Le château de Tennessus (commune d'Amaillou) érigée durant la guerre de Cent ans -Les de la Court du Fontenioux de Vernoux-en-Gâtine

L'aspect guerrier de sa haute tour carrée, précédée de deux tours rondes et entourée de larges fossés d'eau vive, présente une très fidèle image de la vie du moyen âge. Ce n'est pas seulement une demeure seigneuriale, c'est une véritable forteresse.

Aussi les anciens actes le désignent-ils presque toujours sous cette dénomination caractéristique. Un aveu de 1404, le plus ancien que l'on connaisse, l'appelle : la tour, forteresse, hébergement et village de Tennessus.

C'est la guerre évidemment qui a donné naissance à ce château. Il a dû être construit dans le cours du XIVe siècle pendant les guerres anglo-françaises.

Le caractère de son architecture ne permet guère de le faire remonter plus haut. La tour carrée bâtie sur d'amples proportions domine l'ensemble du château et en constitue presque toute la force.

C'est la partie la plus ancienne, et elle était peut-être isolée à l'origine. L'angle sud-est où est logé l'escalier tournant assez étroit s'arrondit en forme de tourelle couronnée par des consoles de machicoulis.

L'angle nord-est forme une saillie carrée sur la face orientale et est également surmonté de consoles. Une tourelle ronde soutenue en encorbellement par des consoles, couronne le sommet de l'angle nord-ouest, et est elle-même munie de mâchicoulis.

Un petit moucharaby défend la face septentrionale. L'angle sud-ouest est garni simplement sur ses deux faces de plusieurs consoles de machicoulis.

Le rez-de-chaussée de la tour est un cellier voûté très obscur. Au-dessus règnent deux étages divisés, jadis, par des planchers et éclairés par de rares fenêtres de forme carrée.

La grosse tour ronde placée en avant et sur l'angle sud-est de la tour carrée n'est pas aussi ancienne. Elle date du XVe siècle, ainsi que l'indiquent les élégantes et à la fois vigoureuses consoles de machicoulis dont elle est couronnée.

Un escalier tournant, très vaste, placé dans une tour bâtie en arrière, conduit dans les divers étages et appartements. L'autre tour, qui précède la tour carrée sur l'angle sud-ouest, est d'un moindre diamètre et encore moins ancienne.

Si l'on en juge par ses petites fenêtres cintrées, elle pourrait bien n'appartenir qu'au XVIe siècle et même au commencement du XVIIe.

 Mais elle a pu en remplacer une autre plus ancienne ou être modifiée. C'est entre ces deux tours, au midi, qu'on pénètre dans le château au moyen d'un pont-levis. Une enceinte extérieure, dont on aperçoit quelques traces, environnait les métairies qualifiées de village au moyen âge.

Un portail de cette enceinte construit au dernier siècle porte les armoiries des Chasteigners, possesseurs du château à cette époque.

 

Quel est le fondateur de la tour de Tennesue ? on l'ignore.

 L'aveu du 14 janvier 1404, cité plus haut, constate qu'elle était alors possédée par Challot des Prés, seigneur du Fontenioux-Rolland, du chef de sa femme, Isabelle du Fontenioux, qui la tenait à hommage lige du seigneur d'Airvault.

 Cependant peu de temps auparavant, en 1402, Guillaume de la Court, capitaine de la ville et château de Parthenay, conduisit dans ladite forteresse de Tennesue, par l'ordre du seigneur de cette ville, un prisonnier nommé Jean Girardin, arrestation qui provoqua un conflit entre ce seigneur et le comte de Poitou.

En 1419, il fut placé à la tête des officiers chargés de défendre Parthenay contre l'armée du dauphin qui avait été envoyée pour punir l'Archevêque de suivre le parti du duc de Bourgogne.

Lors du siège de Parthenay, par l'armée du Dauphin, aux ordres du comte de Vertus, un détachement vint aussi attaquer le château de Tennesue.

En effet, on avait confisqué les terres et ordonné d'abattre les habitations des défenseurs de Parthenay, comme rebelles à l'autorité royale. Or Guillaume de la Court en était un des principaux. La petite garnison qui l'occupait opposa une telle résistance qu'il fallut en faire le siège.

Le 9 juin 1419, le comte de Vertus, par ordre donné devant Parthenay, enjoignit à un de ses officiers, Pierre Epertat, de parcourir le Poitou, d'y réunir au nom du roi un nombre suffisant de pionniers, maçons, charpentiers, manoeuvres, munis de leurs outils, avec des charrettes attelées, et de les amener le plus promptement possible devant la tour de Tennesue, qu'il fallait, disait-il, faire approcher par toutes voyes et maniérés possibles, réduire, démolir et remettre en l'obéissance du Roy et du Régent (1).

Tennessue et sa grosse tour carrée étaient encore debout alors que Parthenay, malgré son héroïque défense, ouvrait ses portes

Le traité du 31 août 1419 (2), qui termina la guerre, eut comme conséquences la restitution des biens confisqués des partisans du seigneur de Parthenay, la perte, momentanée pour Guillemin, de sa charge de capitaine, charge qu'il retrouva peu de temps après.

A cette juste restitution vinrent s'ajouter comme récompense de sa vaillante conduite le titre octroyé, devant Parthenay, en août 1419 (3), « de premier chevalier et gentilhomme de Gastine et le don du roi de 100 livres à prendre sur les aides du Poitou (4) ».

Guillemin et Jeanne Amelin, le 8 décembre 1421, se firent donation mutuelle de leurs biens (5).

Jean II L'Archevêque, dernier seigneur de Parthenay fut dépouillé de tous ses biens par Charles VII en faveur du Arthur de Richemont (24 octobre 1425).

En 1486, on trouve le château de Tennesue  entre les mains de Catherine de Luxembourg, veuve du connétable de Richemont, ancien seigneur de Parthenay, mort en 1458.

 Peu de temps après, ce domaine passe à Regnault de Grany, écuyer, à la mort duquel, en juin 1494, le domaine royal, par l'organe d'Etienne de Bonnay, receveur du roi en Poitou, ordonne de l'affermer, dans le but d'en toucher le droit de rachat (6).

 Cela prouve que dès lors la mouvance féodale de Tennesue avait été changée de nouveau et attribuée à la tour Maubergeon de Poitiers.

Tennesue devint la propriété des Bodet de la Fenêtre au commencement du XVIe siècle.

Ses fortifications offraient de trop précieux moyens de résistance pour ne pas être utilisées pendant les guerres de religion. Un parti de ligueurs s'y cantonna en 1590 et se mit en relations avec les ligueurs de Poitiers.

La garnison de Tennesue avait à sa disposition une grosse couleuvrine pesant 2,500 livres. Au mois de juillet, elle fit proposer à la ville de Poitiers de la lui échanger contre des arquebuses, de la poudre et des hallebardes qui lui semblaient plus utiles.

Le conseil des échevins répondit, le 23 juillet, qu'il était tout disposé à lui donner des armes et des munitions, à la condition qu'on amènerait la pièce de canon à Poitiers. Toutefois, pour se conformer aux ordres du vicomte de la Guerche, le Conseil décida qu'on fournirait de suite cent livres de poudre aux défenseurs de Tennesue (7).

On ne sait pas combien de temps les ligueurs s'y maintinrent, mais ils causèrent sans aucun doute de graves soucis au sieur de Malicorne, gouverneur de Poitou, qui avait établi son quartier général tout près de là, à Parthenay.

Toutefois, Malicorne, suivant toute probabilité, parvint à les déloger de Tennesue, comme du château de Saint-Loup, qu'il leur enleva en janvier 1591.

Une sentence du présidial de Poitiers, du 12 mars 1607, ayant ordonné la vente par justice de Tennesue pour payer François Mothais, curateur de François Bodet, ce château devint la propriété d'une branche de la grande famille des Chasteigner.

Les nouveaux seigneurs y résidèrent jusqu'à la Révolution.

 Leurs derniers descendants, Alexandre-Marie-Roch Chasteigner de Tennesue, maréchal de camp, René-Bonaventure-François Chasteigner de Tennesue et Jean-Gabriel-Alexandre Chasteigner de Tennesue, major des canonniers gardes-côtes, émigrèrent en 1792.

 Leur homme d'affaires, Jean Voyer, demeuré à Tennesue, fut condamné à la déportation comme complice d'une émeute à Amaillou, au mois de frimaire an II, par le tribunal criminel de Niort.

Le château lui-même fut condamné à la démolition par arrêté du directoire des Deux-Sèvres, du 25 mars 1793. Mais cette tour célèbre dans l'histoire du pays et si souvent menacée dans le cours de sa belliqueuse existence échappa heureusement à ce nouveau danger, car l'arrêté révolutionnaire ne fut jamais exécuté.

 

 

Les de la Court sont chevaliers de père en fils, depuis la guerre de Cent ans; ils habitent « leur maison « forte, du Fontenioux de Vernou » ; leurs alliances avec les Amelin, de Thouars, Le Bascle, de la Coussaye, Collardeau, Maynard-Mesnard, de la Porte de Vezin et de la Rembourgère, les placent au premier rang des familles de France.

C'est en grande partie avec le chartrier de la Court, appartenant à leur descendant, M. Alfred du Fontenioux, que nous donnons la généalogie, en filiation suivie et ligne directe, de cette illustre famille.

ARMES

« De sinople à la bande d'or chargée d'un porc-épic de sable. » (Maintenues de noblesse et armorial du Poitou.)

NOTA — Dès 1421, les de la Court, écuyers, portaient pour armes : « De sinople à une barre d'or. »

Dans la suite, ils remplacèrent la barre par la bande d'or qu'ils chargèrent d'un porc-épic, meuble qu'ils semblent avoir emprunté au blason de Marguerite de la Roche, épouse de Mathurin de la Court, seigneur du Fontenioux qui portait, en effet : « d'azur à 3 porcs épics au chef de gueules à un demi tablier d'argent. »

 

FILIATION SUIVIE

 

I.  Guillaume de la Court. — Vivait au temps de la guerre de Cent ans.

Il figure, le 18 septembre 1372 (8), avec les principaux habitants de Parthenay dans la convention passée entre le duc de Berry et le sire de cette ville.

Marié à Guillemette, dont l'histoire ne nous a pas conservé le nom de famille ; vivant encore en 1392 (9).

Dont :

1. Guillaume ou Guillemin, plus désigné par ce dernier nom, qui suit.

2. Jean, écuyer, l'un des dix gentilshommes chargés de la garde de Parthenay, en 1421 (10).

 

 

 

II. Guillemin de la Court, chevalier, seigneur de Tennessue, paroisse d'Amaillou (11), et, dès 1403 (12), du Fontenioux, paroisse de Vernou, pour lequel il reçoit aveu, le 9 août, dite année.

Le 13 mai 1392 (13), il épousa Jehanne, fille de Jehan Amelin et de Jehanne de Hericon (Hérisson) « de la maison de Thouars » en présence du seigneur de Parthenay, Jehan l'Archevêque, dont il était l'ami et le favori.

A tous égard, Guillemin méritait bien cet honneur.

Par naissance, sa fortune, ses fonctions, il occupait un rang considérable à Parthenay.

Il passa son existence dans les armes ; Jehan l'Archevêque n'eut qu'à se féliciter de l'avoir nommé, les 19 novembre 1401 (14), et 7 avril 1406 (15), capitaine du château et gouverneur de Parthenay et capitaine de Vouvent.

Guillemin de la Court portait : « Une barre d'or en champ de Sinople ».

Jehanne Amelin : « Un tablier rouge et blanc champ d'argent et de gueulle ».

Dont :

  1. Jean, qui suit;

 

2. Bertrand,  qui a formé la branche de la Bertonnière, paroisse de Viennay.

III. Jean de la Court, écuyer, seigneur du Fontenioux, Tennessue.

Jean l'Archevêque lui continua sa haute protection et le nomma le 1er  avril 1425 (16), capitaine de Châtelaillon, office qu'il vendit, un an après, à Laurent Desnoix (17), bourgeois de la Rochelle, moyennant « cent moutons d'or » ».

Le 2 avril 1443 (18), il procéda au partage des biens de ses père et mère ; et, le 11 juin de la même année (19), il autorisa Jehan Martinet, prêtre, chapelain de la chapelle « de son lieu du Fontenioux » à permuter cette chapellenie contre celle de Saint-Jacques de la Raison dieu de Parthenay.

Jean épousa Jeanne Fleury, qui portait « une croix pattée d'argent au champ de gueulle avec huict testes de coullieuvres au pied de la dicte croix savoir deux à chascun croisons (20).

Dont:

1. Nicolas ou Colas, qui suit.

2. Marie.

 

IV. Nicolas de la Court, écuyer, seigneur du Fontenioux.

Vivant dès 1444 (21), homme d'armes du sieur de l'Isle en 1467 (22); marié à Catherine Chauvin « de la maison du Teil Chauvin (23) »;

Elle portait : « Deux chevrons brisés et deux aigles en champ de gueulle et azur . »

Dont :

1. Mathurin, qui suit,

2. Jacques.

V. Mathurin de la Court, écuyer, seigneur du Fontenioux.

Il servit au ban de 1488 (25), 1489 (26); épousa, le 5 février 1494 (27), Marguerite de la Roche « de la maison de la « Menautière près Nantes (28) » qui portait : «  Trois portz espictz (porcs-épics) en champ d'azur au dessus d'ung demy tablier d'argent en champ de gueulle (29). »

Le 21 juillet 1500 (30), il partage avec Jacques de la Court, son frère, les biens de leurs père et mère.

Le 28 juillet 1507  (31) «, il rend aveu au duc de Longue ville pour la Foi-Henri, paroisse de Vernou; fait son testament le 26 janvier 1530 (32).

Dont : René, qui suit.

VI. René de la Court, écuyer, seigneur du Fontenioux et autres lieux.

Le 15 décembre 1531 (33), il rendit aveu au duc de Nemours, baron de Secondigny pour la terre de la Foi-Henri.

Il épousa en premières noces, Catherine, fille de Guillaume Olivier ou Ollyvier, écuyer, seigneur de Mignaland, qui portait : « Troys olliviers noires et une barre d'or au champ de gueulle (34). »

Le 30 avril 1537 (35), il vendit, avec son fils aîné, Guillaume, le tiers de la seigneurie de Viennay et de la Touche.

Dont :

Guillaume, qui suit ;

Veuf, René épousa Catherine Minier (36).

Dont: Orson.

 

VII.  Guillaume de la Court, écuyer, seigneur du Fontenioux.

Il épousa Philippe Le Bascle « de la maison de Vaux près Bourgueil (37)»; elle portait : « Trois mascles d'argent au champ de gueulle (38). »

Jean Le Bascle, seigneur du Puybascle près Lisle Bouchard, Varenne, en Loudunais, avait épousé, en 1440 (39), Yolande, fille de Jean Le Maire, seigneur de la Roche Jacquelin et de Jeanne de Quatrebarbe, dont : François Le Bascle, seigneur de Varennes, conseiller et maître d'hôtel de Charles VIII, gouverneur de l'Isle Bouchard.

La rue Le Bascle perpétue, de nos jours, à Poitiers, le nom de cette vieille famille.

Le 11 avril 1551 (40), Guillaume de la Court acheta de Charles de Foussay, écuyer, seigneur de la Reboulière, le Vergier, paroisse de Vernou.

Dont:

1. René, qui suit.

2. Philippe, mariée à Claude Bonin, écuyer, seigneur de la Chastellerye.

3. Marie.

4. Barbe.

 

VIII. René de la Court, écuyer, seigneur du Fontenioux et autres lieux.

Il procède, le 7 septembre 1582 (41) avec ses soeurs, au partage des successions de ses père et mère. Cette dernière, devenue veuve, avait épousé, en secondes noces, François de la Porte, écuyer.

En 1581, il épousa Catherine de la Voyrie « de la maison du Buignon » qui portait : « Troys crouzilles (croisettes) d'argent au champ de gueulle (42). »

Au ban, de 1467 (43), Louis de la Voierie figurait comme brigandinier.

En 1601 (44), René de la Court rend hommage, par procuration pour « son lieu, maison noble et place forte « du Fontenioux » ; il était mort en 1602 (45).

Dont:

1.. Toussaint, qui suit,

2. René, écuyer, sgr de la Chambaudière, chef de la branche de la Chambaudière.

3. Ozanne.

 

IX. Toussaint de la Court, écuyer, seigneur du Fontenioux,

Il épousa, le 4 janvier 1599 (46), Catherine de la Coussaye, dont la famille appartient à l'Echevinage de Poitiers auquel elle a donné un maire et des magistrats au présidial de cette ville.

Elle portait « un lion et trois estoilles en champ (47)», définition que complète ainsi l'armorial des maires : « De gueules à un lion d'or, et un chef d'argent chargé de trois étoiles d'azur (48)».  Toussaint de la Court, mourut en 1602 (49).

Dont :

1. Toussaint.

2. René, qui suit.

3. Ozanne.

X. René de la Court, écuyer, seigneur du Fontenioux.

Le 23 août 1610 (50), il partagea avec ses frères et soeurs les biens de son père,

Il épousa, le 19 janvier 1620 (51), Claude Collardeau, « fille de M. Collardeau, procureur du roy à Fontenay » qui portait « un soleil ».

 

 

Avant d’être procureur du roy, Julien Colardeau, auquel Fontenay-le-Comte est fier d'avoir donné naissance, résida d'abord à Paris où il fut reçu avocat au Parlement. Il avait épousé Jacquette Dessayvre ; est auteur d'un ouvrage de droit dont du Radier a fait un juste éloge.

Le 15 juin 1626 (52) il reçut, à cause de sa seigneurie du Fontenioux, d'autre René de la Court, écuyer, seigneur de la Chambaudière, son cousin, aveu pour la terre de la Vergne, paroisse de Vernou.

En 1667 (53), étant veuve, Claude Colardeau obtint, de Barentin, pour elle et ses enfants une maintenue de noblesse; décédé en 1676 (54).

Dont:

1. René, qui suit,

2. Toussaint, écuyer, seigneur de Saint-Louis; entra dans les Ordres, 1673 (55),

3. Jeanne, mariée le 4 septembre 1647 (56), à Charles Viault, seigneur de Lescorcière.

4. Claude, mariée le 2 décembre 1655 (57), à Jacques de Couhé (Coué), écuyer, seigneur du Pasliron ; testa en 1669 (58).

 

Ici, il importe de rappeler que le dictionnaire de B. Filleau, t. II p. 673, donne François de la Cour, marié, comme on l'a vu p. 59, à Catherine Poignand, comme fils de René de la Court, écuyer, seigneur du Fontenioux, et de Claude Collardeau alors que l'état civil le dit fils de François de la Cour et de Jeanne Catillon, paroissiens de St-Hilaire de la Celle de Poitiers (59).

C'est une erreur regrettable.

 

XI. René de la Court, écuyer, seigneur du Fontenioux.

Le 14 février 1651 (60), il épousa Marie, fille de feu Bonaventure Maynard, écuyer, seigneur de la Savarière et de Catherine Chambret, demeurant au lieu noble de la Crespelle, paroisse de Cerizay.

Par testament du 11 août 1626 (61), Bonaventure Mcsnard demande que « son corps soit ensevely en l'église de Saint-Hilaire de Claissé (Clessé), tombeau de deffunct Barthélémy et Pierre Mesnard, ses père et grand-père... ordonne célébrer une messe par semaine en la chapelle de la Crespelle ».

Les Maynard-Mesnard, d'une famille de vieille chevalerie de Mayenne, ont produit, en 1310 (62), Jean Maynard chevalier, seigneur de la Maurière, créé par Edouard II d'Angleterre, gouverneur de Talmond.

Marie Mesnard « de la maison du Petit « Puy près Bressuire (63) », portait: « d'argent à la hure de sanglier arrachée de sable (64) ».

René de la Court vendit, le 2 juillet 1666 (65), des rentes sur la Salmondière, paroisse de Vernou.

Par un accord, sous seing privé, du 18 juin 1673 (66), René, moyennant une rente annuelle de, 100 livres à ses frère et soeurs Toussaint, Jeanne et Claude de la Court, désintéresse ces derniers de la maison de Fontenioux qui lui reste entièrement.

Il était mort en 1681 (67).

Dont :

1. Jacques, qui suit,

2. Pierre, chevalier, seigneur de la Guibretière, 1683 (68).

3. Marie, mariée, le 3 novembre 1674 (69), Jean de Bezannes, écuyer, seigneur de la Verrie.

 

XII, Jacques de la Court, chevalier, seigneur du Fontenioux. Il épousa, le 16 février 1693 (70) Marie-Anne-Berthé « de la maison de Laudraire prez Pouzauges », elle portait : « d'argent à trois merlettes de sable (71) ».

Fille de feu François Berthé, écuyer, seigneur de la Poissonnière et de Renée Sapinault (72).

Dont:

1. François, qui suit.

2, Louis-Jacques, baptisé le 26 août 1688 (73); maintenu dans sa noblesse le 22 avril 1699 (74); mort sans postérité.

 

XIII. François de la Court, chevalier, seigneur du Fontenioux. Baptisé le 27 juin 1687 (75) ; maintenu dans sa noblesse le 22 avril 1699 (76); marié le 18 janvier 1712 (77), à Catherine de la Porte de Vezins (78), fille de feu François de la Porte, chevalier, seigneur de Villeneuve, et de Marie Chappron, avec l'avis de cette dernière, de Paul René de la Porte, chevalier, seigneur de la Bonnière, de Joseph de la Porte, chevalier seigneur de la Rembourgère, frère de l'épouse et autres.

Marie-Anne de Berthé, mère de François de la Court, qui s'était mariée, en secondes noces, à Alexandre de Codié, écuyer, ne figure pas au contrat de son fils (79).

 

La maison de la Porte-Vezin, comme on l’a déjà vu, était d'une noblesse antique et féodale.

François de la Court, ainsi que Catherine de la Porte, étaient mort en 1723 (80),

Dont:

1, François, écuyer, seigneur du Fontenioux; mort jeune, sans postérité.

2. Catherine, mariée, le 2 2 mai 1742 (81), à Joseph de la Porte de la Rembourgère, chevalier; décédée le 13 mars 1765 (82), inhumée dans l'église Saint-Laurent de Parthenay.

3. Jeanne-Françoise, qui suit.

4, Anne-Geneviève, mariée à Michel de Malaunay, chevalier, seigneur de Boisbaudran (83).

 

XIV. Jeanne-Françoise de  la Court du Fontenioux, mariée le 25 novembre 1749 (84) à Jean-Jacques Poignand, écuyer, seigneur de la Salinière, conseiller du roi, gentilhomme de sa fauconnerie ; morte âgée de 90 ans, le 8 décembre 1813 (85).

Dont:

1. Jean Baptiste, écuyer, sgr de la Salinière, gendarme la garde du roi (86), 1751-1784 (87), auteur de la branche aînée, dite de la Salinière, dont M, Conrad de la Salinière est, de nos jours, le chef,

2. Charles Michel, écuyer, sgr du Magny, gendarme de la Garde ordinaire du roi, officier de Dragons, né en 1752 (88), mort sans postérité.

3, René Paul, qui suit,

XV. René-Paul Poignand du Fontenioux, 1754 (89), an III (90), lieutenant au régiment de Montmorency, gendarme du Roi,

Sur le désir formel de sa mère, seule des trois filles de François de la Court du Fontenioux qui ait laissé postérité, René-Paul releva le nom du Fontenioux qu'il a perpétué jusqu'à nos jours,

Agé de treize ans, le 8 janvier 1767 (91), il assista aux funérailles de son aïeul paternel, et il est porté au registre : «Messire Paul du Fontenioux », nom sous lequel sa descendance n'a cessé légalement et uniformément d'être désigné.

Dont:

Thomas Paulin, qui suit.

 

XVI. Thomas Paulin Poignant du Fontenioux, 1787 (92) — 1875 (93), marié le 9 novembre 1809 (94) a Marie Nyvard de Courge.

Dont :

1. Alexandre Gustave, qui suit.

2. Benjamin Alfred, né le 16 décembre 1817 (95), avocat, marié le 6 août 1581 (96) a Mathilde Riou demeurant à Poitiers, en son hôtel, rue des Trois-Piliers.

Dont :

1. Alfred, avocat a la cour de Poitiers, né le 29 juin 1852 «, marié le 21 décembre 1887 (97), a Joséphine Floucaud de Fourcroy.

Dont :

a, Thérèse, née le 25 octobre 1888 (98);

b, François, né le 4 janvier 1890 (99) ;

c, Joseph, né le 24 septembre 1893 (100),

 

2. Elizabeth-Radégonde-Marie, née le 6 janvier 1870 (101), mariée le 20 mai 1896, à Pierre

 

Antoine de Sablon du Corail, lieutenant au 33° d'artillerie.

XVII.Alexandre-Gustave Poignant du Fontenioux, né le 18 janvier 1813 (102) ; marié à Léontine Riou, 24 novembre 1845 (103) habite le château des Cottets, commune de Saint-Pierre-de-Maillé, Vienne.

Dont :

Marie-Claude-Thomas-Raoul, né le 15 octobre 1846 (104), marié le 3 juillet 1877 (105), â Elisabeth-Marie-Berthe-Nélia de Guillaume de Rochebrune ; résidants au château des Cottets,

Dont :

a, Henry, avocat, docteur en droit, né au château des Cottets, le 29 avril 1878 (106),

b, Alix, née au château des Cottets le 16 octobre 1881 (107), mariée le 24 octobre 1900 à Benjamin, baron de Maynard-Mesnard.

c, Raoul, née au château des Cottets, le 24 octobre 1894 (108),

 

 

 

Généalogie historique de la maison Poignand de La Salinière Du Fontenioux de Lorgère / par Henri de La Ville Du Bost,...

Paysages et monuments du Poitou / photographiés par Jules Robuchon.

 

 

 

 Voyage dans le temps au siège de Parthenay en 1419 par M. la Fontenelle de Vaudoré <==........==> 19 juillet 1419 - Traité d’alliance de Pouilly-le-Fort entre Jean sans Peur, duc de Bourgogne et le dauphin Charles

....==> Sur la Terre de nos ancêtres du Poitou - Aquitania (LES GRANDES DATES DE L'HISTOIRE DU POITOU )

 

 


 

(1) Bull, de la soc. des antiq. de l'Ouest, 3e trim. 1854.

(2) Gâtine historique et monumentale, 178 et suiv.

(3). Maintenue de noblesse de 1667.

(4). Fonds Franc., 20.881.

(5). Chartrier du Fontenioux, familles, Court (de la).

(6) Arch. des Deux-Sèvres.

(7) Arch. munie. de Poitiers, rég. 5o, f° 7.

(8). (10). Ledain, ta Gâtine historique, p. 152..

(9). Chartrier du Fontenioux, Familles, Court (de la) D. C.

(11). Ledain, la Gâtine, appendices 1.

(12). Chartrier du Fontenioux, terres, Fontenioux (le).

(13). Chartrier du Fontenioux, familles, Court (de la) D, C.

(14), (15), Ledain, ta Gâtine, appendice, 1.

(16), (17) Maintenue de noblesse de 1667. Charnier du Fontenioux, terres, Fontenioux (le),

(18), Monnaies frappées sous le roi Jean le Bon (Larousse, III, 97),

(19). (20). Chartrier du Fontenioux, Court (de ta). Noms des Seigneurs et Dames.

(21). Gâtine hist.

(22). Maintenue de noblesse.

(23) et (24). Chartrier du Fontenioux, Noms des Seigneurs et Dames.

(25), (26) Documents inédits relatés dans B. Filleau nouveau, II, 673.

(27). Maintenue de noblesse de 1667.

(28). (29). Chartrier du Fontenioux, Noms des Seigneurs et Dames.

(30). Maintenue de noblesse.

(31). Poitiers, Arch. dép., C. 389.

(32). (33), Poitiers, Arch. dép,, C. 389.

(34), Chartr. du Fontenioux, Noms des Seigneurs et Dames.

(35), Dict. des Fam. B, Filleau, nouveau, II. 673.

(36), Maintenue de noblesse.

(37). Chartr. du Fontenioux, Noms dos Seigneurs et Dames.

(38). Ibidem.

(39). B. Filleau,Dict. des fam. du Poitou, nouv. édit., I, 317.

(40). Chartr. du Fontenioux, trres, le Vergier.

(41). Maintenue de noblesse.

(42). Chartrier du Fontenioux, Noms des Seigneurs et Dames du Fontenioux,

(43). De Savezay, Ban. de la noblesse, 5 t.

(44). Chartrier du Fontenioux, terre, Fontenioux (le).

(45). Ibidem, famille, Court (de la), et Poitiers Arch, dép., E 630.

(46). Chartrier du Fontenioux, familles, Court (de la).

(47).Ibidem, Noms des Seigneurs et Dames du Fontenioux.

(48). Poitiers, Bibl. de la Ville, mss. Bourbeau, 3oo.

(49). Chartrier du Fontenioux, familles, Court (de la), inventaire.

(50). Poitiers, Arch, dép,, E 63o.

(51). Maintenue de noblesse et Noms des Seigneurs et Dames du Fontenioux,

(52), Poitiers, Arch. dép., E 630,

(53), Maintenue de noblesse, de Barentin.

(54), Chartrier du Fontenioux, familles, d. Collardeau.

(55), Chartrier du Fontenioux, familles, d. Court (de la).

(56), Ibidem. Familles d, Viault.

(57), Ibidem. Familles d. Couhé (de),

(58), Chartrier du Fontenioux, Court (de la).

(59). Parthenay, Etat civil ancien, Saint-Laurent.

(60). Chartrier du Fontenioux, familles, Court (de la).

(61). Ibidem, Familles d. Maynard-Mesnard.

(62). B, Filleau, Dict. des Fam, du Poitou, ancien, IL 382

(63).(64). Noms des Seigneurs et Dames du Fontenioux,

(65), Chartr. du Fontenioux, terres, Salmondière (la).

(66), (67),(68). (69).(70), Chartrier du Fontenioux, familles, Court (de la),

(71). (72). (73). (74). Chartrier du Fontenioux, familles, Court (de la),

(75). Ibidem, Noms des Seigneurs et Dames du Fontenioux.

(76), Saint-Mesmin, Etat civil ancien,

(77), Maintenue de M. de Maupeou,

(78). Saint-Mesmin (Vendée), Etat civil ancien.

(79), Noms des Seigneurs et Dames du Fontenioux

(80), du Fontenioux, familles, Court (de la).

(81). (82), Chartrier du Fontenioux, notes.

(83), (84). Parthenay, Etat civil ancien, Saint-Laurent.

(85). Notes de la famille.

(86) .(87). (88). (89). (91), Parthenay, Etat civil ancien, St-Laurent.

(90). Azay-sur-Thouet, Etat civil,

(91), Parthenay, Etat civil ancien, St-Laurent,

(92).(94), (95), (96), (98), Poitiers, Etat civil.

(93). Lusignan, Etat civil.

(97), Paris, Etat civil,

(99). (100), (101). Poitiers, Etat civil,

(102), Poitiers, Etat civil,

(103), Chauvigny, Etat civil,

(104). Poitiers, Etat civil.

(105). Fontenay-le-Comte, Etat civil.

(106). (107), (108). Saint-Pierre-de-Maillé, Etat civil,