Convocation des barons poitevins pour prendre part aux opérations de la guerre de Flandres - Août 1304 Bataille de Mons en Pevèle

Depuis 1244, c'est la guerre entre la Flandre et le Hainaut. Jean d’Avesnes et son demi-frère Guillaume de Dampierre se combattent pour savoir qui hériterait des comtés de Flandre et de Hainaut, jusqu'à ce que Louis IX de France (Saint Louis) intervienne et attribue le Hainaut à Jean d’Avesnes et la Flandre à Guillaume de Dampierre. Depuis rien n'était définitivement réglé.

L'an 1296, au début de la lutte entre le roi Philippe-le-Bel et Gui, comte de Flandre , les Douaisiens suivirent le parti du roi de France qui, par ses lettres données au Temple à Paris , en juin de cette année, les prit sous sa sauvegarde et protection. Néanmoins, les bourgeois reçurent en mai 1297, une garnison flamande commandée par Mgr Guillaume de Flandre, qui maintint Douai sous les lois du comte Gui, même après que la ville de Lille eut été prise par le roi vers la fin d'août 1297.

Le 2 janvier 1300, nos bourgeois se soumirent au roi Philippe le-Bel; Charles, comte de Valois, frère du roi, reçut leur serment et confirma les coutumes et privilèges de la commune.

Le 15 mai 1301, le roi Philippe-le-Bel, qui visitait le comté de Flandre, sa conquête, vint en notre ville en grand apparat.

 De retour à Douai et avant de rentrer en France, il assista aux noces de Robert, comte d'Artois, et de Marguerite, fille du comte de Hainaut, noces qui furent célébrées à Douai avec une grande magnificence.

En 1302, les Flamands ont envahi le Hainaut et conquis Lessines.

A la suite de la défaite des Français à Courtrai, Jean de Flandre, fils du comte, s'avança sous nos murs, et vers le 10 août 1302, les bourgeois lui ouvrirent les portes.

Le 23 avril 1303 Gui de Namur, fils du comte de Flandre, a formé une flotte à Sluis et réclame le comté de Zélande.

En septembre 1303, une armée française, commandée par les ducs de Bretagne et de Bourgogne, campait entre Douai et Lécluse, sans doute dans l'intention d'entreprendre quelque chose contre notre ville, puisque les Français avaient déjà commencée détourner les eaux de la Sensée ; mais les deux parties conclurent une trêve, pour durer du 1er octobre 1303 au 1er mai 1304.

Vers la mi-juillet 1304, le roi Philippe-le Bel tomba à l'improviste Douai, que défendit vaillamment Henri de Flandre, fils du comte, à la tête d'une garnison flamande. Après avoir perdu du monde, le roi continua sa route vers Tournai.

Le 10 et 11 août 1304, une flotte combinant les armées de Hollande et de Gênes, commandée par le Génois Rainier Ier Grimaldi, affronte et bat la flotte flamande à la bataille de Zierikzee. Guy de Namur est capturé et la Zélande reste entre les mains du comte de Hollande et de Hainaut.

Dans la nuit du lundi 17 août 1304, Henri de Flandre sortit de Douai avec 200 cavaliers de la garnison, pour aller se joindre à Douai l'armée flamande campée à Mons en-Pevèle (ou en-Puelle), en face du roi qui venait de faire un mouvement rétrograde vers Douai.

Ces 200 hommes arrivèrent le jour de la bataille, 18 août, combattirent à pied, puis au déclin de la journée, suivirent les gens d'Ypres, de Courtrai et de Gand dans leur fuite précipitée vers Lille.

Les Français font de nombreuses victimes chez les Flamands grâce à des machines de jet. L'issue de la bataille n'est pas probant, mais la mort de Guillaume de Juliers, les lourdes pertes et la perte de Lille à l'issue du siège de la ville incitent les Flamands à demander la paix.

En conséquence de la paix conclue au camp devant Lille entre le roi et les Flamands, le 2 octobre 1304, notre ville fut donnée en gage au roi Philippe qui, de concert avec la commune, chercha dès lors à convertir cette possession précaire en possession définitive.

Enfin, par le traité de Pontoise du 11 juillet 1312, le roi se fit céder la souveraineté directe des château, ville et châtellenie de Douai, par le comte Robert, qui accepta en échange une créance du roi sur les Flamands.

 

Liste des barons poitevins qui ont reçu des lettres de convocation pour se trouver en armes à Arras le mardi après la Pentecôte, et prendre part aux opérations de la guerre de Flandres (1). (JJ. 35, fol. 58 V.)

 

La guerre de Flandre, quoique commencée d'abord par des victoires, venait de reprendre avec tant d'opiniâtreté et d'acharnement que Philippe le Bel se vit dans la nécessité de convoquer le ban et l'arrière-ban du royaume.

Le seigneur de Parthenay, sommé comme les autres feudataires d'avoir à fournir son contingent militaire, obéit aux ordres du roi; et, accompagné de son frère Hugues, il alla prendre part aux campagnes des années 1302, 1303, 1304.

 

Convocation des barons poitevins pour prendre part aux opérations de la guerre de Flandres -Août 1304 Bataille de Mons en Pevèle

Dix chevaliers et quarante-trois écuyers marchaient sous sa bannière.

Ils assistèrent à la désastreuse journée de Courtray (11 juillet 1302) ; puis à la bataille de Mons-en- Pévèle où les Français après une semaine de bataille navale prirent une glorieuse revanche (18 août 1304).

Ainsi, dans une circonstance difficile, les Larchevêque et leurs vassaux eurent la gloire de mettre leur valeur chevaleresque au service de la France et de leur roi.

 On pense même que le frère du seigneur de Parthenay, Hugues, trouva une mort glorieuse dans cette guerre ; car depuis 1304 il n'est plus question de lui.

 

Lundi de Pâques, 30 mars 1304. Liste des barons Poittevins.

Guillaume Larcevesque.

Hugues Larcevesque (2).

Gieffroy de Lesignen (3).

Aymar de Valence (4)

Gieffroy de Ponz, seigneur de Bergerac (5)

Le seigneur de Mirmande (6)

Guy de Rochechoart (7)

Renaut de Ponz (8)

Le seigneur de Barbezieu (9).

Le seigneur de Beleville (10)

Guy de la Marche (11)

Girart Chabot (12).

Hugues de Thouarz.

Aymar d'Archiac (13).

Le seigneur de Monlesun (14)

Le visconte de Thouarz (15)

Le seigneur de Mautaz (16)

Jehan de Thoart.

Mons. Hugue de Thoart (17)

 

 

 

Statue équestre de Philippe IV à Notre-Dame de Paris

LE ROI PHILIPPE LE BEL EN COSTUME DE GUERRE LORS DE SON ENTRÉE A PARIS APRÈS LA VICTOIRE DE MONS-EN-PÈVELE

Statue équestre placée dans le chœur de Notre-Dame de Paris et détruite en 1772.

(D'après la Cosmographie universelle de Thévenet cri 1575.)

 

 

Histoire de la ville de Parthenay, de ses anciens seigneurs et de la Gâtine du Poitou : depuis les temps les plus reculés jusqu'à la révolution / par Bélisaire Ledain,...

Bulletin de la Commission historique du département du Nord

 

 

==>Notice de l’armure dite de Philippe le Bel exposée dans la ville de Chartres

==> Sur la Terre de nos ancêtres du Poitou - Aquitania (LES GRANDES DATES DE L'HISTOIRE DU POITOU )

 

 


 

(1). Toutes les listes de convocation de ce genre qui se trouvent dans les registres du Trésor des Chartes pour les règnes de Philippe le Bel et de Philippe le Long ont été publiées dans le Recueil des Historiens de France, t. XXIII, p. 788 et s.

(2). Guillaume VI, seigneur de Parthenay, marié en premières noces à Jeanne de Montfort, et en secondes à Marguerite de Thouars, mourut en 1308. On croit que son frère Hugues, ici nommé, périt dans cette campagne de 1304. (B. Ledain, Hist. De Parthenay; in-8, 1858, p. '151.)

(3). Geoffroy II de Lusignan, vicomte de Châtellerault, seigneur de Jarnac, petit-fils de Hugues X, comte de la Marche, avait déjà servi en Flandres, l'an 1302. Suivant le P. Anselme, il mourut en 1305, sans laisser d'enfants de Perrenelle de Sully, sa femme. (Hist. généal. t.III, p. 79.)

(4). Aymard II de Lusignan, dit de Valence, seigneur de Montignac, puis comte de Pembrooke en Angleterre après la mort de son oncle paternel, épousa en avril 1321 Marie, fille de Guy de Châtillon, comte de Saint-Paul.

Son grand'père, Guillaume Ier qui le premier prit ce nom de Valence, était le quatrième fils de Hugues X de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoulême, qui mourut en 1249 et fut enterré dans l'abbaye de Valence, près de Couhé (Vienne). Voy. le P. Anselme, t. III, p. 82, et t. VI, p. 106. 5. Il était fils de Renaud III de Pons et de Marguerite de Bergerac, vicomtesse de Turenne en partie. (La Chesnaye-Desbois, XI, 404.)

(5). Il était fils de Renaud III de Pons et de Marguerite de Bergerac, vicomtesse de Turenne en partie. (La Chesnaye-Desbois, XI, 404.)

(6). Guillaume, seigneur de Mirmande, ou plutôt Marmande. Cf. Hist. de France, XXIII, p. 685, et Boutaric, Actes du Parlement II p. 11.

(7). Seigneur de Tonnay-Charente et de Cercigné, 3e fils de Guillaume de Rochechouart, chef de la branche de Mortemart. Il mourut quelque temps après en Flandres. (Hist. Généal. IV, 675.)

(8). Renaud IV, fils de Geoffroy, nommé plus haut. Il épousa Elisabeth de Lévis.

(9). Peut-être Vivien, seigneur de Barbezieux et de Jonzac, dont la fille, Marguerite, épousa Aimery III de la Rochefoucauld. (Hist. Généa. IV, 423 et VIII, 858.)

(10). Maurice II de Belleville, seigneur de Montaigu, de la Garnache, de Châteaumur, etc., marié à Létice de Parthenay, fille de Guillaume VI Larchevêque. (Bibl nat cabinet des Titres, dossier Belleville.)

 (11). Guy, seigneur de Couhé et de Peyrac, 3° fils de Hugues XI de Lusignan, comte de la Marche. (Voy. plus loin la note 2 de la pièce n" XXIX.)

(12). Girard III Chabot, baron de Retz et Machecoul.

(13). Fils d'Aymar III et de Marguerite de Rochechouart; il vivait encore en 1318. (Voy. sa généalogie dans l’Hist. de la maison de Chasteigners d'André du Chesne, p. 23-26.)

(14). Arnaud-Gulhhem III de Montlezun, comte de Pardiac. (P.Anselme, H, 627.)

(15). Guy II, vicomte de Thouars, mort le 26 septembre 1308, et ses deux fils Jean, seigneur de Talmont, et Hugues, seigneur de Pouzauges et de Mauléon.

(16). Fouques de Mastas (aujourd'hui Matha, arr. de Saint-Jean-d'Angély), comme il est nommé plus communément dans les textes de l'époque, avait épousé Yolande de Pons, fille d'Elie Rudel dit .Renaud, sire de Pons, et d'Yolande de Lusignan, sœur du dernier comte de la Marche de la maison de Lusignan. (Testament de Hugues XIII, comte de la Marche. Arch. nat., J. 407, n° 10.)

(17). Pour ces deux derniers noms on lirait plutôt dans le texte Choart. Les éditeurs du recueil des Hist. de France, t. XXHI, p. 803, ont imprimé Thoart, qui semble en effet plus satisfaisant, malgré la différence d'orthographe Thouarz et Thoart, à deux lignes d'intervalle, et la répétition du nom de Hugues. `