L’abbaye Saint-Jouin de Marnes, Mérimée - découverte archéologique des reliques portées par crainte des Normands de saint Martin de Vertou, saint Judicaël, Saint-Méen

L’abbaye Saint-Jouin de Marnes, Mérimée - découverte archéologique des reliques portées par crainte des Normands de saint Martin de Vertou, saint Judicaël, Saint-Méen  

En 1016 environ, Foulques Néra autorisa l'abbé de Saint-Jouin-de-Marnes, Girard, à bâtir deux églises dans sa nouvelle ville, l'une dédiée à Notre-Dame et à Saint-Jouin et l'autre sous le vocable de Saint-Hilaire.

La charte de cette fondation est souscrite par le puissant comte, par sa femme Hildegarde et par son fils Geoffroy, surnommé plus tard Martel.

 Malheureusement, des obstacles surgirent à l'encontre de ce projet si avantageux à l'abbaye de Saint-Jouin.

 L'opposition venait de Gaubert de la Porte, viguier du pays. Le projet finit par être mis à exécution, mais seulement en 1070.

 

1016 A Fulcone III, Andegavorum comite, de Viheris prioratus fundatio (1).

Igitur ego, in Dei nomine Fulco, comes Andégavorum, notum esse volo, cunctis hominibus tam presentibus quam futuris, quia accedens quidam abbas, nomine Gcrardus, de cenobio sanctorum confessorum Christi Martini et Jovini Hensionensis, ad nostram mansuetudinem peciit ut, pro helemosina et pro anime mee redemptione, darem ei licentiam, in castro meo, quod nominatur Viheris, ecclesiam construendi, quod et feci in illo videlicet loco, in quo ipse construere voluisset.

 Edificavit itaque ibi, supradictus abbas et ejus monachi, ecclesias duas; unam in honore sancte Marie et sancti Jovini, alteram in honore sancti Hilarii.

Dedi quoque ibi etiam sepulturam castris et ceteras oblationes, que offeruntur et que ad ecclesiasticam actionem conveniunt, in festivitate quoque sancti Jovini, id est kalendas junii; dedi consuetudinem meam, id est feriam et mercatum, sive destritum vicarii, tres dies ante festivitatem et très post festivitatem.

Feci quoque hoc, cum voluntate uxoris mee Hildegardis comitisse, et filii mei Gaufredi pueri, et cum consilio hominum meorum in ipso castra habitantium, scilicet: Sigebranni, Ogerii, Aymerici filii Abboni, Hemmeluini, Giraldi vicarii, aliorumque multorum ibi habitantium.

De qua re jussi fieri conscriptionem coram omnibus quam volo ut stabilis permaneat omni tempore ea conditione ut abbas Giraldus et ejus monachi de monasterio sancti Jovini teneant ipsum locum et possideant et edificent, sicut supradictum est, pro mea elemosina in perpetuum, sine ulla contradictione.

Si quis autem, hanc donationem calumpniare vel contradicere votuerit, iram Dei omnipotentis et angelorum ejus incurrat et sanctorum Martini et Jovini et sanctorum omnium maledictionibus subjaceat, et cum Juda proditore dampnetur.

S. Fulconis comitis donatio ista a me facta et a fidelibus meis roborata. S. Gaufredi filii mei. S. Hildegardis comitisse, S. Thebaldi. S. Rotgerii. S. Sigebranni. S. Otgerii. S. Aymerici. S. Geraldi vicarii. S. Giraldi. S.. Raynaldi.

 

 L’abbaye Saint-Jouin de Marnes, une des plus anciennes fondations monastiques du Poitou, est principalement connue et étudiée pour la mise en oeuvre architecturale de son église ainsi que pour son programme sculpté, particulièrement de sa façade.

 L’aménagement du cloître ainsi que l’ensemble des bâtiments qui l’accompagnent n’avaient quasiment jamais été évoqués jusqu’ici. À l’occasion d’un projet de restauration du cloître mené par François Jeanneau, architecte en chef des Monuments historiques, et de la prescription, par le service régional de l’archéologie Poitou-Charentes, d’un suivi d’une tranchée creusée le long de la galerie méridionale du cloître, benoît Garros, archéologue du bureau d’investigations archéologiques Hadès, a pu préciser la chronologie du monastère et a découvert les traces d’un cloître antérieur à celui du XVe siècle.

 L’auteur présente d’abord rapidement les mentions relatives au XIIe siècle. Après un bref historique du site, il se concentre sur l’abbatiale en rappelant les différentes sources et chartes fondatrices.

 En 1130, l’église n’était pas terminée car on procédait à la consécration du maître autel. Un programme de mise en défense du site monastique vit le jour lors de la guerre de Cent Ans. Des fossés défensifs et un chemin de ronde sur mâchicoulis au-dessus du transept sud furent installés en même temps que les murs du déambulatoire furent surélevés.

Enfin l’abbé bernard de Feletz fit restaurer les bâtiments conventuels en 1450.

Le cloître fit l’objet d’un programme important de reconstruction dans la deuxième moitié du XVe siècle. Une seconde vie fut offerte au monastère lorsqu’il fut placé sous la règle de Saint-Maur le 28 septembre 1655.

 Les abbés Servien et basin mirent en oeuvre un programme de restauration du logis abbatial et réparèrent les bâtiments installés autour du cloître médiéval.

À partir de 1725, la reconstruction de l’infirmerie fit l’objet d’une attention particulière et marqua par la même occasion la fin des grands travaux à l’abbaye.

Vendue comme bien national à la Révolution, l'abbatiale fut classée en 1862 sur l'initiative de Prosper Mérimée, avant d'être considérablement restaurée.

 L’abbatiale et le cloître furent soumis à un programme drastique de restaurations lancé par Joseph-Henri Déverin entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle.

outre une réhabilitation de l’édifice (couverture, porche d’entrée, contreforts, baies), l’architecte et ses successeurs s’attelèlent à transformer l’édifice en une véritable abbatiale romane.

Les fortifications du chevet, l’infirmerie et l’ancienne sacristie furent donc supprimées. L’auteur insiste sur la portée limitée des résultats archéologiques dans la mesure où des bâtiments entiers ont été déplacés et où certains de ceux qui étaient adossés à la galerie du cloître ont été partiellement ou entièrement détruits. Il décrit cependant les maçonneries observées lors de la surveillance du creusement. Les retours des galeries est et ouest du cloître, découverts en fouille, appartiennent, d’après lui, au XIIe siècle, et suggèrent l’hypothèse d’un cloître roman construit à la même époque que l’église.

Les travaux de reconstruction engagés par bernard de Feletz et Pierre d’Amboise dans la seconde moitié du XVe siècle ont malheureusement été masqués par les restaurations de Déverin.

L’auteur s’attache cependant à rappeler les mentions dudit cloître avant sa restauration, notamment à travers la description de bélisaire Ledain. Le croisement des sources et de l’analyse architecturale – intégrant les travaux plus récents de François Jeanneau – lui permet de suggérer une absence de communication entre la galerie sud du XVe siècle et l’intérieur du cloître.

 L’analyse des maçonneries, conjointe aux indications du plan de 1657, confirme l’existence d’un four installé dans un bâtiment et accolé à l’arrière de la galerie occidentale du cloître. bien que ces salles aient totalement disparu, des observations ont pu être faites sur les vestiges d’un mur d’une cellule de l’infirmerie (1725), d’une écurie et de bâtiments domestiques aménagés au XIXe siècle (fromagerie, cellier, magasin).

 Malgré le peu d’information sur les niveaux de chantier ou l’occupation funéraire du cloître médiéval, l’auteur tente ici une chronologie relative de la galerie sud. Ce premier examen archéologique apporte des éléments nouveaux sur les aménagements et la réoccupation de cet espace de l’abbaye aux époques moderne et contemporaine. Il faut donc nous réjouir que ces prospections se poursuivent.

 

Mérimée déployait la plus grande activité à parcourir nos anciennes provinces; il voulait voir par lui-même. Plusieurs de ses tournées nous ont valu des publications accueillies avec une telle faveur, qu'il est aujourd'hui à peu près impossible de s'en procurer aucun exemplaire.

 Les Notes d’un voyage dans l’Ouest de la France parurent en 1836; celles d'un voyage en Auvergne et en Limousin les suivirent à deux années d'intervalle. D'une excursion en Corse Mérimée rapportait aussi des notes, et, de plus, un véritable chef d'œuvre, le roman de Colomba, dont les premières éditions portent la date de 1840.

En 1845, le gouvernement publiait, avec un magnifique atlas, la savante Notice de Mérimée sur les peintures à fresque de l'église de Saint-Savin, du diocèse de Poitiers. Dix ans plus tard, on commençait à faire graver aux frais de l'Etat le Portefeuille de la Commission des monuments historiques, dont la formation était l'œuvre de prédilection de l'inspecteur général.

L'exposition des principales pièces de ce portefeuille à Paris, à Londres, à Vienne, a excité l'admiration des artistes et des archéologues.

Quelle que fût l’influence dont jouissait Mérimée, le succès ne couronna pas toujours ses luttes contre le vandalisme. Nous n'en devons pas moins citer à sa louange ses efforts énergiques pour sauver les arènes de Poitiers, le donjon de Saint-Jean-de-Latran à Paris, et ce brillant hôtel de la Trémoille dont nous ne saurions assez déplorer la perte.

Mérimée pensait, avec son ami Saint-Marc Girardin, que, dans les immenses travaux de remaniement d'une ville comme cette de Paris, au lieu de procéder par destruction immédiate, il convenait de laisser provisoirement debout les édifices de quelque valeur, sauf a prononcer leur arrêt définitif quand l'impossibilité absolue de les conserver aurait été constatée. Une heureuse application de ce système eut pour résultat la conservation de la tour Saint-Jacques, devenue un des plus précieux joyaux de la couronne murale de Paris.

Les travaux de la Commission des monuments historiques et ceux de notre Comité ont entre eux une étroite connexité. D'un côté comme de l'autre, on marche vers le même but, la propagation des saines doctrines de l'art et de l'archéologie. Nous datons du mois de décembre 1837.

Dans notre siècle si agité, bien peu d'institutions peuvent se glorifier d'une aussi longue durée. Mérimée se trouvait tout désigné pour être compris dans la première organisation du Comité. Dès le début, il donna son concours le plus empressé aux Instructions qui furent adressées aux correspondants; il fut spécialement chargé de la rédaction de celles qu'on demandait sur l'architecture militaire.

La table générale de nos Procès-verbaux et de nos Bulletins contient l'énumération des nombreux rapports de Mérimée. Il y apportait la même netteté, le même soin, la même finesse que dans ses œuvres littéraires les mieux étudiées.

 Le Comité s'était plus d'une fois préoccupé du déplorable abandon des inscriptions de l'antiquité ou du moyen âge que possède encore notre pays; on pria Mérimée d'accepter la mission d'en former le Recueil. Il prépara un plan de publication, et nous fit l'honneur de nous associer à cette importante entreprise. Des circonstances indépendantes de sa volonté ne lui permirent pas d'aller plus loin. Cette existence jusqu'alors si brillante et si fortunée devait avoir une fin douloureuse.

Sorti de Paris en 1870, au moment même de l'investissement de la ville par les armées ennemies, Mérimée expirait au bout de quelques jours, à Cannes, loin de ses amis, dans la triste prévision de nos désastres. Il mourut le 23 septembre. Le 23 mai de l'année suivante, l'incendie allumé par les sicaires de la Commune réduisait en cendres la maison qu'il avait, habitée dans la rue de Lille, détruisant à la fois ses portraits, ses objets d'art et son exquise bibliothèque. Ne devrions-nous pas l’estimer heureux encore cette fois de n'avoir pas survécu à l'anéantissement des livres qu'il destinait à l'Académie, des manuscrits qui attendaient de sa main une dernière touche, des collections qui se rattachaient aux meilleurs souvenirs de sa vie?  

 

Ension - l’abbaye de Saint-Jouin de Marnes en Poitou (1)

LES SAINTS DONT LES CORPS ONT ÉTÉ APPORTÉS A ENSION.

Le 15 novembre 1130, on découvrait dans l'abbaye de Saint-Jouin-les-Marnes plusieurs corps saints que l'on y avait cachés pendant les invasions des hommes du Nord.

 C'étaient ceux de saint Martin de Vertou, de saint Judicaël, de saint Lumine (Leonunius), de saint Rufin et de saint Méen ou Mandé.

Bien que ces saints n'appartiennent pas à l'abbaye d'Ension par leur vie, nous croyons utile d'édifier le lecteur sur leur glorieuse carrière, à cause de la fête annuelle que leur invention a motivée et qui dure encore.

Le plus célèbre de tous ces bienheureux est saint Martin de Vertou.

 

25 octobre (1). -- Saint Martin de Vertou. ( Verlavensis.)

Saint Martin de Vertou naquit à Rezay, au pagus Ratiatensis, d'une famille noble d'Aquitaine (2), dans le IVe siècle.

Après des études brillantes, il comprit jeune encore la vanité des richesses et des honneurs, et il embrassa l'état ecclésiastique. N'étant encore que diacre, il se sentit épris d'une grande soif de vivre dans la solitude.

Vertou (Vertavum), près de l'Ile d'Olonne, fut le lieu de sa retraite. Là il vivait dans le silence, la prière et la pénitence, quand il vit venir à lui le prêtre Vivent (Viventius), aussi appelé Vicentius. Pendant le séjour qu'il fit près de saint Martin, Vivent ressuscita un enfant mort sans baptême, et le rendit à sa mère, après l'avoir baptisé. De là il se rendit auprès de saint Hilaire, alors revenu de son exil.

Saint Martin se mit à évangéliser le pays d'Herbauges.

A la vue des foules païennes qui demeuraient dans le voisinage, il entreprit de les convertir à la foi du Christ. Ce pays avait alors pour chef-lieu une ville florissante. Les habitants avaient jusque-là résisté aux efforts des hommes de Dieu qui avaient essayé de leur annoncer l'Evangile. Martin ne fut pas plus heureux dans les entreprises de son zèle. Tous ses efforts se brisèrent contre la dureté de ces coeurs d'airain.

Un seul foyer s'ouvrit pour recevoir l'apôtre, celui de Romain. Il ne tarda pas à le convertir, lui et sa femme, et ces coeurs droits consolèrent par leur fidélité l'âme attristée de saint Martin. Pendant qu'il s'affligeait de la conduite criminelle des habitants d'Herbauges, le serviteur de Dieu fut averti par le ciel du châtiment qui attendait la ville coupable.

II fit sortir Romain et sa femme de la ville maudite, qui fut détruite tout entière, et s'abîma dans les eaux qui envahirent le sol sur lequel elle s'élevait.

Que ce fait doive être considéré comme un miracle opéré par la justice de Dieu pour punir un peuple coupable, ou qu'il soit le résultat des causes naturelles dont la Providence sait également se servir pour châtier les crimes des hommes, toujours est-il que la ruine d'Herbauges engloutie dans les eaux est une des traditions les plus anciennes et les plus constantes du pays.

Cette tradition est confirmée par les monuments historiques, et consignée, en particulier, dans la première Vie de saint Martin, écrite avant l'invasion des Normands.

Saint Martin se retira à l'extrémité du désert, à l'entrée d'une vaste forêt. Il entreprit, de concert avec Maximin, évêque de Trêves, un voyage à Rome.

La légende rapporte au sujet de ce voyage le miracle fameux de la monture dévorée par un ours, auquel Martin imposa la tâche de remplacer sa victime pour le transport des bagages des voyageurs. Le fauve obéit et revint avec eux jusqu'au village d'Urseria, où ils lui rendirent la liberté.

Saint Martin aurait entrepris d'autres voyages et serait allé jusqu'en Angleterre. A son retour, en passant dans le diocèse de Bayeux, il visita un seigneur puissant de cette contrée, qui venait de perdre deux enfants jumeaux, qu'une mort prématurée avait enlevés, avant qu'ils pussent recevoir le baptême. Les parents étaient dans la désolation. Le saint obtint du ciel la résurrection des deux enfants. Plus tard ils embrassèrent l'état religieux dans le monastère des Deux-Jumeaux, fondé sur le patrimoine de leur famille.

Revenu de ses courses apostoliques, saint Martin s'était retiré, non plus dans son ancienne solitude, mais dans un lieu situé sur la rive droite de la Sèvre Nantaise, à deux lieues de Nantes. C'est là qu'il vécut dans la prière et la pénitence.

Il y fonda un monastère appelé Saint-Jean-Baptiste de Vertou, du nom de son ancienne solitude. Enfin il reçut du ciel l'ordre de reprendre les travaux de l'apostolat. C'était le temps où la prédication et les miracles de Martin, fondateur de Ligugé, répandaient partout l'enthousiasme pour la vie monastique. L'apôtre de Vertou vit sa parole recueillir les fruits de cette émotion universelle.

Il exerça une immense influence dans le Bas-Poitou. Aussi son souvenir n'y est-il pas effacé même de nos jours, notamment à Givre, à la Jonchera, dans l'île d'Olonne et à Notre-Dame de Mons.

Il bâtit deux monastères à Durinum, ou Saint-Georges-de-Montaigu, l'un pour les hommes, l'autre pour les femmes. Mais c'est surtout à Vertou {Vertavum)} qu'il avait établi, sous l'invocation de saint Jean-Baptiste, la plus importante de ses fondations monastiques. Il en fit le centre de ses courses apostoliques.

Enfin vint l'heure de la récompense éternelle. Avant de quitter ses enfants de Vertou pour se rendre à Durinum, il eut le pieux mouvement de planter son bâton dans le cloître : « Ce sera, leur dit-il, le signe de mon affection pour vous. »

Ce bâton desséché, qu'il avait planté, devint un grand arbre.

Les personnes atteintes de la fièvre ou d'autres maladies venaient en cueillir les jeunes branches, qui leur servaient de remède. « Que de fois, dit un pieux biographe, qui écrivait vers la fin du IXe siècle, nous avons regardé et embrassé cet arbre avec amour de notre Père ! »

Le savant Mabillon assure qu'on voyait encore le tronc de cet arbre au XVIIe siècle, et que les habitants ne manquaient jamais d'en détacher des fragments qu'ils conservaient avec dévotion.

Saint Martin s'endormit dans la paix du Seigneur, à Durinum, le 24 octobre, vers l’an 370.

 Un débat s'éleva entre les religieux de Durinum et ceux de Vertou : les uns voulaient garder le corps de leur père, les autres le réclamaient comme leur appartenant de plein droit. Ce fut Vertou qui eut l'honneur de posséder ces restes précieux. Un grand nombre de miracles y furent opérés par l'intercession du saint.

Beaucoup de localités de la Vendée angevine et poitevine le reconnaissent pour leur patron, ce qui est une preuve que plusieurs de ces centres de population ont été le théâtre de ses prédications et de ses miracles (3).

En 813, ses reliques furent portées, par crainte des Normands, à l'abbaye de Saint-Jouin.

C'était l'époque du sac de Nantes parles Normands.

Lâchasse et les reliques du saint furent transportées dans une ville nommée Noviheria, probablement Neuvy-en-Mauges (canton de Chemillé), ou Gennes, sur la Loire. De là elles passèrent à Ension.

Jadis, dans le diocèse de Luçon, en la paroisse de Saint-Martin-Lars-en-Hermine, il y avait une chapelle, située au village de la Petite-Bouyrelière, qui possédait des reliques de saint Martin de Vertou.

Au XVIIe siècle, les religieux de Vertou, privés de leurs reliques, sollicitèrent de leurs frères de Saint-Florent-les-Saumur quelques parcelles qui avaient échappé aux profanations de 1562.

Ils en obtinrent le chef presque entier de leur saint fondateur ; mais celui-ci disparut dans la tourmente révolutionnaire de 1793.

Contrairement à l'opinion du chanoine Auber, historiographe du Poitou, nous admettons la contemporanéité de saint Hilaire et de saint Martin de Vertou. Dom Chamard, qu'a suivi l'abbé Boutin dans ses Légendes des Saints de l’Eglise de Luçon (p. 442), place à bon droit saint Martin de Vertou au VIe siècle, non au VIe.

« Jusqu'à nos jours, dit l'abbé Boutin, les biographes de saint Martin de Vertou ont affirmé, sur la foi des anciens légendaires, que ce saint abbé a vécu au VIe siècle (de 527 environ à 601 ou 602).

La légende de ce saint a paru assez authentique à l'illustre Mabillon et même aux nouveaux Bollandistes ; mais la critique moderne s'est montrée plus sévère ; après avoir scrupuleusement étudié les sources primitives, elle a conclu à une interpolation manifeste de documents plus anciens, ce qui oblige à reporter à deux siècles en avant l'existence du saint abbé de Vertou. »

Le représentant le plus autorisé de cette opinion est le savant bénédictin Dom Chamard, qui a consacré plus de vingt années de travaux patients et assidus à l'étude de l'histoire religieuse du Poitou. Nous le laisserons discuter lui-même ici cette grave question, en lui empruntant les notes historiques qu'il a publiées sur le sujet qui nous occupe dans son Histoire ecclésiastique du Poitou, t. I, p. 403,401 et 405), et dans le Bulletin de la Société des Antiquaires de l'Ouest (2e trimestre de l'année l886) :

« Je me fais gloire, écrit-il, de ne pas appartenir à l'école hypercritique qui refuse toute valeur historique aux hagiographes vulgairement appelés légendaires. Il est injuste, selon moi, de leur refuser la créance que l'on accorde aux biographes profanes. On contrôle, on ne nie pas a priori les faits allégués par ceux qui ont écrit la vie de César ou de Napoléon. Lorsque les auteurs sont contemporains ou quasi contemporains, ou qu'ils ont manifestement puisé, sans passion ni parti pris, à des sources authentiques, qu'ils soient clercs ou laïques, on doit, ce semble, leur accorder une autorité égale à leur honorabilité, à moins qu'un fait rapporté par eux ne soit clairement contredit par des documents absolument certains.

« Mais ceux qui ont écrit longtemps après les événements, et sur des données incertaines, surtout lorsque leur oeuvre porte la trace de procédés peu honnêtes ou d'un défaut de science historique, ceux-là n'ont pas droit à l'adhésion et à la confiance. La critique a, dès lors, le devoir de contrôler sévèrement chacune de leurs assertions, fussent-elles revêtues d'une forme littéraire séduisante qui les ferait passer pour des historiens sérieux.

« Or, tel est le cas du biographe de saint Martin de Vertou. » {Bulletin.)

« . . Des notions inexactes sur les limites anciennes du diocèse de Poitiers ont seules déterminé le légendaire à représenter saint Martin de Vertou recevant d'un évêque de Nantes la mission d'évangéliser le pays d'Herbauges.

« Cette erreur fondamentale l'a entraîné dans une autre. Parmi les évêques de Nantes, saint Félix étant le plus célèbre, l'auteur a été naturellement porté à le mettre en scène, et par cela même saint Marlin de Vertou s'est trouvé transporté dans la seconde moitié du VIe siècle.

«  Mais les monuments de notre histoire locale rendent cette date inadmissible. Si l'on place, au contraire, la scène au IVe siècle, le tableau devient fidèle. La légende de saint Vivent ( IVe siècle) nous parle d'ailleurs des relations que les deux saints eurent ensemble.

«II est certain que l'auteur de la seconde Vie de saint Marlin n'a point vécu, comme l'ont cru les Bollandistes, à la fin du Xe siècle, mais à la fin du XIe, ou mieux au commencement du XIIe siècle, puisqu'il parle de Rainaud (le scolaslique d'Angers probablement), comme d'un écrivain déjà ancien, et celui-ci vivait à la fin du XIe siècle.

D'autre part, la légende de saint Vivent est plus ancienne que celle de saint Martin de Vertou et remonte incontestablement au VIIIe siècle, au plus tard. Son style barbare et deux manuscrits du Xe siècle, encore subsistant à Paris et à Autun, en sont un sûr garant. Or, il me semble peu probable que l'auteur de cette légende eût osé faire contemporain de saint Hilaire un saint qui eût vécu presque de son temps, si, comme on le croit généralement, saint Martin de Vertou est mort au commencement du VIIe siècle. »

« Nous ne manquons pas d'autres preuves à l'appui de notre opinion. Outre la légende de saint Viventius, nous avons pour nous, non seulement les légendes de saint Maximin de Trêves et de saint Lubentius, mais encore le témoignage de l'auteur de la seconde légende de saint Martin de Vertou lui-même.

Cet écrivain (Rolland: Acta Sanctorum, t. X, oct., p. 810) raconte un voyage que firent ensemble saint Maximin de Trêves et saint Martin de Vertou; ce dernier vivait donc au IV siècle, aussi bien que le premier. Le monastère de Vertou, fondé par saint Marlin, ajoute le même légendaire, fleurit per multa temporum curricula ; après quoi il eut pour père Launégisile.

Or Launégisile est un abbé d'Ension, qui a vécu vers la fin du Ve siècle (Mabillon, Acla. SS. 0. S. B., 1.1, p. 661). Il fut en effet le maître de saint Généroux, qui eut lui-même saint Paterne et saint Scubilion pour disciples. Saint Paterne étant né vers 480, saint Généroux devait être abbé dès la fin du Ve siècle. Saint Launégisile vivait donc au Ve siècle. Lors même qu'il eût été contemporain de saint Martin de Vertou, celui-ci n'aurait pas pu être disciple de saint Félix, évêque de Nantes ; la chronologie s'y oppose. Mabillon a hésité, plus tard, à identifier Launégisile avec le personnage mentionné dans l'autre légendaire ; mais le motif de son hésitation a été uniquement la date assignée vulgairement à saint Martin de Vertou. »

Dom Chamard ajoute encore d'autres preuves; mais celles qui précèdent nous ont paru suffisantes. Le lecteur studieux pourra les lire dans les ouvrages ' que nous avons indiqués plus haut.

A toutes ces preuves s'en joint une qui est tirée de l'histoire même de notre abbaye.

Dès les origines, nous voyons régner une union de fraternité entre les deux monastères d'Ension et de Saint-Martin-de-Vertou. Or les historiens du Poitou ne peuvent expliquer cette union. Il y a là pour eux un problème insoluble.

Nous trouvons, au contraire, la clé de l'énigme dans l'hypothèse qui place l'existence de saint Martin au IVe siècle.

 D'après la légende de saint Maximin de Trêves, en effet, le saint évêque est en relations d'amitié avec le fondateur de Vertou. Ils font ensemble le voyage d'Italie. Dès lors, n'est-il pas naturel que saint Martin ait connu saint Jouin, du vivant de son saint frère, et qu'il ait reporté sur le fondateur d'Ension, après la mort de Maximin, l'affection qu'il avait pour l'évêque ?

De là des relations amicales entre les deux fondateurs ; de là de3 liens de fraternité entre leurs disciples respectifs. Ainsi s'explique la confraternité entre les deux communautés. Ainsi l'on comprend que Launégisile, abbé d'Ension, ait pu devenir, à un moment donné, le père de Vertou. Ainsi l'on comprend que les moines de Vertou, fuyant les barbares du Nord, se soient réfugiés vers Ension pour y demander asile.

 

Ension - l’abbaye de Saint-Jouin de Marnes en Poitou (5)

Saint Lumine [Leominius).

Une grande obscurité enveloppe l'existence de saint Lumine (Leominius). Dans les litanies du bréviaire manuscrit de saint Jouin, son nom est inscrit après celui de saint Jouin et avant celui de saint Maur. Serai-t-il le même que saint Luvin, honoré le 15 novembre ?

In pago Pictavo, sancli Luvini confessoris, lisaiton dans le martyrologe de Chézal-Benoit (Bibliothèque nationale, n° 2587, fol. 341).

Ce saint Lumine parait avoir été apporté à Ension du pays d'Herbauges avec saint Martin de Vertou, car deux paroisses, Saint-Lumine-de-Clisson et Saint-Lumine-de-Coutais, rappellent encore son nom, dans la partie du diocèse de Nantes qui appartenait primitivement à Poitiers (4).

M. Boutin (5) identifie saint Lumine avec saint Lubin, évêque de Chartres; mais il n'apporte aucune preuve à l'appui de son assertion. Nous pourrions objecter, à rencontre de ce sentiment, que le corps de saint Lumine fut reçu à Saint-Jouin avant le XIIe siècle, tandis que l'on sait par l'histoire locale que le corps de saint Lubin fut consent à Chartres en entier jusqu'en 1568.

 

14 juin. — Saint Rufin.

Un silence mystérieux plane sur la vie de ce saint, et son nom serait resté dans un éternel oubli, si Dieu n'avait gratifié sa dépouille du don des miracles.

Les uns en font un martyr, les autres un confesseur. Il était honoré sous la première qualification dans certaines églises du Bas-Poitou (6), aux diocèses de Maillezais et de Luçon.

A Saint-Jouin les-Marnes, on l'invoquait dans les litanies du Bréviaire avec le titre de confesseur (7). Son nom y est placé entre ceux de saint Jérôme et de saint Généroux, rapprochement très glorieux pour notre saint.

Il y avait au XIe siècle une église de Saint-Rufin près de la paroisse du Pin, près Cerizay, et au XIIee siècle, en 1130, son corps fut retrouvé, avec ceux de quelques autres saints, dans l'abbaye de Saint-Jouin, où il avait dû être transporté pendant les troubles du IXe siècle.

Une charte du moyen âge, donnée par Pierre Gahard, accorde à l'abbaye de Saint-Florent-les-Saumur le monastère de Notre-Dame-du-Pin, situé sur la frontière des diocèses de Maillezais et de Luçon, avec les églises de Saint-Rufin, de Saint-Jean de Combrand et de Notre-Dame du Breuil-Chaussée (8).

Cette donation fut confirmée par l'évêque de Poitiers Isembert II, en 1091, et par Aimeri d'Argenton, qui donna son assentiment féodal.

Or cette église Saint-Rufin faisait partie intégrante du monastère de Notre-Dame-du-Pin.

Peut-être notre saint en fut-il le fondateur ou l'un des premiers moines. On peut croire du moins qu'il avait reçu d'Hilaire ou de Martin la mission d'évangéliser cette partie de pagus d'Ardunum (Ardin) (9).

 Bien que les actes de son martyre soient perdus, on ne peut douter qu'il n'ait été l'apôtre de notre province. Sa fête était inscrite, au moyen âge, dans les bréviaires de  

Maillezais et de Luçon, le 11 juin, jour de sa mort.

En 1879, on découvrit à Moutiers, village des Deux-Sèvres, un petit coffre de pierre portant une inscription d'où résultait que, vers le XIe siècle, on y avait renfermé les restes de saint Rufin (10).

 

Ension - l’abbaye de Saint-Jouin de Marnes en Poitou (7)

21 juin. — Saint Méen, Mandé, Mandés (Mevenmus, Melanius).

Ce saint est célèbre par ses miracles, par le monastère de Gaël qu'il fonda au VIe siècle et par les pèlerinages qui se font à son tombeau. Il a encore, dans le diocèse de Poitiers, un culte qui ne s'est pas entièrement effacé.

Il est honoré en Bretagne, en Berry, en Aunis et en Poitou.

La légende l'appelle Conard-Méen, Mandés ou Mandé (11)

Fils d'un roi d'Hybernie (Irlande), il était parent par sa mère des saints Sanson et Magloire. Il avait été consacré à Dieu avant sa naissance par ses pieux parents, comme étant leur dixième enfant. Il devint donc prêtre ; mais il ne quitta pas alors son pays qu'il se mit à évangéliser. Plus tard l'amour de la solitude le poussa vers l'Armorique, où de profondes retraites pouvaient favoriser son attrait.

Saint Tugdual venait de fonder son monastère de Tréguier (Trecorium), dans une presqu'île qui s'avançait dans la mer, et qui probablement alors n'était pas réunie au continent (12).

Méen vint y demander un asile; mais bientôt, importuné par les nombreux visiteurs qu'attiraient ses miracles, il passa un bras de mer, pour se réfugier dans une des nombreuses petites îles semées sur les côtes septentrionales de la Bretagne.

A la fin du Vie  siècle, il établit le monastère de Gaël, à 9 lieues de Rennes.

 Guéroch I, comte de Vannes, s'en déclara le protecteur. Saint Sanson, évêque de Saint-Malo, l'établit abbé de cette maison, où il donna l'habit religieux à Judicaël, roi de Domnonée.

Méen avait mis son monastère sous la protection de saint Jean-Baptiste, le modèle de la vie silencieuse et retirée des moines. Il fonda aussi un monastère près d'Angers.

 Saint Méen mourut à Saint-Jean-Baptiste-de-Gaël, vers l'an 617.

Après sa mort, vis-à-vis de l'Ile, et sur la terre ferme, au bord de la Manche, on bâtit une chapelle où son corps fut déposé. Il s'y forma un village appelé aujourd'hui Saint-Mandé, qui marque la pointe la plus septentrionale des Côtes-du-Nord. et constitue une paroisse de 500 âmes, dans le canton de Plélan.

Durant les invasions normandes, les reliques du saint furent transportées dans l'abbaye de Saint-Jouin-les-Marnes, vers 919.

Elles périrent en 1562, dans l'incendie allumé par la main sacrilège des huguenots.

Une portion de ses reliques avait été conservée dans l'abbaye de Saint-Méen, en Bretagne.  

Cette abbaye, transformée en séminaire, passa en 1642 aux mains des Lazaristes (13).  

Ce fut sans doute à la suite du transport des reliques de saint Mandé, ou saint Méen, à Ension, que son nom devint célèbre en Poitou, et que son culte y fut populaire.

En Poitou, saint Mandé avait une chapellenie dans l'église paroissiale de Tessonnière (Texoneria), dont il est le second patron, la fête principale étant Notre-Dame de l'Assomption.

II y a aussi un village de ce nom dans la paroisse d'Avanton, canton de Neuville (Vienne). Là était une chapelle Saint-Mandé, qui dépendait en 1782 de l’évêque de Poitiers.

Elle était mentionnée en 1484 parmi les revenus de Montierneuf, pour l'entretien du luminaire. L'église actuelle d'Avanton possède un autel de Saint-Mandé.

Une autre chapelle du même vocable avec son village existe encore dans l'ancienne paroisse de Chasseignes, réunie à celle de Mouterre-Silly ; mais elle est à demi ruinée. Jadis un pèlerinage y attirait une grande foule, le 18 novembre de chaque année ; mais rien n'en garde plus le souvenir.

On invoquait saint Mandé contre la morsure des serpents et contre la phtisie. Les vieux hagiographes français disent qu'on l'invoquait pour « les enfants qui sont en chartre » ; or Borel assure» qu'être enchartre c'est être phtisique »(14).

Il n'y a plus qu'à Saint-Jouin-les-Marnes, et à Tessonnière où il est honoré avec le titre de patron, que l'on conserve la mémoire de saint Mandé ; le reste du diocèse l'a laissé périr.

 

 

16 décembre. — Saint-Judicaël, confesseur.

Judicaël, fils de Judhaël et de Pritelle, succéda à son père dans la principauté de Domnonée, avec le titre de roi.

Mais il se démit en faveur d'un de ses frères, pour se faire religieux à Gaël, monastère alors gouverné par saint-Méen ou Mandé. Peu de temps après, on l'obligea à reprendre les rênes du gouvernement.

Entre autres fondations pieuses qu'il accomplit, on distingue l'abbaye de Paimpont, dans l'ancien diocèse de Saint-Malo, aujourd'hui diocèse de Rennes.

Pour prévenir une guerre désastreuse, il se laissa persuader par saint Eloi de rendre hommage au roi Dagobert, qui le reçut à cette occasion avec les honneurs dus à un roi. La rencontre se fit à Clichy-la-Garenne, près Paris.

Judicaël promit que la Bretagne et son roi relèveraient désormais, à titre d'aveu, du roi de France, et fit de riches présents à Dagobert.

Le prince abdiqua, six ans après, la couronne, et se retira dans le monastère de Gaël (15), où il avait passé quelques années de sa jeunesse. Il y mourut dans la pratique des plus hautes vertus, en la nuit du 16 au 17 décembre, vers le milieu du VIIe siècle.

 

 

En 919, son corps fut transporté avec celui de saint Mandé dans notre célèbre abbaye d'Ension, pour le soustraire aux profanations des hommes du Nord.

Une partie fut gardée à Thouars, dans l'église Saint-Martin, d'où elle passa, vers 991, en l'abbaye de Saint-Florent-les-Saumur.

On invoquait saint Judicaël dans les litanies anglaises du VIIe siècle.

 Il est honoré le 16 décembre, dans le martyrologe des Bénédictins. L'ancien calendrier de l'abbaye de Saint-Méen n'en fait mention que le l7 du même mois (16).

 

Il en fut des reliques de saint Judicaël comme de toutes celles que renfermait le trésor de l'abbaye de Saint-Jouin-les-Marnes au XVIe siècle : elles furent détruites par les protestants, en 1562 (17).

 

 

Ension ou Saint-Jouin-les-Marnes par A. Lerosey

 

F. de Guilhermy, Membre du Comité des travaux historique

 ‒ benoît Garros, «Le cloître de l’abbaye de Saint-Jouin-de-Marnes » , Bulletin société historique et scientifique des Deux-Sèvres, 4e série, n° 7, 2012, p. 119-148. Pascale brudy

 

 

 

 

 

 L'Abbaye Saint-Jouin de Marnes - L'an 652 Saint-Philibert visite les monastères des Gaules dont celui de Ension.<==

La légende Bretonne d’ Herdabilla, la capitale du pays d’Herbauge engloutie dans les eaux du lac de Grand-Lieu<==

 

 

 


 

Les tribulations de Saint Florent du Mont-Glonne (fuyant l'invasion des Normands vers le Berry)

La première histoire du monastère de Saint-Florent, écrite au XII e siècle par un moine anonyme et recueillie par dom Martenne dans sa collection Veterum Scriptorum, a servi de base à toutes celles qui l'ont suivie.

 

Le Chemin des Moines Monftort, Paimpont, Saint-Méen, Saint Florent

abbaye de Paimpont; abbatiale de Saint-Méen; abbaye de Saint-Jacques de Montfort sur Meu ==> https://rennes.catholique.fr/un-ete-culturel-spirituel-en-ille-et-vilaine/308465-monftort-paimpont-saint-meen-sentier-3-abbayes-broceliande/ les chemins de l'Oust à Brocéliande est une communauté de communes française située dans le département du Morbihan et la région Bretagne.

 

Les trois pagi de Mauges, Tiffauges, Herbauge - Délimitation du Pays des Mauges avant le XIe Siècle (carte) -

Jusqu'au IXe siècle, le diocèse de Poitiers avait au nord- ouest la même limite que le pays des , c'est à dire la Loire , depuis son embouchure jusqu'à son confluent avec le Layon (1). Ce sont les conquêtes des rois bretons qui portèrent atteinte à l'intégrité de cette vaste circonscription.

 

Prosper Mérimée, l'Inventaire du Poitou et de son patrimoine roman

1834 il devient inspecteur général des monuments historiques C'est en 1835 que Mérimée commença à venir dans le Poitou pour y exercer sa mission. Prosper Mérimée, né le 28 septembre 1803 à Paris et mort le 23 septembre 1870 à Cannes, est un écrivain, historien et archéologue français.

 

(1) La fête de saint Martin se célèbre le 21 octobre, dans les paroisses dont il est le patron ; ailleurs elle se célèbre le 23, à cause de la fête de saint Raphaël qui tombe le 21.

(2) Albert le Grand, Vie, gestes, mort et miracles des saints de ta Bretagne Armorique, p. 362.

(3) Dom Chamard, Origines de l'Eglise de Poitiers, p. 316, etc.

(4) D. Chamard, Origines de l'Eglise de Poitiers, p. 315.

(5) Boulin, Légendes des Saints de l'Eglise de Luçon, p. 374.

(6) Bibliothèque nationale, fonds latin, n" 1033, fol. 106.

(7) Bibliothèque Mazar. Brev. manuscrit de Saint-Jouin-de-Marnes, XIIIe siècle ; n° 785.

(8) D. Huynes, Histoire de saint Florent, fol. 123.

(9) D. Chamard, Origines de l'Eglise de Poitiers, p. 315.

(10) Auber, Histoire générale... du Poitou, t. I, p. 264.

(11) On prononçait jadis Saint Mande, Saint Mainde, sans accent.

(12) Tréguier devint ville épiscopale en 811, sous Noménoé, duc des Bretons.

(13)Lobineau, Vie des Saints de Bretagne, p. 140.

(14)Trésor des recherches et antiquités, p. 89.

(15)Gael, fondé sous le vocable de Saint-Jean-Baptiste, vers 565.

(16)Lobineau, Vie des Saints de Bretagne, p. 113.

(17)Auber, Histoire générale du Poitou,. Il, p. 331.