Empéria, la veuve de Simon II Seigneur de Parthenay chez le seigneur de Vouvant Geoffroy de RANCON donne la moitié des revenues des moulins de Secondigny à Pétronille de Chemillé, l’abbesse de Fontevraud

Guillaume IX le Troubadour eut pendant tout le cours de sa vie des guerres à soutenir contre les seigneurs de Parthenay ses vassaux et ne les soumit qu’avec beaucoup de peine.

Après le décès de Simon l'archevêque, le comte de Poitou se porta subitement avec son armée devant les murs de Parthenay, et le 28 mars 1122 il se rendit maître de cette place.

(Tour de la Porte Saint Jacques de Parthenay)

Le jeune Guillaume Larchevêque, pris à l'improviste, eut pourtant le bonheur de s'échapper, et trouva un refuge chez les seigneurs de Bressuire, tandis que sa mère Emperia cherchait un asile à Vouvant chez Aimery de Rançon.

La prise de Parthenay par le comte de Poitou porta le dernier coup à la résistance opiniâtre des seigneurs de Gâtine.

 Trop heureux de recouvrer le fief de ses ancêtres dès l'année suivante (1123), Guillaume Larchevêque ne songea nullement depuis à s'insurger contre son suzerain.

Il abandonna même l'ancienne politique de sa famille à l'égard de la maison d'Anjou, cette rivale perpétuelle de la maison de Poitiers, et, loin de maintenir les bonnes relations qui existaient jadis entre ses ancêtres et les comtes d'Anjou, il leur devint tout à coup hostile.

 

Empéria, la veuve de Simon II Seigneur de Parthenay, pour le salut de son âme, donne la moitié des revenues des moulins de Secondigny à Pétronille de Chemillé, l’abbesse de Fontevraud.

 

 (Poterne Saint Louis Vouvant)

 

 

Carta Emperie, Uxoris Simonis dePartiniaco, de dono molendinorum de Secundiniaco

Notum si omnibus, et presentibus et futuris, quod ego Emperia, defuncti Simonis de Parthanaico uxor, pro anima ejusdem Simonis et pro animae mae omniumque meorum salute, dono cum omni integritate Deo et Beatae Mariae et sanctimonialibus Fontis Ebraudi medietatem molendinorum de Secumdigniaco, de quo Petronilla abbatissa dedit michi unum scifum unius marce argenti, de caritate.

Hoc donum fecit Emperia predicta apud Voventium, in camera Gaufridi de rancum, cum uno cultello quod misit in manu Rainaldi de Meduana, fratis aecclesia Fontis Ebraudi ; testibus : Gaufredo de rancum ; Beraudo Adorreth, Guillelmo Clarembaut.

Hoc donum concessit postea et ex parte sua donavit apud Bercerium, in aula Johannis de Bello Monte, Guillelmus filius jam dicti Simonis et praedictae emperiae. Hujus rei sunt teste : Johannes de Bello Monte et Guillemus frater ejus, Oliverius de Parthanaico, Briencus Chabot, Raginaudus de Flabé, Josbertus Paneth, Gerardus de Borno, Garinus de Rochis. Supradictus vero Rainaudus de Meduana dedit eidem Guillelmo X solidos Andegavensis monetae, pro ipso marsupio, pro recognitione ; videntibus prescriptis testibus.

Acta carta Lucdovico rege fracorum, Guillelmo Aquitanorum duce, Guillelmo Pictavorum pontifice.

 

 

 «  Qu’il soit connu de tous présents et avenir que moi Empérie, femme de défunt Simon de Parthenay, pour le salut de son âme, de la mienne et de celles de tous mes parents, je donne entièrement à Dieu, à Notre-Dame et aux religieuses de Fontevraud, la moitié des moulins de Secondigny; en considération de quoi l’abbesse Pétronille m’a fait cadeau d’une coupe d’argent, pesant un marc, fait à Vouvent, dans la chambre de Geoffroy Ier de RANCON, seigneur de Marcillac,  Taillebourg  et Gençay, en remettant un couteau à Rainaud de Mayenne, religieux de Fontevraud ; en présence dudit Geoffroi, de Béraud Adorreth et de Guillaume Clarembaut. (Seigneur de Saint Pompain).

 

« Nous lisons que le jeûne vaut beaucoup réuni à l’aumône, c’est pourquoi il faut faire l’aumône à ceux qui jeûnent. Ayant donc confiance dans cette largesse de l’aumône, moi Raoul de Tonnay, pour la rédemption de mon âme et de celles de mes parents, ainsi que pour le salut commun de tous les vivants et le repos des morts, je donne et cède à l’église de Fontevraud la moitié des moulins de Secondigny, avec l’assentiment de mon frère Simon de Parthenay.

Sont témoins de ce don : Guillaume Aleaume, archidiacre de Poitiers, Guillaume de Mirebeau, Guillaume des Pineaux, Geoffroi Gilbert, Rainaud le Bouvier.

Fait à Fontevraud, Louis étant roi de France, Guillaume duc d’Aquitaine et Guillaume évêque de Poitiers»

 

Quelque temps après, à Bressuire et dans la Cour de Jean de Beaumont, ce don fut confirmé par Guillaume, fils desdits Simon et Empérie.

L’acte fut ratifié par le seigneur de Parthenay, de Briant Chabot, Guérin des Roches et Guillaume de Clérembaut. Sur le monopole des droits de pêche du seigneur de Parthenay, vérifier dans les archives de Hautes Loires 1 H 185, n° 2 et 3, cartulaire de l’abbaye de Cormery.

Ont été témoins : Jean de Beaumont et Guillaume son frère, Olivier de Parthenay, Briant Chabot, Rainaud de Flaix, Jobert Paneth, Gérard de Born, Guérin des Roches. Le susnommé Rainaud de Mayenne, pour la bourse de Guillaume de Parthenay lui avait donnée, en signe d’investiture, lui compta 10 sous de monnaie angevine, à la vue des mêmes témoins.

Cette charte fut faite Louis étant roi de France, Guillaume duc d’Aquitaine et Guillaume évêque de Poitiers

Carta Radulfi de Taunaico, de molendino de Secundiniaco

Legimus quia multum valet jejunium cum elemosina ; danda est ergo jejunantibus elemosina. In hac ergo largicione confisus aelemosinae, Radulfus de Taunaico do et in perpetuum concedo, pro animae me redempcione parentumque meorum et pro salute communi omnium vivorum et requie defunctorum, ecclesiae Fontis Ebraudi di midium molendinorum de Secumdigniaco, concedente Simone fratre meo. Hujus rei sunt testes : Guillelmus Aleelmi, archidiaconus, Guillelmus de Mirebello, Willemus de Pinellis, Gaufridus Gisleberti, Reginaudus Bubuleus.

Actum Fonti Ebraudi, Ludovico francorum rege, Willelmo Aquitanorum duce, Guillelmo Pictavorum pontifice.

 

 

Mémoires de la Société de statistique du département des Deux-Sèvres