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PHystorique- Les Portes du Temps
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11 août 2020

Le château de Saint-Mesmin accueille Jean Ier de Sérent, fauconnier de France, garde des oiseaux au XIVe siècle à la cour royale

Le château de Saint-Mesmin accueille Jean Ier de Sérent, fauconnier de France « garde des oiseaux » au XIVe siècle à la cour royale (3)

Jean (Jehan ou Jehannot), seigneur de Sérent, fils d'Alain (vivant en 1328) et de Gillette de Malestroit qui, l'an 1351 fut l'un des 30 champions choisis par Jean IV de Beaumanoir pour combattre contre un pareil nombre de chevaliers et écuyers anglais, fait d'armes célèbre dans les annales bretonnes sous le nom de combat des Trente.

Les Anglais, dont le chef était Richard Bembrok, chevalier, occupaient la ville de Ploermel pour Jean de Montfort, et exerçaient des brigandages dans les chemins et sur les champs, sans épargner laboureurs ni marchands. Le maréchal de Beaumanoir, qui commandait dans Josselin pour Charles de Blois, demanda une entrevue à Bembrok, dans laquelle il lui fit de vifs reproches sur les vexations que commettaient ses gens et qui n’étaient pas de bonne guerre, outre qu’elles étaient contraire à la trêve publiée par ordre même du roi d’Angleterre. La querelle s’étant échauffée, l’un proposa à l’autre un combat de trente contre trente, ou l’on verrait laquelle des deux nations était la plus brave.

Le défi fut accepté, et le rendez-vous donnée au chêne de Mivoye, ainsi appelé, parce qu’il est à moitié chemin de Josselin à Ploermel, pour le 17 de mars, était le quatrième dimanche de carême de cette année. Une foule innombrable de noblesse et de spectateurs s’y rendit au jour marqué. Les champions se présentèrent dans le champ de bataille, armés de pied-en-cap. Ils étaient rangés sur deux lignes, et chaque combattant avait affaire à celui qui lui était opposé. Leurs armes étaient inégales, chacun ayant eu la liberté de choisir celles qui lui convenaient le mieux.

Parmi les Anglais, il y en avait un qui frappait d’un maillet pesant vingt-cinq livres ; un autre se servait d’un fauchard crochu et tranchant des deux côtés. D’autres frappaient à coups de mail, quelques-uns se servaient de marteau.

Le château de Saint-Mesmin accueille Jean Ier de Sérent, fauconnier de France « garde des oiseaux » au XIVe siècle à la cour royale (4)

Les Bretons n’avaient guère que des lances et des épées. Le combat s’engagea, et on se chargea avec tant de fureur de part et d’autre, que tous les assistants en furent saisis d’étonnement. Les Anglais eurent d’abord l’avantage ; mais les deux partis s’étant retirés de concert, pour prendre haleine et se rafraichir, les Bretons, dans le second choc, se ranimèrent et prirent le dessus, quoique le combat fût plus sérieux qu’il n’avait encore été. Bembrok qui était aux prises avec Beaumanoir, fut percé de part et d’autre par un des chevaliers Bretons. La plupart des Anglais furent tués ; le reste fait prisonnier et conduit au château de Josselin.

Cette journée fut si glorieuse à la nation Bretonne, a été célébrée par tous les historiens, et il est même passé comme en proverbe de dire lorsqu’on veut faire l’éloge de quelque belle action, qu’après la bataille des trente il n’a pas été mieux combattu.

Toutes les circonstances de ce combat singulier sont rapportées au long par M.d’Argentré, qui, en rendant le tribut de louange qui était dû à ces trente héros, fait remarquer qu’ils étaient tous de maisons distinguées et des premières de la province, parce qu’il était tout naturel de penser, ajoute un autre auteur, que le sang le plus noble devait être aussi le plus généreux. Ils étaient d’ailleurs aguerris depuis longtemps, puisqu’ils commandaient la plupart des compagnies de gentilshommes.

 

Le château de Saint-Mesmin accueille Jean Ier de Sérent, fauconnier de France « garde des oiseaux » au XIVe siècle à la cour royale (1)

En 1356, Jean, seigneur de Sérent, commandait une compagnie d'écuyers, servant sous les ordres de Thibault III sire de Rochefort, capitaine de 1000 hommes d'armes et de 500 archers, comme on le voit par une quittance de 80 écus d'or que Jean de Sérent donna, le 26 novembre de cette année, au trésorier des guerres, sous son sceau, représentant un écu chargé de 3 quintefeuilles. Rapportée dans le premier volume des Actes de Bretagne, p. 1506, laquelle est conçue en ces termes :

Sçachent tuit que je Jehan de Sérent, et ai eu et reçu de Jehan Chauvel, trésorier des guerres du roi notre sire, en prest sur les gages de moi et trois écuyers de ma compagnie à déservir en ces présentes guerres ès parties de Bretagne, la sommes de quatre-vingt écus d’or, à moi baillés par mandement de M. le duc de Bretagne, pour acheter chevaux et moi mettre en arroi pour servir esdites guerres, etc. en témoing de ce j’ai mis mon scel à ces présentes lettres, le 26 jour de novembre 1356 : scellé d’un sceau chargé de trois quintefeuilles qui sont les armes des seigneur de Sérent

Jean de Sérent fut toujours attaché au parti de Charles de Blois, qui en faisait un cas particulier, comme il parait par le mandement cité ci-dessus, en date du 24 novembre 1356, contresigné de la Chapelle, et scellé des armes de Bretagne.  Ce prince, après y avoir fait mention du courage, bon comportement et loyauté de Jean de Sérent, ajoute encore, et pour ce que nous connaissons bien sa personne, nous faisons fort qu’il y déservira bien. Donné, et sous notre signet de secret.

Le château de Saint-Mesmin accueille Jean Ier de Sérent, fauconnier de France « garde des oiseaux » au XIVe siècle à la cour royale (5)

On apprend d’un ancien monument, que Jean de Sérent fut fait chevalier au siège de Becherel, par Charles de Blois. Il avait épousé Péronnelle de Sérent, fille ainée et héritière de Raoul de Sérent, et d’Osseline ou Ursule de Château-Neuf, laquelle lui porta en dot la seigneurie de la Rivière, qui par alliance, rentra dans la maison d’où elle était sortie près d’un siècle auparavant.

Le nom de Jean, est fréquemment cité dans les Montres d'Olivier de Clisson de 1375 et années suivantes.

 

 Avec La Passion de Roy, basée à Plaudren (Morbihan) fait voler au leurre le faucon Lannier dans l’enceinte du château, permettant de retracer l’histoire de la fauconnerie, les différentes espèces de rapaces et les types de vol.

Armes : d'or à 3 quintefeuilles de sable. (Sceau de 1356).

 

Le grand dictionnaire historique, ou Le mélange curieux de l'histoire sacrée et profane. par Mre Louis Moreri,

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