Découvrez la Sèvre Niortaise et ses paysages au fil de l'eau - Le château de la Tiffardière, son port et son écluse

Plus de mille ans se sont écoulés sans que des faits historiques aient été mentionnés sur ce coteau de la Tiffardière où s'étaient installés des Taïfales (Tiffauges- Mauges) pendant la domination romaine.

Quelle construction la féodalité éleva-t-elle là pour défendre la Sèvre et le gué qui la coupait et donnait communication avec Saint-Liguaire?

Les incendies allumés au cours des luttes entre Guillaume VII, comte de Poitou, et Geoffroy Martel, comte d'Anjou, consumèrent-ils la Tiffardière en même temps que les châteaux de Magné, Niort et Salbart (1104) ?

 Aucun document ne vient répondre à ces questions intéressantes.

La Tiffardière est seulement indiquée pour son port et son entrepôt commercial.

Peut-être les papiers dont Berthelin de Montbrum, seigneur d'Aiffres, Fors, Coulon, etc., propriétaire de la Tiffardière, fit la remise au Conseil général de la commune de Saint-Liguaire, en 1793, et qui furent brûlés, contenaient-ils les renseignements recherchés? (1)

Après que les Anglais eurent été chassés des provinces de l’Ouest de la France, par du Guesclin, sous le règne de Charles V et au commencement du règne de Charles VI ; le duc de Berry, frère et oncle de ces rois, fut comte de Poitou ; ce prince combla de bienfaits la ville de Niort, qui avait été incendiée et qui avait beaucoup souffert pendant les guerres avec les Anglais.

Il exempta les Niortais de tous les impôts, taille, gabelle et autre subsides ; il fit consacrer à la réparation et à l’embellissement de la ville le produits des droits de barrage établis sur tous les ports de la sèvres, et notamment à Sevreau et à la Tiffardière, et il enleva à la ville de Fontenay le Comte la partie des droits dont elle jouissait sur les ports de la Vendée, pour la donner à la ville de Niort.

Ce fut à cette époque que le corps municipal de Niort, protégé d’une manière toute particulière par le duc de Berry, fit construire une maison d’échevinage (1380) qui fut appelé à l’origine Palais d’Aliénor d'Aquitaine est aujourd’hui, le monument appelé l’Ancien Hôtel de Ville. Il reçut en 1396 de ce prince une horloge donnée par celui-ci.

 

Au XVe siècle, une ancienne famille noble du Poitou, les Chevalleau de Boisragon apparaissent avec le titre de seigneurs de la Tiffardière (2).

Jean Chevalleau, seigneur de la Tiffardière, figure dans, l'état des nobles du Poitou au ban de 1467. Il est archer et habite Niort.

Sa femme est Louise de Saint-Gelais. La terre de la Tiffardière avait-elle été apportée en mariage par Louise de Saint-Gelais dont la famille était si riche et si puissante ? Rien ne l'établit.

Dans un contrat passé a Magné et daté de 1483, Jean Chevalleau vend des terres a Hilaire d'Arsay et à Jean de Varèze.

Claude, fils de Jean Chevalleau et de Louise de Saint-Gelais, servit en qualité au ban des nobles du Poitou de l'année 1533. Il tua Gervais Yver, habitant de Niort, d’une famille notable de l'échevinage. Condamné pour cet homicide à de telles amendes qu'il ne pouvait les payer, ses terres de la Tiffardière, la chevalerie d'Oulmes. Boisragon, les Vrignaudières, le moulin de la Tiffardière, sis sous le château de Niort, saisis, furent mis sous la main du roi (3).

 

Ses enfants, Claude, mineur, ayant pour curateur Charles de Saint-Gelais, et Catherine Chevalleau, mariée à Sylvestre des Francs, obtinrent mainlevée le 15 avril 1541. On les réintégra dans leurs biens.

D'autres Chevalleau portèrent le titre de seigneurs de la Tiffardière

Chevalleau (N.), seigneur de la Tiffardière, nommé, le 9 avril 1505, l’un des exécuteurs testamentaires de Louis Maintrotte, écuyer, seigneur de Bunigny. Chevalleau (Elisabeth), fille de Jacques, écuyer, seigneur de la Tiffardière, et de Jeanne de Saint-Gelais, se marie (27 novembre 1515) avec Louis de Grignon, seigneur de la Forestrie.

Deux actes de fermes des moutins de la Tiffardiére, l'un de  1567, l'autre de 1582, sont passés par Chevalleau de Boisragon, seigneur de la Tiffardière (4).

Chevalleau (Jean), seigneur de la Tiffardière, gouverneur de Saint-Maixent pour les huguenots, se défendit vaillamment contre l’armée catholique commandée par le duc de Joyeuse. Les habitants, voyant leurs murailles ruinées, demandèrent à capituler (1587).

Renée de la Béraudière, veuve de Jean Chevalleau, figure comme tutrice de leur fils ainé, Georges Chevalleau, seigneur de la Tiffardière et de Boisragon (28 mars 1598).

Les autres enfants sont Noémie-Gabrielle, Jehanne Chevalleau, Pierre, Louis-Paul et Marie Chevalleau.

 En 1589, Georges Chevalleau, seigneur de la Tiffardière, se rencontre dans une notification des dépendances de cette seigneurie. Sa femme était Marie d'Elbène, fille de Guillaume, seigneur d'Epinoux. Leur fille Louise épousa en secondes noces Samuel de Béchillon, seigneur d’Irleau et d'Allery, gentilhomme du roi.

Pierre Chevalleau, écuyer, seigneur de Boisragon et de la Tiffardière (20 mai 1616).

Un contrat de ferme du 7 septembre 1643 pour la métairie de Buffevent ne donne plus à de Béchillon le titre de seigneur de la Tiffardière.

La seigneurie est en effet passée dans la famille des Boisceau de la Borderye par le mariage de Jehanne Chevalleau avec Pierre Boisceau.

Le souvenir des Chevalleau subsiste sur une pierre sculptée à leurs armes accostées de deux salamandres d'azur a trois rosés d'argent, au chef cousu de gueules–au-dessus d'une porte au château (5).

 Un document, daté du 7 mars 1648, présente le double intérêt d'Indiquer la nouvelle famille propriétaire de la Tiffardière et d'établir la valeur des denrées à Saint-Liguaire, durant le XVIIe siècle.

Les moulins, eaux et pêcheries sont donnés à ferme par Isaac Boisceau, chevalier, seigneur de la Tiffardière, moyennant 394 boisseaux de blé, moitié en grains, moitié en méture, plus 6 chapons et aussi 105 boisseaux de méture et 21 boisseaux de froment dus à l'abbé de Saint-Liguaire (6).

Un boisseau de froment valait trois livres, celui de méture 30 sols ; un chapon 1livre, L'estimation totale des revenus de la ferme était de 1.000 livres. Le même Igace Boisceau donne à ferme la petite métairie de la Tiffardière pour 635 livres (23 avril 1655) et la grande métairie au prix de L300 livres (29 avril 1655).

Son fils Pierre Boisceau, écuyer, seig. de Gourtay, garde du corps du roi, seig. de la Borderye et de la Tiffardière, consent une ferme pour la grande métairie à 1.679 livres, le 28 septembre 1681, et pour celle de Buffevent à 909 livres (22 juillet 1686).

L'évaluation de la garobe y est portée à 30 sols le boisseau et l'avoine à 20 sols.

Ce même Pierre Boisceau, écuyer, seigneur de la Tiffardière obtint (16 mars 1701) commission pour contraindre Paul-François de Moneis à exhiber ses aveux pouvant lui servir dans le procès qu'il soutient contre le prieur de Benet (7).

 

Au début du XVIIIe  siècle la famille Boisceau disparaît dans les documents relatifs à la Tiffardière.

 

Si la guerre de cent ans contre les Anglais avait été funeste à la prospérité commerciale de Saint-Liguaire, par la négligence à l'entretien de la Sèvre, le XVIe siècle avec ses luttes religieuses devait achever la ruine de la navigation et détruire l'abbaye dont les bénédictins laborieux avaient fait la fortune de la contrée.

Une visite de la Sèvre par le maire de Niort (1536), montra en quel mauvais état se trouvait le cours de la rivière.

Après avoir examiné le port et sa fontaine, la commission municipale s'embarquait et suivant le cours de l'eau jusqu'à l'écluse de la Roussille, observait les obstacles à la navigation. « Au-dessous des roues à l'endroit d'un ormeau du côté du pré Jamonneau au lieu où, anciennement, il y avait des portes, un terrier à faire oter au pas des Tumbes le fumier de François Dabillon encombre la rivière à Comporté devant le moulin un ensablement s'est formé au pas des gens d'armes, la rivière doit être creusée de 4 pieds pour le passage des gabares à la Roussille les portes sont en bon état, les réparations faites par Boutier sont acceptées » (8).

Les moines de l'abbaye n'avaient pas attendu la décadence de la navigation pour tourner les énergies des habitants de Saint-Liguaire vers d'autres profits. Ils furent les promoteurs du dessèchement des marais de Bessines, donnant ainsi l'exemple de la mise en valeur des terrains jusqu'alors incultes.

C'est à cette époque qu'il faut remonter pour trouver le développement de la culture et du commerce du chanvre, l'un des produits les plus recherchés dans les foires de Saint-Liguaire (9).

La terre est l'objet de transactions fréquentes. En voici deux exemples Pierre Gay, marchand à Niort, achète de Symon Charbonneau, laboureur, une pièce de terre située à Bessines et qu'il tient de l'abbé de Saint-Liguaire, 1583 Mathieu Tonillon, de Sevreau, arrente de l'abbaye un marais appelé le Gruilt, 1579 (10).

Mais la guerre civile s'élève entre catholiques et protestants. Ce n'est plus une controverse religieuse, la direction du pays est en jeu. Le pillage, l'incendie, les massacres ravagent, le Poitou.

L'amiral de Coligny, en 1567, fit attaquer le château de Magné qui n'était qu'une simple tour à proximité de Niort.

Le capitaine Louis y commandait avec 40 hommes. Il déclara n'en pas sortir à moins qu'il vit du canon. On en fit venir et alors il se rendit à discrétion. Les protestants s'emparèrent de tout ce qui était dans la place. La garnison fut passée au fil de lf'épée. L'amiral voulut s'y opposer. Les soldats huguenots n'écoutèrent pas leur chef (11).

Si l'on s'en rapporte au Gallia Chritiana la destruction de l'abbaye de Saint-Liguaire aurait eu lieu en 1559.

D'autre part, Allard de la Resnière, dans son volumineux mémoire pour les habitants de Saint-Liguaire et de Bessines, la dit en 1575, le 13 juillet.

Ailleurs il est rapporté que le 5 septembre 1568 les protestants ruinèrent les églises de Fontenay-le-Comte et pillèrent les établissements religieux du bas Poitou.

Cette dernière date parait plus vraisemblable. Elle se rapproche tellement du combat de Pied-de-Font et de la prise de Niort par les protestants sous les ordres de Pluviault.

Toutefois, on peut croire à un second pillage lorsque l'abbé Guillaume de Massacré fut emmené avec quelques-uns de ses moines comme otages à La Rochelle, 1575.

L'abbaye était ruinée, sa belle église incendiée.

L'abbé Guillaume de Massacré réédifia les demeures et les services, mais l'église abbatiale restera en ruines.

Aux constructions sévères de l'architecture romane avaient déjà succédé, les voûtes légères de la Renaissance et des rinceaux fleuris.

La salle capitulaire, les cloitres datent de l'abbé Bertrand d'Aitz, prédécesseur de Guillaume de Massacré, abbé commendataire, car l'abbaye dès cette époque était mise en commende, c'est-à-dire donnée en bénéfices.

Bertrand d'Aitz, aussi abbé des Alleuds, plaça sur une clef de voûte ses armoiries de gueules à la bande d'or au lanbelt de même en chef et dans un autre un B. première lettre de son nom (12). On les y voit encore (13).

Saint-Liguaire ne pouvait recouvrer la tranquillité à cause du gué de la Tiffardière.

 En juillet 1585 les protestants passent pour s'opposer à la marche du duc de Mercœur. Le 18 septembre de la même année c'est le duc de Laval qui traverse au gué et va se réunir aux protestants venant au-devant de lui.

Enfin, au mois d'août 1588, le gouverneur de Niort reçoit un avis qu'un corps de cavaliers et une compagnie d'arquebusiers calvinistes se proposent de passer la Sèvre au gué de la Tiffardière pour aller rejoindre le roi de Navarre qui veut secourir Montaigu, assiégé par Mercœur.

Il fait poster sa garnison sur les coteaux qui bordent la Sèvre et au moment du passage des réformés il les attaque vigoureusement et leur tue beaucoup de monde.

Parmi les morts, le grand prévot Jean Valette et Jean de Peray, gentilhomme de Saintonge (14).

 

Lorsque les protestants se furent emparés de Niort par surprise, 28 décembre 1588, Malicorne qui commandait le château dut se rendre, son artillerie ayant été prise dans la ville.

 

Le roi de Navarre arriva aussitôt et accorda main-levée de l'abbaye de Saint-Liguaire à la dame de Malicorne (15). Henri IV monté sur le trône, la paix revint en Poitou.

Aux combats succéda le travail silencieux et quand sous ses successeurs la guerre se fera, les habitants de Saint-Liguaire n'en seront guère troublés. Jusqu'à la période révolutionnaire ils ne prendront part aux grands événements de la patrie que dans la mesure des devoirs sociaux.

La famille des Garnier de Fontenon a remplacé celle des Boisceau de la Borderye à la seigneurie de la Tiffardière au commencement du XVIIIe siècle. Plusieurs contrats de fermes des 2 janvier 1708,18 décembre 1709 et 15 février 1711 sont signés par Olivier Garnier de Fontanon, seigneur de la Tiffardière (16).

Le bail des moulins de la Tiffardière moyennant  200 boisseaux de froment, 300 boisseaux de méture, 8 poulets, 2 canets et 100 anguilles ; celui de la métairie de Buffevent 640 livres et celui de la petite métairie de la Tiffardière 660 livres (17).

Puis plusieurs ayant-droits se trouvent sur le domaine de la Tiffardière, cohéritiers d'un Garnier. C'est ainsi que Marie Fonteneau, veuve Méchain, de Niort, 15 juin 1754, Catherine Robert, également de Niort. 13 mai 1762, Pierre Martin, de Saint-Liguaire, 8 juin 1773, obtiennent de messire Olivier de Goret, écuyer, seigneur dé Juyers, des cessions de droits dans la seigneurie de la Tiffardière (18).

Enfin, le 23 mai 1783, Messire François-Isaac Delacropte, écuyer, seigneur, marquis de Saint-Abre, et dame Marie-Francoise-Thècle-Laurens Degorse, son épouse, Marguerite Garnier, veuve de Henri-Joseph Delacropte de Saint-Abre, Olivier de Goret, seigneur de Juyers et sa nièce Marie de Goret, tous héritiers de messire Olivier Garnier, écuyer, seigneur de Fontanon et de dame de Laval, sou épouse, vendent la seigneurie de la Tiffardière, ses dépendances, appartenances et charges pour la somme de110.000 livres à messire Gabriel-Jean-Simon Berthelin de Montbrun, chevalier, seigneur d'Aiffres de Mortmartin, Coulon, etc. (19)

 Devenu seigneur de la Tiffardière, le comte de Montbrun, fit une estimation de son nouveau domaine. Ce curieux document montre que le château n'avait pas une grande importance car il est d'un prix peu élevé dans l’évatuation des différentes parties du domaine Château, cours, jardin, fruitière, ouches, fuie, four banalt, préclôture '10.000 » Reste du coteau et garenne 3.000 » La grande métairie de la Porte. 22.000 » La petite métairie '19.000 » La métairie de Buffevent. 20.000 » LepréChevatteau 2.000 »

Une roue du moulin, nommé jadis le moulin de dedans, et à présent le moulin brun qui doit a l'abbé de Saint-Liguaire la moitié de la rente foncière de 20 boisseaux de froment et 106 de méture estimée avec la banalité (20). 7.000 »

Plus une autre roue de moulin, le tout sous un même corps de bâtiment nommé jadis le moulin de Sévigné et à présent le moulin blanc qui doit au prieuré de Saint-Léger, membre de l'abbaye de Saint-Liguaire, la rente de 20 livres et la moitié de la rente foncière ci-dessus, estimée 7.000 »

Le passage avec la maison, le verger et deux bacs estimés 6.000 a Les eaux, les pêcheries estimées 3.000 » Les comptants, terrages, cens, rentes, lods et ventes. 11.000 » 110.000 D(21)

Afin de rendre sa nouvelle maison noble le plus possible fibre de ses charges, le seigneur de la Tiffardière arrangea une difficulté subsistant, à propos du pré de la Longée, avec le propriétaire de la Moucherie qui avait appartenue à Jacques de Liniers, seigneur de Saint-Pompain (8 juillet 1784).

Parmi les autres charges se trouvait une rente de 96 boisseaux de blé due au seigneur d'Ambreuil (22).

Le comte de Montbrun transmit la Tiffardière à sa fille, épouse du comte de Sainte-Hermine (23) celui-ci démolit l'ancienne demeure seigneuriale et fit édifier le château actuel de 1819 à 1823.

Il ne resta qu'une tour percée de meurtrières, la fuie, quelques vestiges, et les armoiries de Chevalleau replacées au-dessus d'une petite porte lors de la reconstruction. Toutefois, par l'aspect de la tour, des murs qui soutiennent le château et de sa plate-forme du côté Nord, on peut conclure qu'avant l'habitation moderne la Tiffardière avait eu une destination guerrière. Elle était bien placée pour défendre le cours de la Sèvre, ainsi que le passage au gué qu'elle dominait.

A la mort du comte de Sainte-Hermine, l'une de ses filles, Zoé-Angélique, mariée à M. Bodet de Lafenestre (24) recueillit la Tiffardière dans la succession et lorsqu'elle mourut, sans enfants, la propriété revint à une autre de ses filles, Marie-Anna, mariée au baron Sylvain Pétiet. Le baron Armand Pétiet lui succéda et son fils, le baron Henri Pétiet. (25).

Les guerres de religion, au XVIe siècle avait porté un coup mortel à la riche abbaye de Saint-Liguaire. Mise en commende elle ne compta plus qu'un petit nombre de bénédictins prieur, sous-prieur, sacriste et chantre pour l'administration. La communauté avait pour armoiries d'argent à deux bandes de gueules et un chef d'azur chargé de trois étoiles d'or.

L'église abbatiale ne fut jamais reconstruite les services religieux se célébraient dans le réfectoire transformé en chapelle (26). L'abbé commendataire, grand personnage, ne résidait pas dans le bénéfice dont il était pourvu.

Sous le vocable de Marie-Madeleine, l'église paroissiale, dont l'architecture remonte pour la nef au XVe siècle, reçut des adjonctions sans style, édifiées avec des matériaux provenant de l'abbaye (4).

Et quand à la suite du transfert de l'évêché de Maillezais à La Rochelle, Frontenay-Rohan-Rohan fut érige en archiprêtré, elle lui fut attribuée (28).

Auparavant, la paroisse de Saint-Liguaire, succursale du doyenné de Notre-Dame de Niort, relevait de l'archiprêtré de Mauzé.

Le titulaire de la cure présenté par l'abbé de Saint-Liguaire était nommé par l’évêque de Saintes dont relevait l’abbaye.

Quant à l'abbé, sa nomination venait du roi. Le pape le conférait. Pour cela il payait 150 florins à Rome.

Dans ses droits il possédait, outre la présentation du curé de la paroisse, celle des curés de Magné, Bessines, Saint-Rémy et conterait les prieurs de Saint-Gaudent de Niort, de Granzay, de Chabans, de Saint-Martin-de-Rumgny de Chavagné et d'une église dans le château de Niort (?); Saint-Vaize-de-Niort était aussi sous son patronat (29).

Les domaines de l’abbaye s'affermaient à prix fixes, parfois même le paiement des fermages subissait des retards, c'est ainsi qu'en 4186 Louis XIV autorise Joseph de Forbin d'Oppède, abbé commendataire, cessionnaire de demoiselle Elisabeth de Cerné, veuve de Jean Cohon., sieur du Buisson, héritier de Denis Cohon, évêque de Nimes, en son vivant abbé de Saint-Liguaire, à faire assigner au parlement les héritiers d'Alexis Dabillon, fermier de l'abbaye, en reconnaissance d'une somme de 8.000 livres dues à la demoiselle de Cerné.

La sentence rendue en 1710 ordonne que les biens des détendeurs resteront la propriété de l'abbaye jusqu'au paiement de la somme (30).

Une transaction intervenue, le 3 mai 1704, entre la veuve Marie Thibault et Berthon de Crillon, évêque de Vannes, abbé commendataire au sujet de la perception du droit de passage au bac de la Tiffardière, montre que l'abbaye se croyait certains droits sur cette partie de la rivière. La dite dame Marie Thebault demeura en possession du péage.

L'abbé, les moines et, tous leurs services auront le passage gratuit. A chaque mutation du seigneur de la Tiffardiére il sera donné à l'abbé un gand (une paire de gands) violet estimé 5 sols (31).

Une déclaration de 1724 ayant attribué à la ville de Niort les aumônes de l'élection, les religieux de Saint-Liguaire s'engagent à payer 208 boisseaux de blé méturé (23 janvier 1725).

Les revenus de l'abbaye étaient considérables encore au XVIIe siècle. Thibault de Boutteville. les évalue à '15.500 livres. Outre l'aveu rendu par S.-B. Pastureau pour la maison de la Reigle (32), deux jardins, dans l'un desquels se trouvait une ancienne saline et deux prés situés à la Roussille, les archives départementales des Deux-Sèvres renferment une série de baux, sous-baux relatifs aux four banal, moulin, métairie de Chey, métairies de l'Evéquault et de la Tiffardière, fief des Sablières, dimes et dimeries de Chavagné, cens et terrages de la baronnie de Chambron, paroisse d'Ardin et de la châtellenie de Bessines.

Le papier censaire de la Seigneurie de Chambron (1702), indique les cens, rentes et fromentages dus à l'abbé de Saint-Liguaire et payables aux fêtes de Saint-Jean-Baptiste, de la mi-août, de l'exaltation de la croix, de la Saint-Michel, de la Toussaint et de Noël. Il était dû pour les années '1697-1698-1699

146 boisseaux de froment valant 328 livres 10 sols. 46 d'avoine 34 110 chapons 55 (33) Tandis que les revenus de l'abbaye conservaient leur importance, le service des religieux devenait irrégulier et les immeubles abbatiaux tombaient en ruines de plus en plus.

Les bénédictins voyant leur inutilité au milieu des décombres résolurent d'abandonner l'antique monastère.

« Le 14 décembre 1762, par devant maitres Baudin et Moriceau. notaires à Niort, il est dressé un acte capitulaire des moines de l'abbaye de Saint-Liguaire, ordre de Saint Benoît, ancienne observance du diocèse de Saintes, savoir: Dom Pierre Bienvenu, prieur, dom Philippe-Pierre Clerc, sous-prieur, Dom Jean-Baptiste Ducrocq, sacriste. et dom Pierre Perraine, chantre, par lequel ils arrêtent que sous le bon plaisir de l'évêque de Saintes ils seront sécularisés et mis à la ville de Niort, où ils transfèrent leurs offices de fondation, sur le pied d'un chapitre collégial dont les places vacantes seront dévolues de droit aux vicaires les plus anciens des deux paroisses les religieux actuellement existants jouiront des revenus comme par le passé et pourront résider où bon leur semblera.

Le prieur deviendra le doyen du chapitre, le sous-prieur, le sous-doyen, et les autres moines prendront le titre de chantre et de chanoines. Après leur décès, les revenus de l'abbaye seront appliqués aux besoins de l'hôpital général sauf la portion indiquée aux vicaires des deux paroisses (34). La décision que venait de prendre les derniers moines de Saint-Liguaire pour assurer leur avenir et après eux l'emploi de leurs revenus devaient éveiller des désirs.

Sur la demande qui lui avait été faite, le roi Louis XVI autorisa, par un brevet, le maire et les échevins de Niort à poursuivre l'extinction et la suppression de la mense conventuelle et des offices claustraux de l'abbaye de Saint-Liguaire et l'union des fruits et revenus aux deux églises paroissiales pour t'entretien de trois vicaires dans chaque paroisse et l'union du surplus des dits revenus à l'hôpital général (26 octobre 1763) (35).

A la même date, le Conseil d'Etat rend un arrêt, par lequel il est expressément défendu aux prieur et religieux de l'abbaye de Saint-Liguaire de recevoir des novices et d'admettre aucun sujet à profession.

Il est également défendu aux religieux de résigner ou de permuter les offices claustraux et à toutes personnes de les imputer en cour de Rome sous peine de nullité (36). Et pour l'exécution de l'arrêt, le roi donne une commission.

Un peu plus de deux mois après, le 31 décembre, le maire et les échevins de Niort, signifient aux religieux de Saint-Liguaire les autorisations obtenues. Puis, en mars suivant, la même signification est faite à Messire de Rabreuil, doyen de l'église de Poitiers, abbé commendataire de Saint-Liguaire. Ce dernier répond par un acte d'opposition aux maire et échevins d'exécuter le brevet du roi, l'arrêt du Conseil d'Etat et la commission, protestant de nullité contre tout ce qui pourrait se faire à cet égard au préjudice de son opposition.

Le différend trama en longueur.

Un édit, porté au mois de mars 1768, ayant fixé des conditions inapplicables à l'abbaye de Saint-Liguaire. les chanoines et chapitre de l'église cathédrale de Saintes, dont relevait Saint-Liguaire, obtinrent, du Conseil d'Etat un arrêt d'extinction de la mense conventuelle et des offices claustraux (19 mars 1785).

M. de Camiran. chanoine de l'église métropolitaine de Bordeaux, nommé pour procéder à cette suppression, vint à Niort, à l'hôtel du Petit Louvre (37). Aussitôt le maire et les échevins lui signifièrent une opposition pro testant dans l'intérêt de la ville à peine de nullité contre tout ce qui pourrait leur être nuisible.

De leur côté les administrateurs de l'hôpital général firent signifier une semblable opposition à M. de Camiran.

En présence de ces obstacles, l'évêque de Saintes, Pierre-Louis de La Rochefoucault adresse une requête à l'archevêque de Bordeaux pour lui expliquer la situation et lui demander de nommer un officier qui jugera la valeur des oppositions. Le choix de l'archevêque se porte sur le sieur Dupuy, curé de Jonzac (14 février 1786).

Le maire et les échevins de Niort, appelés à comparaître au prétoire de l'officialité de Cognac, dans le but de déduire les motifs de leur opposition et de se voir débouter de leurs prétentions ne se présentent pas. Acte de défaut est donné contre eux (29 avril 1786), et jugement rendu qui les déboute avec condamnation aux dépens.

L'archevêque de Bordeaux supprime la mense conventuelle et les offices claustraux de Saint-Liguaire et réunit leurs biens à la fabrique de l'église cathédrale de Saintes. Mais avant d'enregistrer le décret d'union, le Parlement ordonne une enquête de commode et d'incommodo à laquelle sont appelés les maire et échevins de Niort. Enfin. Louis XVI infirme l'union de la mense de Saint-Liguaire avec la cathédrale de Saintes.

Cette mense qui, toutes charges acquittées, s'élevait à 4,800 livres, venait d'être remise à l'économat générât du clergé de France. Il ne restait plus à cette époque qu'un religieux dans l'abbaye de Saint-Liguaire (38).

En 1786, René Marchal, économe général du clergé de France, adjuge à Clément Blondel, entrepreneur de la voiture des sels, demeurant à Paris, rue Saint-Thomas-du-Louvre, le bail général des revenus de l'abbaye.

Une série de documents aux archives municipales de Niort établit les difficultés soulevées pour l'attribution des revenus de Saint-Liguaire.

moyennant le prix annuel de 18,200 livres et pour six années. Le preneur sera en outre tenu d'acquitter sans diminution de prix .dudit bail les frais et dépenses de nourriture des enfants trouvés sur les domaines de la mense de l'abbaye.

Ce procès-verbal d'adjudication est fort intéressant: il contient en effet la nomenclature des biens de l'abbaye Clément Blondel jouira de tous les fruits et revenus de la mense composés de la maison abbatiale, des prés, clôtures d'icelle, des deux métairies de Saint-Liguaire et leurs dépendances, du bois Châtaigner, du papier censaire, du four banal, de la rente de 600 livres dues par la seigneurie de Magné pour droit de pèche, des dimes et dimeries, lods et ventes, émoluments de fiefs, retenues féodales, du moulin neuf et de celui de la Roussille, de la prairie de la grande Roussillte, des deux métairies de Chey, le tout situé à Saint-Liguaire de la baronnie, terre et seigneurie de Chambron, paroisse d'Ardin de la seigneurie de Bessines, des dimes et dimeries perçues à Chavagné et à la Tiffardière.

En possession des revenus de l'abbaye, Clément Blondel consentit des sous-baux dont les clauses montrent la valeur des différentes parties du bail général.

Le 26 décembre 1786, Jean-Baptiste-Alexis Pastureau, premier huissier audiencier a la maitrise des eaux et forets de Niort, et Jacob-Benjamin Pastureau de Maurepas, fermier de l'Evequault de Sainte-Pezenne, prenaient à ferme durant 6 ans les sept longées d'eau suivantes

1° deux longées appelées les Chazelles de Galuchet;

2° une longée appelée des eaux neuves;

3° la bigorgne

4° de Laubier ou le pas des moines le long des quartiers

5° une longée appelée le passage

6° une longe appelée la petite longée.

Le prix était de 730 livres avec 30 carpes de 15 pouces en suffrages et 73 livres de pot-de-vin.

28 décembre 1786, bail consenti à François Brunet et à Jeanne Goischon, sa femme, demeurant au moulin de la Roussille, dudit moulin qui consiste en deux roues, moyennant la somme de 800 livres, plus en suffrages trois cents anguilles communes et quatre grosses et 80 livres de pot-de-vin (39).

Même jour, bail consenti à Pierre Goischon, meunier, et à Suzanne Brunet, sa femme, demeurant au moulin neuf, dudit moulin prix 1,200 livres suffrages 6 canets pot-de-vin 120 ) livres.

11 janvier 1787, bail consenti à Jean Bignonneau l’ainé, marchand de blé, demeurant faubourg Saint-Jean a Niort 1° les cens, rentes, dixmes, terrages de blé, laines, agneaux, vins, menues et vertes dixmes qui se perçoivent dans détendue de la chatellenie et seigneurie de Bessines, membre de l'abbaye de Saint-Liguaire, et le droit de four banal dudit lieu. 2° la métairie de la Grange dudit Bessines.

Prix du bail 4,900 livres suffrages : 12 chapons~ 12 poulets, 12 fromages– pot-de-vin 490 livres.

11 janvier 1787, bail consenti à René-Allain Pallardy, marchand fermier, demeurantàa Niort, rue Saint-Gelais, des dixmes de blé, vins et agneaux, dixmeries menues dépendant de l'abbaye qui se perçoivent dans la paroisse de Chavagné, avec charge d'acquitter le gros du au sieur curé dudit Chavagné qui est ordinairement de 80 boisseaux de froment, 60 boisseaux de seigle, 20 boisseaux de baillarge et d4 de baillargeat

 

Le domaine du Château de la Tiffardière est la propriété du département des Deux-Sèvres.

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C’est aujourd’hui, la Maison Départementale de l’Enfance

 

 

Découvrez la Sèvre Niortaise et ses paysages au fil de l'eau

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De Niort à l'océan, vous allez traverser trois départements, deux régions et découvrir un espace entièrement créé par l'homme:

 

LE MARAIS POITEVIN

Il y a plus de 2000 ans, la baie de !'Aiguillon constituait une vaste mer intérieure ponctuée d'îles calcaires.

Elle s'est rapidement et naturellement comblée par l'apport de sédiments essentiellement marins.

Depuis, des générations d'ingénieurs, de terrassiers et de maraîchins ont façonné ce paysage en créant des digues, des canaux, des écluses, des barrages et en y implantant des aulnes, des frimes et des peupliers.

Ces modifications ont donné un environnement prestigieux constitué de 65 000 hectares de marais desséchés et de 15 000 hectares de marais mouillés.

 

écluse Tiffardière

 

La Sèvre Niortaise fait partie intégrante du Domaine Public Fluvial (DPF) qui représente:

- 183 kilomètres de voies d'eau,

- 37 barrages dont 19 en télégestion,

-13 écluses de navigation,

- 3 centres d'exploitation,

- 5 maisons éclusières.

 

Propriétaire et gestionnaire du Domaine, l'Institution Interdépartementale du Bassin de la Sèvre Niortaise (llBSN) entretient les voies d'eau et assure la navigation et les travaux d'aménagement des ouvrages hydrauliques. L'llBSN porte également des travaux de maîtrise des proliférations végétales, notamment exotiques sur le marais mouillé, comme la jussie.

 

Afin de vous permettre de naviguer dans les meilleures conditions, vous trouverez dans ce guide des renseignements relatifs aux règles de navigation et aux passages des écluses.

 

Apprenez notre histoire, goûtez notre gastronomie, partez en promenade à la découverte de la faune et de la flore.

Pour le plaisir de tous, respectez la nature ainsi que les activités du Marais:

• cultures et plantations,

• pèche,

• canoë-kayak,

• promenades en barque.

Le fleuve est à nous tous, aidez-nous à le protéger !

Nous vous souhaitons un agréable séjour sur la Sèvre Niortaise !

 

 

 

 

GUIDE Naviguer sur la Sèvre Niortaise - Institution ...

 

 

 

 

(Sancti Leodegarii abbatibus) L'abbaye de Saint-Liguaire proche de Niort <==

 

 

 


 

Le Marais Poitevin et la navigation sur la Sèvre Niortaise (Time Travel)

Entre Loire et Gironde, entre Nantes et Bordeaux, entre collines du Bocage vendéen et de Saintonge, le plat pays du Marais poitevin, à demi-marin, à demi-fluvial, s'ouvre en V, en direction du Seuil du Poitou (1). La Sèvre niortaise coule est-ouest, de Saint-Maixent et de Niort vers , l'anse de l'Aiguillon et l'Océan.

 

(1) Registres municipaux.

(2)    BEAUCHET-FILLEAU, Dictionnaire des familles nobles de Poitou.

(3)    Archives de la Tiffardière.

 

(4) Archives de la Tiffardière.

(5) Ces armoiries proviennent d'une construction antérieure à celle dans laquelle elles ont été placées.

(6) Archives de la Tiffardière.

(7) Le Boisceau de la Borderye, seig. de la Tiffardière, portaient : 1er et 4e d'azur à trois boisseaux d'or, 2e et 3e d'azur à l'aigle d'argent.

(8) Une transaction passée entre le maire de Niort et l'abbé de Saint-Liguaire (25 mai 1604) fixera à moitié la part contributive de l'abbé dans la réfection des portes et chaussées de la Roussille. Thrésor de Niort Augier de la Terraudière.

(9) Mémoire pour les habitants de Saint-Liguaire et Bessines, par Allard de La Resnière, 1807.

(10) Archives départementales.

(11) Histoire du Poitou. Thibaudeau.

(12)Carnet de voyages d'un antiquitaire poitevin. J. Berthelé

(13) Propriété de M. Deteveau.

(14) Histoire de Niort. L. FAVRE, p. 189.

(15) Histoire du Poitou. Thibaudeau.

(16) Les Garnier portent: d'azur a trois roses d'argent tigées de sinople.

 (17) Archives de la Tiffardière.

(18) Archives de la Tiffardière.

(19) Archives de la Tiffardière.

Les armoiries des de Montbrun sont d'argent à un chevron d'azur accompagné en chef de deux (leurs de lis de même et en pointe d'une moucheture d'hermine de sable.

(20) Cette rente fut amortie le 28 mars 1792 entre les mains de Pastureau Maurepas qui avait acquis de la nation les domaines de la Chapelle Ferret., membre de l'abbaye.

(21) Archives de la Tiffardiere.

(22) Les Despres, seigneurs d'Ambreuil.

(23) La famille de Sainte-Hermine porte d'hermines.

(24) La famille Bodet de La Fenestre porte d'azur à une épée d'argent posée en pal et à la trangle de gueules en chef, brochant sur le tout.

(25) La famille Pétiet porte parti coupé au 1er quartier d'azur à l'étoile d'or, au 2' quartier de gueules à l'épée d'argent et à la palme d'or en sautoir au coupé d'hermines. Antérieurement les Pétiet portaient d'azur à la bande d'or chargée d'une épée de gueules a pointe en haut, accompagnée en chef d'une étoile et en pointe d'un triangle équilatéral d'argent.

(26) Probablement la salle dite capitulaire.

(27) Sur une clef de voûte de la nef centrale on voit un écusson représentant les armes d'un abbé de…. à trois croissants de…. posés deux et un.

(28) Pouillé du diocèse de Poitiers. Beauchet. Filleau

(29) Pouillé du diocèse de Poitiers.

(30) Archives départementales.

(31) Archives de la Tiffardière.

(32) La maison de la Reigle se trouvait an bourg même de Saint-Liguaire.

(33) Archives départementales.

(34) Archives municipales de Niort.

(35) Archives municipales de Niort. Un arrêt du Conseil d'Etat est rendu dans le même sens (Archives départementales).

(36) Archives municipales de Niort.

(37) L'hôtel du Petit Louvre était situé à l'extrémité des anciennes halles de Niort, près l'hôtel des trois pigeons dont l'emplacement est occupé de nos jours par le passage du Commerce.

(38) Archives départementales.

(39)Ou lit encore sur une pierre du moulin de La Roussille l'inscription suivante LOVE TOICT DIEV NOSTRE PERE ETC IESVS CHRIST NOSTRE SAVVEVR ET' M LE SAINTES PRICT NOSTRE CONSOILATEVR ET A LA FAVEVR DE TOVS MAIS BONS AMIS ET AN DESPIT MAIS EL MIS TE MOVRAI ISI PP. A SON FAICT METRE LESCITEAV 1637.