L’Ordre de Grandmont sous la protection des Plantagenêt

Quelques-uns écrivent à tort Grammontins.

GRANDMONT, Grandimons, Grandismons, Magnus-Mons, — Grandi-Montium (Dictionnaire d'Expilly), — Grosmont, Gromoant, Grandimont (Chartes anglaises) chef d'ordre, — paroisse et commune de Saint-Sylvestre, arrondissement de Limoges, Haute-Vienne.

On donnait le nom de Grandmontins aux religieux établis par S. Etienne, de Thiers (Auvergne), à Muret près Limoges.

En quittant Muret, ces religieux fondèrent, au même diocèse, le monastère de Grandmont, qui fut toujours le chef de tout l'Ordre.

Sous quelle règle vivaient les Grandmontins?

S. Etienne disait à ses religieux : « Lorsqu'on vous demandera à quel ordre vous appartenez, répondez seulement que c'est à la religion chrétienne, mère et premier type des autres règles. »

Deux cardinaux légats, visitant S. Etienne dans son désert, lui demandèrent s'il était chanoine, moine ou ermite. Je ne suis rien de tout cela, répondit le saint. Pressé de s'expliquer plus clairement, il ajouta : " Nous sommes de pauvres pêcheurs que la miséricorde de Dieu a conduits dans ce désert pour y faire pénitence. C'est le Souverain Pontife qui, conformément à la prière que nous lui en avons faite, nous a lui-même imposé, pour l'expiation de nos péchés, les divers exercices que nous pratiquons ici. Nous sommes trop imparfaits et trop fragiles pour avoir le courage d'imiter la ferveur de ces saints ermites, que la contemplation unissait à Dieu d'une manière si intime et si continue, qu'ils oubliaient les besoins de leur corps. Vous voyez, d'ailleurs, que nous ne portons ni l'habit de moines, ni celui de chanoines. Nous sommes encore bien plus éloignés d'en prendre les noms, puisque nous n'avons ni le caractère des uns, ni la sainteté des autres. Encore une fois, nous ne sommes que de pauvres pécheurs qui, effrayés de la justice divine, travaillons avec crainte et tremblement à nous rendre Jésus-Christ propice au grand jour de ses vengeances. »

S. Etienne naquit au château de Thiers (Auvergne), en 1046. Lorsqu'il n'avait encore que douze ans, son père l'emmena avec lui dans un voyage en Italie. Etant tombé malade, le père le laissa convalescent à son ami, le bienheureux Milon, natif d'Auvergne, qui était archevêque de Bénévent.

Ce prélat fit instruire le jeune Etienne dans les sciences, dans l'Ecriture sainte et dans tout ce qui regarde la vie spirituelle.

Après la mort de Milon, Etienne, âgé de vingt-quatre ans, se rendit à Rome où il fut lié d'amitié avec Ildebrand, archidiacre de l'Eglise romaine, qui devint pape sous le nom de Grégoire VII.

 Il lui demanda la permission de vivre quelque part dans la pénitence, conformément aux coutumes d'une communauté de moines de Calabre qu'il avait connue quand il était à Bénévent.

Le pape, se défiant de la faiblesse de son tempérament, différa quelque temps de lui accorder ce qu'il désirait; mais, pressé par ses instances, il lui permit de se joindre à quelques autres saints personnages qui auraient le même dessein de vivre selon les observances de ces moines calabrais, défendant à toutes personnes laïques ou ecclésiastiques de le troubler, lui et ses compagnons, dans le lieu qu'il choisirait pour faire pénitence, comme étant sous la protection du Saint-Siège.

Une bulle donnée à Rome, en présence de l'impératrice Agnès et de six cardinaux, du 1er mai 1073, première année du pontificat de Grégoire VII, confirma la permission et les promesses faites à S. Etienne.  « Quoniam religiosam vitam instituebtes, etc…. » annales ordinis S.Benidicti, T. V, p62.

Etienne, bien content de tout cela, revint en France, demeura quelque temps auprès de ses parents, au château de Thiers, puis disparut et alla d'abord se mettre sous la conduite de S. Gaucher qui avait bâti un monastère à Aureil ou Soviat, au diocèse de Limoges.

Après quoi, il se retira, en 1076, sur la montagne de Muret près Limoges, au milieu de quelques rochers qui étaient couverts de grands bois, et où il se fit une loge avec des branches d'arbres entrelacées les unes dans les autres. Il avait alors trente ans. Sa première nourriture fut d'herbes et de racines, une cotte de mailles lui servait de chemise, et il ne se vêtait pas plus en hiver qu'en été.

Quelques bergers l'ayant découvert, s'accoutumèrent à lui apporter du pain, et sa nourriture ordinaire fut depuis lors de pain et d'eau, ajoutant quelquefois un bouillon de farine très insipide. Sa ferveur était si grande qu'il priait toujours à genoux, tête nue; il se prosternait si souvent le visage contre terre qu'il en était devenu tout livide et que des calus paraissaient non seulement à ses genoux, à ses coudes, mais encore à son front et à son nez.

La renommée de sa vie pénitente lui attira des visites et un grand nombre de personnes se soumirent à sa conduite. Le saint les reçut avec toute la tendresse et la charité d'un père, et a condition qu'on ne lui donnerait jamais le nom de maitre ni d'abbé, mais seulement l'humble titre de correcteur. En leur faveur, il adoucissait ses austérités, afin de ne les point obliger à passer par un chemin qu'il ne frayait que pour lui, et il prenait garde en toutes choses de ne leur point imposer un joug trop pesant.

Après sa mort, arrivée le 8 février 1124, les religieux d'Ambazac inquiétèrent les disciples du saint sur la possession de Muret. Ceux-ci résolurent de quitter Muret. Mais où aller ?

Après avoir bien cherché, le prieur offrit le saint sacrifice pour que Dieu leur indiquât le lieu où il voulait qu'ils le servissent. Immédiatement après qu'on eut entonné l'Agnus Dei, une voix se fit entendre qui dit par trois fois : A Grandmont.

Les religieux s'y rendirent immédiatement.

Ce monastère fut fondé, en 1125, peu de temps après la mort d'Etienne de Muret, dans les montagnes voisines du premier établissement du pieux solitaire, au milieu d'une épaisse forêt, dont un seigneur du voisinage, Amélius de Montcocu, abandonna une partie aux religieux.

Ce monastère aurait compté, s'il faut en croire un écrivain, jusqu'à onze cents moines, — deux ou trois cents au plus, selon d'autres. Ce qu'il y a de certain, c'est qu'au XVIe siècle, il existait, dans l'église de Grandmont, quatre cents stalles : deux cents au choeur des clercs et deux cents dans la nef qui servait jadis de choeur pour les convers P. de Lagarde : Description du lieu de Grandmont).

 

Pierre de Limoges gouverna la communauté immédiatement après le saint.

L'église de Grandmont avait été du temps de Pierre de Limoges, second prieur, bâtie par les religieux eux-mêmes (peut-être sur remplacement d'une chapelle dédiée à saint Barthélémy, Annules, p. 91).

 Il mourut en 1139. Pierre de St-Christophe lui succéda et mourut en 1141.

 Etienne de Lisiac qui fut alors élu correcteur mit par écrit les conseils du saint fondateur : ce fut la règle de l'Ordre de Grandmont.

Grandmont fut érigé en prieuré et les autres monastères que l'on bâtit prirent le nom de celles.

Les supérieurs du monastère et de l'ordre de Grandmont, portèrent d'abord le titre de prieurs (prior domus Grandimontis) (1).

Les divers établissements de l'ordre ne recevaient pas d'autre nom que celui de maison (domus); à la tête de chacune d'elles étaient un religieux qui portait le litre de correcteur (corrector) (2) et un convers désigné par celui de curieux [cariosus) (3); les religieux étaient les frères (fratres ordinis Grandimontonsis), mais dans les documents où il était question d'eux, on leur donnait souvent le nom de bons hommes par lequel ils étaient communément désignés et qu'ils prenaient même parfois(4).

Tous les établissements de l'ordre furent, au moyen âge, désignés sous la dénomination de Bonhomie, les Bons-Hommes, Grandmont, Notre-Dame-de-Grandmont, — les églises de l'Observance étaient toutes placées sous cette invocation ; — on donna plus particulièrement le nom de Petit-Grandmont aux celles secondaires que la bulle de 1317 annexa aux quarante maisons conventuelles conservées par Jean XXII.

 

Grandmont et les rois d’Angleterre

En moins de trente ans, sous le gouvernement d'Etienne de Lisiac, on fonda plus de soixante celles en Aquitaine, en Anjou et en Normandie, pays qui appartenaient alors aux rois d'Angleterre.

Ces rois protégeaient l'Ordre, et le peuple appela ces religieux les Bores hommes de Grandmont.

Les libéralités du roi Henri 1er d'Angleterre contribuèrent à son édification (hujus Petri hortaiu illustrissimus Henricus I Angliae rex, templora B. Mariae apud Grandimontem…... Mss 17,070, f°27); mais elle devait être d'une architecture fort simple, et les pauvres cellules qui se groupèrent, autour du tombeau de saint Etienne étaient loin de présenter des constructions solides et symétriques. Il fallut bientôt songer à élever des bâtiments plus en rapport avec l'importance du monastère et de l'ordre.

 On résolut de refaire, en premier lieu, la chapelle sur un plan beaucoup plus vaste, et les frères convers eurent en peu de temps achevé la nef.

 Le chef de la dynastie des Plantagenets, qui venait alors de monter sur le trône d'Angleterre, suivait l'exemple de Henri 1er et de l’Empresse Mathilde en accordant â Grandmont la protection la plus généreuse. Il en fut le plus illustre et le plus constant bienfaiteur : il s'était fait bâtir deux palais dans l'enceinte même du monastère. Non content d'accorder dans plusieurs provinces des terres et des domaines aux fils de Saint-Etienne, il donna aux religieux des sommes considérables, leur fournit des matériaux pour leurs constructions, et défraya les ouvriers qu'ils durent y employer.

S'il faut en croire Jean Roudet, grandmontain de Breuil-Bellay, qui vivait au  XVIIe siècle, le roi d'Angleterre aurait, en une seule fois (una vice), envoyé de la Rochelle au monastère huit cents chariots de plomb, traînés chacun par huit chevaux anglais de même robe (octingintos currus plumbo oneratos; porro quisque currus octoequis anglicanis, crine coloreque que simillimis vehebatur).

Louis VII, roi de France, leur fit construire, en 1164, à Vincennes, un monastère qui devint célèbre et qui fut aussi érigé en prieuré.

On trouve une partie de ce document dans le manuscrit de P. de Lagarde, sans date, et au folio 49 C° du mss latin 16,670 de la Bibliothèque national.

Henri Il Plantagenêt, élevé par sa mère Mathilde l'Emperesse dans la vénération du fondateur de Grandmont, n'aura de cesse, devenu roi d'Angleterre (1156), de fonder sept maisons dans ses domaines : le Pare-lès-Rouen, La Haye d'Angers, Sermaize (près de La Rochelle), Bercey (forêt de Bercé, Maine), Grandmont-lès-Chinon (alias Pommier-Aigre), Grandmont-lès-Tours (alias Bois-Rahier à Saint-Avertin), Grandmont-Villiers (alias Villiers, Villiers-près-Loches, Villiers-près-Montrésor) ce dernier fondé dans la paroisse de Coulangé sous le vocable de Notre-Dame et saint Étienne.

Mathilde, malgré sa vie agitée, n’a pas oublié Grandmont. Elle a été surement très affluente dans le rapide mariage de son fils Henri II avec Aliénor d’Aquitaine, c’est elle qui organise le mariage du vicomte de Limoges à une heritière de Cornouailles en 1156.

En 1157, les douze premiers ermites de Grandmont arrivèrent et s'installèrent dans des cabanes en bois.

En 1162, le roi confirme ses dons : une rente annuelle de 36 livres à prendre sur le trésor royal et environ 100 à 120 hectares de bois, landes et prairies appuyés à l'est sur la « voie publique de Saint-Aignan à Châtillon-sur-Indre ». Les bâtiments s'élèveront vers 1170.

 

 Le 5e prieur, Pierre Bernard, fit achever l'église de la nef au chevet, et la consécration en fut faite, avec une grande solennité, le 4 septembre 1166 (al. 5 ou 6 octobre 1168). La Compilation de P. de Lagarde et les mss. de D. Estiennot, — mss. latin, 12,763 de la Bibliothèque nationale, p. 171, —donnent 1167.

La partie déjà reconstruite des bâtiments réguliers fut, comme l'église, couverte en plomb, et le réfectoire, voûté en pierres (cum testudine lapidea. Gallia Christ.).

Au cours de l’année 1169, Grandmont servira de médiateur entre le roi de France Louis VII, Thomas Becket et Henri II.

La vive affection que les Grandmontains avaient vouée à Henri II pour tous ses bienfaits ne les empêcha pas de joindre un cri d'horreur aux protestations de l'Eglise indignée, lorsque éclata la nouvelle du meurtre de Thomas Becket, dans les premiers jours de 1171.

 Guillaume de Treignac (6e prieur) renvoya sur le champ tous les ouvriers que ce prince entretenait à ses frais à Grandmont pour l'achèvement de l'église et des cloîtres. La lettre qu'il adressa à ce sujet au monarque nous a été conservée :

« A Henri, roi d'Angleterre, gravement malade, surtout par l'âme, le frère Guillaume de Trahinac, Prieur de voire Grandmont et pécheur frappé d'épouvante : Salut en Celui qui donne la santé aux rois. — Hélas, mon Seigneur, que raconte-t-on de vous ? Je.ne veux pas vous laisser ignorer que, du jour où nous avons appris votre mortelle chute, nous avons renvoyé les ouvriers que voire piélé avait chargés d'édifier l'église de votre maison de Grandmont, afin de n'avoir plus rien de commun avec vous. Mais le souvenir de la bonlé naturelle de votre royale Majesté venait protester contre l'horrible accusation de parricide qui est portée contre elle, et mon âme n'a pu croire à la vérité d'une telle imputation (5). »

Pierre Bernard, le prédécesseur de Guillaume de Treignac, qui était alors correcteur de la maison du Bois de Vincennes et avait été envoyé naguère par le-Saint-Siège auprès de Henri II pour amener une réconciliation entre le roi et l'évêque de Cantorbéry, écrivit aussi à ce prince pour lui reprocher son crime, comme on l'a vu précédemment, et échangea à ce sujet, avec son successeur à Grandmont, quelques lettres qui but été publiées par D. Martène.

Le pape Alexandre III donna aux religieux de Grandmont, en 1171 (1174?), la bulle suivante, renfermant des prescriptions relatives au travail :

Alexander èpiscopus servus servorum Dei, dilectis filiis Guillelmo, priori et fratribus Grandimontensibus, salutem et apostolicam benedictionem. Quanto amplius tenemur religionis profectu congaudere, tanto libéntius debèmus quas ad regulse vestrse observaiitiam pertinent, juxta desiderium vestrum quod saluti proficit, effectui mancipare. Hac itaque ratione induti, omnibus regulam vestram servantibus, sicut in ordine vestro habetur, laborem loco paenitentise et in peccatorum suorum remissionem injungimus quem in ipsa observantia patiuntur. Institutionem quoque quam ad castigationem vestram, post confirmationem fel., record. Adriani papae prasdecessoris nostri, régulas vestrse salubriter addictis, auctoritate apostolica confirmamus, et futuris decernimjis temporibus valiturum. Nulli ergo omnino hominum liceat hanc paginam nostrse concessionis et conflrmationis infringere vel ei ausu temerario contraire. Si quis autem hoc attentare praesumpserit, iridignationem omnipotentis Dei et beatorum Pétri et Pauli, apostolorum ejus se noverit incursurum. Datum octo idus martii, pontificatus nostri anno duodecimo.

C’est vers 1172, à Grandmont, qu’Henri II, entouré d’Aliénor et de tous ses enfants, recevra l’hommage, désiré de longue date, du comte de Toulouse.

En 1174, la veille des calendes de juin, ou 31 mai, Guillaume de Treignac reçut à Grandmont, avec toute sorte de dévotion, une portion considérable de la vraie croix. C'était un don d'Amaury, roi de Jérusalem, qui avait eu peu auparavant ce reliquaire d'Alexis Ducas. Il la mit entre les mains d'Emmanuel, empereur de Constantinople, qui en chargea Bernard, Français de nation, ci-devant moine de Deols ou Bourg-Dieu en Berri, et alors évêque de Lidde.

En 1182 le testament d'Henri II envisage un don de trois mille marcs à Grandmont, mais de seulement deux mille marcs à Fontevraud.

 Le cloître devait être rebâti à l'époque de la mort de Henri II (il avait manifesté sa volonté d’y être enterré), et présenter un certain développement, puisque le chroniqueur mentionne la procession solennelle qui y fut faite lors des cérémonies de la canonisation de saint Etienne.

C'est bien là que, dès 1170, il avait envoyé des ouvriers anglais qui avaient pour mission de préparer une construction convenable pour l'emplacement de sa tombe. Rosé Graham, «The Order of Grandmont and its Houses in England», English Ecclesiast. Stud., Londres, 1929, p. 216-217 ; — Gesta Régis Henrici Secundi Benedicli Abbatis, éd. William Sturbs, 1867, I, 7. Doris M. Stenton a montré que Roger de Howden est le véritable auteur de cette chronique : «Roger of Howden and Benedict», Engl. Hist. Rev., LXVIII, 1953, p. 574-582.

 

Richard Coeur-de-Lion ne témoigna pas aux Grandmontains moins d'affection que ne leur en avait montré son père.

15 décembre 1195 Niort Richard Cœur de Lion, roi d'Angleterre, duc d'Aquitaine, dans une charte générale datée de Niort le 15 décembre 1195, confirmant l'ordre de Grammont dans la possession de ses établissements en Poitou, lui assure en particulier la jouissance paisible du prieuré Barbe-Torte (commune des Magnils-Reigniers), du Bois-d'Allonne et de celui de Bonneraye, paroisse de Puy-de-Serres, et La Meilleraie (commune du Château-d’Olonne),  donné jadis par sa mère, la reine et duchesse Aliénor .

Il contribua aussi aux dépenses de leurs bâtiments; on lui attribue môme la reconstruction entière du monastère (Richardus... parietes et totum ccenobium Grandimontense nobilius quam antea fuerat exstruxit, et opus novum ecclesiae totumque monasterium primum de plumbo cooperiri fecit. Ex chron. et Antiqu. mss. 17,670 de la Bibliothèque nationale, fol. 43, v°).

 

Ricardus dei gratia rex Anglie dux Normannie et Aquitanie et cornes Andegavie archiepiscopis, episco­pis, abbatibus, comitibus, vicecomitibus, baronibus, justiciis, senescallis, prepositis et omnibus ballivis et fidelibus suis salutem.

Sciant tam presentes quam posteri quod nos pro salute anime nostre et animarum omnium antecessorum et successorum nostrorum et pro stabilitate regni nostri, dedimus et concessimus et presenti carta con­firmavimus, in puram et perpetuam elemosimam Deo et beate Marie et priori et fratribus Grandimonten(sis) ordinis manentibus in domo de Meslereia sita in foresta nostra de Orbisterio totum nemus et totam terram libere et quiete sicut fossatis exterioribus clau­ditur ad utendurn pro voluntate sua, et quicquid eis placuerit faciendum, videlicet donare, vendere, ex­stirpare et ad agriculturam redigere et alio quocum­que modo voluerint expsectare [sic] ita quod predic­tum nemus liberum conductum haveat per totam

terram nostram, et per totam forestam aliam ubi defes [sic] fuerint in eadem foresta, vel fient a nobis vel a suctessoribus nostris sive non fuerint.

 Ibidem capiant et expsectent [sicJ a quando voluerint et quantum eis placuerit ad edificacionem usumque eorundem fratrum et domorum suarum et ad omnia sua necessa­ria  facienda sicut piissirnus pater noster rex Henricus dedit et concessit.

Damus etiam et concedimus predictis fratribus quodquociescumque vestros homines in mari piscari contigerit, cum floivis vel navibus seu batellis vel aliis instrumentis hominum dictorum fratrum cuiuscumque sint instrumentis a nominis( ?), dicti fratres percipiant costumam nulla différentia habita, cuiuscumque generis pisces existant qui ibidem a suis aut a nostris hominum capientur.

De naufragiis et fracturis et casibus fortuitis et aliis infortuniis que frequenter in mari accidunt, vel in futurum possunt accidere, dicti fratres percipiant ab hominibus suis sive vestris quiete et pacifice, quicquid ad vos et successores vestros ratione dominii dinoscitur per­tinere, portione nulla nobis vel successoribus nostris in posterum reservata.

Nos vero aut successores nostri seu ballivi, senescalli, prepositi nostri non impedie­mus, quin homines nostri cum hominibus dictorum fratrum valeant mareare cum predictis instrumentis in mari.

Item dam us et confirmamus quod predicti fratres decimam tocius panis habeant, tam in presentia nostra quam in absentia, qui expendetur in castris nostris, de Thalem' et de Olona, sive coquatur sive ematur ibidem sive ibidem aliumde [sic] deportetur.

 Concedimus etiam eisdem fratribus xl a saumatas vindemie in feodo de Gricis annuatim percipiendas in tempore vinde­miarum et sex sextaria frumenti annuatim percipienda in festo assumpcionis beate Marie, in arca vestra que vocatur dominica de Olona, quatuor vel in aliis redditibus nostris, et duo in gastagio.

 Item damus et confirmamus dictis fratribus Galterium Bordi de lnsula Olone et P. Garnerii de Jardo et Hugonem Landri et Aymericum Goguoes de Castro Olone, et G. Garnerii et Rivalonem Britonem de Olona, et Daganea de Sables, et Guilot piscatorem, et Raginal­dum biron, homines nostros cum omnibus heredibus suis, et cum omnibus pertinenciis et possessionibus eorundem liberos et immunes in terra et aqua de omni servicio et de omni taillagio, pontagio, theloneo, passagio, vinagio, fossagio, exercitu et equitatu et omni consuetudine, et de omnibus rebus et occasionibus ad nos vel successores nostros pertinentibus.

Concedimus etiam et confinnamus locum de Bona Radice in puram et perpetuam elemosinam Deo et predictis priori et fratribus Grandimon(tensis) ordinis, et totum nemus liberum et quietum sicut fossatis exterioribus clauditur, ad utendum pro xoluntate sua, et quidquid inde eis placuerit faciendum cum omnibus pertinenciis suis sicut piissima mater nostra regina H. dedit été concessit.

Damus insuper et concedimus predictis fratibus in eadem domo de Bona Radice manentibus Willelmum Giroardum et Hugonem Charrer cum omnibus heredibus suis et cum omnibus pertinenciis et possessionibus eorundem liberos et quietos ab omni servicio et exercitu, et omni consuetudine sicut superus de aliis hominibus est expressum.

Volumus etiam et concedimus quod predicti homines tam illi quos domui de Meleria qua milli quos domui de Bona Radice contulimus predictis domibus et fratibus in illis commorantibus teneantur in omnibus in quibus nobis antea tenebantur.

Item sciatis nos suscepisse in manu et custodia et protection nostra frates Grandim (ontensis) ordinis apud Barbam Tortam commorantes, et concessisse et confirmasse eisdem totum nemus suum liberum et quietum, ad utendum pro voluntate sua sicut fossatis exterioribus clauditur, cum omnibus possessionibus eorundem.

 Confirmamus insuper et concedimus ut has omnes predictas elemosinas et donaciones in perpetuum habeant bene et in pace, libere et quiete, plenarie et intègre et honorifice, sicut eas illis dedimus, et presenti carta confirmavimus.

Prohibemus etiam in premissis fraudem aliaquam adhiberi, cum ipsa pro salute anime nostre et ani­marum antecessorum ac successorum conferamus.

Non tantum predictas donationes predictis fratribus factas in terra nostra ratas habemus et confirmamus, set eciam omnes que eis de cetero fient, in manu et custodia nostra ponimus, et custodiri et deffendi sicut res nostras proprias firmiter precipimus.

Teste me ipso.

Datum per manum Magistri Eustachii apud Niort, xv die Decembris anno regni nostri sexto, in cuius rei testimonium presentibus litteris sigillum nostrum duximus apponendum.

 

Ann. 1196. Chinon— Charte de Richard, roi d'Angleterre, et comte d'Anjou, qui confirme les différentes possessions de l'abbaye des Bons - Hommes d'Angers ou de Grammont.

Deux ou trois auteurs ajoutent le nom de Henri III à ceux de ses prédécesseurs dans la liste des bienfaiteurs de l'abbaye. D'après quelques ouvrages, la Gallia vêtus notamment (T. IV, p. 492), c'est sous ce prince que les bâtiments de la partie nord, qui étaient connus sous le nom de l'Angleterre, auraient été reconstruits du côté du midi, avec beaucoup de magnificence. —

 

La règle de l'ordre fut approuvée par plusieurs papes, en 1156, 1174, 1182, 1186, 1188. Cèlestin III, y fit-quelque changement en 1191. Innocent III, en 1202, Honorius III, en 1218, et Grégoire IX, en 1234, la modifièrent encore, et Innocent IV, en 1245, la modifia plus sensiblement, en y retranchant même plusieurs chapitres.

Dans les premières années du XV° siècle, le prieur Jourdain de Rapistan fit bâtir un dortoir et diverses dépendances, qui furent recouverts en plomb.

Au milieu du XVe, on vit s'élever une nouvelle maison abbatiale et une tour, dues aux libéralités de Guillaume de Fumel; la couverture de plomb de tous les bâtiments fut restaurée et complétée.

Un peu plus tard, les abbés commendataires, les cardinaux Lallemand et Briçonnet notamment; après eux, Rigaud de Lavaur, Georges Barny, et plusieurs autres  exécutèrent d'importantes réparations ; mais le monastère avait été, à diverses reprises, dévasté durant la guerre de Cent ans et les luttes religieuses du XVI° siècle.

Grandmont porta pendant deux siècles le titre modeste de prieuré.

L'histoire de l'abbaye se confond avec celle de l'ordre tout entier. Nous ne la referons pas ici. Nous rappellerons seulement que Grandmont reçut d'illustres hôtes : le roi Henri II d’Angleterre et ses fils y séjournèrent plusieurs fois (.les Annules manuscrites de .Limoges, p. 201, commettent à ce sujet une assez grosse méprise).

L'abbaye est mentionnée au relevé des Mensiones et itinera des rois de France, sous la date du 30 juin 1272. (Recueil des historiens des Gaules et île France, T. XXI, p. 425.)

Ce jour-là, en effet, Philippe III, qui venait de Limoges, où il avait couché la veille, s'arrêta à Grandmont, et y reçut l'hospitalité (Bonaventure île Saint-Amable, T. III1, p. 579) — Nous avons dit que, peu de temps avant la mort de saint Etienne, deux légats du Saint-Siège, Pierre de Léon et Grégoire, qu'on appelait alors le cardinal de Saint-Ange, étaient venus à Muret ; le second, élu pape en 1130, sous le nom d'Innocent II, fut obligé par son ancien collègue, devenu son compétiteur, de se réfugier en France.

Pierre de Limoges, second prieur, l'accueillit dans le nouveau monastère de Grandmont (Bon. de Saint-Amable, T. III, p. 469: Levesque, p. 101). Innocent III, alors cardinal, paraît y être également venu à l'époque des premiers schismes de l'ordre. C'est du moins ce qu'atteste le chroniqueur de Saint-Martial de Limoges (Ego proesens fui in capitule... et Oetorianus, episcopus Ostiensis, et Hugo dc Nonens, et Lotharius qui postéa Innocentius III "s meruit nuneupaci. Edition Duplès-Agier, p. 62).

Enfin Clément V, qui était un élève des Grandmontains, passa plusieurs jours au monastère avec toute sa cour. Vers l'an 1309, il y fit quelques additions et des changements.

Le peu de bien que les religieux de Grandmont avaient reçu des fondateurs ne pouvant suffire dans la suite, parce que les religieux n'avaient pas le vouloir ou la force de travailler suffisamment pour entretenir une communauté assez nombreuse, ils s'adressèrent au pape qui était pour lors Jean XXII, qui après avoir examiné les moyens les plus propres pour faire subsister les religieux, n'en trouva point de plus expédient que d'unir plusieurs maisons à une, ce qu'il fit par une bulle donnée à Avignon.

 

Par la bulle « Exigente débite » du 27 novembre 1317, le pape Jean XXII éleva le monastère de Grandmont au rang d'abbaye et érigea en même temps trente-neuf prieurés conventuels auxquels il incorpora toutes les maisons de l'ordre.

Depuis lors les abbés s'intitulent : N. abbas monasterii et tocius ordinis Grandmontonsis (6), et les supérieurs des nouveaux prieurés portent le litre de prieurs (7)

Il y unissait en même temps quinze maisons secondaires : Boisverd, Bronzeaux, l'Ecluse, Epaigne, Etricor, la Forêt de Montusclat, Muret, Rousset, la Serre de Bonneval, Trezen (diocèse de Limoges), la Garde (diocèse de Saintes), Saint-Martial de Tudela en Navarre, Albebury, Gresswale et Eskdale en Angleterre;

Le chef d'ordre absorba un peu plus tard le prieuré de Sermaize avec ses deux annexes : la Lance et Barbe-Torte ; celui du Grand-Bandouille, avec ses trois annexes : la Meilleraye, le Pelit-Bandoinlle-sur-Dive et Roche-Cervière ;

Enfin deux anciennes correctoreries dépendant de Chàteauneuf-sur-Cher : Pétilloux et Grandmont-Chàtaignier au diocèse de Bourges, soit vingt-quatre maisons, — sans compter celles qui avaient été unies au monastère avant 1317, et dont un arrêt du Conseil du 21 décembre 1660, relatif au renouvellement du Terrier de l'abbaye, mentionne deux seulement: Balezis, près Limoges, et Montmorillon.

En 1499, s'il faut en croire la chronique de Jean Roudet, religieux de Breuil-Bellay, Grandmont vit un rare et grandiose spectacle : le cardinal Briçonnet, abbé général, alors évêque de Saint-Malo, y officia solennellement, assisté de ses deux fils, l'un évêque de Meaux, l'autre de Lodève.

En 1642, un saint religieux de l'ordre, le P. Charles Frémont obtint du prieur de Grandmont, chef de tout l'ordre, la permission de se retirer dans le prieuré d'Epoisse, près de Dijon, en compagnie de dom Joseph Boboul, religieux du même ordre, pour y observer à la letre la règle que le pape Innocent IV avait mitigée.

En 1650, le P. Frémont établit une seconde maison de sa réforme à Thiers, lieu de naissance du fondateur de l'ordre.

Ce fut à Thiers que dom Frémont dressa les statuts de cette réforme, et les monastères qui acceptèrent la réforme furent dits de l'Etroite Observance.

 

Chute de l'ordre de Grandmont

 

 Les années avaient achevé l'oeuvre des hommes : les magnifiques constructions de Grandmont, ses tours, ses logis royaux tombaient.

Du temps de l'abbé Expilly (Dictionnaire géographique, historique et politique des Gaules et de la France, 1856 : article Grandmont), l'église et le couvent étaient en ruines, ainsi que le logement abbatial, qui formait un des quatre corps de bâtiments dont se composait le monastère, et la communauté s'était installée dans une maison isolée qui servait précédemment d'infirmerie pour les religieux attaqués de maladies épidémiques.

 Après plusieurs tentatives de restauration, on dut reconnaître qu'une reconstruction complète était indispensable. La parcimonie avec laquelle furent exécutées les réparations sous le généralat de D. de la Guèrinière, accrut l'urgence de cette reconstruction (Mémoire pour les religieux de l'ordre de Grandmont, servant de réponse à la requête présentée au Roi par M. de la Guèrinière, abbé général dudit ordre, 1733. Bibliothèque de Limoges).

 A la suite de plaintes formées par les religieux, un arrêt du Grand-Conseil du 31 mai 1732 commit l'intendant de Limoges, M. de Tourny, pour constater l'état des bâtiments.

Celui-ci procéda à cette opération au mois d'août suivant, et fit dresser par M. Naurissart, ingénieur des ponts-et-chaussées de la généralité, un devis de reconstruction, qui s'éleva à 310,447 liv. 10 s.

L'abbé, qui avait déjà acheté de l'intendance des matériaux et des bois de charpente réunis à Limoges pour servir à l'édification de casernes, commença, en 1732, la nouvelle église. Le nombre des religieux fut réduit, et un nouvel arrêt du Conseil du 1er mai 1736 autorisa plusieurs coupes de bois extraordinaires, dont le prix dut être affecté aux dépenses des travaux ; ceux-ci furent menés avec activité pendant la première période de l'administration de M. de la Maison-Rouge.

 

 En 1766, l'église, — « une des plus belles » de son espèce qu'il y eût dans le royaume », s'il faut en croire un mémoire rédigé par les avocats de l'abbé et conservé dans les papiers du dernier prieur, — était à peu près achevée.

 C'était une église à coupole, dans le style du Panthéon de Paris. Elle formait une des ailes du monastère neuf, que Loménie de Brienne, connaisseur en matière de constructions, qualifiait, dans un de ses rapports, de « maison magnifique », et auquel on travaillait encore en 1768. A cette époque, les travaux furent arrêtés, et vingt années s'étaient à peine écoulées que Mgr d'Argentré commençait la démolition de ce superbe édifice.

L'ordre des Grandmontins fut un des premiers qui subit la persécution de la secte philosophique du XVIIIe siècle.

Il fut supprimé par lettres patentes du 24 février 1769 et nous ne sachions pas qu'il se soit rétabli.

Les sites grandmontains sont vendus à la Révolution comme biens nationaux. Des entrepreneurs démolissent les bâtiments pour récupérer les matériaux qui ont servi à la construction de certains bâtiments de la ville de Limoges.

 En 1817 l'abbaye disparaît complètement. Une route est créée pour relier le village de Grandmont au village des Barrys, elle coupe le site de l'abbaye en deux.... A cette époque, le patrimoine historique ne valait pas grand chose... sauf pour les entrepreneurs qui se servaient des pierres à "bon marche" pour leur profit personnel.

 

Tous les Chapitres généraux de l'ordre, de 1125 à 1768, se tinrent à Grandmont, à l'exception de deux : celui de 1239, convoqué à Vincennes par les Commissaires du Saint-Siège, et dans lequel Jean de Laigle fut élu prieur, et celui de 1386, réuni à Bois-Rayer près Tours, où l'abbé Ramnulphe avait dû transférer sa résidence, à cause des incursions de troupes qui désolaient alors le Limousin.

L'abbaye portait « d'argent au chef de gueules ». Ses revenus propres ne paraissent pas avoir atteint jamais le chiffre de 50,000 livres, brut. Lors de la suppression de l'ordre, ils ne dépassaient pas 32,000 livres.

Nous avons cherché en vain les « plans pour la construction de l'église et des bâtiments de Grandmont » que signale M. de Lépine dans son Inventaire.

 Ni l'évêché de Limoges, ni les Archives de la Haute-Vienne, ne les possèdent. Un croquis existait chez M. Moreau, médecin à Saint-Sylvestre : nous n'avons pu en obtenir communication.

L'abbaye possédait un trésor d'une richesse incomparable. Presque toutes les reliques conservées aujourd'hui dans le diocèse de Limoges et la partie nord de celui de Tulle et les châsses qui les renferment proviennent de Grandmont.

On trouvera dans l’Inventaire de M. de Lépine et dans le Procès- Verbal de distribution des reliques du monastère, publié par M. Maurice Ardant, le catalogue des richesses artistiques qui furent dispersées lors de la suppression du grand monastère. L'église, le cimetière de l'abbaye, les diverses chapelles, notamment celles qui marquaient encore les bâtiments primitifs de l'Angleterre, renfermaient un grand nombre de sépultures de hauts personnages.

 Dans le cimetière, s'élevait un de ces monuments connus sous le nom de fanaux ou lanternes des morts (...eximia columna supra quam olim lampas ardebat. — Annales, p. 97).

 

L'habillement des religieux de l'ordre de Grandmont consistait en une robe de serge noire avec un scapulaire fort large de même étoffe, auquel était attaché un capuce assez ample. Ils avaient un petit collet de toile large de deux doigts.

 Au choeur, ils mettaient un surplis avec un bonnet carré.

Il y eut, quoique peu nombreux, des monastères de religieuses de l'ordre de Grandmont. Ces religieuses avaient les mêmes observances que les religieux, et étaient aussi habillées en noir.

 

 

 

Si il ne reste plus rien de la grande abbaye de Grandmont dans les monts d'Ambazac, à proximité de Limoges, la naissance de cet ordre unique en Limousin nous laisse de nombreux témoignages.

https://www.saint-sylvestre-limousin.fr/presentation/patrimoine/abbaye-de-grandmont

Dictionnaire de droit canonique et des sciences en connexion avec le droit canon, ou Le dictionnaire de Mgr André et de l'abbé Condis.

 

 

 

 

 

 ==> Vendée - Proche de Puy du Fou, l’Histoire du Prieuré de Grammont - Une coutume du Moyen Age venue jusqu'à nous

==> Prieuré de Notre-Dame de Bois-Rahier ou Grandmont-lez-Tours, domaine des Plantagênet.

==> De 1177 à 1179. — Charte d’Henri, roi d’Angleterre, duc de Normandie et d’Aquitaine, comte d’Anjou et de Touraine, qui donne à l'abbaye de Grammont le lieu de Pommier- Aigre, et fonde le prieuré de ce nom.

==> Aout 1469 des gens de guerres au prieuré de Barbetorte (ordre de Grantmont) sèment le désordre dans le bourg des Magnils Reigner

 

 

 

 


 

(1)    « Frater A. humilis prior ordinis Grandimontensis » (Charte de 1255. Arc. Nat. S3294)

(2)    « Frater Haymardus corrector domus de Vicenis Grandimontensis ordinis. » (Charte de 1250-1251. Février . Arch. Nat. L 955) – On le désignait parfois aussi sous celui de magister. Bulle d’Innocent III, du 15 mars 1207, « Justis petentium » adressée magistro et fratibus domus Grandimontis de Vicennis (Arc. Nat. S 4317, n°6)

(3)    On en trouve d’assez nombreuses mentions dans les documents, mais je n’ai pas rencontrés d’actes rédigés en son nom.

(4)    «  Beni homine Grandimontensis ordinis mamentes in domo de Alneto apud Pruvinum. » (ch de Henri. Comte de Troyes pour les Grandmontains de Provins, 1168. Arch. Nat s 4316, n°11) – « Prior et conventus prioratus beate Marie Honorum hominum nemoris Vincenarum Par. Dioc. » - Charte de 1378. Arc. Nat.j460, n°51).

(5)   Salutem in Eo qui dat Salutem Regibus, Henrico, Anglorum régi, graviter laboranti praesertim in inleriore homine, frater Guillelmus de Trahinac conterritus, in Grandimonle vestro prior et peccalor. — Hem, domine mi rex, quid est quad audio de vobis ? Nolo vos ignorare quod a die qua didicimus vos lethaliter cecidisse, operarios remisimus devolionis vestrse aedificanlis (aedificantes ?) ecclesiam domus tua; Grandimontis, ne in ullo tecum participes essemus. Considerata quidem regioe vestrse magestatis ingenila bonitate, et collala ex adverso cum horrendi parricidii crimine quo accusaris, non potuit hoc de te sihi suadere anima mea, etc. (Bull. Soc. arch. Lim., t. XXIII, p. 47).

 

(6)    Ils se disent parfois abbés par la grâce de Dieu et du Saint-Siège. Charte de 1389 : « Nos Petrus, Dei et Sancte Sedis apostolice gratis, abbas monasterii et tocius ordinis Grandimontensis. » (Arc. Nat. S 3294)

(7)    « Frater Raginaldus prior prioratus conventualis ecclesie beate Marie de Bolonia Carnot. Dioc. Ordinis Grandimontensis. » (Charte de 1387)