Château Forêt sur Sèvre

La beauté exceptionnelle du site sur lequel est construit le château de la Forêt lui a valu une inscription à l’inventaire des sites. L'édifice se trouve sur l’une des deux îles bordées par la Sèvre Nantaise, laquelle constitue les douves. Trois ponts-levis donnaient l’accès vers l’extérieur.

A l’origine, le château de la Forêt devait être construit sur le plan classique d’un quadrilatère irrégulier dont les angles saillants étaient renforcés par des tours rondes.

Il ne subsiste aujourd’hui que trois tours circulaires et deux corps de bâtiment.

 Les éléments du XVIe siècle ont été profondément modifiés au cours des restaurations du XIXe siècle, comme les petites fenêtres du deuxième étage, en alternance carrée et en arc brisé.

L'analyse des éléments vraiment anciens ne fait paraître que les deux sous-sols voûtés des tours d’angle nord et ouest, le rez-de-chaussée du mur de la façade nord et enfin l’escalier en vis dans l’angle des deux bâtiments, côté cour.

Le premier seigneur connu, Renaud de La Forest, allait notamment avoir pour descendant un certain Maurice de La Forest qui, à la suite d'un litige, allait être déclaré « mort » civilement par le vicomte de Thouars. Certains héritiers en profiteront pour réclamer en vain au roi certains fiefs du « défunt ».

Renaud de la Forest, Chevalier, seigneur de la Forest-sur-Sèvre assista en 1047 à la fondation du prieuré de Bellenoue en Bas-Poitou par Geoffroy, Vicomte de Thouars, et Aenor, sa femme. (D. F., 18, p. 33.)

Renaud de la Forest, Chev., sgr de la Forest sur-Sèvre, et de la Forest-Ste-Verge, près Thouars, l'un des principaux vassaux du Vicomte de Thouars, fut le 9e des co-témoins présents à la dédicace faite par l'évêque de Poitiers, le 7 déc. 1099, de l'église du monastère de St-Nicolas de la Chaize-le-Vicomte, fondé par Aimery II, Vicomte de Thouars, et doté par Herbert, son fils. Il fit don pour sa part de dix sols. (D. F., 26, p. 181.)

==> 1099 - Herbert, vicomte de Thouars et Geoffroy III, seigneur de Tiffauges donation au prieuré de la Chaize-le-Vicomte

On le trouve encore mentionné dans un titre de 1110 avec GUILLAUME de la Forest, Chev., que Dom Chamard appelle son frère. (Invent. du château de Ste-Verge.)

 

1110-1130. Renaud et Guillaume DE LA FOREST, chevaliers.

  1. Renaud de la Forest, Chev., sgr de la Forest-sur-Sèvre et de la Forest- Ste- Verge, fit don à l'Absie, sous l'abbé Rainier (vers 1170), du fief de la Pomaire.

 Il eut au moins : 1° GUILLAUME, qui suit ; 2° SEBRAND, sgr de la Forest, après son frère, par droit de viagé, confirma, vers 1190, les dons faits à l'Absie, par son père et son frère. Il fit aussi don avec son neveu Guillaume vers 1200. (A. H. P. 25.)

1125 Transaction faite, au sujet de la terre du bois d’Oiré, entre les chanoines de saint-Laon et les neveux de Geoffroi Landri

Ego Guillelmus Dei gratia Pictavensis episcopus, per presentam paginam posteritatis memorie trado, qualiter per concordiam finita sit discordia que erat inter canonicos Sancti Launi et Aimericum Loel et fratres ejus et Raginaudum Jovinum et fratres ipsius, de masura terre que est ad nemus de Oirec; quam avunculus éorum Goffredus Landrici et sanus et infirmus dedit ecclesie Beati Launi pro redemptione anime sue, concedente Normando de Medio Toarcii, a quo predictus Goffredus Landrici predictam terram habebat........

Hec autem concordia facta fuit in présenta nostra in capitulo Sancti Petri Toarcii, presente Aimerico Toarcensium vicecomite; et presentibus clericis nostris Andrea abbate Malleonis, et magistro Hilario, et Stephano Toarcensi decano, et Laurentio canonico Pictavensi, Giraudo de Bria, qui cum canonicis Sancti Launi, Pagano Arive, Goffredo, Guillelmo Guillot, aderat. Cum Aimerico vero vicecomite aderant proceres et milites isti : Goffridus de Maloleone, Chalo nepos ejus, Raginaudus de Foresta, Guillehnus frater ejus, Fulco Meschinus, Guillelmus de Marolio, Normandus Flavus, Aimericus Johannis et multi alii.

 

1138 Jugement rendu en la cour d’Aimery VI vicomte de Thouars, au sujet d’une terre donnée à l’abbaye par Sarrazin du Bois d’Oiré

Notum esse volumus omnibus amicis nostris fratribus quoque ac vicinis quatenus Sarracenus de Bosco d'Oh-é dedit et concessit ecclesie Sancti Launi et chanonicis regularibus, tempore Goffredi abbatis, duas partes cujusdam borderie terre que fuit Nivardi presbiteri.... 

 Isti proceres missi sunt ad faciendum judicium et fecerunt judicium :  Raginandus de Foresta, Arbertus de Champis, Aimericns de Curciaco, Goffredus de Bellomonte, Petrus de Vieriis, Guillelmus de Marolio, Papinus Oelardi, Aimericus Bollia, Mestiverius, Paganus de Durescot; Goffredus abbas, cum Peregrino priore et Airaudo capellano, agitavit banc causam

 

1180-1188. Guillaume DE LA FOREST.

  1. Guillaume de la Forest, Chev., sgr de la Forest-sur-Sèvre, est nommé dans une bulle du pape Alexandre III, en 1169, qui met sous la protection du St-Siège l'abbaye de St-Jean de Thouars et confirme tous les biens de cette abbaye. (D. F. 26, p. 195.)

Il fit don à l'Absie avec son père vers 1170 et mourut avant son frère, qui lui succéda dans son fief selon la coutume de ce pays.

Il épousa TIPHAINE. dont il eut au moins : 1° GUILLAUME, qui suit ; 2° SEBRAND, Chev., qui fit don aux Templiers en 1228 et à l'Absie en 1230.

 

  1. Guillaume de la Forest, Chev., sgr de la Forest-sur-Sèvre, fit don avec son oncle à l'Absie, vers 1200, et aux Templiers de Mauléon, en 1228 (A. H. P. ler,,, puis de nouveau à l'Absie en 1230 avec sa mère, et son frère, du consentement de sa femme CATHERINE. et de ses enfants qui ne sont pas nommés : il eut au moins RENAUD, qui suit :

 

 

Sebrand de la Forest, Chevalier, seigneur de la Forest- sur-Sèvre et de la Forest Ste-Verge (vers 1130-1180), concéda à l’abbaye de l'Absie les donations faites par Odon de Doué, de divers domaines à Pugny, du temps de Grimoard, évêque de Poitiers en 1142. (A. H. P. 25.)

 

Oddo de Doe dat Willelmo abbati, in parrochia de Pugne ; teste : Petro Carrofii. Iterum reconcessit Willelmo abbati boscum et terram quem antea Petro abbati dederat ; testibus : Willemo Chantamissa, Petro de la Mota. Hoc donum, in manu episcopi Grimoalli coram clero ad quamdam benedictionem Parteniaci, confirmavit. Iterum similiter in manu domini suis Johannis Bellimontis, in presentia Johannis prioris Absie, concedente Siebrando de Foresta, Radulfo de Condaes. Preterea dedi, in manu domini Goffridi Burdegalensis archiepiscopi, Grimoardi Pictavensis episcopi, etc…

Odon de Doué donne Guillaume, abbé, dans la paroisse de Pugny ; Témoin : Petro Carrofius. De nouveau, il retira à l'abbé Guillaume le bois et la terre qu'il avait précédemment donnés à l'abbé Pierre ; témoins : William Chantamissa, Petro de la Mota. Il confirma ce don entre les mains de l'évêque Grimoallus devant le clergé pour une bénédiction de Parthenay. De nouveau de la même manière dans la main de son maître John Bellimontis, en présence de l'ancien Jean de l’Absie, avec la permission Sebrand de la Forest et de Raoul de Candes. De plus, j'ai donné en la main de seigneur Geoffroydu Loroux (1136-1158), archevêque de Bordeaux, Grimoard (1141-1142) de Poitiers, etc...

 

1142 a 1160 Daniel de Pré-Girard donne des biens à l'abbaye du consentement de sa femme et de son frère.

...Hoc autem totum factum est in manu Petri abbatis: audiante Gaufrido de Baudestrot ejusdem ecclesie Canonico, et Seebrand de Foresta avunculo ejusdem Arberti, Aimerico preposito, Daniele de Prato Girardi, Gaufrido de Berria, Gaufrido Putzin, Raginaudo de Berria, Arberto de Medio Toarcii.

 

1191. Aimeri de la Forest, Chev., sgr de la Forest Ste-Verge, était décédé en nov. 1224 et avait un fils GUILLEMET, qui, à cette date, transigea avec Garsire de Machecoul, seigneur de Rays, au sujet de l'hébergement du Port-Durand. Par cette transaction Guillemet renonce à perpétuité, pour lui et ses héritiers, aux prétentions qu'il avait élevées sur cet hébergement. (Cart. des sires de Rays. Rev. des Prov. de l'Ouest, t. lll, p. 454.)

 

4        Renaud de la Forest, Chev., sgr de la Forest-sur-Sèvre, fait une donation avec son père à Robin Delort en 1238. (A. H. P. Ier.)

En 1244 il paye au comte de Poitou le droit de rachapt du fief de Purellis en Aunis. (A. H. P. 4.)

 Il eut peut-être pour fils : 1° MAURICE, qui suit; 2° PHILIPPE, Chev., vivant en 1290

 

25 mars 1236. Guillaume, seigneur de la Forêt-sur Sèvre, donne aux Templiers tous ses droits sur la bourgeoisie et les biens de Guillaume de Cerisay, clerc.

(D. F., vol. LII, d’après l’origi. Jadis scellé aux Arch. Du Temple de Mauléon)

Viro venerabili et dilecto fratri Guillelmo de Sonaio, preceptori fratrum milicie Templi in Aquitania, et omnibus presentes litteras inspecturis Guillelmus, dominus de Foresta super Separim,  miles, salutem in perpetuum.

Notum vobis facto quod, anno ab Incarnatione Domini M°CC°XXX°V° die jovis proxima ante Pascha Domini, ego diotus Willelmus constitutus apud Guernateriam dedi liberaliter et concessi in perpetuum Deo et fratribus milicie Templi Sancti Salvatoris prope Malleonium quidquid juris et dominii habebam in burgencia et tenamentis Willelmi de Cerezyo, clerici, sub annuo censu quinque solidorum a predicto W. in festo Assumptionis beate Marie dictis fratribus annis singulis solvendorum.

 Et ad majorem hujus rei noticiam, presentibus litteris sigillum meum apposui in veritatis testimonium et muninien.

Au vénérable et bien-aimé frère Guillaume de Sonaio, précepteur des frères des Templiers en Aquitaine, et à tous ceux qui examineront la présente lettre, Guillaume, seigneur de la forêt sur Sèvre, soldat, salut pour toujours.

Faites-vous savoir que, dans l'année de l'Incarnation de Notre-Seigneur, le jeudi suivant le dimanche de Pâques, moi, Guillaume, nommé à Guernadia, j'ai librement donné et accordé pour toujours à Dieu et aux frères des Chevaliers du Temple de la Sainte Sauveur, près de Mauléon, quels que soient les droits et la domination que j'avais dans la bourgade et les immeubles de William de Cerizay, greffier, sous l'évaluation annuelle de cinq shillings par le susdit W., en la fête de l'Assomption de la Bienheureuse Marie, à payer auxdits frères chaque année.

 Et pour mieux faire connaître cette affaire, j'ai apposé mon sceau sur la présente lettre en témoignage de la vérité et d'une fortification.

 

 

 

1238 Guillaume, seigneur de la Forêt-sur-Sèvre, affranchit de certains devoirs Robin Delart.

(D. F., vol. LII, d'après l'orig. jadis scellé aux Arch. Arch. Temple de Mauléon)

Universis Christi fidetibus presentem cartulam inspecturis ego Willelmus, dominus Foreste super Separim, satutem in eo qui est vera salus.

Notum sit omnibus tam presentibus quam futuris quod ego, cum assensu et voluntate Segebrandi, fratris mei, militis et Reginaldi filii mei, feodavi spontanea voluntate in perpetuum Robinum Delartum et heredes suos dé venda et pedagio, quod michi debebat eundo et redeundo per totam terram meam, libere et pacifice possidendum.

Et ne possit de cetero supradicto Robino et heredibus suis super hoc calumpnia suboriri, ad majorem rei certitudinem, dedi eidem Robino et heredibus suis supradictis presentem cartulam sigilli mei munimine roboratam in testimonium veritatis.

Factum fuit hoc anno Domini M°CC"XXX°VIII.

À toutes les religions du Christ, moi Guillaume, seigneur de la forêt sur Sèvre, inspecterai le présent document, ainsi que celui qui est le vrai salut.

Qu'il soit connu de tous, présents et futurs, que moi, avec l'assentiment et la volonté de Sebrand, mon frère, soldat et fils Reginald, je paierai invariablement Robin Delartus et ses héritiers pour la vente et les péages qu'il me devait , allant et venant sur toute ma terre, pour la posséder librement et paisiblement.

Et de peur que le Robin susnommé et ses héritiers ne se présentent désormais, pour plus de certitude en la matière, j'ai donné au même Robin et à ses susdits héritiers cette présente charte, confirmée par la protection de mon sceau, comme témoignage de la vérité  Cela a eu lieu dans l'année de notre Seigneur

 

 

5.  Maurice de la Forest, Chev., sgr de la Forest-sur-Sèvre, fut poursuivi au Parlement de Paris en 1286 pour un duel avec Maurice de Châteaumur.

Il donne certaines terres situées dans la paroisse de Saint-Léger-de-Montbrun, le 8 oct. 1276, à Pierre de Rorthays, valet, pour services rendus (Arch. de la Flocellière), et assiste le 16 août 1292 à un partage (D. F.).

Dans l'ouvrage intitulé Recherches sur les Sgrs de Tiffauges, on dit Maurice, oncle de Josselin de la Forest, Chev., seigneur de Commequiers, qui forme le 1er degré des la Forest-Montpensier et de Vaudoré.

Maurice épousa Alice RIBOUL, dont il eut, 1° JEAN, qui suit ; 2° CATHERINE ; 3° MARGUERITE, mentionnées dans un acte de 1318.

 

6. Jean de la Forest, Chev., sgr de la Forest sur-Sèvre et de la Forest-Ste-Verge, revendiquait 60 livres de rente qu'il prétendait lui être dues par Guy de Surgères. Jean Vicomte de Thouars et seigneur de Talmond, Mauléon, etc., intervint pour accorder les deux chevaliers ses voisins dans une transaction qui eut lieu le 3 mai 1328, dans l'église de St-Mars ou St-Mamers, en présence de plusieurs seigneurs. (Arch. de la Flocellière.)

Jean eut au moins : 1° JEAN, qui suit; 2° CATHERINE, qui épousa Jean Rousseau, Ec., sgr de la Motte-Rousseau. Elle était veuve et Dame de la Forest-Ste-Verge en 1352 ; 3° JEANNE, mariée à Pierre Grosse-Tête, qui fit don le mercredi après la saint André 1291 ? à Maurice de Belleville, Chev., sgr de la Garnache, de tout ce qui leur appartenait au village de la Chesnière. (Bibl. Nat. Marchegay, franç. 5034 nouv. acq.)

L'acte ci-dessus dit que Jeanne était fille de Jean de la Forest, mais la date ne parait pas exacte.

 

7. Jean de la Forest, Ec., sgr de la Forest Ste-Verge, en 1347, a dû mourir sans postérité avant 1352. C'est peut-être lui qui, après avoir été mêlé avec Louis de Thouars à une affaire d'assassinat sur la personne de Guyard de Noireterre en 1332, fut pendu à Paris. (Emulat. Vend., 1898, p. 41.)

 

1352. Catherine DE LA FOREST. soeur de Jean, ci-dessus, et deguerpic (veuve) de Jehan ROUCEAU, écuyer. sgr de la Mothe-Rousseau.

10 octobre 1352 Catherine de la Forêt, veuve de Jean Rousseau, reconnait devoir une rente à l’abbaye St Laon de Thouars

Katherine de la Fourest, degrepie de fehu Johan Rouceau, sire de la Mothe-Rouceau de pont de Seyvre, héritière por le tot de mons. Johan de la Fourest, chevalier, doit à l’abbé et couvent vint sextiers fromen, Mecredy emprès la Saint Denis ; 1352

 

Au début du XIV e siècle, Josselin de la Forêt (1260 -1317), seigneur de la Forêt-sur-Sèvre, devient seigneur de Commequiers.  

il achète la seigneurie de Commequiers à Maurice III de Belleville-Montaigu (1238 - 1292).

Marié à Agnès de Marmande (1265-1317)

Enfants :  Guy I de La Forest, seigneur de Commequiers (1290- ) ;  "Josselin" ou Joly de La Forest, seigneur de La Forest (1295-1351)

Guy II de La Forest, seigneur de Commequiers (1340- ), vers 1350 il épouse Marguerite de Machecoul (1329-14/05/1417)

Guy II de la Forêt prend le parti de Jean de Montfort dans la guerre de succession de Bretagne.

On le trouve encore mentionné, comme vivant, dans un accord du 30 septembre 1383. (Arch. nat., X 47.)

Dans des lettres de Charles VI données à Vernon, le 30 juillet 1387, pour mettre fin à des différends très graves survenus entre le duc de Berry et le connétable de Clisson, celui-ci s’opposant à la levée des aides dans ses terres de Poitou, on lit parmi les griefs invoqués contre lui : « Item que après la mort de feu Guy de La Forest, chevalier, seigneur du chastel, terre et appartenances de Commequiers et de certaines autres terres estans en la conté de Poitou, Regnier Josseaume, chevalier, heritier d’icelui Guy », voulut se mettre en possession et saisine de cette succession.

 Mais Olivier de Clisson, « de son autorité et par force de gens d’armes », fit occuper le château de Commequiers et les autres terres de Guy de La Forêt, qui étaient tenus et mouvant du vicomte de Thouars, et commit beaucoup d’autres excès au préjudice du seigneur et des habitants. (Arch. nat., J. 186a, n° 69.)

Sa fille unique épouse René Jousseaume qui devient seigneur de Commequiers.

 

1365. René JOUSSEAUME. chevalier, sgr de la Forest et de Commequiers.

le 31 janvier 1398 René Jousseaume, Chev, Sgr de la Forest et de Commequiers, donne procuration pour rendre des aveux et hommages à certains seigneurs ses suzerains.

 

Jean, seigneur baron de la Forest sur Sayvre

Ces titres proviennent de la seigneurie des Herbiers, de la Sauzaie, de Lémantruère et de la seigneurie de Thenyes.  C'est l'acte justificatif de la prise de messire Antoine Foucher, seigneur de Thenyes, à la bataille d'Azincourt. Voici ce qui reste de cet acte dans l'inventaire

« A tous ceux que ces présentes verront salut. Comme ainsi soit que Jean, seigneur baron de la Forest sur Sayvre, Antoine Foucher, seigneur de Thenyes, Jean, seigneur du Puy du Fou, et Geoffroy d'Abain, seigneur d'Amaillou, chevaliers, ayant ja piéça été pris à Azincourtjet détenu prisonniers par moy Perinet Geyssard, capitaine pour les Anglois de la ville de la Charité sur Loire, et ayans iceux prisonniers de guere étés mis en finances et rançon à la somme de dix huit cens écus, etc. Fait et passé l'an de l'incarnation Notre Seigneur Jésus Christ le vingtieme décembre mil quatre cens quinze.

 

Louis Jousseaume, Sgr de la Forest et de Commequiers, était mineur et sous la tutelle de Jehan Jousseaume, qui délivrait en 1402 en cette qualité des lettres de capitaine du château, place et forteresse de Commequiers, à René Jousseaume.

1401-1435. Louis JOUSSEAUME. écuyer. sgr de la Forest et Soussay.

En 1419, il se trouva, en qualité de chevalier banneret avec seize écuyers sous sa bannière, au siège de Parthenay par le Comte de Richemond.

Il épousa Jeanne de L'Isle-Bouchard, dame de Gonnord et de Thouarcé, (1400 – 1457) fille de Jean de l'Isle-Bouchard (1345 - Azincourt 25 octobre 1415) et de Jeanne de Bueil (1363 -)

Il meurt en 1427

Elle dota, le 11 septembre 1428, les chapelles fondées par Louis Jousseaume, précité, dans l'église de Ste-Verge, et une autre fondée par son époux dans la même église, auxquelles il n'avait rien donné par son testament. Elle agissait, à cette époque, tant en son nom que comme tutrice de LOUIS et de Jeanne, ses enfants mineurs. Jeanne Jousseaume (1423 - 12 juin 1478), Jean de Chabot, seigneur de Liré (1435)

Sa veuve, Jeanne de l’Ile-Bouchard, épouse vers 1432 Perceval Chabot (1385 - 1457), seigneur de la Turmelière fils de Geheudin Chabot, seigneur de Pressigny (1325 - 1398)

 

1435-1438. Jehan Jousseaume, Ecuyer, Sgr de la Forêt-sur Sèvre et Commequiers, fils de feu René Jousseaume, seigneur de Commequiers (1380 - 12 juillet 1417) et de Jeanne de Parthenay (1380), et agissant sous l'autorité de REGNÉ Jousseaume, son aïeul et tuteur, rend un aveu au Vicomte de Thouars le 16 mai 1413.

Perceval Chabot qui s’empare de force du château de Commequiers au détriment des enfants mineurs de feu Jean Jousseaume et y installe une troupe.

 

la construction passe en 1440 à la puissante famille de Beaumont-Bressuire.

 

En 1440, Jeanne se remarie une seconde fois. Elle épouse alors Louis Ier de Beaumont-Bressuire, chevalier, seigneur de la Motte de Beaumont.

Louis de Beaumont, seigneur de Vallans, du Plessis-Macé, et de la Forêt-sur-Sèvre par son mariage, sénéchal de Poitou de 1441 à 1461.

Louis mourut probablement sans alliance, car Jeanne, lors de son mariage avec Louis de Beaumont-Bressuire, gouverneur du Maine et chambellan de Charles VII , qui eut lieu en 1440, lui porta toutes les terres de sa branche.

 

Thibaut de Beaumont-Bressuire, reconstruit et aménage le château avec magnificence, assisté de son père devenu évêque de Paris.

Louis II de Beaumont-Bressuire ou Louis de Beaumont, appelé également Louis de Beaumont-la-Forest, (1407-1477), chevalier et seigneur de Bressuire, seigneur de La Forest, du Plessis-Macé, de Missé, de Commequiers, sénéchal du Poitou et chambellan de Louis XI.

 

En 1450, Jean Chabot, s. de Lire, fils de Perceval Chabot, était pupille et sous le bail de Louis de Beaumont de la Forêt-sur-Sèvre, père de Thibaut de Beaumont, tuteur de Renée Chabot. Jean Chabot est le grand-père de Renée Chabot. (Voir : Arch. Nat. P. 1123, pièce n° 3)

Jean Chabot de Lire figure au contrat de mariage de Catherine de Beaumont, fille de son tuteur, avec Eustache du Bellay.

Catherine DE BEAUMONT LA FOREST, Dame de la Chapelle-Themer (1443- AV.1485) apporte la terre de la Forêt-sur-Sèvre aux du Bellay par son mariage avec Eustache du Bellay.

Eustache du Bellay épousa par contrat passé à la Forêt-sur-Sèvre, le 14 avril 1461, Catherine de Beaumont, fille de Louis de. Beaumont, seigneur de la Forêt-sur-Sèvre, du Plessis-Macé, de Commequiers et de Jeanne Jousseaume.

Qu'on nous permette d'indiquer ici les témoins de ce mariage tels que les a cités Trincant :

 ils aident à connaître la situation des du Bellay dans la noblesse angevine et poitevine : R. P. en Dieu Jean du Bellay, évêque de Fréjus, puis de Poitiers, à la fin de la même année et abbé de Saint-Florent de Saumur; Louis du Bellay, évêque de Maillezay; Jean Aménard, seigneur du Pallet (Loire-Inférieure); Jean d'Angennes, chevalier, seigneur de Rambouillet ; Gilles de Maillé, seigneur de Brezé; Jean de Chourses, seigneur de Vallon; Jean Chabot, écuyer, seigneur de Lire; Pierre Chevalier; Fr. Vaudigny, seigneur dudit lieu; Jean Aménard, seigneur du Mesnil-Hardouin; Guy de la Forest, chevalier; Hugues Payen, lieutenant de Saumur.

Eustache DU BELLAY, chevalier. chambellan du roi René d'Anjou, chevalier de l'ordre du Croissant .

Demeuré veuf après seize ans de mariage, Eustache du Bellay se fit prêtre dès 1478

En 1483, Eustache du Bellay, seigneur du Bellay , fils aîné de Jean III, décédé deux ans auparavant, abandonne à Louis du Bellay, son frère, homme d'armes en l'ordonnance du roi sous le maréchal de Gié, tout ce qui pouvait lui appartenir en la seigneurie de Langey , d'Ambrières, de Lavenay « pour qu'il se puisse mieulx entretenir en armes pour le service du Roy ».

 

1515 Hommage rendu à Rêne Du Bllay, baron de la Forest, par Louis Ronsard, chevalier, seigneur de la Possonnière, pour l’hotel de Noireterre, à cause de Jeanne Chaudrier, sa femme

17 mai 1515 René du Bellay, baron de la Forest et de Commequiers, seigneur du Plessis Macé, de la Fougereuse et de Riblères, à tous ceutx qui ces présentes verront, salut. Sçavoir faisons que aujourd'huy est venu par devers nous messire Lovs Ronsart, chevalier, seigneur de la Possonnière, de Sirières et de Noyreterre, lequel nous a offert faire et faict la foy et hommaige plain, baiser et serment de fidelité en tel cas apartenant, qu'il nous estoit tenu faire à cause de nostre terre et seigneurie dud. lieu de la Fourest, à cause de dame Jehanne Chaudrier, sa femme, dame desd. lieux de Cyrières et de Noyreterre, pour raison de partie de son hostel dud. lieu de Noyreterre et autres choses dont lad. dame et ses prédécesseurs ont acoustumé estre en l'hommaige envers nous et nos prédécesseurs, seigneurs dud. lieu de la Fourest. Ausquelx foy et hommaige commandé et enjoinct bailler son fief ou adveu par escript dedans nostre prochaine assise dud. lieu de la Fourest et donné les droictx de mutacion en quoy il nous estoit tenu par le mariaige de tuy et de lad. dame Jehanne Chaudrier, sa femme, et sy aucunement les choses avoient esté saisies, nous les avons mises à plaine delivrance. Donné en nostre chastel de la Fourest le XVII jour de may l'an mil cincq cens quinze.

 

1516. Demoiselle Marie ROUSSEAU, dame de la Mothe-Rousseau et de la Forest-Sainte Verge, fille de messire Jean Rousseau, écuyer et d'YseuIt de la Jaille, veuve de noble écuyer Michel de LINERS.

1520. Messire René DE LA ROCHEFOUCAULD, chevalier.

 

Pendant les guerres de religion, le château est aux mains des protestants en 1569 .

En 1574 le Sieur de la Ménardière (a), Gentilhomme du Bas-Poitou , étant devant le château de la Forêt-sur-Sèvre, traitant avec les rebelles qui tenaient ce château , pour le faire remettre en la garde d'un Catholique et serviteur du Roi , fut tué de guet à pend, par ceux du dedans , durant leur conférence.

1578. Messire Louis DE LÀ ROCHEFOUCAULD. écuyer.

 

En 1612 Il sera racheté par Philippe du Plessis-Mornay, surnommé le pape des huguenots, ami et conseiller d'Henri IV, il deviendra gouverneur de Saumur, une des places de sûreté des protestants et participera aux négociations de l'Édit de Nantes (1598).

C'est de là que Duplessis-Mornay, chassé de son gouvernement de Saumur, voulut un jour écrire au chef de  la France, pour lui demander la faveur de sortir de son pays, et d'emporter les ossemens de ses pères; il ajoutait : Il se trouvera peut-être quelqu'un qui gravera sur ma tombe : «Cy gist qui aagé de soixante et treize ans, après en « avoir passé quarante et six au service de deux grands roys, fut contraint, pour avoir fait son devoir, de chercher son sépulchre hors de sa patrie. » ==> Louis XIII enlève le commandement de Saumur à Duplessis-Mornay

 

Lettre de Du Plessis-Mornay à de Thou, écrite le 14 juillet 1616, à l'occasion de la mort de Gasparde de la Chastre (Fille de Gaspard de la Chastre et de Gabrielle de Batarnai), deuxième femme de l'historien. Jacques-Auguste de Thou (né en 1553, mort eb 1617), cette pièce contient l'expression des sentiments chrétiens de du Plessis et de sa profonde inquiétude pour les affaires du protestantisme, indépendamment des compliments de condoléances et des protestations d'amitié qu'on peut rencontrer dans toutes les lettres de ce genre. En matière religieuse on pouvait sans crainte tout confier à de Thou. Choisi plusieurs fois pour représenter le gouvernement dans les assemblées où le protestantisme avait des intérêts à débattre, il s'était toujours signalé par sa modération et sa sagesse.

Proposé par la reine mère en 1611 pour la place de premier président, il fut déclaré hérétique par le Saint-Père, qui n'avait pu lui pardonner de s'être exprimé trop librement sur le compte des papes dans son Histoire universelle.

 Ce livre avait été mis à l'index à Rome.en l'année 1609.

Monsieur, j'ai sçeu l'affliction qu'il a pleu à Dieu vous envoier et ai estimé estre de mon devoir, pour l'affinité et estroitte amitié qui est entre nous, de m'en condouloir aveq vous car d'oser vous consoler là-dessus, je reconnoi que ce seroit une présomption trop grande, veu l'extrémité de vostre douleur que j'ai ressentie en une pareille, véu aussi vostre piété et vertu qui sçauront puiser la consolation en sa vraie et unique source. Autresfois, Monsiéur, nous la prenions de la volonté de Dieu, de la condition de l'homme, de l'espérance du chrestien, et c'en sont à la vérité les vrais lieux. Aujourd'hui nous en pouvons adjouster un quatriesme la misère ou plutost la malice du siècle, telle qu'elle nous doit oster toute envie de vivre et grandement diminuer le regret de ceux que Dieu retire; car que faisons nous sinon sortir d'un labyrinthe pour rentrer eh l'autre, et que sont tous nos chemins que précipices, et qui peut plus ou espérer de voir amender cest estat ou se promettre de n'empirer point en la contagion qui y domine? Mais, sortant du deuil particulier, je m'esgare insensiblement dans le publicq, et pour ce me réprime pour prier Dieu, Monsieur, qu'il vous fortifie. par son saint esprit et vous console par sa sainte grâce, en vous offrant de plus en plus tous les services que de longtemps vous a voués etc.

Minute. Papiers de la Forêt-sur-Sèvre.

 

Duplessis tomba malade. « Son indisposition et sa faiblesse s'accroissant de jour en jour, sans diminution de la force et fermeté de son esprit, il se tint coï en sa maison de la Forêt-sur-Sèvre, s'appliquant à de saintes méditations et aux exercices de patience, jusqu'au mois de novembre 1623, auquel advint le jour de sa délivrance.

Perdant peu à peu sa vie terrienne et animale, la parole lui manqua sur le minuit; l'ouie, deux heures après; le souffle, entre six et sept heures du matin, qui fut le point qu'il rendit son esprit à Dieu, son créateur (Vie de Duplessis-Mornay).

La mort ne put séparer Duplessis de son noble château ; il resta près de lui sous une tombe longtemps respectée; mais un siècle après, on s'empara du cercueil de plomb, qui renfermait ses restes, pour le faire fondre et l'employer aux réparations du château.

Il avait réparé la demeure qui avait considérablement souffert pendant les Guerres de Religion. Cette présence protestante marquera longuement le château puisque la « conciergerie » est un ancien temple construit en 1640.

Pendant quelques années, les descendants de Mornay possédèrent la baronnie de la Forêt-sur-Sèvre, qui passa ensuite à la famille de Jaucourt et à d'autres.

 

 La baronnie de la Forêt demeure jusqu’au XVIIIe siècle à la famille de Jaucourt.

Philippe de JAUCOURT, seigneur de Villarnoux, baron de La Forêt sur-Sèvre, seigneur indivis de Buhy et de Saint-Clair- sur-Epte en 1664, qualifié aussi marquis de Villemont vers 1674

Armoiries : Ecartelé, au 1 d'hermines à la bordure de gueules (qui est Anlezy) ; au 2 de gueules, à trois léopards d'or (qui est Montal) ; au 3 de France, au bâton péri en barre ; au 4 d'or et d'azur, à la bordure de gueules (qui est Bourgogne ancien), et sur le tout, de sable, à deux lions léopardés d'or (qui est Jaucourt).

 

 

1784 Mémoire historique sur la fièvre catarrhale, bilieuse, etc., qui a régné épidémiquement à La Forêt-sur-Saivre et les environs, en mars, avril et mai 1784... (16 juin 1784.) Poitiers, 1784, in 4° de 11 pp.

 

 

Au cours des Guerres de Vendée, le château deviendra la prison des Bleus tenue par les Royalistes. Il sera incendié par les colonnes infernales de Turreau (1794).

 Il n’échappera pas à la destruction provoquée par un incendie et en 1819, l’acquéreur, M. de la Maquillé, entreprend d’en relever les ruines. Interrompu dans son œuvre.

Après la révolution de juillet, il fut acheté par le marquis de la Rochejaquelein jusqu’en 1855

Henri-Auguste-Georges du Vergier de La Rochejaquelein (1805-1867)

Il était fils du marquis Louis de La Rochejaquelein, l'intrépide général en chef de l'armée vendéenne, mort au combat des Mathes en 1815, et de Victoire de Donnissan, veuve du marquis de Lescure, cette héroïne royaliste, dont les Mémoires sont bien connus.

M. de La Rochejaquelein prit part au Sénat, jusqu'au moment de sa mort, à la discussion de toutes les grosses questions qui furent portées devant cette assemblée; il combattit énergiquement l'invasion de l'Italie et la politique des grandes nationalités.

Il le céda, peu de temps après, au comte de Rohan-Chabot, petit-neveu du célèbre Rohan-Soubise.

Ainsi le propriétaire appartient à la famille de ces fiers gentilshommes, qui pouvaient inscrire sur leurs bannières: « Roi, ne puis; prince, ne daigne; Rohan, je suis. »

Louis Charles Philippe Henri Gérard de Rohan-Chabot, né le 26 mars 1806, marié à Sidonie de Biencourt à Paris, le 3 octobre 1831.

Marie Caroline Raymonde Sidonie de Biencourt. Née le 7 août 1810 à Azay-le-Rideau; Décédée le 5 août 1878 au château de La Forest-sur-Sèvre à l'âge de 67 ans

De ce mariage : 1 Guy de Rohan-Chabot, né le 8 juillet 1836 ; 2° Anne-Marie-Thibaut, né le 14 janvier 1839 ; 3° Elisabeth-Marie-Sidonie-Léontine, née 9 avril 1833 : 4° Anne-Marie-Aline, née 24 avril 1841.

Armes : Ecartelé, au 1er de Navarre ; au 2e d’Ecosse ; au 3e de Bretagne ; au 4e de Flandre ; sur le tout, contre-écartelé aux 1 et 4 de Rohan ; aux 2 et 3, d’or, à 3 chabots de gueules, qui est de CHABOT.

Devise : Polius mori quam foedari (Plutôt mourir que faillir) qui est la devise des anciens ducs de Bretagne dont les Rohan sont les héritiers présomptifs depuis 1532 et le traité d'"Union perpétuelle" de la Bretagne et de la France.

Après un passage entre les mains des comtes de Chabot, le domaine (13 métairies, 548 ha) est vendu en 1891 à un industriel choletais du mouchoir, Alexandre Turpault, ancêtre de Georges Galichon.

Le 29 octobre 1889 Alexandre Turpault est fait chevalier de la Légion d’honneur dont la médaille lui est remise à l’occasion de sa participation à l’exposition universelle de 1889 à Paris

Georges Galichon, a été maire de 1969 à 1973 et conseiller général du canton de Cerizay de 1967 à 1977

Le château de la Forêt-sur- Sèvre, qui est presque aujourd'hui entièrement moderne, excepté les quelques tours dont j'ai parlé, renferme une galerie de portraits historiques.

 

 

 

Inventaire de ce qui est dans le Thrésor touchant les Livres et Manuscripts de M. du Plessis à la Forest (1)

Manuscript du Traicté de l'Eglise de la main propre de M. du Plessis, l'an1578 (2).

Manuscript de la Traduction du Traicté de !'Eg)ise en italien par le sieur de Mezière.

Traicté de l'Eglise en françois, imprimé à la Rochelle par Hierosme Haultin, 1599, en papier, relié en marroquin rouge avec les armes et agrafïes.

Traicté de l'Eglise en latin, traduit par Robert Masson, imprimé par Jean le Preux, 1599, en papier, relié en marroquin rouge avec les armes et une aggraffe (3)

Manuscripts de la Vérité de la Religion chrestienne, l’un françois, l'autre- latin, de la main propre de M. du Plessis, reliés en marroquin rouge avec les armes, le françois n'aiant qu'une aggraffe  (4)

La Vérité de la Religion chrestienne en françois, imprimé à Anvers par Plantin, 1581, en. papier, relié en maroquin rouge avec les armes et sans aggraffes

La Vérité de la Religion chrestienne en latin, imprimé à Anvers par Plantin, 1583, en papier, relié en marroquin rouge avec les aggraffes.  (5)

Vérité de la Religion chrestienne en italien par François Perrot, sieur de Mezières, imprimé à Saumur, 1612, en parchemin, relié en marroquin rouge, avec les aggraffes (6)

Vérité de la Religion chrestienne en flamand, imprimé à Amsterdam, 1602, relié en marroquin rouge avec les armes et aggraffes (7)

Vérité de la religion chrestienne en anglois par Sydney, à Londres, 1587, relié en marroquin rouge, avec les aggraffes (8)

Onze petits livrets manuscripts de la main de Mr du Plessis, d'un cahier chacun, du Livre de l'Eucharistie. Livre de l'Eucharistie, imprimé à la Rochelle par Haultin, 1598, en papier, relié en marroquin rouge sans aggraffes.

Divers cahiers de la main de M. du Plessis concernant la vérification des passages allégués en son livre de l'Eucharistie.

Livre de l'Eucharistie en françois, imprimé à Saumur par Portau, 1604, en parchemin, relié en deux tomes en marroquin rouge avec les armes, l'un n'ayant qu'une aggraffe.

 Livre de l'Eucharistie en latin, imprimé à Hanau (9), 1605, en papier, relié en parchemin carton.

Un autre en latin, imprimé à Francfort, 1 606, en parchemin, relié en marroquin rouge avec armes et aggraffes (10)

 L'Eucharistie en latin en deux tomes, imprimés à Hanau, 1605, en papier avec les armes et des aggraffes à un.

De l'Eucharistie en françois, en petit volume, imprimé à la Rochelle, 1599, en papier, relié en vélin blanc avec les armes sans aggraves.

Responses aux théologiens de Bourdeaux, du Puy et Boulenger, relié en velin blanc avec les armes sans aggraues, imprimé en papier, à la Rochelle, 1600 (11).

Response à, Richeome, imprimé en papier, à Saumur, 1601 relié en marroquin rouge avec les armes et sans aggraffes (12).

Deux copies du Discours de la Conférence de Fontainebleau, qui ne sont de la main de M. du Plessis, avec la minute de sa main.

Discours véritables de la Conférence de Fontainebleau en françois, imprimé en parchemin, relié en marroquin -rouge avec les armes et sans aggraffes.

Un mesme discours latin imprimé en parchemin, en blanc (13)

Une copie de la Response à l'évesque d'Evreux, en 9 cahiers, dont la minute de la main de M' du Plessis est imparfaite.

La minute de la Response à l'évesque d'Evreux de la main de M. du Plessis, qui est le livre imprimé en papier à Saumur, 1602, relié en marroquin rouge avec les armes sans aggraffe.

La mesme response à l'évesque d'Evreux en latin, imprimée en parchemin, à Hanau, 1607 (14).

Seconde édition de la mesme response françoise, imprimée en parchemin à Saumur, 1603, relié en marroquin rouge, avec les armes sans aggraffes.

Minute latine des préfaces à la Response de l'évesque d'Evreux de la main de M. du Plessis.

Minute françoise du Mistère d'iniquité, d'autre main que de l'autheur avec la conclusion de sa main.

Une copie du Mistère d'iniquité imparfaite.

Deux Mistères d'iniquité, l'un latin, l'autre françois, imprimés en parchemin, à Saumur, 1611, avec les armes et sans aggraffes (15)

Défense des deux epistres et de la préface du Mistère d'iniquité par M' Rivet, imprimé à Saumur, en papier, relié en velin blanc sans armes et aggraffes.

Response de M' Rivet à Coeffeteau sur le Mistère d'iniquité.

Minute de la main de monsieur du Plessis de l’advertissement qu'il a mis au commencement dudict livre de monsieur Rivet.

La minute latine, et une copie d'icelle, de l'Advertissement aux Juifs, qui ne sont de la main de l'autheur.

Plus la minute Françoise, de la main de l'autheur.

Un escrit à la main en hébreu de Laurent, juif.

Advertissementaux Juifs, en françois, imprimé en parchemin, à Saumur, 1607, relié en marroquin bleu avec les armes et aggraffes (16)

Deux Advertissements aux Juifs, imprimés à Hanau, en allemande 1611, en papier, reliés en velin blanc avec les armes et sans aggraffes (17)

Minutes de la Méditation sur la 2° à Timothée 2e Timothée : J’ay combattu, de la main de Mr du Plessis, avec une copie de la mesme méditation.

Minute de celle sur le Psal. 130~ de la main de Mr du Plessis.

Deux minutes de celle sur le Psal. 51, de sa main.

Minute de sa main de celle sur le7 St Jean, v. 37.

Minute de sa main sur le 3° ch., v. 11 et 12 des Proverbes.

Minute de sa main sur le 11 S~ Matt., v. 28 et une copie d'une aultre main.

Minute de sa main sur le Psal. 101.

Minute de sa main sur la Ier aux Cor., ch. 2, v. 9.

Deux minutes de sa main sur le 16 des Prov., v. 4.

Minute de sa main sur le chap. 11 de la 1er aux Corinth., v.24.

Minute de sa main sur le premier aux Philippiens, v. 23.

Minute de sa main sur le Pseau. 6.

Minute de sa main sur le Pseau 25.

Minute de sa main de la méditation sur le 15 de Genèse, v. 1, mais défectueuse sur la fin de quelques lignes.

Coppie, au lieu de la minute de monsieur du Plessis, de la méditation sur le Pseau 32.

Coppie, de mesme au lieu de la minute, sur le Pseaume 30. Minute de sa main du Traité du Concile (18)

Minute de sa main du  Traitté de la mesure de la foi (19)

Deux copies,, qui ne sont de la main de M. du Plessis, de la méditation du 18 de l'Apoca., v. 4.

Coppie de l'homélie :  Rejette la charge sur l’Eternel, fort incommodée.

Minute de l'homélie sur Jean 14, v. 27, de la main de l'autheur.

Coppie de l'homélie sur ces mots Gaudete, esjouissez-vous, escripte d'aultre main que de l'autheur (20).

Minute de la main de l'autheur sur ces mots : tu es Petrus.

Minute de sa main sur ces mots : non sic fuit ab initio

Minute de sa main de la méditation sur ces mots :  Hunc audite.

Minute de sa main de l'homélie : Unum est necessarium.

Minute de la main de l'autheur sur le Pseaume 25.

Minute de sa main du traité du Caresme (21).

Minute du traité du Baptesme, de sa main, mais deffectueuse de quelques lignes (22)

Minutes des Larmes en la fin, et une copie d'autre main.

 Observations escriptes de la main de M. du Plessis sur plusieurs mots de l'Escripture.

Un thome de méditations, imprimé l'an 1605 (23), en parchemin, relié en marroquin rouge avec les armes et sans agrafes.

Un aultre volume de mesme, imprimé l'an 1610, avec les agrafes (24)

Un volume de méditations, imprimé l'an 1609, en parchemin, à Saumur, relié en marroquin avec les armes et agrafes.

Un aultre, imprimé aussi en parchemin, l'an 1611 (25) relié en marroquin avec les armes et agraphes.

Deux aultres volumes, imprimés en marroquin, contenant les homélies sur ces mots : Tu es Petrus ; Rejette ta charge sur l’Eternel ; je vous laisse ma paix ; Une chose est nécessaire ; reliés en marroquin avec les armes sans agrafes.

Un petit livret imprimé, l'an 1612, en parchemin et relié de velin sans armes et agrafes, contenant deux homélies, l'une sur ces mots : Hunc audite, et l’aultre sur ceux-cy : Non sic fuit ab initio. (26)

Un aultre de mesme, contenant seulement l'homélie sur ces mots : Caudete, esjouissez-vous (27).

Un livre, escript partie de la main de madame du Plessis et achevé de celle de madame de Villarnoul, de la Vie de monsieur du Plessis, relié en marroquin et avec les armes et agrafes. Il y en avoit un aultre tome de la main de madame du Plessis, relié de mesme, que madame de la Tabarière a chez elle (28)

Plus 3 livres de receptes, un à cadenat, et deux couverts de baxane verte.

Sept volumes manuscripts contenans lettres et mémoires, reliés de veau rouge avec les armes sans agrafes (29).

Huit aultres grands volumes manuscripts reliés de veau rouge avec armes sans agrafes, contenans lettres et mémoires depuis l'an 1609 jusques à 1617.

Vingt et neuf caiers contenans les lettres escriptes et repceues l'an 1618.

Plusieurs caiers contenans toutes les lettres tant escrittes que repceues par M. du Plessis depuis le commencement de 1619 jusques au 30 de mars 1621.

Remontrance a Messieurs de Parlement de Paris sur le parricide du roy Henri 4, imprimé en parchemin, l'an 1610, relié en vélin avec armes sans agrafes.

Index expurgatorius, imprimé à Madrit, l'an 1584, couvert de parchemin.

Le livre du roy d'Angleterre intitulé Apologia pro.juramento fidelitatis.

Deux volumes de l'Histoire de M. de Thou avec quelques annotations à la main mises en marge par M. du Plessis (30)

 Plus six vingt caiers contenans le choix des lettres escriptes et repceues par M. du Plessis, faict par ses deux secrétaires et M. Daillé pour estre Imprimées, qui sera le tome troisiesme de ses Mémoires.

Sac de papiers concernants les anaires de l'Eglise Sac contenant divers mémoires.

Papiers laissés de l'Assemblée à M. du Plessis.

Papiers touchant l'assassinat de St Phal.

Sac de papiers de divers traités théologiques.

Un sac ou sont papiers de divers païs.

Un sac plein de lettres à Madame du Plessis.

Sac des pièces du procès du moine Anastase.

Quantité de lettres et mémoires qui sont contenues dans les volumes et caiers ci-dessus escripts (31)

Trente trois cahiers de la vie de M. du Plessis en françois et la mesme en latin, mais non encore achevée.

 

 

 

 

 

 

 

 

Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou. Tome troisième, Dabadie-Gautreau

Société des archives historiques du Poitou.

 

 

 

 

 


 (a) François Bigot, Ecuyer. Seigneur de la Ménardière Grignon et de la Gillardrie-Bourelière, fut tué sur le pont de la Forêt-sur-Sèvre, par René Bastard , Seigneur de la Cressonnière, son gendre, mécontent au dernier point de ce que son beau-père avait avantagé Anne Bigot, sa fille ainée , en la mariant avec François Girard, Ecuyer , Seigneur des Echardières.

Ce crime ne demeura point impuni. Renée Bigot ne voulut plus revoir la Ménardière, à la fois son mari et l'assassin de son père, et celui-ci fut cité devant les grands jours de Poitiers, qui le condamnèrent à mort aux grands jours de Poitiers, en 1579.

Alors il se retira dans la maison de .la Baulonnière, en Touraine, chez son parent Louis Bigot, Seigneur de Brion où il prit le nom de la Sieurie, Néanmoins la retraite de cet assassin ayant été découverte, Balthasar-le Voger, archer du Vice-Sénéchal N. Rapin de Fontenay vint pour l'arrêter accompagné d'un Bigot, frère naturel de Renée Bigot et excité par elle à venger leur père. François Bigot saisi par l'Archer, voulut se sauver et fut tué dans sa fuite, en 1581.

Du mariage de René Bastard de la Ménardière avec Renée Bigot de la Cressonnière était issu un fils, appelé Henri et qui se fit appeler Henri de la Cressonnière.

La famille Bastard avait donné son nom au Bourg-Rastard, près la Châtaigneraye, et il y a eu un Sénéchal de ce nom, dans cette dernière localité, en 1656.

Armoiries : Echiqueté d’argent et de gueules

(1)    Le manuscrit forme six pages et demie petit in-folio, écrit de deux mains différentes. Au verso du dernier feuillet se trouve cette suscription :  « C'est le Brouillas de l'Inventaire que nous avons fait faire ce 25e décembre 1630 et jours suyvans par nostre fils Jaucourt et Mr. de la Boutetière nostre gendre de tous les livres et manuscrits de feu Mons. du Plessis dont nous nous sommes chargés vers nos cohéritiers en ayant donné un semblable à Mons. de la Tabarière signé de moy et une copie de la vie dudit sr nostre père le tout laissé dans nostre trésor de ce lieu de la Forest, d'où nous partons ce 26e. janvier 1631.

Que Dieu soit nostre garde et conduite et de tous les nostres. Signé VILLARNOUL. »

Jean de Jaucourt-Villarnoul avait épousé Marthe de Mornay, fille de Philippe de Mornay et de Charlotte Arbaleste, par contrat du 18 mars 1599, passé à Paris. François Prévost, sr' de la Boutetière fut marié à Bénigne de Jaucourt, par contrat en date du 24 décembre 1624, passé à la Forêt-sur-Sèvre.

(2). En marge se trouve cette autre mention Manuscript en deux parties du traicté de l'Eglise reveu par M. du Plessis avec les additions de sa main.

(3). Cet exemplaire a fait partie du cabinet de D. Mazet.

(4). Le manuscrit français figure dans le catalogue de la vente de M. Auguis, 1827 le manuscrit latin a fait partie du cabinet de D. Mazet.

(5). Est aujourd'hui à la bibliothèque de Fontainebleau.

(6). A fait partie du cabinet de D.Mazet.

(7). Idem.

(8). Idem.

(9). L'u qui termine le mot Hanau ici et plus loin, est accompagné d'un signe d'abréviation il faudrait donc lire : Hanovre, ce qui s'accorderait avec les indications données par les bibliographes.

(10) A fait partie du cabinet de D. Mazet.

(11). Haag France-protest., cite une Réponse de Mornay a Bulenger laquelle eut deux éditions en 1599 mais le titre diffère beaucoup de celui qui est mentionné ici. L’ouvrage qui se trouvait à la Forêt avec ceux de Mornay pouvait n'être pas de lui c'était peut-être celui de Montigny, qui prit part à la polémique soulevée par le livre de l'Eucharistie, et publia une Réponse à Butenger, dont on ne connaît pas le titre exact.

( 12). Cet ouvrage, qui figure parmi ceux de Mornay et qui paraît être de lui, n'est pas mentionné par Haag.

(13). Cette traduction n'est pas indiquée par Haag.

(14). C'est probablement l'exemplaire sur vélin, relié en maroquin, aux armes, qui a fait partie du cabinet de D. Mazet.

(15). L'exemplaire latin a fait partie du cabinet de D. Mazet, et l'exemplaire français est aujourd'hui à la bibliothèque Mazarine.

(16). Probablement l'exemplaire qui est aujourd'hui à la bibliothèque Mazarine.

(17). Traduction non mentionnée par Haag.

(18). Probablement l'Advertissement sur la réception et publication du concile de Trente, imprimé en 1583.

(19). On ne connaît pas ce traité de Du Plessis-Mornay.

(20). A été imprimé à la Forêt, 1617, in-12.

(21). On ne connaît pas ce traité de Du Plessis-Mornay.

(22). On ne connaît pas ce traité.

(23). Non mentionné par Haag.

(24). A fait partie du cabinet de D. Mazet.

(25). Non mentionné par Haag.

(26). Non mentionné par Haag l'exemplaire dont il s'agit a fait partie du cabinet de D.Mazet.

(27). A été imprimé à la Forêt, 1617 eut exemplaire a fait partie du cabinet de D.Mazet.

(28). En 1861, la Bibliothèque nationale acheta à la vente Monmerqué les Mémoire de Charlotte Araleste, manuscrit sur papier, in-folio, veau rouge, avec armoiries. Ce signalement ne répond pas exactement à celui qui est donné ici.

(29). Le manuscrit des Mémoires de du Plessis-Mornay, qui est à la bibliothèque de la Sorbonne, est in-folio et relié en maroquin rouge. Il se compose actuellement de 11 volumes les tomes 1, 2 et 4 manquent, ainsi que tout ce qui dépassait le 14, lequel comprend l'année 1616.

(30) Un de ces volumes contenant le règne de Charles IX, a fait partie du cabinet de D. Mazet.

(31). D. Mazet reçut de M. Audoyer 400 lettres originales adressées à Du Plessis-Mornay par Henri IV et autres personnages. On en trouve une partie dans le tome LXXIII de la collection de D. Fonteneau.