Un des illustres et curieux » du XVIIe siècle, un homme qui poussa aussi loin que Michel Bégon et l'abbé de Marolles la passion des estampes et des livres, un Collectionneur dont les riches portefeuilles et la bibliothèque sont devenus la propriété de la Bibl. Roy.

On sait peu de chose de lui. Dans ses Causeries d'un curieux, M. Feuillet de Conches dit que Gaignières mourut peu de temps avant Louis XIV, en mars 1715. L'information est bonne, mais n'est pas complète; je vais la compléter.

« F.-Roger de Gaignières, écuyer, âgé de 77 ans ou environ, décéda dans son hôtel, rue de Sèvres, près et presque vis-à-vis de l'Hospice des incurables, le 27 mars 1715 et fut inhumé le lendemain.(Reg. de St-Sulp.) Il était né le 30 décembre 1642 à Entrains-sur-Nohain.

Il entre en 1671 comme écuyer au service de Louis-Joseph, duc de Guise et de son fils. À la mort de ce dernier en 1675, Gaignières passe sous la protection de Marie de Lorraine, dite Mademoiselle de Guise.

Elle le nomme en 1676 gouverneur de Joinville, charge qu’il conservera après la mort de celle-ci en 1688.

— En 1696, Gaignières demeurait au Marais; il se présenta au bureau de la rue St-Antoine pour y faire vérifier ses titres de noblesse, et le commissaire écrivit sur le registre gardé à la Bibl. Imp. (Armoriai de Paris, Ms.) :  François- Roger de Gaignières, escuyer, cy devant gouverneur des ville et chasteau de la principauté de Joinville, porte de gueules à un lion d'or, escartelé d'or, à deux lions passants, l'un sur l'autre, de gueules ». Voilà bien des lions!

De Gaignières dit M.Potier, se prit d’une passion si vive pour nos vieux monuments et en général pour toutes les précieuses relique du passé, qu’il parcourut la plupart de nos provinces, accompagné d’un artiste qui dessinait sous sa direction (2) les églises, les châteaux, les sépultures, les vitraux, les peintures, les reliquaires, les monuments de tous genres et de toutes les époques, qui sont en grande partie détruits aujourd’hui.

M. de Gaignières joignit à l’amour des monuments de peintures et de sculptures, la passion des vieux titres, des manuscrits, des livres imprimés, des chartes, des monnaies, des médailles, des estampes, des portraits des personnages illustres, des pièces rares ayant traits à l’histoire de France. 

Gaignières quitte définitivement en 1701 l’hôtel de Guise où il était logé pour habiter son propre hôtel, rue de Sèvres à Paris.

Le 19 fév. 1711, il avait cédé au Roi ses belles collections, moyennant 4,000 livres de pension annuelle, la jouissance de ses trésors jusqu'à son dernier jour et 20,000 1. de dédommagement pour ses héritiers. — Gaignières mourut célibataire.

 Il était d'origine lyonnaise et fils d'Aimé Gaignières, qui fut secrétaire du duc de Bellegarde, gouverneur de la Bourgogne. Aimé avait épousé, a de l'avis de M. Roger de Bellegarde, dans le bourg d'Entrains (Nivernais), le 23 fév. 1642, Jacquette de Blanchefort. Il était fils de Michel Gaignières, marchand bourgeois de Lyon, dont le père, Jean , était, en août 1579, procureur en la cour de la primatie de Lyon. (Bibl. Imp., Ms., Cabinet des titres. )

— Il est assez remarquable que l'on ne connaisse point de portrait gravé de F.-Roger de Gaignières.

 

 

1699, année du séjour de Roger Gaignières en Poitou.

 

Au cours de la séance du 17 décembre 1942, M. Jean Chivaille a présenté une reproduction d'une fort intéressante vue de l'abbaye de Nouaillé conservée au Cabinet des Estampes de la Bibliothèque Nationale.

Cette présentation était accompagnée d'un commentaire extrêmement précis grâce auquel M. Chivaille a mis très nettement en valeur l'intérêt documentaire de cette vue cavalière qui permet de préciser, sur quelques points, l'histoire des transformations subies par l'abbaye au cours des XVIIe et XVIIe siècles.

La vue commentée par M. Chivaille appartient à la collection Gaignières; elle ne porte pas de date mais tout s'accorde pour en situer l'exécution en 1699, année du séjour de Roger Gaignières en Poitou.

 M. Chivaille établit cette date avec certitude et souligne, à juste titre, l'impression générale d'exactitude qui se dégage de l'examen du document.

 A ce sujet, il n'est pas sans intérêt de rappeler qu'en 1699, Roger de Gaignières a parcouru, en sept mois, l'Orléanais, la Touraine, l'Anjou et le Poitou. On sait qu'il voyageait, habituellement, en compagnie de son valet de chambre

Barthélemy Rémy qui lui servait, en même temps, de lecteur rompu à la paléographie et de son dessinateur Boudan, un ancien graveur. Il voyageait d'abbaye en abbaye utilisant, en particulier, les excellentes relations qu'il entretenait avec les Bénédictins de la Congrégation de Saint-Maur.

Nouaillé appartenait, précisément, à cette congrégation. Au surplus, un prieur de Nouaillé, Claude Vidal, (1) a conservé, dans une lettre datée du 24 décembre 1703, le souvenir du passage de Gaignières en Poitou ; il rapporte que le célèbre érudit, s'intéressant à une « pierre de marbre » antique conservée dans la cathédrale de Poitiers, obtint, des chanoines, qu'elle fût mise en bonne place pour qu'il pût étudier l'inscription qu'elle portait (2).

Ces détails viennent à l'appui des remarques faites par M. Chivaille et tendent à confirmer l'impression d'exactitude que donne la vue cavalière en question. Il n'est pas impossible que Gaignières ait séjourné quelque temps à Nouaillé faisant dessiner, non seulement l'abbaye, mais des sceaux et des tombes.

Louis Boudan, qui travaillait pour lui, n'est cependant, pas toujours exempt de reproches ; on a pu noter qu'il lui est arrivé de prendre des libertés avec le détail des sceaux ou des tombes qu'il dessinait ; le même monument funéraire dessiné, par lui, à deux époques différentes n'est pas toujours exactement reproduit (3).

Pour ce qui est de la description picturale de l'abbaye de Nouaillé, M. Chivaille note, avec raison, la minutie poussée jusqu'à figurer, même sommairement, la cheminée et la tourelle d'escalier du bâtiment ouest de l'enclos monastique ; il souligne, par contre, de légères inexactitudes ou omissions dans les parties nord-est et nord de l'enceinte et le caractère, conventionnel du paysage environnant. J'ajoute que la nef de l'église abbatiale semble n'avoir que trois travées alors qu'elle en a effectivement quatre ; même en admettant qu'elle ait été partiellement masquée par le bâtiment Est de l'enclos, la quatrième travée devrait apparaître au moins en partie. Cependant, malgré ces réserves, on peut douter que le dessinateur de Gaignières ait jonglé avec la vérité au point de faire figurer, sur la vue cavalière, des bâtiments qui auraient disparu depuis plusieurs années.

Or — et c'est précisément ce qui ajoute à l'intérêt de la communication de M. Chivaille — Boudan nous révèle l'aspect que présentaient encore, en 1699, la chapelle Notre-Dame et le bâtiment Sud de l'enclos monastique.

Pour ce qui est de la chapelle Notre-Dame, tout le monde a cru qu'elle avait été démolie en 1679. Cette croyance, que j'avoue avoir partagée (4), était fondée, en premier lieu, sur une affirmation de Thibaudeau, présentée, à vrai dire, sans preuves (5). Elle semblait confirmée, ensuite, par la mention du transfert des tombes, de la chapelle dans les cloîtres, au temps du prieur Jacques Denesde. Enfin, elle paraissait mieux assurée encore par l'examen de la planche 20 du Monasticon Gallicanum sur laquelle la chapelle a disparu.

Abbaye Saint-Junien de Nouaillé Monasticon Gallicanum

 

Or, notons-le, cette vue cavalière, datée de 1690, est antérieure de neuf ans à celle de la collection Gaignières.

Comment expliquer cette différence, à première vue anormale ? La question déborde le cadre purement local ; elle doit intéresser tous ceux qui sont amenés à utiliser des documents de ce genre, car elle permet d'apprécier, par la méthode critique, leur valeur documentaire réelle. Rappelons, tout d'abord, que le Monasticon Gallicanum avait été entrepris à la fin du XVIIe siècle par dom Michel Germain, religieux bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, collaborateur zélé de Mabillon, et, au surplus, correspondant de Roger de Gaignières.

L'exécution des planches, destinées à accompagner le texte, a été confiée à plusieurs dessinateurs ou graveurs dont certains, dom François Vrayet, frère Guillaume de la Tremblaye, dom Hilaire Champion ont signé leurs œuvres.

Celle de Nouaillé est anonyme de même que celles des autres abbayes poitevines ; ces dernières s'échelonnent de 1688 (Saint-Savin) à 1692 (Saint-Cyprien de Poitiers).

La valeur artistique des unes et des autres est médiocre. Les éditeurs ou commentateurs modernes du Monasticon Gallicanum (6) ont constaté que le désir de donner, des abbayes, un aspect actuel avait poussé les collaborateurs de l'œuvre à fournir parfois, plusieurs vues du même monastère pour en enregistrer les transformations ou même, à donner le dessin des bâtiments projetés.

A propos de Nouaillé, j'avais écrit que la vue du Monasticon Gallicanum était, sur certains points, une anticipation (7). M. Chivaille m'invite à renforcer cette affirmation et je le suis bien volontiers sur ce terrain.

En nous apportant la vue de Gaignières dont je connaissais l'existence (8) mais dont je n'avais pas eu de reproductions entre les mains, il nous fournit l'occasion d'une fructueuse comparaison entre les deux documents d'où ressort que la chapelle Notre-Dame existait encore en 1699.

Cependant, sa démolition était déjà prévue lors de l'exécution de la planche du Monasticon où elle ne figure pas ; le transfert des tombes dans les cloîtres était, peut-être, le prélude de cette démolition à moins qu'il n'ait été effectué pour faciliter l'affectation temporaire de la chapelle à usage de bibliothèque que nous indique le dessin de Gaignières.

Quant au bâtiment Sud, la vue de Gaignières vient confirmer qu'en 1699, il avait encore l'aspect qui lui avait été donné par la reconstruction de 1625-1626.

La planche du Monasticon montre, au contraire, l'aspect général prévu pour le nouveau bâtiment qui devait être entrepris au début du XVIIIe siècle et qui nous est parvenu en grande partie. En publiant mes Nouveaux documents sur les travaux d'art exécutés à l'abbaye de Nouaillé, j'avais déjà signalé que ce bâtiment n'avait été commencé que quelques années avant 1733.

On peut même préciser que sa construction a entraîné la démolition de la chapelle Notre-Dame sur l'emplacement de laquelle, nous dit M. Chivaille, il s'étendait.

Telles sont les conclusions principales auxquelles conduit la comparaison des deux vues de l'abbaye presque contemporaines l'une de l'autre.

Par un curieux paradoxe, la plus ancienne, celle du Monasticon est en avance sur celle de Gaignières. Elle laisse prévoir la reconstruction du bâtiment Sud et la destruction de la chapelle ; il semble aussi, à l'examiner, qu'on ait prévu la reconstruction du bâtiment perpendiculaire au bâtiment Est, qui contient la sacristie ; celle-ci est, en effet, indiquée dans la légende à l'emplacement qu'elle occupait depuis qu'elle avait été reconstruite, au XVe siècle par Raoul du Fou ; mais elle n'a plus ni ses contreforts, ni ses fenêtres gothiques et elle est englobée dans un bâtiment à deux étages de fenêtres tandis que celui qui figure sur le dessin de Gaignières n'en a qu'un.

La gravure du Monasticon trahit aussi l'intention de débarrasser l'église abbatiale de son appareil défensif dont M.Chivaille nous dit qu'il n'a été détruit, en fait, qu'au XIXe siècle ; ajoutons, enfin, qu'elle donne, de l'entrée Sud de l'enceinte fortifiée, une vue assez fantaisiste avec des tours à poivrières et des créneaux qui n'ont, vraisemblablement, jamais existé ; par contre, elle n'indique pas le pont-levis dessiné sur la vue de Gaignières et dont l'existence est attestée par d'autres preuves.

Je profite de cette occasion pour signaler l'existence, aux Archives Nationales, de documents figurés relatifs à Nouaillé (9). Ils fournissent d'autres renseignements sur les travaux effectués à l'abbaye au xviie siècle. Il s'agit, tout d'abord, d'un plan d'ensemble dressé par ordre de Frère Joseph de la Bérodière (sic) et daté du 28 février 1657. Il est accompagné d'un assez long commentaire dans lequel on signale que le chœur [roman] de l'église menace ruine ; le dôme [coupole] situé au milieu de la croisée est ruiné et les arcs doubleaux sont soutenus par des pièces de bois ; par contre, la nef, les collatéraux et le grand dôme [clocher-porche] à l'entrée de l'église sont en assez bon état. Sur le côté Nord de l'église, on signale une porte murée, encore visible aujourd'hui, avec un porche voûté ; celui-ci a disparu ; mais on le distingue encore sur le plan, de même que sur le plan du manuscrit 12757 conservé à la Bibliothèque Nationale.

La sacristie et le chapitre sont en bon état et « bien voûtés d'ogives ».

Il était, cependant, question dès cette époque, de démolir la sacristie, car on lit, plus loin, qu'il serait « grand dommage de la ruyner suyvant qu'il est marqué au desseing que M. Denys Pluvier (10) a a faict de ce monastère ».

Le bâtiment Sud, relativement neuf à cette époque, est indiqué comme assez mal commode avec la cuisine et le réfectoire au rez-de-chaussée.

A l'est, le bâtiment contenant l'infirmerie et les « lieux communs » est indiqué comme ayant été construit il y a deux ans, soit en 1655. De la chapelle Notre-Dame, il est dit que c'est : « une belle chapelle très bien bastye de quartiers de pierre de taille dedans et dehors, voûtée à voûtes d'ogives et ornée de beaux et grands vitraux et soutenue par le dehors de piliers boutants grandement solides ».

Sur le flanc Sud, un petit bâtiment rectangulaire qui semble encore exister sur la vue de Gaignières est désigné comme une ancienne chapelle en mauvais état. A l'Ouest du cloître, le bâtiment ancien « voûté d'un bout à l'autre en arceau » sert de bûcher.

Dans la même liasse figurent des projets sommaires de reconstruction des bâtiments conventuels ; on avait prévu à la place de ce bâtiment Ouest, une construction à trois étages ; un autre dessin révèle le projet d'un portail monumental à fronton flanqué d'urnes qui aurait servi d'entrée à l'abbaye et qui, pas davantage, n'a été réalisé.

Ainsi, la vue de Gaignières, si heureusement présentée par M. Chivaille, la planche du Monasticon Gallicanum, et les documents conservés aux Archives Nationales viennent apporter de nouveaux éléments à l'histoire des transformations complexes apportées à l'abbaye de Nouaillé au cours des deux derniers siècles de son histoire.

 

R. CROZET, Maître de conférences d'histoire de l'art à la Faculté des lettres.

 

 

RÉSUMÉ CHRONOLOGIQUE

1569. — Incendie général de l'abbaye.

1569-1574, — Réparations et restaurations partielles sous l'abbé Jean de Mareuil.

Vers 1612. — Etablissement de l'entrée Sud de l'abbaye.

1625-1626. — Première reconstruction du bâtiment Sud.

Vers 1635-1643. — Restauration de l'église abbatiale.

Vers 1645-1653. — Enrichissement du mobilier de l'église, de la sacristie et de la chapelle de Montvinard.

1651. — Incendie dans les bâtiments conventuels.

1655. — Construction de l'infirmerie et des lieux communs.

1661-1693. — Construction des stalles et du jubé, pavage du cloître, etc..

1683-1690. — Reconstruction du chœur de l'église abbatiale.

Vers 1720-1733. — Deuxième reconstruction du bâtiment Sud et démolition de la chapelle Notre-Dame.

1736. — Reconstruction, en pierre, du pont de bois précédant l'entrée Sud de l'abbaye.

1741. - Travaux aux servitudes de l'abbaye.

 

 

 

 

 Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme,

Société des antiquaires de l'Ouest.

 

 

 

 

Abbaye saint Junien de Nouaillé, comparaison avec une vue de l'abbaye de 1699    <==

 


 

(1). A dire vrai, L. Delisle qui signale ce détail ne donne pas l'identité de l'auteur de cette lettre ; mais le fait qu'il y ait eu, à cette époque, un Claude Vidal, prieur à Nouaillé, donne à penser qu'il s'agit de ce personnage bien placé pour être informé du petit événement qu'il rapporte.

2. L. Delisle, Le cabinet des manuscrits de la Bibliothèque impériale, t. I, Paris, 1868, p. 335-356 ; G. Duplessis, Roger de Gaignières et ses collections iconographiques, dans la Gazette des Beaux-Arts, 1870, vol. 1, p. 468-478; H. Bouchot, Inventaire des dessins exè- cutés pour Roger de Gaignières et conservés aux départements des estampes et des manuscrits, Paris, 1891, 2 vol. ; Ch. de Grandmaison, Gaignières, ses correspondants et ses collections de portraits. Niort, 1892 ; J. Roman, Les dessins de sceaux de la collection de Gaignières, dans les Mém. de la Soc. Nat. des Antiquaires de France, 1909, p. 42-158.

3. H. Bouchot, op. cit.

(4). R. Crozet, Notes et documents sur les monuments religieux de Nouaillé du XVIe au XVlIle siècle, dans le Bull. de la Soc. des Antiquaires de l'Ouest, 3e série, t. XI, 1936-1938, p. 728.

(5). Thibaudeau, Histoire de Poitou, t, I, Niort, 1839, p. 172.

(6). L. Courajod, Le Monasticon Gallicanum, Paris, 1869 ; dom H. Leclercq, article Monasticon Gallicanum dans le Dict. d'archéol. chrétienne et de liturgie, t. XI, 2e partie, col. 2190-2204.

(7). R. Crozet, Nouveaux documents sur les travaux d'art exécutés à l'abbaye de Nouaillé (XVIIe-XVIIIe siècles) dans le Bull, de la Soc. des Antiquaires de l'Ouest, 3e série, t. XII, 1939-1941, p. 368. La même opinion au sujet du Monasticon est exprimée par M. André Rostand, L'œuvre architecturale des Bénédictins de la Congrégation de Saint-Maur en Normandie (1616-1789) dans le Bull. de la Soc. des Antiquaires de Normandie, 1939, p. 8687. -

(8). Répertoire archéol. da département de la Vienne, id., lr* série, t. IX, 1853-1861, p. 248.

(9). Vienne, t. III, 51 à 57.

(10). Le frère Joseph de la Bérodière ou de la Baraudière ou, mieux encore de la Béraudière a été également associé aux travaux de reconstruction de Saint-Maixent. Il appartenait, vraisemblablement, à la famille poitevine de la Béraudière qui a fourni deux abbés, François et Emmanuel-Bernard à l'abbaye de Nouaillé. On connaît aussi un moine architecte de la Congrégation de Saint-Maur, D. Robert Plouvier qui, malgré la différence de prénom, est peut-être le même que ce Denis; Chartes de l'abbaye de Saint-Maixent, pub. par A. Richard, t. II, dans les Archives historiques du Poitou, t, XVIII, p. 375. Sur Denis Plouvier, voir Dom Martène, Histoire de la Congrégation de Saint-Maur, pub. par dom Charvin, t. IV, Ligugé, 1930, et t. V, Ligugé, 1931, p. 45 ; voir également le travail déjà cité de M. André Rostand, p. 96-98.