1222 Litige entre l’abbaye Saint-Jean d'Orbestier et l’abbaye de Lieu-Dieu-en-Jard d’un don de Richard Cœur de Lion sur le droit des poissons, coutume du Poitou

Sachez que l'abbé et les moines de Saint-Jean Orbestier d'une part, et, l’abbaye de Lieu-Dieu-en-Jard d'autre part, ont fait l'objet d'un litige sur la coutume des poissons dans la rade d'Olonne, don fait à la mémoire de Richard, comte de Poitiers, puis le roi d'Angleterre.

Universis Christi fidelibus presentem paginam inspecturis Johannes, Dei paciencia abbas, totusque conventus abbacie Loci Dei de Jardo salutem in Domino.
Noverit universitas vestra quod inter abbatem et monachos Sti Johannis de Orbisterio, ex una parte, et nos, ex altera super cosduma piscium quam ex donacione bone memorie Richardi, quondam comitis Pictavensis postea illustris regis Anglie, in portu de Olona habemus fuit atiquando litigatum.

Richard Coeur de Lion,comite Pictavensi,regis Anglie - Avril 1199 siège de Châlus-Chabrol

(Richard Coeur de Lion, comite Pictavensi,regis Anglie - Avril 1199 siège de Châlus-Chabrol)

Si quidem dicti abbas et monachi Sti Johannis de Orbisterio tam se quam homines suos ab illa cosduma liberos per instrumenta quedam ostendere conabantur,  eo quod a supradicto comite Pictavensi Richardo et predecessoribus ejus et quibusdam dominis Thalemundi libertas eis ab omni cosduma concessa fuerat in omnibus donis abbacie sue, sive in factis vel in posterum faciendis; et contra, nos donacionem illius cosdume a supradicto rege Richardo nobis factam, nulla facta mencione alicujus libertatis concesse alicui persone vel loco, allegabamus et hoc probare volebamus, diceutes eamdem cosdumam ad nos pleno jure sicut rex Richardus habuerat pertinere.

 

 
Si, en effet, ledit abbé et les moines de Saint-Jean d'Orbestier étaient-elle plus que des hommes que leurs troupes de ces coutumes aient été libérées par les instruments du genre de spectacle qu'ils ont essayé par le fait que, de ce qui précède, le comte de Poitou, Richard, et ses prédécesseurs, et certains des propriétaires de Talmont la liberté leur avait été accordé, de tous coutumes la liberté leur avait été accordée dans tous les ports, pour la performance ou pour raconter les faits ou dans le futur; alors que cette coutume est un cadeau que nous à fait le roi Richard susmentionné, et qu'aucune mention n'a été faite de tout accord accordé à une personne ou à un endroit, ils ont suggéré qu'ils voulaient tester, nous attribuant le même coutume de plein droit que le roi Richard devait le faire.

Postmodum vero, amicis utriusque partis intervenientibus sopita est hec contestacio et utrinque facta composicio in hune modum. Nos enim concessimus sepedictis abbati et monachis ecclesie Sti Johannis de Orbisterio quod in hiis tribus villis tantum, videlicet to Doit, la Pironere, la Papinere, homines eorum mansionem habentes tria tanlummodo vaissella piscatoria ab bac cosduma libera, quantum ad nos pertinet, habere possint.
Verumtamen vaissellum illud quod habent li Biretent sicut semper ab omni cosduma liberum dicta abbacia possedit sic semper, quantum ad nos, ab omni cosduma libere possidebit.

Plus tard, des amis des deux côtés pour ralentir l'intervention doit se faire des deux côtés de la composition du contestation de cette manière. Car nous avons accordé, au dit abbé et aux moines de l'église de Saint-Jean d' Orbestier, en matière de tribu des villages, jusqu'à présent, c'est-à-dire à doit, la Pironere, la Papinere, que les hommes sont leur demeure, n'ayant que trois vaisselle dans une pêche ab hac coutume libre arbitre, et en ce qui nous concerne, peuvent être utilisés.
Néanmoins, coutume vaisselle libre de tout, comme toujours, on a dit qu'ils ont le li Biretent pris possession de l'abbaye était donc à tout moment, autant que pour nous, de tout coutume hériter librement de l'impérissable.

De cetero si qua dona a quocumque vel rege vel principe vel milite vel eciam prelato ecclesie eis fierent vel aliter acquisita ad jus abbacie ipsorum pertingerent, libertatem hujusmodi contra nos non haberent, non ostantibus instrumentis que super eadem habebant libertate.
Sepedicti vero abbas et monachi Sti Johannis de Orbisterio, in recompensacionem hujus libertatis, quiptaverunt nobis unum quarterium frumenti et unum quarterium mixture, que in molendino nostro de Bernegoe annuatim habebant, et quatuor solidos, quos ex elemosina Petri Barre sacerdotis deffuncti in vineis de Grailleria annuatim a nobis percipere solebant.


Pour le reste, peu importe par qui sont les dons, si le roi ou le souverain, ou un soldat ou un appareil, ou d'une autre manière, ou ont même été acquis au droit du supérieur de l'église de l'abbaye, à eux, les leurs peuvent arriver, de cette manière contre nous, ils n'auraient pas la liberté, ce n'est pas les mêmes qui sont sur les instruments de l'ostante avait la liberté de l'homme.
Sepedict, cependant, l'abbé, et les moines de Saint-Jean d'Orbister, en récompense de cette liberté, nous quiptaverunt, un quart de blé et un quart du mélange qui sont contenus dans notre moulin de Bernegoe annuellement aux mains, et la somme de quatre shillings, il avait choisi de l'aumône de Peter Gra Barre, le prêtre du défunt, dans les vignobles du défunt nous étions habitués.

Fontis Ebraudi Richard Coeur de Lion, comite Pictavensi, regis Anglie - in mémoram(Fontis Ebraudi Richard Coeur de Lion, comite Pictavensi, regis Anglie - in mémoram)



Hec autem composicio tam in nostro quam in eorum capitulo ab utraque parte concessa est et firmata presentibus domino Guillelmo abbate Brolii Grolandi et domino Petro decano Thalemundensi, quorum sigilla in robur et testimonium presenti cartule sunt appensa.


Cette composition est à la fois seule et dans leur chapitre de chaque côté est autorisée a confirmé la présence de Guillaume l'Abbé Bois-Grolland et de M. Peter Dean Talmont, dont la force des sceaux et du témoignage dans la présente charte a été exécutée, sont apposés sur.


 Nos quoque, ut prescripta composictio perpetuam obtineat firmitatem, sigittum nostrum, quo unico abbacia nostra utebatur tempore quo ipsa composictio facta est, presenti carte nichilominus censuimus apponendum.
Actum est hoc publice, anno gracie millesimo ducentesimo vicesimo secundo.


Nous aussi, afin qu'ils connaissent la certitude des points composition perpétuels mentionnés ci-dessus et qu'ils possèdent le gouvernement, nôtre signature, par lequel nous nous sommes servis de notre abbaye au temps où ils sont eux-mêmes la seule composition qu'elle a été faite, nous jugerons néanmoins nécessaire de l'appliquer à la présente charte.

Cela a été fait publiquement, pendant la vingt-deuxième année de grâce. (Traduction Internet)




Vers 1233, un vif différend oppose, ainsi, les religieux de Talmont à un certain Guibert et à d'autres pêcheurs de Talmont.
 A ces derniers qui affirmaient détenir le droit de pêcher dans les étiers de Sainte Radegonde, en Goulet de Jard, jusqu'aux rebords de la terre ferme, l'abbaye répondait qu'elle avait l'exclusivité du droit de pêche, du fait d'un privilège de son fondateur.
 Après l'audition d'anciens et l'examen des chartes, elle obtient gain de cause : personne n'a le droit de pêcher dans les étiers, avec un instrument quelconque, sans son autorisation, depuis Pâques jusqu'à la mi –septembre .


« ...Super jure piscandi quod dicebant se habere in stems S. Radegondis en Gula Jardi usque ad costas... ». « Quod totumjus et dominium piscandi pertinebat infra dictos termmos ad monastenum sepedictum et quod nullus ibi piscari habebat cum aliquo instrumenta sine hcentia monachorum a festo Resurrectionis dominice usque ad festum Exaltationis sancte crucis»


 

 

Pêche et chasse, un privilège seigneurial au Moyen-Âge (Poitou)

Malgré la transformation que le desséchement avait fait subir au pays, les habitants n'avaient pu s'accoutumer à une vie complètement agricole : ils avaient conservé leur goût inné pour la pêche et la chasse, jadis les seuls moyens d'existence de leurs ancêtres. Les eaux du marais abondaient en poissons de tout genre.

 

L'abbaye Sainte Croix de Talmond - Les Monastères, les Cures et Paroisses du Talmondais

On ne saurait faire une étude quelconque sur le Moyen- Age, sans parler en première ligne de la religion et de ceux par les mains desquels elle fut administrée.