TIME TRAVEL - Sainte Trinité Puyravault, Podium rebelli, prieuré donné à l’abbaye de Vendôme avant 1040

Sainte Trinité Puyravault, Podium rebelli, prieuré donné à l’abbaye de Vendôme avant 1040, diocèse de La Rochelle, cant Surgères, arrond Rochefort.

Origine du nom : du latin podium, « hau- teur », et de rebelli, « rebelle ».

Le Prieuré fut fondé en 1040 lorsque la comtesse Agnès de Poitiers femme de Geoffroy Martel fit don de l'église à l'abbaye de la Trinité de Vendôme.

Le comte d'Anjou donne à l'abbaye, parmi ses biens situés en Saintonge : d'une part le bois de Saint-Aignan et celui de Coulommiers, qui comptent cent manses, avec la totalité des droits en dépendant, dont les salines, les eaux, les moulins, les droits de pêche (piscatio) ; d'autre part la moitié des terres en culture de la forêt de Marennes, également de cent manses de superficie, ainsi que les églises situées dans cette forêt ; enfin, la moitié des cens qu'il percevait jusque- là sur les seiches, dans tout le pays santon.

Diplôme d'Agnès, duchesse d'Aquitaine et de Normandie, comtesse de Poitiers, qui décharge les dépendances de l'abbaye de Vendôme des droits d'hospitalité, de table et de procuration, dont elle jouissait aussi bien que ses officiers; principalement le prieuré de Puyravault en est excepté.

 

1040, 31 mai. Enumération des biens de la Trinité de Vendôme en Saintonge

… In pago Sanctonico (1) Sanctae Trinitati ista delegamus: boscum Sancti Aniani et boscum de Columbariis cum omnibus utilitatibus suis, salinis, aquis, molendinis, piscationibus, totum et ad integrum, quidquid divisione accingitur, quam nos ibi fecimus, ubi continentur scilieet de terra centum mansi, medietatem quoque terrae cultae de foresta quae nominatur Maritima, et ecclesias ejusdem silvae, hic etiam centum mansi terrae computantur; medietatem quoque nostrae partis de censibus sepiarum per universum pagum Sanctonicum.

 In eodem pago, ego Agnes, favente filio meo Guillelmo, comite Pictavorum, monasterio Sanctae Trinitatis concédo ecclesiam de Poio Rebelli cum omnibus ad eam pertinentibus, terris cultis et incultis, vineis, pratis et utilitatibus universis meam quoque partem ecclesiae de ponte Sanctonico. ….

 

Dans  les  années  1042-­‐1058, Confirmation de la donation de l'église de Puyravault avec toutes ses appartenances par la comtesse, donnée par Guillaume, duc d'Aquitaine.

In pago Pictaviensi, apud villam Galniacum [Galviacum] terram quae dicitur ad Petram, in ipsa civitate duas domos in foro, in suburbio ipsius mansionem unam; apud Availliam [Avagliam] parochialem ecclesiam Sancti Martini cum integritate sua; medietatem ecclesiarum Olomne cum decimis salinarum et vinearum, et omnium inde exeuntium.

In pago Sanctonico boscum Sancti Aniani et boscum de Cotumbariis cum omnibus utilitatibus, salinis, aquis, moleudinis, piscationibus, totum et ad integrum quidquid divisione accingitur, quam nos ibi fecimus, ubi scilicet de terra continentur centum mansi; medietatem quoque terrae cuitae de foresta, quae nominatur Maritima, et ecclesias ejusdem silvae; hic etiam centum mansi terrae computantur; medietatem quoque nostrae partis de censibus saepiarum per universum pagum Sanctonicum.

In eodem pago ego Agnes, favente fitio meo Guillelmo, comite Pictavorum, monasterio Sanctae Trinitatis concède ecclesiam de Poio Rebelli cum omnibus ad eam pertinentibus; meam quoque partem exclusse [ecclesiae] de ponte Sanctonico.

In insula Oleronis ecclesiam Beati Georgii cum quarta parte ejusdem insutse, et ecclesiam Beatse Marise, quae est in ipso castro.

 

 

En 1098, on voit un seigneur nommé Jordano de Podio Rebelli, se liguer avec Goffrido de Surgeriis, pour enlever des terres à l’abbaye de Vendôme.

Il existait une ancienne commanderie du temple dans ce hameau.

 

 Les Templiers ont possédés de nombreux fiefs dans la Saintonge et dans l’Aunis, ils partaient du port de la Rochelle. Tout porte à croire même que la plupart des créateurs de l’ordre étaient des chevaliers Saintongeois.

C’est en 1118 que Hugues de Paganis, Geoffroi de Saint-Aumer et sept autres chevaliers dont les noms soit inconnus, fondèrent en Palestine la milice du temple qui devait vivre d’aumônes. La règle fut tracée par Saint-Bernard et leur coutume se composait extérieurement d’un long manteau blanc, sur lequel Eugène III fit attacher en 1146, la croix rouge adoptée par les croisés français.

Les templiers lors de la suppression de l’ordre avaient d’immenses richesses puisqu’on évalue à plus de 9000 les maisons qui leur appartenaient. Ces biens furent en partie réunis aux chevaliers de  Saint Jean de Jérusalem qui possédaient à la rochelle un de leur principales maisons.

 

Les Mauléon vont être seigneurs de la région pendant 120 ans (1145-1268).

À la mort d’Isembert II (vers 1152), Èble de Mauléon, issu d’une famille poitevine apparentée aux vicomtes de Thouars, devient seigneur de Ré. Les Mauléon possèdent de grands domaines en Poitou dont les plus proches de l’île de Ré sont les seigneuries de Talmont et Fontenay ; ils sont également seigneurs de Châtelaillon et exercent leur autorité sur la ville naissante de La Rochelle où ils séjournent fréquemment, contrôlant ainsi une grande partie de la côte entre Olonne et Châtelaillon.

CHARTA QUA EBLO DE MALOLEONE CALUMNIAM, QUAM SUPER REBUS. GEORG11  DE OLERONE FACIEBAT, IN MANU DOMNI ROBERTI VINDOCINENSIS ABBATIS DEPONIT, PRÆTEREAQUE, SI QUID JURIS IN EISDEM REBUS HABERET, DEO  ET MONACH IS VINDOCINENSIBUS EX INTEGRO CONCEDIT (2).

INTRA ANN.  1145 – 1153.

 

Sicut de bonis operibus Deoque placitis gaudendum est, et eorum retributio a domino Deo sperandum est, ita de perversis dolendum, et pro ipsis ira et indignatio Dei est pertimescenda. Ego Eblo de Maloleone (3) præsentibus et futuris notum esse volo quia calumniam, quam malorum incitatus consilio, monachis Vindocinensibus (4), super rebus S. Georgii de Olerone 5, injuste faciebam, in manu domni Roberti Vindocinensis abbatis deposui. Et pro eo quod ea, quæ juris monachorum erant, mihi usurpare volebam, me culpabilem recognoscens, Deo et sibi cum quodam baculo satisfeci. Radulfus etiam frater meus, et duo nepotes mei, Salvaricus et Haimericus, iram et indignationem Dei incurrere metuentes, et beneficiorum monachorum participes effici cupientes, præfatam calumniam cum eodem baculo satisfacientes, in manu abbatis dimiserunt. Præterea si quid juris in eisdem rebus habebamus aut parentes nostri ante nos habuerant, pro salute animarum nostrarum et parentum nostrorum, Deo et monachis Vindocinensibus ex integro concessimus. Ut autem hoc in perpetuum ratum firmumque maneret, et ne aliqua altercatio inter monachos et hæredes nostros hac de causa deinceps oriretur, sed libere et quiete quod suum est jure perpetuo possiderent, sigillum meum huic chartæ apponere feci.

Actum est hoc apud Rochellam (La Rochelle), in domo militum Templi (Chevaliers du Temple). Qui viderunt et audierunt isti, ex parte monachorum : D. Robertus, abbas; Constantinus, prior S. Georgii; Willelmus, prior S. Aniani; Guido, prior de Podio Rebelli; Fromundus, prior de Surgeriis; Hugo de Charcommaco.

 

De militibus: Eblo ipse; Radulfus, frater ejus; Salvaricus et Aimericus, nepotes ejus; Simon, frater Erlefridi, miles.

 

CHARTES DE L'ABBAYE DE LA TRINITÉ DE VENDÔME CONCERNANT LE POITOU ET LA SAINTONGE. Publiées par M. ARTHUR GIRY.

1146. Paris. Diplôme de Louis VII confirmant, du consentement de sa femme Eléonore, à l’'abbaye de la Trinité de Vendôme, tous les biens situés dans le Poitou et la Saintonge donnés à cette abbaye par Geoffroi, comte d'Anjou.

La célèbre Aliénor, à la fois reine de France et duchesse de Poitou voulait obtenir l'abolition de plusieurs servitudes usitées en l'île d'Oléron, deux entre autres plus barbares et prétendues royales.

La première était l'appellation du roi, appellatio regis. Les officiers du roi traînaient à leur tribunal tous les inculpés et, à défaut de témoins, n'admettaient d'autre défense que le duel ou le jugement par l'eau chaude.

La seconde appelée la défense du roi, de fensio regis, consistait à exiger des clients des religieux dans certaines causes, et avant toute chose un gage ou une caution. Les deux illustres princes en firent pleine et entière remise aux moines et à leurs hommes, en leur cour plénière tenue à Poitiers, en pleine préparation de la croisade déjà décidée à Vezelay (n°' LVIII et LIX).

Le roi même voulut confirmer toutes les possessions de l'abbaye de Vendôme dans le Poitou et la Saintonge, et à celles que nous avons énumérée a déjà, nous devons ajouter deux maisons à Poitiers, près du forum, et l'église de Saint-Martin d'Availles (n° LX). Le pape Eugène III, alors à Paris, confirma cette exemption par une bulle (n° LXI).

 

Original aux archives de Loir-et-Cher, série H, abbaye de la Trinité de Vendôme, prieuré de Saint Georges d’Oléron.

IN NOMINE SANCTE AC INDIVIDUE TRINITATIS. LUDOVICUS DEI GRATIA REX FRANCORUM ET DUX AQUITANORUM.

 Régie liberalitatis interesse dinoscimus ecclesiarum quieti pie providere, et collatam eis ab antecessoribus nostris libertatem integram inviolatamque conservare. Tune enim concessum nobis regni diadema ab eterno rege vere cognoscimus si sponsam ejus, sanctam matrem ecclesiam, pro commisse nobis polestatis offitio et diligimus et veneramur. Notum proinde facimus universis tam presentibus quam futuris quod, petitionibus Roberti venerabilis Vindocinensis ecclesie abbatis et monacorum loci ejusdem, rogante pro eis dilecto fidelique nostro Gaufrido, duce Normannie et comite Andegavensi, bénigne condescendentes, universa,que quondameidem monasteriba Gaufrido comite Andegavensi et uxore sua Agnete comitissa Pictavorum, annuente filio ipsius comitisse Guillelmo, comite Pictavensi, in pago Pictavensi et in pago Xanctonico pia devotione collata sunt, nos quôque; cum assensu et voluntate Alienordis regine collateralis nostre, prefate ecclesie Vindocinensi ita libere sic intègre perpetuo possidenda concedimus, sicut a predictis antecessoribus nostris fuere collata, et in ipsorum munitione manifeste vidimus et fideliter designata.

Sunt autem hec in pago Pictavensi apud villam Galniacum, terra que dicitur Ad petram; in ipsa civitate, due domus in foro; in suburbio ipsius, mansio uni; apud Avaisiam, parrochialis ecclesia sancti Martini cum integritate sua; medietas ecclesiarum Olomne, cum decima salinarum et vinearum et omnium inde exeuntium.

 

In pago vero Xanctonico sunt ista boscus Sancti Aniani (bois St Aignan), et boscus de Columbariis, cum omnibus utilitatibus, salinis, aquis, molendinis, piscationibus, totum et ad integrum quicquid divisione accingitur quam predicti comes et comitissa ibi fecerunt; medietas quoque nostre partis sepiarum per totum Sanctonicum pagum; ecclesia quoque de Poio-Rebelli, cum omnibus ad eam pertinsntibus, et. nostra pars excluse de ponte Sanctonico. In insula Oleronis : ecclesia beati Georgii cum quarta parte ejusdem insule, et ecclesia beate Marie que est in ipso castro, et in ejusdem parrochia, ecclesia sancti Nicholai. Preterea vero, ad majorem ejusdem ecclesie immunitatem, regianimirum auctoritate, statuimus ut nullus deinc [eps] prepositorum vel servientum nostrorum in omnibus superius enumeratis, nec talliatam aut questam nec jacere, vel procurationem, nec exercitum vel e[quitat]um habeat aut requirat, nec omnino aliquam exactionem aut violentiarn vel exigat, vel imponat ; solummodo autem, nos et dapifer noster jacere et procurationem in eis, exercitum et equitatum, si presentes erimus, habebimus. Prefata vero ccctcsia Vindocinensis in omnibus presignatis intégra servitia et intégras justicias obtinebit, et si forte homines suos in anquo rebelles aut contradicentes invenerit, dapifer noster monachis prefati loci cumadjutor extiterit. Ut hoc igitur ita ratum in perpetuum inconcussumquè permaneat, scripto commendari, sigilli nostri auctoritate muniri, nostrique nominis subterinscripto karactere fecimusconsignari.

 

Actum publice Parisius, anno ab incarnatione Domini M°.C°.XL°.VI°., regni vero nostri X°; astantibus in palatio nostro quorum nominà subtitulata sunt et signa. Signum Radulfi Viromandorum comitis dapiferi nostri. Signum Guillelmi buticularii. Signum Mathei camerarii. Signum Mathei constabularii. Data per manum Cadurci (Monogramme) cancellarii.

 

Ego Alienordis regina laudavi hoc et sigillum meum cum sigillo domini regis apposui. (Trace de deux sceaux pendants sur lacs de soie jaune) 

 

 

 

Avant 1189.– Guillaume Mangoust, chevalier, abandonne à l'abbé et couvent de Vendôme tous les droits qu'il pouvait avoir sur le prieuré de Puyravault et supplie Henry II, roi d'Angleterre, de confirmer l'acte par des lettres patentes. 

 

 1199. Aliénor d’Aquitaine, comtesse de Poitiers et reine de l'Angleterre, confirme toutes les libertés et privilèges de Puyravault.

Répudiée par Louis VII, Aliénor ne cessa pas de favoriser les religieux de Vendôme elle leur accorda quittance et franchise du droit de procuration, d'hospitalité et de gite, que ses prévôts, baillis et autres officiers avaient dans leurs prieurés et obédiences (n°'LXII et LXIII).

Devenue reine d'Angleterre, elle fit approuver ces libéralités par Henri II, son royal époux (n° LXVII). Elle donna de plus au prieur de Montierneuf les marais et salines situés près du prieuré, francs de tous droits, par une charte donnée à Chinon, en présence de Jean, comte de Vendôme (n° LXX), et confirma les libertés et privilèges du prieuré de Puyravault.

 

DE DOMO DE PODIO REBELLI.

Alienor, Dei gratia regina Angliae, ducissa Normanniae et Aquitaniae, comitissa Andegavorum, archiepiscopis, episcopis, comitibus, vicecomitibus, baronibus, prepositis, baillivis, et omnibus amicis et fidelibus suis, tam praesentibus quam futuris.

Noverit universitas vestra nos presenti carta confirmasse domui de Podio Rivelli jura et omnes libertates suas quas habuit a nobis et predecessoribus nostris. Sciatis autem nos in dono quod fecimus Willelmo Maengoti, scilicet de Surgères, nil illi nec altero alio dedisse in domo de Podio Revelli, nec in pertinentiis ejus; sed ipsam in protectione Dei et nostra specialiter suscepimus.

Quare vos archiepiscopi et episcopi teneri et custodiri faciatis. Ipsas vero libertates sepedicte domui reddidimus, et sigilli nostri munimine roboravimus apud Rupellam (La Rochelle), hiis testibus karissima filia mea regina Johanna, Teobaldo priore S. Egidii de Surgeriis, Petro priore de Podio Revelli, Rogero capitano nostro, Hamelino de Brolio, Petro capicerio, militibus nostris; Villelmo de Sancto Mayentio clerico nostro, et aliis.

Datum anno incarnati Verbi 1199.

 

1214 2 avril. Innocent III met le monastère de Vendôme et tous ses prieurés sous la sauvegarde du roi de France Philippe Auguste, le priant de les protéger contre tes comtes de Poitiers et autres.

 

1296 Lettre de Hugues Maingot de SURGÈRES (qui reconnait) à tort avoir fait exploiter en la terre de Puy Raveau, parce qu’il luy est apparu tant dou don de dame Aliénor que de se prédécesseurs ; aussi que le prieur dudir lieu a toute justice ; et aussi par gens dignes de foy, qu’il a accoustumé aussi en user, et pour ce se despart dudit exploit et confesse audit prieur ladite justice.

Les Prieurs de Puyravault, les de Hillerin, en furent les Seigneurs pendant 700 ans.

1699, 6 juin. Maintenue du prieur de Puy-Ravault dans ses droits seigneuriaux. Archives de Loir-et-Cher, original en parchemin. Louis, par la grâce de Dieu roy de France et de Navarre, à nostre lieutenant général de La Rochelle, messire Guy de Hillerin archidiacre de Fontenay dans l'église cathédrale de nostre dite ville de La Rochelle, prieur du prieuré de la Sainte-Trinité de Puyravau, seigneur spirituel et temporel de la paroisse de Puyravau, nous a fait remontrer qu'à cause desdittes terres et seigneuries il a tout droit de justice haute, moyenne et basse, et plusieurs domaines, fiefs, arrière-fiefs, cens et rentes, et autres droits et devoirs seigneuriaux, desquels ou de partie d'iceux il n'est point servy, ny recognest pas les sujets ci redevables dont les tiltres peuvent se perdre tant par prescription, mutation des détempteurs, tenans et aboutissans, qu'autrement, s'il ne luy est pourvu de nos lettres en forme de terrier sur ce nécessaires, humblement requérant icelles.

A ces causes, voulans favorablement traitter l'exposant, le maintenir et conserver en ses droits, nous vous mandons qu'à sa requeste vous fassiez sçavoir, tant par publications es prosnes des grandes messes paroissiales, cry et par affiches ès lieux acoutumez desdites terres et seigneuries à tous vassaux, et détempteurs emphithéotes et propriétaires des héritages sujets auxdites redevances, que pardevant le notaire et tabellion royal qui sera par nous commis, ils les reconnaissent incontinent avec dénombrement et fidèle déclaration. Car tel est nostre plaisir.

Donné à Paris, le 6e jour de juin, l'an de grâce 1699, et de nostre règne le 57e.

Nous connaissons plusieurs prieurs portant ce nom Pierre de Hillerin, prieur de Puyraveau (il a été prieur au moins pendant 29 ans), 1643; Guy de Hillerin, prêtre prieur et seigneur châtetain de Puyraveau, 1654-1669, et chantre dans l'église cathédrale de Saint-Louis de la ville de La Rochelle, y demeurant, 1672, archidiacre de Fontenay dans l'église cathédrale de La Rochelle, 1669-1699, archidiacre de l'évêché de La Rochelle, y demeurant, 1700; Charles de Hillerin, prieur de Puyraveau, 1720; Guy de Hillerin, doyen de La Rochelle, prieur de Puyraveau, 1747, mort en 1759. En 1675 nous trouvons une dame Elizabeth Jumeau, veuve de Pierre de Hillerin, sieur de Beaumont, demeurant à Puyraveau.

 

La Garenne attenante, close de murs et de fossés, était alors leur réserve de chasse et de bois. Le logis actuel de la Garenne fut d'abord un relais de chasse, avant de s'agrandir au fil du temps et de l'enrichissement de ses propriétaires successifs jusqu'à devenir une maison de maître, entourée de nombreuses dépendances.

 Aujourd’hui ne subsistent que l’abside et le croisillon sud de l’ancienne croisée. L’église a perdu depuis plusieurs siècles toute la partie de sa nef. Le croisillon sud, élevé entre le XIè et XIIè siècles, a conservé sa voûte en berceau brisé. L’arcade d’entrée de l’absidiole ouvre aujourd’hui sur une chapelle édifiée vers le XVIè siècle. Mis au jour lors de la deuxième restauration en 1971, un portail du XIIIè siècle a été réemployé à la jonction de l’ancienne nef pour servir de porte principale à l’édifice. Les différentes restaurations pratiquées entre 1963 et 1976 ont permis de découvrir un autel en pierre.

 

L’ancien prieuré 

 XIè et XIIè siècles. Du prieuré qui s’étendait au nord de l’église, ne subsiste qu’un logis d’époque Renaissance qui a conservé une fenêtre à meneaux, mutilée, une tourelle d’escalier polygonale dotée d’une bretèche, ainsi qu’une porte du XIIè siècle.

Nous avons peu de renseignements sur le prieuré de Puyravault. Cependant une visite faite en 1710 par dom Louis Daligre nous prouve qu'il était encore en très bon état.

 

 

Archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis

Documents historiques inédits tirés des collections manuscrites de la Bibliothèque Royale et des archives ou des bibliothèques des départements.

 

 

 

 

 ==> Sentier de découverte Puyravault - AUDRY Pierre-François

 

 


 

Sur la Terre de nos ancêtres du Poitou - Aquitania

Les Gaulois habitant le Poitou s'appelaient les Pictons; de là le nom de Poitou, Poitiers. Avant l'occupation romaine, la région est peuplée par les Pictaves ou Pictons qui nous ont laissé des grottes préhistoriques, menhirs, dolmens, etc. que nous retrouvons un peu partout, tant dans la Vienne que dans les Deux-Sèvres.

 

Ducs d' Aquitaine et Comtes de Poitou et plus

L'histoire du Poitou, avant la conquête de Jules-César, était enveloppée dans une nuit profonde : on ne connaît pas même l'ancien nom de cette province qui n'a été appelée Pictia qu'après l'arrivée des Pictones, nation Scytique qu'il ne faut pas confondre avec les Pictes, qui ne vinrent en Poitou que plus de douze cents ans après leurs devanciers (1).

 

La domination au Moyen-Age des comtes d'Anjou en Saintonge. (Geoffroy Grisegonelle, Foulques Nerra, Geoffroy Martel)
Dans ces temps où comme dans les nôtres la force primait trop souvent la justice, il est un autre principe de la domination angevine sur la Saintonge, la conquête et la victoire. Suivons dans Besly lui-même pas à pas les entreprises des comtes d'Anjou. Dès la fin du Xe siècle, la lutte commence.


 

La vie d'Aliénor d'Aquitaine

Depuis deux siècles, on appelait habituellement Éléonore cette princesse que les historiens antérieurs nommaient Aliénor (autrement dit Alia Aenor, "l'autre Aénor", puisque Aénor est le prénom de sa mère.), Aanor, Alienordis, Aenordis, Alernoia, Helienordis; on trouve ces différents noms dans les Tables de dom Bouquet, de Duchesne, de Martène.

 

Les greniers Plantagenêt, l'importance capitale du sel dans la vie économique du Moyen âge

Autour de Maillezais, les marais poitevins sont une grande étendue de terre et d'eau, de la Charente Maritime à la Vendée. Un espace unique en Europe qui possède une faune et une flore incroyable.

 

Le port d'Aliénor d'Aquitaine : Voyage dans le temps des Templiers et Hospitaliers de la Rochelle.

Sixième port de France, La Rochelle affiche désormais près de huit millions de tonnes de trafic. Et la plaisance est devenue l'une de ses vitrines. Au Moyen Age, la ville se démarque surtout par son indépendance vis-à-vis de tout pouvoir religieux.

 

Aliénor d'Aquitaine, Lois Maritimes les Rôles d'Oléron, appelés aussi Jugements d'Oléron

Aliénor d'Aquitaine, Lois Maritimes les Rôles d'Oléron, appelés aussi Jugements d'Oléron Les Rôles d'Oléron, sont un recueil de jugements compilés en un code à la fin du XIIe siècle par décision d'Aliénor d'Aquitaine, et qui ont été utilisés comme code maritime dans toute l'Europe. Ils sont à l'origine de la Loi de l'Amirauté britannique.

 

 

Généalogie des Seigneurs de Mauléon

Cette famille descend par mâles d'Haton ou Natonis, deuxième fils d'Eudes, duc d'Aquitaine. Hunolt duc d'Aquitaine (tige des rois de Navarre et dont descendent les Aranda et les d'Esclignac) son frère, lui fit arracher les yeux en 745.



1. Geoffroy Martel et Agnès de Poitiers sa femme, fondateurs de !a célèbre abbaye cardinale de la Trinité de Vendôme. D'après les historiens, Geoffroy Martel s'était emparé de la Saintonge à la suite de la guerre d'Aquitaine. Il avait battu et fait prisonnier Guillaume le Gras à la bataille de Moncontour, le 20 septembre 1033. Celui-ci ne recouvra la liberté qu'en mars 1038, grâce à une forte rançon payée par sa femme Eustachie, et à la cession du comté de Saintonge.

2 Mss. de Besly, collect. Dupuy, vol. 822, fol. 137. Er Tabulario S. Trinitatis Vindocinensis.

3 Maloleone. Mauléon, qui, en 1736, a pris le nom de Châtillon-le-Château ou Châtillon-sur-Sèvre, arrond. de Bressuire (Deux-Sèvres).

4 Vindocinencibus. De Vendôme, chef-lieu d'arrond. (Loir-et-Cher).

 5 Olerone. Oleron, arrond. de Marennes (Charente-Inférieure).