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PHystorique- Les Portes du Temps
22 août 2020

Dessèchement de l’Ouest du Maître des digues et canaux du royaume - Marais de Saintonge, le marais de la Petite-Flandre

Dessèchement de l’Ouest du Maître des digues et canaux du royaume- Marais de Saintonge, le marais de la Petite-Flandre

Les premiers travaux, opérés dans l'ouest par la Société générale de desséchement des marais et lacs de France, eurent lieu en dehors du golfe du Poitou, dans ces terres mouillées de la Saintonge qui s'étendent, aux environs de Rochefort, entre Tonnay-Charente et Muron.

Humfroy Bradley fit un premier traité avec Jeanne de Saulx-Tavannes, veuve de René de Rochechouart, baron de Mortemart et seigneur de Tonnay (a) ; mais il fut obligé d'abandonner son entreprise, à cause des difficultés nombreuses qu'il rencontra.

Après s'être associé à Marc et à Jérôme de Comans, ainsi qu'à François de la Planche et à plusieurs personnes notables, il passa un second contrat avec la dame de Tonnay-Charente qui lui céda les marais, sous réserve pour elle d'un vingtième des terrains, après leur desséchement, d'une rente annuelle de douze deniers par journal et d'un cheval de service apprécié cinquante livres, à chaque mutation de seigneur (janvier 1607).

Ce furent les Comans qui dirigèrent ce dessèchement. Ils firent venir de Flandre une quantité d'ouvriers.

En 1610, ils avaient déjà dépensé 90.000 liv., mais « aucuns malveillants et envieux se transportèrent de nuit sur les levées que l'on avait mis deux ans à construire et les percèrent en plusieurs endroits, de telle sorte que l'eau des marais voisins est entrée sur les terres desséchées et les a remplies et rouvertes à grande perte et dommage. »

Un arrêt du Conseil du roi du 6 mars 1610 ordonne au lieutenant civil et criminel de Saint-Jean-d'Angély d'informer contre ceux qui ont commis ces délits et de « parfaire le procès aux coupables » ; et « pour éviter aux inconvénients qui pourront ci-après arriver par le moyen de telles ouvertures suffisantes pour faire submerger hommes et animaux qui se trouveraient dans lesdits marais desséchés, Sa Majesté a fait inhibition et défense à toutes personnes de faire à l'avenir de telles ouvertures auxd. levées, à peine d'être punies corporellement. »

La mort de Henri IV et la guerre contre les protestants de l'Ouest interrompirent les travaux, et ce dessèchement n'était pas arrivé à sa perfection en 1639, année dans laquelle une déclaration de Louis XIII, rappelant tous les empêchements qui s'étaient présentés, prolongea la concession faite à Bradley, et dont le délai venait d'expirer, pour une nouvelle période de vingt années.

Déjà, à cette époque, les marais situés « ès paroisses de Tonnay-Charente, Muron et autres contiguës et attenantes », étaient appelés marais de la Petite Flandre.

Le partage entre les dessiccateurs attribue une portion de terrains fort étendue à la famille des Comans. Elle y créa le fief des Ondes (b), appelé aussi du Pavillon, celui de la Cabane-Neuve et plusieurs autres.

 

 

 

C’est en 1599, que HENRI IV nomme un hollandais, Humphrey BRADLEY, Maître des digues et des canaux du Royaume. <==.... ....==>Par déclaration de Louis XIII, en date du 4 mai 1641, une nouvelle Société fut constituée, sous la direction de Pierre Siette

 

 


 

(a) Né le 27 décembre 1528; baron de Mortemart et de Montpipeau, seigneur de Tonnay-Charente, Vivonne, Lussac, Verrières, du Bouchet, Migné et Dasdé, etc. fils de François de Rochechouart, baron de Mortemart, et de René Taveau ; capitaine de cinquante lances, conseiller au conseil privé, chevalier de l'ordre de Saint-Michel, puis, en 1580, de l'ordre du Saint-Esprit; marié, par contrat du 1er janvier 1570, à Jeanne de Saulx-Tavannes, fille de Gaspard de Saulx, seigneur de Tavannes, maréchal de France, et de Françoise de La Baume-Montrevel ; mort le 15 avril 1587 t fut enterré aux côtés de sa femme, dans l'église des Cordeliers de Poitiers.

René et Jeanne eurent pour enfants :

  1) Gaspard.

2) René, qui fit la branche des seigneurs de Montpipeau.

3) François, qui décéda à Rome en 1592.

4) Aimé, qui fit la branche des comtes de Tonnay-Charente, marquis de Bonnivet.

5) Jean, marquis de Saint-Victurnien, et qui fut conseiller du roi en ses conseils d'Etat et Privé, gentilhomme ordinaire de sa chambre. Le 6 novembre 1631, il épousa Marie de Nesmond, veuve de Louis de Belcier, et fille de François, seigneur de la Tranchade, et de Jeanne de Volvire. Il décéda sans postérité.

6) Isabelle, qui épousa par contrat du 11 mars 1592, Pierre de Laval, baron de Lezay, fils de Pierre et de Claude de La Jaille.

7) Aimerie, qui épousa par contrat du 11 juin 1594, Philippe de Volvire, marquis de Ruffec, capitaine de 50 hommes d'armes.

8) Gabrielle, qui fut abbesse de Saint-Laurent de Bourges.

9) Eléonore, qui épousa en 1618, Guy de Rieux, comte de Châteauneuf, fils de Guy, et de Madeleine d'Epinay-Duretal.

10) Yolande, qui décéda en bas-âge, en 1590.

(b) C'est sans doute à raison du fief des Ondes, qu'Hippolyte de Comans, dixième et dernier enfant de Marc, fut assigné, en 1666, devant l'intendant de Limoges, Henri d'Aguesseau, afin de produire ses preuves de noblesse.

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