Le moulin de Beauregard à Marans, le seul moulin à vent construit au milieu du XVIIe siècle en activité dans tout l’Aunis

Le port maritime de Marans est situé sur la Sèvre-Niortaise. Il à son origine au barrage écluse de Marans, en aval du pont de pierre de la route nationale n° 137 où cesse la navigation fluviale.

A Marans commence la navigation maritime qui présente un développement de 20 kilomètres 600 mètres jusqu'à l'embouchure de la Sèvre dans la rade de l’Aiguillon, ou de 15 kilomètres 200 mètres seulement jusqu'au corps de garde du Brault, limite du domaine maritime fixé par décret du 23 novembre 1857.

Le barrage écluse de Marans a pour but de séparer complètement les eaux douces des eaux salées et de maintenir dans la Sèvre supérieure un niveau convenable pour la navigation fluviale et pour l'abreuvement des marais. Les manoeuvres de ce barrage ou plutôt de celui qui existait à la tête amont du pont de la route 137, ont été réglées par un arrêté préfectoral du 4 avril 1860.

Marans vue prise du pont Saint Jean O de Rochebrune inv fec et exc 26 nov 1860

(Marans vue prise du pont Saint Jean  O de Rochebrune inv fec et exc 26 nov 1860)

Aux termes de cet arrêté, cette séparation n'est pas absolue, et à plusieurs reprises, il a été nécessaire de laisser remonter l'eau salée en vue de combattre les envasements du port.

Depuis quelques années on a évité complètement cette introduction d'eau salée très-nuisible au triple point de vue de l'agriculture, de la salubrité et de la conservation du poisson d'eau douce.

Le port de Marans n'était qu'un port d'échouage. Il est bordé de murs de quai présentant un développement de

685m sur la rive gauche.

375m sur la rive droite.

Ensemble .1,060 mètres.

Un bassin triangulaire d'évitement et une cale de radoub de 50 mètres de long sont établis sur la rive droite à l'aval du port.

Les navires y trouvent un mouillage de :

En haute mer de vive eau, barrage fermé 4 40

En haute mer de vive eau, barrage ouvert 3 66

En haute mer de morte eau, barrage fermé 3 20

En haute mer de morte eau, barrage ouvert ., 2 80

A basse mer, sauf durant les crues, le port est à sec ou à peu près.

 

Utilisation de la rivière du Moulin des Marais comme bassin de chasse, pour le dévasement du port.

Le débit de la Sèvre, pendant l'été, est trop faible pour pouvoir combattre les envasements du port à l'aide d'eau douce. Comme la vase atteindrait une hauteur nuisible à la navigation, si elle n'était pas chassée au fur et à mesure qu'elle se dépose (surtout depuis que la course des marées est interceptée au barrage de Marans), nous nous servons d'eau de mer pour la refouler.

A cet effet, nous retenons l'eau salée dans le bras de la rivière dit du Moulin des Marais. Ce bras barré à ses deux extrémités est relié avec le port par un canal de chasse, dont l'embouchure dans le port est à 200 mètres de son origine. Mais ce bras s'envase également, bien que l'on ait soin de ne faire des prises d'eau qu'à la surface, et il ne peut être dévasé que lorsque le débit de la Sèvre le permet.

De même que les années précédentes, un crédit de 3,500 francs est affecté en 1881 au dévasement de la rivière du Moulin des Marais.

Les dévasements du port de Marans se divisent en deux périodes.

Pendant l'été ils se font d'une manière suffisante quoique incomplète à l'aide d'eau de mer emmagasinée.

Pendant l'automne et pendant l'hiver on déblaie complètement au moyen d'eau douce.

Pendant l'étiage on combat l'envasement du port au moyen de bacs à râteau.

 

Le Moulin de Beauregard fut construit au XVIIe siècle après le siège de La Rochelle et la destruction par les troupes royales de Richelieu des moulins d'Aunis.

 Le siège de La Rochelle lui donnera une grande importance en 1627 et 1628 du fait du séjour de LOUIS XIII dans l’attente de la reddition de la Cité rebelle.

L’édit de grâce d'Alès promulgué par le roi de France Louis XIII le 28 juin 1629, Richelieu donne aux protestants la liberté de culte, mais en ordonnant la destruction de toutes les places fortes ; le souhait est d’éviter un nouvel épisode de La Rochelle et d’empêcher les protestants de à nouveau se protéger.

 

Richelieu fera raser le château de Marans en 1638 pour éviter qu’après le départ des troupes royales ne s’y installent les troupes réformées. Dès lors, une partie de son emplacement devint la possession du seigneur, et l’autre fut donnée en 1659, par Jean, sire de Bueil, seigneur de Marans, aux pères Capucins, pour y bâtir un couvent.

Ce moulin-tour du XVIIe siècle, racheté en 1994 et restauré à l'identique en 1999 par la commune de Marans est équipé d'ailes Berton. Il produit une farine de blé issu de l'agriculture biologique (farine certifiée par Qualité France FRAO2). Vente de produits locaux sur place.

Contact :
Association des Amis du Moulin de Beauregard
Françoise Sausseau, présidente
17 Avenue de Verdun
17230 Marans
tél. : 33 (0)6 81 11 01 96
courriel : lemoulindebeauregard@yahoo.fr
site internet : www.lemoulindebeauregard.fr

 

Rapports et délibérations / Conseil général de la Charente-Maritime

 

 Les sièges de Ré et La Rochelle, digue de Richelieu <==.... ....==>Marans et son patrimoine : le pont en pierre de la route royale 137