Le Marais Poitevin sous les Plantagenêt

En face de l'île de Ré, s'étendait jadis un large golfe d'une ouverture d'environ trente kilomètres et dont il est facile de suivre les contours dans les trois départements de la Vendée, des Deux-Sèvres et de la Charente- Inférieure (Charente- Maritime)

D'une forme allongée, découpé par une quantité de petites baies étroites, il avait son sommet près de la ville de Niort, à l'embouchure de la Sèvre. D'autres fleuves côtiers l'alimentaient, l'Autise, la Vendée, le Mignon et le Lay (1) ; deux promontoires, celui de Saint Denis du Payré à l'ouest, celui du Gué de Velluire (36 mètres) à l'est, et un archipel composé d'une vingtaine d'îles, lui donnaient une physionomie particulière (2).

 

 Les ports de Luçon et de Niort (Portus Niortensis) eurent longtemps, surtout ce dernier, une réelle importance.

On suppose que c'est au VIe siècle que la mer commença à se retirer; elle abandonna d'abord la partie nord du golfe; mais les inondations de la Sèvre Niortaise, le cours d'eau le plus important qui s'y déversait, le maintinrent longtemps, au sud, dans sa situation primitive, et, sur les cartes du XVIe siècle, on voit encore l'île de Marans, occupant le centre d'une sorte de bras de mer qui s'avance en pointe vers Niort en remontant le cours de la Sèvre (3).

Les dépôts limoneux des fleuves côtiers, les apports de la Loire et de la Gironde, entraînés par les courants (4), venant en aide au soulèvement du sol et couvrant l'ancien lit de la mer d'une épaisse couche de glaise bleuâtre (5), le comblèrent peu à peu, de telle sorte que le primitif état des lieux n'est représenté aujourd'hui que par une petite baie, nommée l'anse de l'Aiguillon, d'une ouverture de sept kilomètres et d'une surface de dix mille hectares, dont trente, chaque année, par suite d'un dessèchement naturel et ininterrompu, s'ajoutent au continent.

Les cours d'eau, qui se jetaient directement dans l'Océan, se frayant un chemin sur les vases molles laissées à découvert, ont, comme le Lay, continué leur course vers lui, ou bien, comme la Vendée, l'Autise et le Mignon, été attirés vers la Sèvre qu'ils ont grossie de leurs eaux.

Les îles, dominant le marais nouvellement formé, virent s'augmenter leur population de pêcheurs, qui, pendant quelques mois de l'année, purent se livrer à la culture pastorale; sur quelques-unes d'entre elles, Saint Michel-en-l'Herm, Moreilles, Maillezais (6), de courageux bénédictins élevèrent des monastères et s'occupèrent d'assainir et de rendre productifs ces terrains de nouvelle formation (7); en même temps, ils s'efforcèrent d'adoucir les mœurs des habitants primitifs de cette région que les anciens chroniqueurs nous représentent comme des barbares (8) et que l'opinion publique considéra longtemps à tort comme le dernier débris d'un peuple vaincu (9).

L'aspect de l'ancien golfe du Poitou ne semblait pas changé l'hiver, lorsque les inondations l'avaient ramené à son premier état; il était alors sillonné par des barques chargées de poissons, de gibiers d'eau, et dirigées vers les îles où de nombreuses familles habitaient des cabanes faites de roseaux ; mais, en été, lors de la décroissance des rivières, on voyait quelques vaches descendre des terres hautes, et, ayant de l'eau jusqu'au jarret, se nourrir en liberté de ces plantes nombreuses que la chaleur du soleil fait croître, avec vigueur, au milieu des sols humides.

 

 

 Outre les abbayes bénédictines insulaires, d'autres s'échelonnaient sur le rivage primitif, à Nieul sur l'Autise (10), à Jard (11), à Luçon (12).

C'est à ce dernier monastère que fut faite, au XIIe siècle, la première concession de marais que nous connaissions.

Henri II Plantagenet, roi d'Angleterre, et Eléonore de Guienne (Aliénor d’Aquitaine), sa femme, lui donnèrent un domaine appelé la Paludeuse, situé dans le marais du Comte (13), et le droit de percevoir la redevance payée pour le pacage des brebis et des porcs (14).

 

En 1197, Richard Cœur-de-Lion détacha, en faveur de l'abbaye de Jard, un palus du fief de Marans, exempt de servitudes et particulièrement du pacage (15).

 Dans les marais du nord de la Sèvre, les religieux de Moreilles ouvrirent l'achenal du Bot-Neuf (av. 1199), nom qui laisse entrevoir des tentatives antérieures, le bot de Vendée (1199-1210), le canal de la Grenetière (av. 1210), et des canaux secondaires dans la même région.

 Les religieux de l'Absie établirent l'achenal et le bot de l'Anglée (av. 1217), les abbayes associées de la Grâce-Dieu, de la Grâce-Notre-Dame-de-Charron, de Saint-Léonard-des-Chaumes, le bot de l'Alouette (av. 1217)  

En 1217, Pierre de Volvire, seigneur de Chaillé permit aux abbés de St-Michel-en-l'Herm, de l'Absie, de St Maixent, de Maillezais et de Nieul sur l’Autize, de faire creuser un canal pour le desséchement des marais de Langon et de Vouillé. ==> 1217 Eglise Saint-Etienne de Marans - Charte Canal des Cinq Abbés - Saint-Michel, l’Absie, Saint Maixent, Maillezais, Nieul.

Le canal qui prend naissance auprès de l'île de Vouillé en partant des porte du Sableau et se jette dans la Sèvre à l'Anse du Braud à la cabane de la Folie, après avoir décrit une large courbe vers l'ouest; on l'appelle, aujourd'hui encore, le Canal des Cinq-Abbés.  (16)

L'étier de Morillon et le bot de l'œuvre-Neuf ont été créés par l'abbaye de Maillezais.

 En cette même année, Béatrix de Machecoul, dame de Luçon, transigea avec divers particuliers au sujet d'un marais qu'un juif avait acquis de Raoul de Tonnay-le-Vieux, son aïeul, et que Jean d'Aulnis avait racheté.

 En 1244, dans le marais du sud de la Sèvre, les religieux de la Grâce-Dieu creusèrent l'Achenal d'Andilly et le Bot de Brie dont le prolongement reçut, au XVIe siècle, le nom de Bot de Barbecanne.

 

 Nous voyons Pierre Boson, commandeur du temple de la Rochelle, autoriser Guillaume, abbé de la Grâce- Dieu, à travailler à un canal de dessèchement (17);

Les religieux de Saint-Léonard-des-Chaumes et leurs associés ouvrirent l'Achenal-le-Roi (av. 1244) — qu'il ne faut pas confondre avec l’Achenal-le-Roi ouvert au nord de la Sèvre, par les soins de Philippe III, en 1283 — et le Bot de l'Angle (av. 1246).

En 1270, Les abbayes de Maillezais, de Saint-Michel- en-l'Herm, de Saint-Léonard-des-Chaumes, et la Commanderie du Temple de La Rochelle conviennent de  faire exécuter l'Achenal de la Brune pour l'asséchement des terres mouillées qu'ils possèdent dans la châtellenie de Marans (18).

C'est, sans doute, vers cette époque que fut creusé le bot ou achenaut de l'Anglée (19).

Dans le marais du Lay, les religieux de Talmont Saint Hilaire, d'Angles et de Fontaine, desséchèrent, sur la rive droite, et les religieux de Bois-Grolland, de Luçon et de Saint-Michel-en-l'Herm, sur la rive gauche.

  Sa levée était, paraît-il, suffisante pour garantir une certaine quantité de marais de l'inondation de la Vendée dont elle suivait une partie du cours ; mais la chaussée construite, en même temps, pour aller à pied sec de Poiré à Velluire, eut pour effet d'enfermer si étroitement la rivière dans son lit qu'à la première inondation, ses eaux refluèrent avec violence sur Fontenay dont elles inondèrent le faubourg des Loges.

 

 

Les habitants, effrayés, allèrent nuitamment rompre les levées ; le faubourg fut sauvé, mais les terres desséchées retombèrent dans leur état primitif.

Cela donnant lieu aux récriminations des communautés voisines qui tiraient leurs fourrages de ces marais, le roi Philippe le Hardi envoya des commissaires pour examiner comment on pourrait concilier leurs intérêts et ceux de la ville de Fontenay.

Ces derniers conseillèrent de renoncer à la réparation du bot de l'Anglée, et au lieu de resserrer les eaux de la Vendée, firent creuser un nouvel écours dit Canal Le Roi, qui devait faire communiquer cette rivière à celle de Luçon déjà canalisée (20).

L'origine du canal de Luçon, qui se jette dans l'Anse de l'Aiguillon, ne peut pas être établie avec précision. Cavoleau le classe au nombre « des premières tentatives qui furent faites pour le dessèchement de nos marais ». La Fontenelle de Vaudoré le considère « comme étant creusé naturellement par suite du retrait des eaux ». E. Clouzot se rallie à cette dernière opinion.

Les associations prirent fin avec le XIIIe siècle.

 Dans le marais occidental, les marécages avaient fait place à des terres fécondes. Au XIVe siècle, on y récoltait du foin, du blé, du vin et des fèves.

Les moines dessicateurs des marais ont complété l'oeuvre de leurs devanciers, les moines défricheurs des forêts. Les uns et les autres ont bien mérité de l'humanité.

C'est sur les relais, dans le voisinage des côtes, auprès des cours d'eau naturels, que furent tentés les premiers essais d'exploitation. Dans les atterrissements les plus solides, on entoura d'un fossé le terrain à dessécher. La terre, élevée en forme de talus à l'intérieur, opposait une barrière à l'inondation résultant des crues de rivières. Au pied du talus, dans le marais clos, on creusa un second fossé destiné à recevoir les eaux de pluie du terrain cultivable ; la terre provenant de ce fossé intérieur vint grossir le talus. Le fossé extérieur prit le nom d'achenal, le talus le nom de bot, et le fossé intérieur le nom de contrebot.

 

Il arriva que le nom de bot désigna, tout à la fois, et l'achenal et le bot, ou l'achenal seulement ; il arriva encore que le terme de contrebot désigna le fossé intérieur et le talus ensemble. Ces ouvrages, créés pour le dessèchement, servirent aussi de voies de communication à travers le hiarais. L'achenal était la voie d'eau, le bot la voie de terre. Le bot devint même « ung chemyn charrault » (21).

 

Trois autres canaux semblent à M. Cavoleau dater du XIIIe siècle: ce sont les étiers de Chaillé et de Morillon et l'achenaut de la Tranchée, qui se dirigeaient tous trois vers la partie inférieure de la Sèvre, non loin de l'Anse de l'Aiguillon.

L’œuvre des abbayes médiévales se poursuit pendant des siècles, sous la conduite notamment du maître des digues d’Henri IV et les ingénieurs du Second Empire.

 

 

 

 

 L' histoire du Marais-Poitevin, les premiers dessèchement du Bas Poitou. (Moyen-Age)<==.... ....==> Après la Guerre de Cent-Ans, le Marais Poitevin redevient Sauvage

 

 

 


 

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Histoire du Golfe du Poitou - Paddle back in time - Castle Richard Cœur de Lion Talmont Saint Hilaire -

Au début du Xe siècle, une vaste baie marécageuse, couverte la plus grande partie de l'année par une eau saumâtre, se découpait dans le continent en face de l'île de Ré.



(1) Les trois premiers ne sont plus que des rivières, affluents de la Sèvre Niortaise.

(2) Le département de la Vendée, dans lequel est comprise la plus grande étendue de l'ancien golfe, comprend seize de ces îles. On les distingue en îles hautes, ayant existé à une époque très éloignée, et îles basses, ces dernières ne datant que de l'époque où les eaux commencèrent à se retirer, (Note de M. de la Fontenelle, Statistique du département de la Vendée, par Cavoleau.)

 

(3) Les limites du golfe du Poitou peuvent être déterminées par les terres hautes que couronnent les villages dont les noms suivent : pour le département de la Vendée, Jard, Longueville, le Port de Moricq, embouchure du ruisseau de Troussepoil, descendu des collines des Moutiers, les Maufaits, Angles, Saint-Benoît-sur-Mer, Curzon, le Port-de-Claye, où débouchait le Lay, les Magnils, Luçon, encore port de mer au XIIIe siècle, la Croisée, Nalliers, où l'on trouve un banc d'huîtres fossiles, Mouzeuil le Langon, Poiré-sur-Velluire, Montreuil-sur-mer, Fontaines, Nieul-sur-l'Autise, où le petit fleuve se jetait dans l'Océan ;

— pour les Deux-Sèvres, Coulon et Saint-Liguaire aux portes de Niort (embouchure de la Sèvre), Magné, le Vanneau, Arçais, Saint-Hilaire-la-Pallud ; — pour la Charente-Inférieure, Saint-Martin-de- Villeneuve, Courson, Nuaillé, Andilly-les-Marais, Villedoux et Esnandes.

(4) Les Côtes de France, par J.Girard. Paris, Société Bibliographique, 1881.

(5) On l'appelle, dans le pays, terre de bri.

(6) L'abbaye de Maillezais, fondée par le comte de Poitiers, Guillaume IV, en 1010, fut érigée, en 1347, en évêché, par Jean XXII.

(7) Le département de la Vendée, dans lequel est comprise la plus grande partie de l'antique golfe, contient seize des anciennes îles : elles portent encore cette dénomination.

On les appelle les îles de la Bretonnière, de la Dive, de Grues (19 mètres), de Saint-Michel-en-l'Herm, de Triaize, de la Dune, du Regnault, de Champagné-Puyravault et Sainte-Radegonde, de Moreilles, de Chaillé (19 mètres), du Tableau, de Nerves, de Vouillé (9 mètres), de Vix (34 mètres), de Maillezais (17 mètres), de l'île d'Elle.

—Les flots venaient encore, il y a à peine 125 ans, se briser contre les falaises de l'île de la Dive, située entre Saint-Michel et l'anse de l'Aiguillon, et le P. Arcère écrivait, dans son histoire de la Rochelle (1750), qu'elle se réunirait à la terre « par le moyen de la vase qui fait déjà retirer les eaux. »

Cette île est aujourd'hui éloignée de la plage de quelques centaines de mètres, et son histoire est identique à celle de toutes les terres qui dominent le marais et qui, les unes après les autres, ont vu l'océan découvrir leurs bases.

(8) Pierre de Maillezais, moine de l'abbaye de ce nom, les appelait crudeles, implacabiles, indociles.

(9) Voir ce qui est dit de cette population dans le chapitre relatif à l'histoire de la Société générale de Dessèchement. 

 (10) L'abbaye de Nieul fut fondée en 1168. On voit, par une charte de Louis VII, datée de Niort, en 1141, que la mère (Emma) d'Eléonore de Guienne y était enterrée. (Statistique de la Vendée, par Cavoleau, p. 770.)

(11) On montre, près du village actuel de Jard, de vastes souterrains dépendant dit-on, d'un château des ducs d'Aquitaine.

(12) L'abbaye de Luçon aurait été créée en l'année 508. Luçon fut érigé en évêché par Jean XXII, en 1317. (Statistique de Cavoleau, (op. cit. p. 771.)

(13) C'est au milieu de ce marais qui fut bâtie la villa de Chouppeau.

(14) Les Eveques de Luçon, par M. de la Fontenelle de Vaudore.

(15) Histoire de la Rochelle et du pays d'Aunis, par le P. Arcère (de l'Oratoire), p. 18.

(16) Bien que cette charte ait été publiée, nous en reproduisons ici les termes, à cause de l'intérêt qu'elle présente :

« Ego, Petrus de Volviro, dominus de Chaillec, dedi et concessi in puram et perpetuam eleemosynam (franche aumône) Sancti Michaelis in Heremo, de Absià, de S. Maxentio, Malleacensi, Niolensi, abbatibus et conventibus liberam potestatem et licentiam faciendi, et habendi in dominio meo et feudo de Chaillec, quemdam excursum liberum et immunem ab omni costumâ et exactione ad excurrendas aquas de maresiis de Langun et de Voillec et de mediate maresiorum de Nioloso et de maresio de Anglezia ». (Statistique de Cavoleau, p. 65, note.)

(17) Histoire de la Rochelle, par le P. Arcère, op. cit.

(18) Id.

(19) Nous employons ici le mot bot dans le sens de canal, pour nous conformer à l'usage des habitants du pays. Voir sur son véritable sens, donné par M. G. Musset, bibliothécaire de la ville de la Rochelle: Vocabulaire, V° Bot.

(20) Le canal fut creusé aux frais des communautés d'Auzais, Pelouse, l'Hermerault, Pouillé, Poiré, Langon, Mouzeuil, Nalliers, Sainte-Gemme, ce qui montre l'intérêt que les voisins des marais avaient à un desséchement, même partiel, qui, à défaut des céréales, fournissait du fourrage en abondance.

(21) Clouzot, op. cit., p. 162.