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PHystorique- Les Portes du Temps
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14 février 2021

1411, l’évêque de Maillezais Jean le Masle poursuivait au Parlement Maurice de Volvire, seigneur de Nieul-sur-l'Autize

Au commencement de 1411, l’évêque de Maillezais Jean le Masle poursuivait au Parlement Maurice de Volvire, seigneur de Nieul-sur-l'Autize

En 1380, un nouveau nom vient s'ajouter à la liste des évêques c'est un autre Jean qui préside à la somptueuse cathédrale, qui trône dans le magnifique sanctuaire mais pour lui, comme pour ses prédécesseurs, notre plume ira vite, car il est passé sur la terre du Poitou sans y laisser de traces (a).

Pierre de Thury, l'ancien custode de l'Eglise de Lyon, était évêque de Maillezais en 1382.

Après avoir reçu cette dignité au temps où il était maître des requêtes à la cour du roi Charles VI, il fut t'un des ambassadeurs de la France pour signer une trêve avec l’implacable Angleterre (3).

Pierre de Thury, appelé à d'autres fonctions, céda bientôt l'évêché de Maillezais à Jean le Masle.

Dans la liste populaire des évêques de  Maillezais on place un autre Jean mais sans aucun doute Jean le Masle était évêque en 1384.

 En effet, des lettres conservées dans la chambre des comptes prouvent qu'il était alors chancelier du duc de Berry.

Après l'élection de Benoît XIII, le roi Chartes, qui faisait tout pour l'union de l'Eglise, convoqua en 1394 les prélats les plus distingués de son royaume; il les fit avertir par des lettres, qui furent envoyées aux lieux où leurs titres les obligeaient à résider.

Beaucoup s'excusèrent, les uns sur leur grand âge, d'autres parce qu’ils n'avaient pas de quoi faire les frais du voyage; l'évéque de Maillezais, lui, fut fidèle à  la voix de son souverain, et il se rendit à la grande assemblée, pour discuter et délibérer sur les graves intérêts  de l’église.

Bientôt après, Jean le Masle obtint de Jean l'Archevêque, seigneur de Parthenay, un traité en faveur des hommes de Mervent, forcés depuis longtemps à veiller eux-mêmes à la garde du château, qui s'élevait non loin de leur demeure.

L'arrangement qui fut fait décida que l'évêque de Maillezais et ses successeurs seraient seulement obligés de donner au seigneur de Mervent un oiseau de proie, nommé Autour, à chaque fois que le seigneur de Volvire viendrait à mourir.

Grâce à cet oiseau du carnage, dont l'offrande était toujours chère aux hommes du Poitou, si passionnée pour les joies, les plaisirs de la chasse, Jean l'Archevêque renonça pour lui et pour les siens aux demandes qu'il avait le droit de faire à l'évêque de Maillezais et à ses hommes; il renonça également aux rentes, aux devoirs, aux juridictions qui lui revenaient.

 L'évêque de Maillezais obtint encore quelque chose en faveur des habitants de Chaillé ; il leur fut accordé de monter seulement quatre guets au château de Mervent, encore ils furent libres de s'en délivrer en payant au capitaine du château ou à son lieutenant deux sous par garde.

Toutes ces faveurs furent obtenues par une somme de huit cents écus d'or au coin du roi.

Maillezais était alors sous la sauve-garde du roi Charles VI; ses privilèges étaient si grands, qu'il ne pouvait être séparé du domaine de la couronne.

A l'évêque de Maillezais d'autres honneurs encore ; le 10 mai 1402, il siégeait dans tes conseils du duc de Berry, ce brillant comte de la terre du Poitou.

Quelques années plus tard, il prit part au grand conseil tenu pour aviser au gouvernement de l'Etat.

Ensuite, au temps du fameux concile de Pisé, ou il ne put assister, Jean le Masle envoya quelqu'un pour le remplacer, car l'Eglise de Mailleais ne pouvait pas être absente dans cette grave circonstance.

Le dessèchement des marais est bien ancien. Les premiers travaux remontent au douzième siècle. Sous l'évêque Jean, en 1409, des travaux existaient en grand nombre mais le temps, ou l’indifférence qui les avait négligés, permirent à l'immensité des eaux de rester sur les terres envahies.

Alors des eschenaux, des chaussées, des ponts et des pontereaux durent être faits ou réparés. Aussi l'évêque de Maillezais fut-il chargé de veiller à leur réparation, à leur entretien, il résolut d'assembler les gens d'église, les chevaliers et tous ceux qui devaient contribuer aux réparations demandées c'était juste aussi les convoqua-t-il à Fontenay, un dimanche, pour recevoir leur avis et leur donner les siens.

Jean de Masle, chancelier du duc de Berry, profita de sa faveur auprès du prince, comte de Poitou, pour obtenir du roi Charles VI l’ordre de reprendre immédiatement les travaux et de les pousser avec activité.

Nommé commissaire avec Guillaume de Taveau, seigneur de Mortmer, il convoqua à Fontenay les gens d’église, les chevaliers et tous ceux qui, à raison de leurs terres, devaient contribuer aux réparations demandées, et obtint les subsides nécessaires.

(Fontenay le Comte, l’hostel des frères prescheurs - L’entrée du couvent se situait à l’angle des rues Catinat, Jacobins et Saint Jean.)

 

 

Lettres de Jehan, évêque de Maillesais, et de Guillaume Taveau, chevalier, seigneur de Mortemer, portant commission d'ajourner ceux qui dévoient contribuer à la réparation des marois.

Jehan par la grâce de Dieu évesque de Maillesais, et Guillaume Taveau chevalier, seigneur de Mortemer, conseiller du roi notre sire, et ses commissaires sur le fait de la réparation des marès, eschenaux, chaussées, ponts et pontereaux nécessaires à être fais ou réparé ès dits marès, estans et aires dès la ville de Niort jusqu’à Beauvoir sur Mer, et à oir, veoir, recevoir et assurer les comptes des commis à recevoir les sommes or- données à être levées pour la réparation desdits marès ès temps passés, et à contraindre et faire contraindre tous ceux qui à réparer iceux marès sont tenus et ont accoutumé de faire, à tous et chacun les sergens du roi, notre dit sire et notre très doublé seigneur monseigneur le duc de Berry et d’Auvergne, comte de Poitou , de Stampes, de Boulogne et d’Auvergne , salut.

Comme pour procéder en fait de ladite commission soit mestier et nécessaire de faire assembles par devant nous prélats, gens d’église, chevaliers et aultres à qui le fait de ladite commission peut touchier, et qui sont tenus à contribuer ès réparations nécessaires ès dits marès, afin d’avoir avis avec iceux, lesquels eschenaux , bots, pons et pontereaux sont de présent plus nécessaires d’être réparés, et qui ceux et chacun d’eux doivent réparer et mettre en estât, ou queque soit contribuer à la réparation d’iceux.

Et nous avons sceu que les nommés et contenus au rôle adrexé à cestes nos présentes soeyrent les aucuns les situations d’iceux eschenaux, bos, pons et pon- treaux, et les autres tenus à réparer aucuns d’iceux eschenaux....

Pour ce est il que nous vous mandons.... que vous, iceux et chascun d’iceux, leurs procureurs... châtelains ou receveurs ajorner à estre et comparoir par devant nous à Fontenai en l’hostel des frères prescheurs au dimanche emprès la Magdelaine 28 e jour de ce présent moys de juillet, à l’heure de prime pour aller oir à ce qui par nous leur sera dit et exposé touchant ledit fait, etc.

Donné le 16 juillet 1409.

Manuscrits de dom Fonteneau, vol. 25, fol. 257.

 

 

Bientôt la France est en armes; les princes veulent, disent-ils, remédier aux désordres de l'Etat.

Le duc de Bourgogne propose la paix; mais le duc de Berry persiste à marcher sur Paris. Le duc de Bourgogne, qui craint de le voir arriver avec toutes ses forces, est effrayé mais pour éloigner son rival, il ne trouva qu'un moyen, celui d'envoyer à sa rencontre des personnes qui lui fussent agréables.

Le choix tomba sur plusieurs évêques, entre autres sur celui de Maillezais l'abbé de Saint-Maixent et le sire de Parthenay firent aussi partie de la pacifique ambassade.

Quand le pape d'Avignon voulut faire quelque chose en faveur de la concorde et de l'union, il fit prier son compétiteur, qui siégeait dans la ville éternelle, de recevoir ses ambassadeurs. Parmi les prélats qui devaient lui parler en faveur de l'Eglise tourmentée, se trouva l'évêque de notre cathédrale.

La terre étrangère ne lui fut pas favorable car, à la mort du pape Boniface, frappé par les paroles des prélats agenouillés qui priaient au nom de tout un monde, le peuple s'ameuta, et l'évêque de Maillezais, renfermé dans le château Saint-Ange, ne put s'échapper qu'à force d'argent de l'odieuse prison qui le tenait éloigné de cette belle France qu'on regrette toujours.

 

 Guerre de Cent ans, Time Travel le 8 juin 1432 : prise du château de Mervent par le Bâtard Jean d'Orléans.

 1433 Lettres d'amortissement accordées par Charles VII à Guillaume de Lucé, évesque de Maillesais, au sujet de l'abonnement du droit de rachapt fait entre cet évesque et le seigneur de Mairevent, pour la terre et seigneurie de Chaillé, qui est dans la mouvance du château de Veluyre, et qui relève par arrière-fief de celui de Mairevent.

Charles par la grâce de Dieu roy de France savoir faisons à tous présents et advenir nous avoir receu l’humble supplication de notre amé et féal conseiller Guillaume de Lucé évêque de Maillezais tant en son nom comme au nom de son chapitre, contenant que comme jà pieça notre amé et féal cousin le sire de Partenay, de Monthelon , de Vouvent et de Mairevent pour lui, ses hoirs et ayans cause et successeurs désirant croistre et augmenter le patrimoine de notre mère sainte Église, et icelle relever et garder de tous griefs et oppressions à son pouvoir et estre participant ès bienfaits et prières de ladite église de Maillezais , moyennant aussi la somme de huit cents escus d’or que feu Jean Le Masle précédent éveque de Maillezais bailla et poya comptant à notre dit cousin reaulement et de fait, ainsi que apparu nous est par ses lettres de reconnaissance sur ce faittes, ait abouni audit évêque, et à sa dite église, et à ses successeurs le rachapt que notre dit cousin et ses prédécesseurs acause de la baronnie, chastel et chastellenie de Mairevent à eulx appartenant avoient et souloient avoir, ou pour le temps avenir à icelluy notre dit cousin, ses hoirs et successeurs pourroit complecter et appartenir par mort ou mutation de seigneurs de Voluyre, que au temps d’icelluy abonnement ledit éveque et sadite église tenoient et exploictoyent au lieu de Chaillé et environs au diocèse de Maillezais en est soubz la foy et hommage lige que le sire de Voluire pour le temps pour son lieu , terres, et appartenances de Chaillé et environs au diocèse de Maillezais estoit tenu et avoit accoustumé faire à notre dit cousin et à ses prédécesseurs pour raison et acause desdites baronie, chastel et chastellenie de Mairevent sauf et retenu ung vastourson pour devoir de noble que ledit éveque et ses successeurs seront tenus bailler et poyer à notre dit cousin , ses hoirs et successeurs audit chastel de Mairevent à chacune mutation de seigneur de Voluyre, et avec ce notre dit cousin ayt cédé, délaissé, et transporté pour luy, ses hoirs et successeurs audit éveque et à ses successeurs tous et chacun les droits, juridictions , et raisons, actions et demandes qu’ils avoyent accoustumé avoir et pouvoient exercer sur iceluy evêque, ses hommes , sujets, et choses dessus ditles et chacune d’icelles pour occasion dudit rachapt soyent cens, rentes, devoirs, juridictions, et autres droits et choses quelconques, voulant que d’icelles choses, juridictions et droits iceluy éveque et ses successeurs puissent jouir et user paisiblement aussi comme iceluy notre cousin et ses successeurs feroient si ledit rachapt étoit en leurs mains, ou levé par eux ou leurs officiers, réservé et retenu à eulx et leurs successeurs ès dites choses et chacune d’icelles leurs autres droits et noblesse à justice et juridiction, souveraineté et ressorts qu’ils avoient accoustumés avoir és dites choses, et que les hommes de Chaillé sujets dudit évesques ne fissent doresnavant audit chastel de Mairevent fors quatre guets seulement chacun an c’est assavoir pour chacun qùarteron un homme pour tout droit de guet et rereguet, et que pour chacun deffaulx desdits quatre guets lesdits hommes poyent au capitaine la somme de deux sols six deniers tournois monnoye lors courant en pays de Poitou, comme plus à plein est contenu ès lettres de notre dit cousin scellées de son scel sur ce conférées, et depuis ledit évesque en son nom et au nom de ladite église et ledit chapitre d’icelle pour eux et leurs successeurs ayent achepté et acquis pour le prix et somme de cinq cents escus d’or de Miles Bonnaut chevalier seigneur de La Mote Bonnaut et de Payant la terre et seigneurie de Sainte- Rayond des Marois avec la justice, juridiction haute , moyenne et basse appartenant à icelle, et tous les autres droits, noblesse et prérogatives, appartenances , appendances d’icelle et droits quelconques en faisant foy et hommage lige à cause d’icelle terre au seigneur de Champagné en Marois pour le temps pour tout devoir et service en est pour la forme et manière plus à plein contenu ès lettres sur ce faicte, scellées du scel royal estably aux contracts en la ville de La Rochelle, et du scel establi en partie aux contracts de notre sénéchaussée de Poitou au lieu d’icelluy qui jadis souloit estre dit à la Roche sur Yon.

Et ainsi soit que les choses ainsi acquises lesdits évesques et chapitre ne puissent bounement tenir en leurs mains sans estre contraincts par nos gens et officiers à les en mettre hors se de notre grâce ne leur est sur ce pourvu de remède convenable, sy comme ils disent requerans humblement iceluy.

Pourquoy nous qui avons à ladite église singulière affection et dévotion, et considérant les bons et agréables services et plaisirs que ledit evesque de présent nous a faits le temps passe longuement et loyaument fait chacun jouir et que espérons qu’il face au temps advenir, et à ce que nous soyons participans ès prières, oraisons, abstinences et afflictions, bienfaits et autres œuvres de charité qui chacun jour sont et seront faites en ladite église, nous audits évesque et chapitre avons toutes les choses dessus dites et chacune d’icelles ainsy acquises admortyes et admortissons par la teneur de ces présentes de notre certaine science, grâce, et espécialle , et, autorité royalle se mestier est ; et voulons et nous plaist que les choses dessus ditles , lesdits evesque puissent doresnavant tenir en leur main et en jouir paisiblement et perpétuellement sans aucunement estre contrainct à les mettre hors de leurs mains et la finance, indepnité ou redevance qui pour occasion des choses dessus dites acquises par la manière que dit est nous en pourroit estre deue et appartenir.

Nous de notre ditte grâce et extrême science et pour considération des choses dessus dittes, voulons et mandons estre modérée et levée desdits évesque et chapitre le plus gracieusement que pourra estre fait par nos officiers sur ce ordonnés.

Sy donnons en mandement à nos amez et féaux gens de nos comptes, à nos sénéchal, receveur et procureur de Poitou, et à tous nos autres justiciers, et officiers, et subjets présens et advenir, ou à leurs lieutenans et à chacun d’eux sy comme à luy appartiendra que de nos présentes grâce et admortissement fassent, soffrent et laissent ledit evesque et son chapitre jouir et user pleinement paisiblement et perpétuellement sans contre la teneur de ces lettres les travailler, molester, ou empescher ores et pour le temps advenir, et sy aucune chose due leur estoit pour ce prinse, saisie, ou arrestée leur soit mises ces lettres vues à pleine délivrance.

Et afin que ce soit chose ferme et stable à toujours , nous avons fait mettre notre scel à ces présentes sauf en autres choses notre droit et l’autruy en toutes.

 Donné en notre ville de Bourges au moys d’avril l’an de grâce mil quatre cent vingt et troys après Pasque et le premier de notre regne.

 Ainsi signé par le roy, le bastard d’Orlean, le comte de Ventadour, maistre Marc Héron et autres présents.

Bude. Expedita in caméra comptorum domini nostri regis Belioris, et ibidem registrata libro cartarum hujus temporis fol. LXVIII, mediante financia moderata ad sommam 1433 scutorum cum tertio scuti aurei solutorum magistro Matheo Héron thesaurario dicti domini nostri regis, prout per sedulam recognitoriam dicti thesaurarii datam vigesima quarta die hujus mensis januarii anno Domini millesimo

 

 

 

==> Niort le 21 septembre 1418, le dauphin Charles institut par une lettre la translation du Parlement royal à Poitiers

==> Maillezais le 29 septembre 1418, Charles dauphin de France, informe ses sujets de son désaveu du traité de Saint-Maur

La maison de Volvire, seigneurs de Ruffec <==

==> 1435 Entretien du Marais Poitevin, procès entre l'abbaye de l'Absie et l'évêque de Maillezais devant le Parlement de Poitiers

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