Ruines du château de l’Etenduère - le 2 février 1794, la colonne infernale d’Amey quitte Les Herbiers et rejoint Cholet

Dans la nuit du 1 er février, il met le feu à la ville et châteaux.

Le 24 mars 1794, les officiers municipaux Morel et Carpenty auraient écrit à la Convention nationale que les troupes de Amey, à Montournais et aux Épesses, auraient jetés des femmes et des enfants vivants dans des fours à pain, en guise de distraction:

 « A Montournais, aux Epesses et dans plusieurs autres lieux, le général Amey fait allumer les fours et, lorsqu’ils sont bien chauffés, il y jette les femmes et les enfants. »


Un autre témoignage d’un rapport de l’officier de police Gannet :

« Amey fait allumer les fours et lorsqu’ils sont bien chauffés, il y jette les femmes et les enfants. Nous lui avons fait des représentations ; il nous a répondu que c’était ainsi que la République voulait faire cuire son pain.

D’abord on a condamné à ce genre de mort les femmes brigandes, et nous n’avons trop rien dit ; mais aujourd’hui les cris de ces misérables ont tant diverti les soldats et Turreau qu’ils ont voulu continuer ces plaisirs.

Les femelles des royalistes manquant, ils s’adressent aux épouses des vrais patriotes. Déjà, à notre connaissance, vingt-trois ont subi cet horrible supplice et elles n’étaient coupables que d’adorer la nation. La veuve Pacaud, dont le mari a été tué à Chatillon par les Brigands lors de la dernière bataille, s'est vue, avec ses 4 petits-enfants jetée dans un four. Nous avons voulu interposer notre autorité, les soldats nous ont menacés du même sort. »

 

 

Les Ruines du château de l’Etenduère des Herbiers

 

Antoine-Auguste des Herbiers de l'Estanduère était capitaine en 1789; il fit la campagne d'Italie, et le courage qu'il y déploya lui valut le grade de général de brigade.

Accusé par les représentants du peuple, commissaires auprès de l'armée d'Italie, d'intelligence avec l'ennemi, fut arrêté, conduit à Paris, condamné à mort, quoique innocent, et exécuté le 17 février 1794.

Voici le texte de son acte de décès :

Extrait du registre des actes de la Municipalité de Paris, an deuxième.

Du trente pluviôse au deuxième de la République (18 février 1794), acte de décès d'Autoine-Auguste Desherbier Letenduaire, du vingt-neuf de ce mois, général de brigade, natif de Rochefort.

Vu l'extrait du jugement du Tribunal révolutionnaire et du procès-verbal d'exécution en date du vingt-neuf de ce mois. (Etat civil de Paris.)

 

Alexandre des Herbiers de l’Estanduère, qui périt sous la hache révolutionnaire, en juin 1794.

 

 

 

Du vieux château de l’Etenduère incendié en 1794,

il en reste un grand corps de logis, entièrement ruiné, assis dans un vaste quadrilatère entouré de douves.

De chaque côté, les communs, plus anciens que le château, portent des dates, tel le portail de l'Orangerie sur lequel on lit : 1757.

En face, un autre grand porche est surmonté des armoiries d'un des Herbiers-l'Etenduère, entourées du collier d'un ordre. Dans une autre cour, un beau palâtre du XVe, a été réemployé dans une construction du XVIIIe siècle.

 A gauche du château, une allée conduit vers Les Herbiers, et à droite, une autre va vers la Vollière, sorte de kiosque, c’est Louis des Herbiers écuyer, Seigneur de l’Etenduère qui fit construire pour sa femme, Diane duPlantras du Landreau, épousée en 1613.

Sur l’un des pylônes de granit, il mit les armoiries de sa femme et sur l’autre, les siennes. Selon Jean Lagniau, ce kiosque était autrefois couvert de tuiles.

 

La famille des Herbiers, l’Etenduère occupant ces lieux a fourni toute une pléiade d’officier à la marine royale. L’un deux, chef d’escadre, fut très célèbre par ses exploits militaires contre les Anglais.

 

Mais si ses ruines attirent quelque peu le touriste, son histoire est bien captivante.

 

 

 

L'ancienne église Notre Dame fortifiée de la paroisse du Petit Bourg des Herbiers (Guerre Vendée) <==