Le château du Landreau sert d’hebergement à Catherine du Puy du Fou, pendant la restauration du château du Puy du Fou

C’est une importante seigneurie avec maison noble, sise à cheval sur les paroisses Saint-Pierre et Notre-Dame des Herbiers.

De l'ancien château incendié en 1794, il reste un vaste quadrilatère ceint de douves, flanqué d'une tour aux quatre coins et bordé d'un côté d'une série d'arcades de granit, restes d'une galerie probablement construite sous Louis XII.

Il est fait mention pour la première fois du Landreau en 1358 (2). Un Jean Raoul en rendait aveu.

Ces Raoul, de la famille des seigneurs de Gastines portaient : die geules à quatre fasces d'argent.

Puis la fille d'un seigneur Raoul épousa un Ancelon de l'Ile-Bernard et lui apporta le Landreau (19). Les Ancelon portaient : de geules semé de fleurs de lys d'or au canton du même.

Ensuite un Rouhault, seigneur de la Rousselière en Cheffois ayant épousé une demoiselle Ancelon, entra en possession du Landreau et en rendit aveu en 1445 (9).

Pendant la restauration du château du Puy du Fou le château du Landreau sert d’hebergement

Le vieux château du Puy du Fou, dont les ruines sont le théâtre du Bal des Oiseaux Fantômes, est détruit pendant la guerre de Cent Ans par les Anglais en 1430.

En 1432, Guy II du Puy du Fou décide de reconstruire la forteresse.

Mais plutôt que de le reconstruire à la place du château du XIIe, il préféra en construire un au bord de l'étang. (Cinéscénie)

François II du Puy du Fou (1496-1548), capitaine des villes et château de Nantes, épouse en 1527; Catherine de Montmorency-Laval, fille du gouverneur et  dame d'honneur de Marguerite de Navarre. 

Inspiré par sa femme, il entreprend à son tour de nouveaux travaux en 1547 et érige un nouveau château, dans le style de la Renaissance italienne par l'architecte Le Primatice en remplacement d'édifices plus anciens.

 Dans son testament, Catherine du Puy du Fou, dame du Landreau, cite pour la première fois la seigneurie du Landreau, qui n'est alors qu'un simple hébergement.

Malheureusement François II du Puy du Fou ne vit pas son château terminé puisqu’il mourut  quelques temps plus tard après le mariage, le 17 juillet 1548.

Catherine, baronne du Petit Château de Vouvant se remarie à Louis d'Ailli, baron de Picquigny, vidame d'Amiens tué à la bataille de Saint-Denis en 1567

 

 

Ces Rouhault portaient : de sable à deux léopards l'un sur l'autre d'or.

Le plus célèbre Rouhault du Landreau fut Charles Rouault, vice-amiral de France, qui remporta de nombreuses victoires sur les protestants.

Charles de Rouault, seigneur du Landreau, connu aussi sous le nom de baron de Bournezeau, chevalier de l’ordre du roi Charles IX, son lieutenant en Bas Poitou.

Ce capitaine, d’abord zélé protestant, embrassa plus tard la cause catholique et royale, et joua un rôle des plus actifs dans les guerres civiles de ces temps- là.

 

Par suite d'un mariage, le Landreau passa dans la famille du PLANTIS qui possédait déjà la Rochetemer (3).

Et enfin, le 17 mai 1710, une demoiselle de Plantis, seule survivante de quinze enfants du seigneur du Landreau, apporta cette terre par mariage aux Jousbert du Plessis-Tesselin (8).

 

Plan du château du Landreau Herbiers

Le château du Landreau vendu nationalement à la Révolution fut acquis avec le château des Herbiers, par M. William Harrisson, demeurant à Paris, qui le revendit à la famille Ageron descendante des fermiers-généraux de l'abbaye de la Grenetière.

Il fut ensuite racheté par la famille de Jousbert (8).

Le plus célèbre membre de cette famille fut sans conteste Eugène-Marie de Jousbert du Landreau, dit « la Terreur des Bleus », homme extraordinaire, guerrier d'une bravoure sans égale, et qui né dix ans plus tôt aurait acquis au cours de la première guerre de Vendée, une célébrité égale à celle d'Henri de la Rochejaquelein.

Dans la nuit du 31 janvier au 1er février 1794, le château et la ville des Herbiers sont incendiées par les colonnes infernales du général Grignon.

 Le jeune Eugène Jousbert du Landreau, fils du propriétaire, réussit à s'échapper.

En grandissant, il devient un cavalier hors pair et intègre les gardes d'honneur de Napoléon. Après avoir pris part à la bataille de Leipzig, il rentre en Vendée.

Lors du soulèvement de 1815, il bat sous les ordres du général « blanc » Sapinaud. Il crée alors un corps de cavaliers, « les cosaques du Landreau » dont les membres sont recrutés parmi les gens du pays. C'est à cette époque qu'il reçoit le surnom de Terreur des Bleus.

En 1850, il rachète le domaine familial du Landreau en ruine. Celui-ci avait été vendu comme bien national après avoir été incendié par les Colonnes infernales pendant la Révolution.

En mai 1851, Eugène du Landreau, plus connu sous le nom de chevalier du Landreau, souhaite restaurer la chapelle. Il finance la restauration qui s'achève en 1865.

  Décédé deux ans auparavant dans son logis des Noyers à Saint Paul en Pareds, son corps est ramené dans la chapelle. Le comte Bermond d'Auriac et son épouse l'ont rejoint dans la crypte au XXè siècle.

Fin XIXe, le château est reconstruit et passe de mains en mains jusqu'au Comte et à la comtesse de Bermond d'Auriac, dernière héritière du Landreau

Cette dernière décède en 1945, et sera enterrée dans la chapelle toute proche, aux côtés de son époux, et du Chevalier du Landreau.

Le château est alors légué à l'évêché, qui le transforme en maison de retraite.

Dans l'ancien château fortifié, gardé par deux enceintes avec tours et corps principal, entouré de douves, il ne reste que quelques vestiges. Parmi eux, une tour d'angle à échauguettes, qui a conservé son aspect d'origine.

 

Le château du Landreau s'élève au milieu d'un parc de 45 hectares clos de murs, et constitués d'étangs, de futaies, de chênes séculaires, d'arbres exotiques et d'essences rares.

Seul le parc est accessible,

véritable écrin de verdure où l'on respire le calme et la tranquillité sous les frais ombrages. Il y a là de nombreuses essences qu'auraient ramenées, de leurs expéditions lointaines, les seigneurs de l'Etenduère, grands navigateurs du XVIIIe siècle

 

LES HERBIERS - Ses Châtellennies, ses Seigneuries et Fiefs nobles par Jean LAGNIAU <==

==>Voyage dans le temps et les origines de la Renaissance Artistique en Poitou

 ==> Sentier des crêtes - Sauvegarde de la chapelle des Alouettes séance du 3 mai 1921

 Cette chapelle n'a jamais servi au culte et n'a jamais été entretenue par le département, mais a été réparée de façon sommaire par la famille du Landreau.et M. de Bermond.

 


 

1. Chroniques paroissiales de Luçon.

2. Histoire Généalogique de la Maison de Foucher, par le comte Auguste de Loisne

3. Généalogie manuscrite de la famille du Plantis, faite par Pierre du Plantis du Landreau.

4. Archives paroissiales des. Herbiers.

5. Archives, paroissiales d'Ardelay. . 6. Dictionnaire des Familles de l'Ancien Poitou, d'Henri Filleau.

7. Dictionnaire des Familles du Poitou, de BeauehetVilleau.

8. Archives en ma possession.

9. Généalogie Rouhault.

10. Armoiries Vendéennes, de R. Albert.

Il. Armoirial Poitevin, de Pétiet.

12. Armoriai Général, de d'Hozier.

13. Maintenues de Noblesse, de M. de la Bouralière.

14. Archives paroissiales de Chamibretaud.

15. Archives paroissiales de Beaurepaire.

1'6. Notes Marchegay, à la Bibliothèque Nationale.

17. La Vendée Pittoresque et Poétique, d'Isidore Massé. 18. Chartrier de la Rochetemer.

19. Chartrier du Landreau.

20. Chartrier de l'Etenduère.

21. Chartrier du Tréhan, etc...