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PHystorique- Les Portes du Temps
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27 mai 2020

En 1069, l'un des fidèles de Guillaume VIII d'Aquitaine, Ayraud surnommé Gassedener, fonde l'abbaye de Nieul-sur-l'Autise

En 1069, l'un des fidèles de Guillaume VIII d'Aquitaine, Ayraud surnommé Gassedener, fonde l'abbaye de Nieul-sur-l'Autise pour le salut de son âme

En 1069, Ayraud surnommé Gassedener : « Ayraldus Gassedener cognomine », l'un des fidèles de Guillaume VIII d'Aquitaine, fonde l'abbaye de Nieul-sur-l'Autise pour le salut de son âme. Airaud donne toutes ses terres de Nieul ainsi que tous ses biens situés à Benet aux chanoines de l'abbaye.

Cette fondation est confirmée par le comte-duc en 1076 dans la maison d'Ayraud à Vouvant

L’abbaye de Nieuil-sur-l'Autise, de l'ordre de Saint-Augustin, fut fondée en 1068 ou 1069 par Airald Gassedener (1), seigneur de Vouvant.

 Pour soutenir le nouveau monastère, le seigneur de Vouvent lui donna, la terre et seigneurie de Nieul avec les appartenances, appendances et dépendances, et il lui accorda tout le droit qu'il avait en la terre et seigneurie de Benet.


La maison de la Van-Dieu fut également donnée à l'abbaye de Nieuil. Cette maison était située entre Vouvent et Bourneau, dans l'emplacement occupé aujourd'hui par une ferme et une maison de campagne du même nom, et où il existe encore une chapelle.
Un tombeau du XVIe siècle, remarquable par ses sculptures, se trouve dans cette chapelle, qui sert aujourd'hui de cellier.


Le monastère de Nieul eut, en outre, la maison de Puy-Guillaume, celle de Saint-Thomas, située dans la paroisse d'Oulmes et la maison de Lecton avec leurs appartenances et dépendances .


 Un seigneur de Parthenay, Guillaume L'Archevêque, dont les possessions s'étendaient presque jusqu'aux portes de Niort, voulut lui aussi, être compté parmi les bienfaiteurs du nouveau monastère.
 En conséquence, il lui donna une pièce de terre, située à Talleya, où furent établies les justices de l'abbaye.


 Ces donations ne furent pas les seules faites à l'abbaye de Nieul, le comte de Poitiers qui était en même temps duc d'Aquitaine, ne se contenta pas d'assurer à l'abbaye qui commençait, les possessions qu'elle avait reçues, il s'empressa, pour qu'elle fut pourvue de toutes les choses nécessaires à son entretien, de lui concéder des droits dans sa châtellenie de Mervent.


Ces faits sont consignés dans une charte qui nous est restée :


« Au nom de l'heureuse et indivisible Trinité, moi Geoffroi par la grâce de Dieu duc d'Aquitaine, je veux qu'il soit manifesté à tous les fils de notre sainte mère l'Église, que les choses données par Airald Gassedener pour le repos de son âme et le repos des autres fidèles de l'église de Saint-Vincent qui fût fondée par lui, savoir tout ce qu'il possédait à Benet, dans le bourg et hors du bourg, tout ce que les chanoines ont laissé à la susdite église pour la gloire de sa vie éternelle; que toutes les choses que présentement je donne moi-même, c'est-à-dire la faculté de prendre dans mes forêts de la châtellenie de Mervent et lieux voisins, excepté dans les défends appelés Epauts, tout le bois nécessaire tant à l'église qu'aux ateliers, et que tout ce que d'autres ont pu donner de terres qui relèvent de moi, demeurent fermement et inviolablement la propriété des chanoines.
 « Si quelqu'un, poussé par le démon, par l'avarice, par l'orgueil veut troubler les donations faites à l'abbaye ou celles qui seront faites, qu'il n'ait pas de pardon, qu'il soit frappé d'anathème. »


 Cette charte donnée à Vouvent dans la maison d'Airald lui-même, l'an de l'Incarnation du Seigneur 1076, indiction XIV, épacte XII, est signée par Geoffroy duc d'Aquitaine, Aimery vicomte de Thouars, son frère Savary, Maurice Girard, Girard de Montaigu, Thibaut Chabot, Thibault Lunel, Airald Gassedener, Burchard de Vouvent, Hugues de Mervent, Hugues, chapelain du comte, enfin par Amelie de Fontenay, Zacharie de Pouzauges et quelques autres personnages importants du pays.

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1076 Vidimus de lettres concernant la donation des biens d'Airaud Gassedenier situés à Benet au profit de l'abbaye de Nieul-sur-l'Autise dès sa fondation, et de l'usage dans les bois de la châtellenie de Mervent donnés par les comtes de Poitiers, à l'exception de la partie appelée L'Épaux à Saint-Michel-Mont-Mercure

Extraict d'un Registre 66 du Trésor des Chartes du Roy Lettre 602.

 


In nomine beatae et indiuiduae Trinitatis, omnibus sanctae matris Ecclesia alumnis, tam praesentibus quam futuris.


Ego Gaufridus Dei gratia Aquitanorum DUX. Volo manifestum fieri, quia omnia quae Airaldus Gassedener cognomine, pro redemptione animae sua, aliorumque fidelium ecclesiam sancti Vincentii, quae ab ipso in villa quae Niolium nuncupatur, funtidata est, ad canonicorum Deo et sancto Vincentio inibi seruientium vsus donavit : videlicet quicquid de patrimonio suo apud Beniacum possidebat, tam in burgo, quam in terris ; et quae ipsi Canonici pro indissolubili gloria vitae aeternae secundum Domini praeceptum supradictae ecclesiae reliquerunt.


Cuncta etiam quae egomet ad praesens dono, scilicet quantum ex meis fìluis necesse fuerit, tam ecclesiae quam offìcinis, excepto exspalto, vel ea quae alii fideles de casamentis ad me pertinentibus dedere vel dederint, annuo et concedo, ut firmiter et inconcusse Canonici in perpetuum possideant.


Si quis vero stimulatione tactus deamoniaca, et superbiae telo inflatus percussus, aut flamma incensus avaritiae nequissima suprascriptarn, institutionem , aut donaria quae beatissimi martyris Vincentii ecclesiae annuente me data sunt, quaeque fideles alii de casamentis ad me pertinentibus pro suarum animarum redemptione daturi sunt, infirmare Voluerit et calumniam quoquomodo intulerit, nullam licentiam habeat : quinimo perpetuo anathemati subiaceat.
 

Acta est huiusmodi Ecclesiae chartula apud Vuluentum in domo Airaudi praesati Domno Papa Gregorio sancti Petri posidente cathedram,  Philippo régnante in Gallia, Gaufrido dominante in Aquitania, Isemberto praesidente in Pictavensi ecclesia, mimistrante sibi Rainaldo, partibus istis Archidiacono. Anno Dominicae Incarnationis 1076. Indictione xiv. Çyclo Paschali x. Epacta xii. concurrentibus, v. praesentibus isti subscriptis, ac sibi inuicem pellem porrigentibus,

Gaufridi Comitis. (Guy-Geoffroy, comte de Poitiers, duc d’Aquitaine)
Aimerici Thorcensium Vice-comitis. (Aimeri vicomte de Thouars)
 Savarici fratris eius. (Savari son frère)
Mauritii Girardi. S. Girardi patris eius de Monte-aculo (Maurice Girard. son père Girard de Montaigu)
Theobaldi Caboz. S. Raimundi Calliés. S. Gosberts Francigenae. (Thibaut Chabot, seigneur du Petit Vouvant)
S.Tetbaldi Lunelli. (Thibaud de Lunels, seigneur de Bazoges)
Airaldi Gassedener, S. Burchardi de Vuluento. S .Clerembaldi inne his. S. Aimerici Tornelli. S. Petri Mainardi. S. Amelli de Fonteneyo. S. Hugonis Marventensis. S. Hugonis Sacerdotis comitis. S. Mauricii Zachariae Pusagensis.S.Radulfi Vice-comitis  (Airaldi Gassedener, S. Bouchard de Vouvent. S. Clerembaldi. S.Aimeri Tornelli S. Pierre Mainard S. Amelli de Fontenay S. Hugues de Mervent S. Hugues le Prêtre du Comte S. Maurice Zachari Pouzauges S. Radulf Vice-comte)

 

Ainsi favorisés par de si hautes protections, les religieux de Nieul bâtirent, en l'honneur de saint Vincent, l'église monumentale qui fait encore aujourd'hui l'admiration de tous les connaisseurs.

Cette charte, datée de Vouvant et de la maison même d'Arnoul, est encore rappelée dans une déclaration faite par Pierre Guillon, abbé du monastère de Nieul, à Fontenay-le-Comte, le 29 octobre 1492, en présence de Guillaume Paën, Guillaume de Vergne et de Jehan Jourdain, commissaires sur les fait des francs fiefs et noucveaux acquets du pays et comté du Poitou.

Arnoul y est désigné sous le nom d'Arnoul de Guessedenier, lors seigneur de Vouvant; ces faits jettent de la confusion et contredisent ce que dit Besly sur la possession de Vouvant par les Chabot.

Peut-être pourrait-on croire avec quelque raison, que cet Arnoul ne fut pas seigneur de Vouvant, mais qu'il a pu y commander au nom des seigneurs de Chabot (seigneur du Petit château de Vouvant) ou directement du comte de Poitiers.

 (Tombeau d'Aénor de Chatellerault mère d'Aliénor d'Aquitaine Abbaye saint-vincent Nieul sur l'Autise)

L'épouse du célèbre Guillaume IX, duc d'Aquitaine, Aénor de Châtellerault, avait une prédilection marquée pour l'abbaye de Saint-Vincent de Nieul.

Elle y fit de fréquents séjours lorsque Guillaume était à sa résidence de chasse de l’ile de Maillezais. Elle et voulut même y fonder sa sépulture. C'est là en effet qu'elle fut inhumée, et l'on y inscrivit son nom sur le livre des défunts.

 

 Dans la charte concernant la donation d'Arnoulde Guessedenier, le titre de seigneur de Vouvant ne lui est pas donné. Dans la déclaration de l'abbé de Nieul, il est question d'une maison de la Vaudieu, donnée au treizième siècle par les comtes de Chabot à l'abbaye de Nieul.

 

Vouvant En 1069, Ayraud surnommé Gassedener, fonde l'abbaye de Nieul-sur-l

FUNDATIO ABBATIAE S. VINCENTII DE NIOLIO AD ALTIZIAM AUCTORE AIRALDO GAISSADENER CONFIRMATUR DIPLOMATIBUS GAUFREDI AQUITANIAE DUCIS ET LUDOVICI FRANCORUM REGIS.

In nomine beatae et individuae Trinitatis, omnibus sanctae Maria ecclesia alumnis, tam praesentibus quam futuris. Ego Gaufridus Dei gratia Aquitanorum dux, volo manifestum fieri quia omnia quae Airaldus Gassedener cognomine, pro redemptione anima susa, aliorum que fidelium ecclesiae sancti Vincentii, quae ab ipso in villa quae Niolium nuncupatur, fundata est, ad canonicorum Deo et sancto Vincentio inibi servientium usus donavit: videlicet quicquid de patrimonio suo apud Bennacum possidebat, tam in burgo quam in terris: et quae ipsi canonici pro indissolubili gloria vitae eternae secundum Domini praeceptum supradictae eclesiae reliquerunt; cuncta etiam quae egomet ad praesens dono, scilicet quantum et meis filiis necesse fuerit, tam eclesiae quam officinis, excepto Exspalto, vel ea quae alii fideles de casamentis ad me perinentibus dedere vel dederint, annuo et concedo, ut firmiter et inconcusse canonici in perpetuum possideant.

Si quis vèro stimulatione tactus daemonica, et superbiae telo inflatus percussus, aut flamma incensus avariciae nequissima, superscriptam institutionem, aut donaria qua; beatissimi martyris Vincentii ecclesiae annuente me data sunt, quaeque fideles alii de casamentis ad me pertinentibus pro suarum animarum redemptione daturi sunt, infirmare voluerit et calumniam quoquo modo intulerit, nullam licenciam habeat, quinimo perpetuo anathemati subjaceat.

Acta est hujus modi ecclesiae cartula apud Vulventum (Vouvant) in domo Airaudi prœfati, domino papa Gregorio S. Petri possidente cathedram, Philippo regnante in Gallia, Gaufrido dominante in Aquitania, Isemberto présidente in Pictavensi ecclesia, ministrante sibi Rinaldo partibus istis archidiacono anno dominiez incarnationis MLXXVI (1076).

 

Lorsque Louis VII, par son mariage avec Ëléonore d'Aquitaine fille d'Aénor de Châtellerault, devint maître de ce duché, il donna des chartes confirmant les donations faites précédemment: Niort 1141, Charte de Louis VII accordant sur demande d'Aliénor d’Aquitaine, le statut d'Abbaye Royale de Nieul sur l'Autize

 

 

La Vendée avant 1793 : légendes et récits / P.-L. P. [Pierre-L. Prunier]

Société de statistique, sciences, lettres et arts du département des Deux-Sèvres.

 

 

 

1045 Guillaume Aigret duc d'Aquitaine supprime un droit injuste que Hélie seigneur de Vouvent levait à Marçay et autres lieux<==....

 1056 Le seigneur de Bazoges Thibaut Luneau (Theobaldus Luneli) donne des terres, des vignes, des près, des moulins, des rentes, un jardin autour de Bazoges-en-Pareds, ainsi que de l'église de Mouilleron-en-Pareds, aux moines de l'abbaye de Maillezais et du prieuré de Vouvant.<==

....==> Le Millénaire de la naissance de Vouvant- Construction de l’église par les moines de Théodelin, abbé de l’abbaye de Maillezais

Le chemin chevalet voie romaine de l’Autize à Xanton (fines Santonum frontière Picton Santon)<==.... ....==> Histoire de Nieul-sur-l'Autize et de l’abbaye royale Saint Vincent dans le Bas Poitou

 


 

(1) C'est le nom donné par la Gallia christiana: Besly donne au fondateur le nom de Guessedenier.

(2) Gui-Geoffroy, en succédant à son frère, comme duc d'Aquitaine, prit le nom de Guillaume VIII.

(3) Forêt ou pacage que le seigneur se réserve.

 

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