Plan de la ville et du Port Maritime de Rochefort

L'intendant avait proposé de construire quelques frégates pour employer les bois qui commençaient à arriver. On verrait, dit-il, que le roi veut remplacer quelqu'un des vaisseaux que l'on dépèce.

Le conseil de marine préféra deux flûtes; elles furent mises en chantier, et appelées la Seine et la Loire. On dut employer à leur construction le moins de clous possible, et y suppléer par des chevilles de bois. Les bois courbants de Provence qu'on y employa avaient coûté 30 sols le pied cube.

Le conseil venait de décider qu'à l'avenir les bois seraient livrés dans tous les ports par espèces, pour ne pas tomber dans l'inconvénient de payer les dernières aussi cher que les premières, et empêcher les marchands de faire passer dans leurs fournitures une grande quantité de petits bois qu'ils vendaient avec les grandes pièces, à un même prix.

Un tarif fut dressé ; mais le port exprima l'opinion qu'il pouvait convenir mieux à Brest qu'à Toulon, où la livraison par espèces était indifférente. Car à Toulon tous les bois de sciage, comme quilles, baux, préceintes, illoires et plançons venaient des forêts de Bourgogne et de Franche-Comté, où ils étaient exploités par économie, et par conséquent n'étaient pas livrés par des particuliers; et tous les bois courbants qui se tiraient de Provence, venaient tous gabarisés des forêts, et même dégrossis, pour en faciliter le charroi.

 Quoiqu'il parut qu'ils coûtaient plus le pied cube rendus à Toulon que ceux des autres ports, il était cependant vrai qu'ils revenaient à beaucoup moins, n'y ayant pas de déchet, parce que l'on mettait ces bois en place à mesure qu'ils arrivaient; au lieu que, dans les autres ports, on recevait ces sortes de bois seulement équarris, et souvent même ils n'étaient que blanc bosé , de sorte qu'il y avait toujours un tiers ou un quart de déchet, outre la main-d'oeuvre, pour les mettre de gabarit et les dégrossir. Il n'est pas moins vrai que la division des bois par espèces fut une mesure d'ordre et de bonne classification.

 

Le port de Rochefort concourut avec Brest aux mouvements que nécessitait l'entretien des colonies.

Ainsi pendant le cours de 1733 et pendant plusieurs années ensuite, il fit annuellement l'armement de dix ou douze navires chargés d'alimenter le Canada, l'Ile-Royale, la Martinique, Saint-Domingue, Cayenne, la Louisiane, etc. et de fournir à ces possessions de la France tout ce qui devait servir à les mettre en garde contre les troubles des naturels et contre les tentatives de l'extérieur.

Une activité assez grande succéda donc bientôt à l'état de délaissement qui avait semé partout la misère et la désolation.

 

Légende Plan de la ville et du Port Maritime de Rochefort

(Légende Plan de la ville et du Port Maritime de Rochefort)

 

Rochefort reprit son énergie et son ardeur natives pour le travail.

Les constructions navales marchaient avec rapidité, et rarement on dépassait le délai assigné. Si l'on compare les mouvements qui s'exécutaient alors avec ceux qui ont, lieu de nos jours, on doit se demander comment avec des moyens beaucoup moins étendus, avec des ressources bien inférieures, on parvenait à faire tout ce qui était exigé du port.

Les hommes du siècle précédent étaient-ils donc supérieurs à la génération présente ; ou bien, ce qui parait certain, était-on plus jaloux de remplir les devoirs dont on était chargé ?

La comparaison est tout entière en faveur de nos devanciers, et quand on voit des résultats si opposés, on est tenté de faire un retour sur le passé et de préférer aux règles complexes de notre science administrative, la simplicité des rouages de celle du gouvernement qui précéda et suivit la Régence.

Navire en construction port de Rochefort

(Navire en construction port de Rochefort)

Lorsqu'un vaisseau devait être construit, à l'époque où nous voyons Rochefort reprendre vie, on avait sous la main tout ce qui était nécessaire pour sa construction et pour son armement, les approvisionnements qui se consommaient étaient aussitôt remplacés par de nouveaux, sagement assortis, qui arrivaient de toutes parts.

Pas un navire n'opérait son retour au port sans apporter un chargement de bois propre aux constructions, ou bien un parti considérable de brai, de goudron, de chanvre, etc. Son fret était une compensation souvent suffisante des dépenses de son séjour à la mer.

Si nous devons construire un vaisseau aujourd'hui que nous possédons dix fois plus de ressources financières, les mois s'écoulent, les années se succèdent quelquefois avant qu'il abandonne son lit où semble l'avoir cloué l'insouciance des constructeurs, et l'un rejette sur l'autre la cause des retards.

Dans tout ce que les ports étaient appelés à faire autrefois, personne n'aurait osé manquer à l'exécution d'un ordre précis. Une seule main dirigeait tout, et rien n'était en défaut.

Nous n'avons point aujourd'hui la préoccupation qui faisait agir alors, et là où nos devanciers ne voyaient aucun obstacle, nous en rencontrons mille, et nous restons inertes quand ils auraient marché plus ardemment encore. Cela subsistera tant qu'on ne trouvera pas le moyen de triompher des difficultés que tant d'incohérences administratives, de susceptibilités élèvent toujours.

Le plan d'un vaisseau était-il approuvé par le ministre alors, le constructeur qui l'avait dressé était chargé de l'exécution ; avant de se mettre à l'œuvre, il avait réuni tous les matériaux qui lui étaient indispensables et rien ne l'arrêtait : à la fin était une faveur ou une disgrâce. La faveur s'obtenait presque toujours, parce que chacun avait fait son devoir dans le temps assigné.

Tour des signaux port de Rochefort

(Tour des signaux port de Rochefort)

La guerre que Louis XV entreprit pour maintenir les droits de son beau-père qui, deux fois, avait été élu roi de Pologne, obligea la France à faire des armements pour se prémunir contre les événements qui auraient pu amener une conflagration générale.

Les ports eurent ordre de faire l'armement de trente- quatre vaisseaux de ligne. C'est là que l'on trouve un exemple de la supériorité d'action des constructeurs. Aucun de ces mille détails qui sont des obstacles insurmontables de nos jours, n'arrêta les ouvriers, et au temps donné, les forces que la Cour voulait avoir à la mer se rangeaient sous le commandement des officiers qui allaient les utiliser. Telle était alors la prévoyance constante, qu'aussitôt ce mouvement extraordinaire opéré, le ministre écrivait le 20 juin à l'intendant du port :

 « La conjoncture présente de la guerre qui peut avoir des suites, exige de prendre des mesures convenables pour munir à l'avance les magasins de toutes les principales marchandises qui seront nécessaires pour faire armer l'année prochaine, si le Roi l'ordonne, tous les vaisseaux du port, et principalement de celles qu'on ne saurait avoir avec célérité, et ne point retarder les armements faute de ces sortes de marchandises et munitions, s'il était question d'armer au commencement de l'année prochaine.

Les dépenses pour remplacer les munitions et marchandises pour l'armement de tous les vaisseaux ou flûtes du port en 1734, sont évaluées à cinq cent cinquante-cinq mille dix-neuf livres. »

Les approvisionnements ne tardèrent pas à affluer dans les magasins; avant la fin de l'année, toutes les matières que l'armement extraordinaire du printemps suivant allait exiger se trouvèrent réunies, et l'on fut prêt à exécuter avec la promptitude ordinaire les travaux que les circonstances rendraient nécessaires.

Il était facile de prévoir alors que la guerre entreprise ne serait pas de longue durée: les travaux annoncés pour le commencement de 1734 furent ajournés, et enfin, le premier septembre, le ministre de Maurepas écrivait:

« Je dois vous expliquer aujourd'hui qu'il n'y aura à Rochefort d'autre armement l'année prochaine, que celuy des vaisseaux et flûtes pour les colonies et que vous devez réduire sur ce pied toutes les munitions et marchandises dont les remplacements sont nécessaires. »

Mais comme on n'avait mis aucun retard à l'exécution des premiers ordres donnés, les magasins étaient abondamment pourvus, et l'on fut en mesure d'en expédier dans les autres ports pour satisfaire aux besoins courants, sans attaquer les réserves.

 

Pont suspendu de Tonnay Charente

(Pont suspendu de Tonnay Charente)

Après l'armement des vaisseaux le Rubis, le Héros, des flûtes le Portefaix, le François, le Profond, la Somme, la Charente, l'Oroxe, la Gironde et la Balance qui étaient destinés au transport dans nos possessions lointaines des vivres et des munitions de guerre qu'on y envoyait annuellement, armements qui, toujours, étaient terminés à des époques rigoureuses, on donna l'ordre au port de se tenir prêt à mettre sur les chantiers un vaisseau de soixante-quatorze canons, deux de soixante-quatre et deux de cinquante-quatre; et en expédiant cet ordre, le ministre annonçait qu'il allait faire passer au port tous les bois convenables.

On comprend facilement que dans un moment où la consommation des matières était si active, les déprédations dussent être fréquentes. Le ministre s'en aperçut et prescrivit qu'on lui fît un rapport détaillé de l'état du port:

 il se rappela que lors de son passage à Rochefort, en 1727, il avait remarqué avec étonnement dans l'enceinte de l'arsenal un grand nombre de jardins fermés par des palissades en bois qui communiquaient à des maisons de la ville occupées quelques-unes par des gens certainement enclins à faire la fraude.

« Cela est un tort grave, dit-il, on n'aurait pas dû permettre de semblables établissemens, parce que d'abord l'entretien des clôtures que tous les tenans de ces jardins font, est l'occasion d'une  perte de bois très-considérable pour l'État, et que l'on peut, à l'abri ainsi de toute surveillance, dérober des matières au port. »

L'intendant fit donc disparaître tous ces envahissements que chefs et ouvriers avaient faits; et sur divers points, ainsi occupés jusqu'à ce moment, on fit élever des hangars pour mettre à couvert les bois de construction.

Il fit ensuite séparer par des murs les héritages particuliers et l'arsenal. La valeur des vols devint bien moins considérable, et de longtemps on ne se plaignit plus avec tant de raison que la main-d'œuvre était augmentée par la diminution frauduleuse de beaucoup des articles qui composaient les approvisionnements.

Plus tard cependant, sous une autre génération, le même désordre se reproduisit ; mais il était commis par des gens plus haut placés, qui considéraient le port comme un patrimoine où ils pouvaient à volonté puiser tous les éléments de fortune.

Ces moments sont heureusement loin de nous, et si de nos jours encore il y a des fortunes assez rapides pour qu'on en éprouve de l'étonnement, elles sont plus rares, et la propriété de l'État est plus respectée.

moulin à scier du port de Rochefort

(moulin à scier du port de Rochefort)

L'impulsion donnée en 1734 aux constructions navales avait occasionné une augmentation très- considérable dans le personnel de l'administration. Quand les préliminaires de la paix furent arrêtés, et que les travaux de la marine durent être réduits aux besoins ordinaires des colonies, on fut obligé de diminuer le cadre des officiers de plumes et ceux de la maistrance. On balança cependant, parce que beaucoup d'individus, dignes d'intérêt sans doute, allaient se trouver dans la misère.

Mais comme la situation des habitants s'était améliorée, et que les relations que le commerce s'était ouvertes pouvaient offrir des ressources aux gens qui seraient compris dans la réforme nécessaire, on congédia un grand nombre d'employés et d'ouvriers. Cela causa une sensation pénible.

Le corps de ville se vit un moment menacé de s'imposer des sacrifices assez considérables pour venir momentanément au secours de la plupart des ouvriers qui se trouvaient sans ouvrage. Il fit donc des démarches près de l'intendant de la généralité, afin que ces ouvriers reçussent l'ordre de rejoindre immédiatement leurs quartiers respectifs, et la ville se vit bientôt débarrassée de gens désormais inutiles que l'oisiveté et le besoin auraient pu conduire à commettre des actions coupables. Cependant, avant leur départ, quelques-uns de ces individus se souillèrent d'un crime qui jeta de l'effroi dans toute la contrée.

Les Gardes de la marine étaient, on le sait, recrutés dans la noblesse, et tous, ou du moins le plus grand nombre, mettaient dans leurs rapports avec les habitant, une impertinence, une hauteur qui les rendait insupportables et les faisait toujours redouter.

 C'était surtout à l'égard des ouvriers qu'ils se montraient arrogants et durs. La moindre résistance qui leur était opposée par ces malheureux, que les circonstances plaçaient souvent sous leurs ordres, devenait le motif de mauvais traitements que la discipline forçait ceux-ci à endurer, mais qui leur inspirait un désir ardent de vengeance.

Un garde de la marine, le chevalier de Launay, avait entre autres abusé de tous les avantages de sa position, pour brutaliser quelques ouvriers qui avaient été levés en 1734, pour les travaux extraordinaires du port.

Ceux qu'il avait si souvent maltraités, se voyant libres enfin, voulurent le punir d'une manière exemplaire de la lâcheté de sa conduite envers eux. Ils l'attirèrent dans un guet-à-pens et tentèrent de le contraindre à faire des excuses à genoux. De Launay avait son épée : à ce mot excuse il se disposa à frapper ses agresseurs; mais ceux-ci le désarmèrent, et après l'avoir gravement insulté et lui avoir arraché ses habits, ils lui passèrent plusieurs fois son arme à travers le corps,

Quand on eut connaissance de ce crime, les auteurs avaient eu le temps de prendre la fuite, et quelles que furent les démarches faites par l'autorité, on ne put parvenir à découvrir les individus qui s'en étaient rendus coupables.

Si le ministre de Maurepas avait jusque-là pu diriger en quelque sorte la marine à son gré, il dut mettre des bornes à son désir de la voir grande et assez forte pour balancer celle de l'Angleterre qui avait toujours maintenu la sienne sur le même pied.

Mais un pouvoir supérieur au sien modéra ce désir, et pendant les dernières années de la présence aux affaires du cardinal de Fleury, notre flotte ira en déclinant pour ne pas porter ombrage à la puissance britannique, avec laquelle le vieux ministre voulait à tout prix rester en bons termes.

enclume

Depuis le mouvement extraordinaire qui avait eu lieu en 1734, et auquel sans doute le chef du cabinet n'avait pas donné un complet agrément, les mouvements des ports se ralentirent, et si Rochefort fit, depuis, quelques armements, jusqu'au moment où la France déclara la guerre à l'Angleterre, en 1744, ce ne fut que pour correspondre avec les colonies et leur porter tout ce qui leur était nécessaire.

Encore à partir de 1739, et surtout de 1740, ne voit-on plus que peu de navires de l'État faire ce service.

Les vivres, les troupes et les munitions que l'on envoyait chaque année dans nos possessions d'outre-mer étaient, pour une grande partie du moins, mises à fret sur des navires qu'on avait nolisés au commerce.

Aussi quand l'année 1744 s'ouvrira, se trouvera-t-on dans l'impossibilité, avec le peu de ressources qu'on réalisera à la hâte, de lutter avec avantage contre la vieille marine de l'Angleterre.

Cependant en 1737, un vaisseau de cinquante canons fut mis sur les chantiers et au commencement de 1738, ce vaisseau dont la construction avait été, comme toujours, poussée avec activité, prit la mer pour se rendre à l'île Royale porter des farines et des poudres pour les troupes.

L'année 1739 fut une longue calamité pour la France : à un froid excessif et d'une durée fort étendue succéda un été pluvieux ; toutes les récoltes furent détruites et les grains manquèrent généralement.

Le prix du pain devint extrêmement élevé, parce qu'on était forcé d'aller chercher des farines à l'étranger, et dans beaucoup de provinces, en Aunis et en Saintonge surtout, une disette affreuse occasionna la mort de bon nombre de malheureux.

Dans des circonstances aussi affligeantes, la municipalité de Rochefort avait un devoir rigoureux à remplir, et, comme par le passé, elle s'en acquitta avec un louable zèle. Elle décida, aussitôt que tous les approvisionnements se trouvèrent épuisés chez les minotiers de la contrée, qu'il serait fait au Roi un emprunt de dix mille livres, remboursable dans le cours du mois de juillet suivant, et elle employa cet argent à l'achat de cent tonneaux de blé qui furent employés, sous la direction du maire, à maintenir le prix du pain à un taux que les familles d'ouvriers pussent supporter.

 Dès que cet emprunt fut réalisé, l'intendant de la généralité, sur la demande du corps de ville, traita avec un négociant de la Rochelle, et celui-ci envoya à Hambourg chercher des grains.

Les officiers municipaux pour le compte desquels cette expédition était faite, garantirent l'armateur de tout évènement de mer, et lui imposèrent la condition de faire la plus grande diligence.

Le navire expédié revint bientôt : son chargement fut emmagasiné et employé ensuite avec tant de sagesse et de précaution, que l'on pût préserver la population ouvrière de l'élévation extraordinaire du prix du pain jusqu'à la récolte de 1740.

Cette récolte fut abondante, et comme la ville n'avait plus alors besoin de conserver pour de nouveaux approvisionnements les fonds qu'elle avait mis en réserve pour rembourser son emprunt, elle versa dans les coffres du Roi les dix mille livres qui lui avaient été avancées.

Quoique rien n'annonçât encore d'une manière certaine que la paix qui existait entre la France et l'Angleterre serait interrompue, le sentiment vague d'une rupture préoccupait tous les esprits.

Le cardinal de Fleury qui maintenait, par de continuelles condescendances pour la Grande-Bretagne, l'harmonie factice qui unissait les deux nations, le cardinal de Fleury avait quatre-vingt-six ans, et l'on pouvait craindre que sa mort ne changeât la face des événements.

Le corps de ville crut donc devoir adresser quelques observations à l'intendant de la généralité sur l'état de délabrement des batteries de l'île d'Aix et de celles de l'embouchure de la Charente.

Porte Royale entrée du Port de Rochefort(Porte Royale entrée du Port de Rochefort)

 Il lui exprima ses craintes qu'en cas de guerre avec l'Angleterre on ne fut pas en mesure de résister aux vaisseaux ennemis qui, certainement, tenteraient encore d'incendier le port.

L'intendant partagea les appréhensions de la municipalité, et appela l'attention du ministre sur cette partie importante de la sûreté de nos côtes.

Le ministre de Maurepas, de concert avec le maréchal d'Asfeld, qui dirigeait la guerre, ordonna que les batteries de l'Aunis et de la Saintonge fussent visitées avec soin : l'intendant de la généralité et celui de la marine du port furent chargés de dresser ensemble un état des travaux à faire pour remettre tous les forts en bon état de défense. Les choses ne s'améliorèrent cependant pas immédiatement ; mais lorsque le cabinet anglais fut renversé, en 1743, par l'opposition, et que Robert Walpole qui le dirigeait et qui faisait agir à son gré le vieux cardinal de Fleury, fut remplacé à la tête des affaires, on ne balança plus : la guerre entre les deux puissances étant imminente, on se prépara à la défense.

Les ouvrages de l'île d'Aix et tous les forts de la Charente furent promptement rétablis, et l'on se tint prêt atout événement.

 

 

Histoire de la ville et du port de Rochefort. Tome 1 / par J.-T. Viaud,... et E.-J. Fleury.

Bulletin trimestriel de la Société des sciences, belles-lettres et arts du département du Var, séant à Toulon

 

 

 

Fortification de La Rochelle et construction de la porte Royale après le siège de Richelieu <==.... .....==> Projet 1753 - Fortifications Vauban du système défensif des cotes de l’Atlantique au cours de la guerre de la Ligue d’Augsbourg.

 1730 Ordonnance du Roy Louis XV pour l’établissement d’une compagnie de Cadets au Port de Rochefort <==.... ....==> Henri-François des Herbiers, marquis de l'Estanduère d’Ardelay, commandant de la marine de Rochefort (Portrait)

 


 

Rochefort LaFayette Porte Royale du soleil de l'arsenal versailles de la mer

Cette porte monumentale en forme d'arc de triomphe décorée côté ville de trophées marins, ne date pas cependant de la construction de l'Arsenal et a été érigée par Auguste Giral en 1831et tire son nom du fait de sa configuration particulière lorsque le soleil se lève dans son axe les 4 mars et 10 octobre.

 

Les fonderies de la marine du Ponant - Rochefort et les forges de l'Angoumois - Périgord

Rochefort fut d'abord le magasin de la marine du Ponant. Il fut aussi sa place d'armes. L'artillerie des vaisseaux du roi était dans ce temps composée, en très-grande partie, de pièces de fonte ; une sorte de vanité était attachée à cela : et ce qui n'était dans le principe qu'une distinction que l'usage, les convenances avaient établie, suivant les grades des commandants, devint plus tard, en 1689, un objet de règlement arrêté par ordonnance royale (1).

 

Projet reconstruire Le moulin Hubert de l'arsenal de Rochefort pour l' Hermione

Le projet du Moulin Hubert from Imagine créations on Vimeo. Le projet fou de reconstruire un moulin de plus de 30 mètres de haut pour participer au désenvasement des formes de radoub d'après des plans et une maquette du début du XIXe siècle.




La Charente navigable, voie de pénétration économique vers le centre de la France jusqu'au XIXe siècle -

Déjà dans l'Antiquité, la voie romaine de Lyon à Saintes par Limoges (Gaule - Cartes Voies Romaines) unissait la côte océanique et les pays du Rhône, mais le lien fut brisé par les invasions barbares.



Le Matin : derniers télégrammes de la nuit - L'ancien pont suspendu de Tonnay Charente, œuvre de l'ingénieur Arnodin

Ce pont succède à un vieux pont médiéval franchissant la Charente, mentionné en 1242, mais plusieurs fois détruit et reconstruit Le 21 aout 1883, à 7 heures du matin, alors que l'on procédait à des essais sur le vieux pont de Tonnay-Charente qui devait être acheté par l'Etat, celui-ci se rompit à grand fracas.



Les flûtes le Portefaix et le Dromadaire furent armées dans le courant de 1718.

Le Portefaix fut envoyé en Amérique, et porta des vivres et des remplacements à trois frégates stationnées à Saint-Domingue et à la Martinique.

Au lieu de rafraîchissements, il lui fut donné de l'eau-de-vie, qui devait être convertie, sur les lieux, en denrées fraîches par le commis du munitionnaire.

Le sieur Bidache, qui commandait la flûte, fut autorisé à embarquer quelques marchandises, afin de l'aider, par leur vente en Amérique, à soutenir sa table.

 Le Portefaix était armé de 24 canons, en deux batteries.

Les mers de l'Amérique n'étaient pas sûres, mais elles commençaient à se pacifier par suite de 1’ordonnance du 5 septembre 1718, qui accordait amnistie aux forbans de ces mers.

Une grande partie de l'équipage et le capitaine Bidache moururent aux colonies, et la flûte, à son retour, désarma dans l'un des ports de l'Océan

Le Dromadaire, qui fut armé de 30 canons, se rendit directement de Toulon à Rochefort, où l'on fit des observations sur des vices de son emménagement.