En 1069, l'un des fidèles de Guillaume VIII d'Aquitaine, Ayraud surnommé Gassedener, fonde l'abbaye de Nieul-sur-l'Autise pour le salut de son âme

En 1069, Ayraud surnommé Gassedener : « Ayraldus Gassedener cognomine », l'un des fidèles de Guillaume VIII d'Aquitaine, fonde l'abbaye de Nieul-sur-l'Autise pour le salut de son âme. Airaud donne toutes ses terres de Nieul ainsi que tous ses biens situés à Benet aux chanoines de l'abbaye.

Cette fondation est confirmée par le comte-duc en 1076 dans la maison d'Ayraud à Vouvant

L’abbaye de Nieuil-sur-l'Autise, de l'ordre de Saint-Augustin, fut fondée en 1068 ou 1069 par Airald Gassedener (1), seigneur de Vouvant.

 «L'an de l'Incarnation du Seigneur 1076», par une charte datée de Vouvant, et dressée dans la maison seigneuriale d'Airald lui-même, Gui-Geoffroy, comte de Poitiers el duc d'Aquitaine (2), confirme la donation du seigneur de Vouvant, en y ajoutant des concessions nouvelles.

« Au nom de l'heureuse et indivisible Trinité, moi Geoffroy, par la grâce de Dieu duc d'Aquitaine, je veux qu'il soit notifié à tous les fils de notre sainte mère l'Église, que les choses données par Airald Gassedener, pour le repos de son âme et le repos des autres fidèles trépassés, à l'église de Saint-Vincent par lui fondée, savoir : tout ce qu'il possédait à Benêt; tout ce .que les chanoines ont laissé à la susdite église; tout ce que je donne présentement moi-même; c'est-à-dire le droit de prendre dans mes forêts de la châtellenie de Mervent, excepté dans les défends (3) appelés Epauts, tout le bois nécessaire tant à l'église qu'aux ateliers..., demeurent la propriété inviolable des chanoines. »

Ainsi favorisés par de si hautes protections, les religieux de Nieul bâtirent, en l'honneur de saint Vincent, l'église monumentale qui fait encore aujourd'hui l'admiration de tous les connaisseurs.

Cette charte, datée de Vouvant et de la maison même d'Arnoul, est encore rappelée dans une déclaration faite par Pierre Guillon, abbé du monastère de Nieul, à Fontenay-le-Comte, le 29 octobre 1492, en présence de Guillaume Paën, Guillaume de Vergne et de Jehan Jourdain, commissaires sur les fait des francs fiefs et noucveaux acquets du pays et comté du Poitou.

Arnoul y est désigné sous le nom d'Arnoul de Guessedenier, lors seigneur de Vouvant; ces faits jettent de la confusion et contredisent ce que dit Besly sur la possession de Vouvant par les Chabot.

Peut-être pourrait-on croire avec quelque raison, que cet Arnoul ne fut pas seigneur de Vouvant, mais qu'il a pu y commander au nom des seigneurs de Chabot.

 (Tombeau d'Aénor de Chatellerault mère d'Aliénor d'Aquitaine Abbaye saint-vincent Nieul sur l'Autise)

L'épouse du célèbre Guillaume IX, duc d'Aquitaine, Aénor de Châtellerault, avait une prédilection marquée pour l'abbaye de Saint-Vincent de Nieul.

Elle y fit de fréquents séjours lorsque Guillaume était à sa résidence de chasse de l’ile de Maillezais. Elle et voulut même y fonder sa sépulture. C'est là en effet qu'elle fut inhumée, et l'on y inscrivit son nom sur le livre des défunts.

 Lorsque Louis VII, par son mariage avec Ëléonore d'Aquitaine fille d'Aénor de Châtellerault, devint maître de ce duché, il donna des chartes confirmant les donations faites précédemment.

 Dans la charte concernant la donation d'Arnoulde Guessedenier, le titre de seigneur de Vouvant ne lui est pas donné. Dans la déclaration de l'abbé de Nieul, il est question d'une maison de la Vaudieu, donnée au treizième siècle par les comtes de Chabot à l'abbaye de Nieul.

Cette maison où communauté de la Vaudieu, était située entre Vouvant et Bourneau dans l'emplacement occupé aujourd'hui par une ferme et une maison de campagne du même nom, où je crois, il existe encore une ancienne chapelle et des constructions annonçant un établissement religieux.

Vouvant En 1069, Ayraud surnommé Gassedener, fonde l'abbaye de Nieul-sur-l

FUNDATIO ABBATIAE S. VINCENTII DE NIOLIO AD ALTIZIAM AUCTORE AIRALDO GAISSADENER CONFIRMATUR DIPLOMATIBUS GAUFREDI AQUITANIAE DUCIS ET LUDOVICI FRANCORUM REGIS.

In nomine beatae et individuae Trinitatis, omnibus sanctae Maria ecclesia alumnis, tam praesentibus quam futuris. Ego Gaufridus Dei gratia Aquitanorum dux, volo manifestum fieri quia omnia quae Airaldus Gassedener cognomine, pro redemptione anima susa, aliorum que fidelium ecclesiae sancti Vincentii, quae ab ipso in villa quae Niolium nuncupatur, fundata est, ad canonicorum Deo et sancto Vincentio inibi servientium usus donavit: videlicet quicquid de patrimonio suo apud Bennacum possidebat, tam in burgo quam in terris: et quae ipsi canonici pro indissolubili gloria vitae eternae secundum Domini praeceptum supradictae eclesiae reliquerunt; cuncta etiam quae egomet ad praesens dono, scilicet quantum et meis filiis necesse fuerit, tam eclesiae quam officinis, excepto Exspalto, vel ea quae alii fideles de casamentis ad me perinentibus dedere vel dederint, annuo et concedo, ut firmiter et inconcusse canonici in perpetuum possideant. Si quis vèro stimulatione tactus daemonica, et superbiae telo inflatus percussus, aut flamma incensus avariciae nequissima, superscriptam institutionem, aut donaria qua; beatissimi martyris Vincentii ecclesiae annuente me data sunt, quaeque fideles alii de casamentis ad me pertinentibus pro suarum animarum redemptione daturi sunt, infirmare voluerit et calumniam quoquo modo intulerit, nullam licenciam habeat, quinimo perpetuo anathemati subjaceat.

Acta est hujus modi ecclesiae cartula apud Vulventum (Vouvant) in domo Airaudi prœfati, domino papa Gregorio S. Petri possidente cathedram, Philippo regnante in Gallia, Gaufrido dominante in Aquitania, Isemberto présidente in Pictavensi ecclesia, ministrante sibi Rinaldo partibus istis archidiacono anno dominiez incarnationis MLXXVI (1076).

 

La Vendée avant 1793 : légendes et récits / P.-L. P. [Pierre-L. Prunier]

Société de statistique, sciences, lettres et arts du département des Deux-Sèvres.

 

 

 

Le chemin chevalet voie romaine de l’Autize à Xanton (fines Santonum frontière Picton Santon)<==.... ....==> Histoire de Nieul-sur-l'Autize et de l’abbaye royale Saint Vincent dans le Bas Poitou

 


 

(1) C'est le nom donné par la Gallia christiana: Besly donne au fondateur le nom de Guessedenier.

(2) Gui-Geoffroy, en succédant à son frère, comme duc d'Aquitaine, prit le nom de Guillaume VIII.

(3) Forêt ou pacage que le seigneur se réserve.