le Prince de Dombes (23).

Né à Mézières en Touraine le 12 mai 1573.

Mort à Paris, en son hôtel, le 27 février 1608 (24).

Marié, par contrat passé à Rouen le 27 avril 1597, le 15 mai suivant, à Notre-Dame de Cléry, à Henriette-Catherine, duchesse de Joyeuse, fille unique et héritière du duc Henri de Joyeuse, maréchal de France, ensuite capucin, et de Catherine de la Valette. Elle se remaria, le 5 janvier 1611, à Charles de Lorraine, duc de Guise, et mourut au Louvre le 25 février 1656, âgée de soixante et onze ans, un mois et dix-sept jours (25).

ENFANT NÉ DE CE MARIAGE.

Marie de Bourbon, duchesse de Montpensier, etc. ; née au château de Gaillon le 15 octobre 1605 ; morte au Louvre le 4 juin 1627 (26); mariée à Nantes le 6 août 1626, à Gaston-Jean-Baptiste de France, duc d'Orléans, auquel elle donna Mademoiselle de Montpensier.

 

 

 

Généalogie de la maison de Bourbon de 1256 à 1871, par L. Dussieux,... 2ème édition

Une anecdote généalogique avec notules héraldiques / par le Sieur Treysouville.

 

 

 

 Liste des seigneurs de la Roche sur Yon - Abbaye des Fontenelles <==

 


 

(1)   Charles-Robert de La Marck, comte de Maulévrier ( comm. de Seine-Maritime, arrond. et à 9 kilomètres d'Yvetot) et de Braine, baron de Pontarci, châtelain de Nogent-le-Roi : d'où la suite des comtes de Braine, né le 15 avril 1541-1622, fils de Robert IV de La Marck et de Françoise de Brézé.

(2). Sépulture : Sainte-Chapelle de Saint-Louis, au château de Champigny, en Touraine.

(3). Sépulture : Sainte-Chapelle de Saint-Louis de Champigny.

(4). Brantôme.

(5). Sépulture : Chœur de l'église de Beaupréau, sous un tombeau de marbre sur lequel se voyaient sa statue et celle de sa femme, avec des épitaphes en vers français.

(6). Brantôme dit Montijan.

(7). Journal de Henri III, par P. de Lestoile, p. 96 (édit. Michaud et Poujoulat)

(8). Idem, p. 15. — Brantôme (XXV, M. le prince de la Roche-sur-Yon).

(9). Marguerite de Valois dit en ses Mémoires (édit. Guessard, p. 5) que ce prince mourut en sa quatorzième année. — Sépulture : Église, de Beaupréau.

(10). Sépulture: Église de Beaupréau.

(11). Le P. Anselme fait de Suzanne de Bourbon une fille de Charles de Bourbon, prince de la Roche-sur-Yon, tandis qu'elle est sa sœur; c'est sans nul doute une erreur de typographie. Le P. Labbe et Moréri disent positivement qu'elle est fille de Louis Ier, prince de la Roche-sur-Yon. Brantôme (Vie de M. de Montpensier), renseigné sur la généalogie de la famille de Montpensier par le duc de Montpensier (Louis II) lui-même, affirme le fait, et ce qui le prouve, c'est que Suzanne s'est mariée en 1529, et que Charles de Bourbon, prince de la Roche-sur-Yon, que le P. Anselme lui donne pour père, n'a pu se marier au plus tôt qu'en 1539, date de la mort du maréchal de Montéjan, premier mari de Philippe de Montespedon.

(12). Sépulture : Église des Cordeliers d'Ancenis.

(13). Lestoile, Journal de Henri III, p. 152.

(14). Sépulture : Sainte-Chapelle de son château de Champigny.

(15). C'est la fameuse duchesse de Montpensier de la Ligue. (Voy. Journal de Les- toile, au 6 mai 1596). — Sépulture : Abbaye de Saint-Pierre de Reims.

(16). Lettre de Henri IV du 21 mai 1587.

(17). Nous avons vu l'autographe d'une protestation signée par elle et par Jeanne de Chabot, Michelle de la Fontaine, Anne du Molinet, Jehanne de Maussone, Antoinette de Fleury, etc., etc., contre la profession religieuse qui lui a été imposée, à l'âge de douze ans, par ses parents. 29 août 1565. (Note communiquée par M. Édouard Fournier.)

(18). Le duc de Montpensier approuva son mariage par une déclaration particulière, en 1581.

(19). Sépulture : Cathédrale de Notre-Dame d'Anvers. .

(20). Lettres de Henri IV, 1, 321, et Lestoile, au 1er janvier 1580 (Journal, p. 119).

(21). Sépulture : Sainte-Chapelle de Champigny.

(22). Catalogue de la collection des portraits du château d'Eu.

(23). Lettre de Henri IV du 7 juin 1589.

(24). Lestoie dit que ce prince mourut le 29 et dernier février (p. 448, édit. Michaud et Poujoulat). — Le supplément de l'édition de 1736 dit le 28 février. — Sépulture : Sainte-Chapelle de Champigny.

(25). Sépulture: Église des Capucines de Paris.

(26). Sépulture : Abbaye de Saint-Denis.