Liste des Abbés de l’abbaye de Maillezais

990– 1000 GAUSBERT

 Parent de la Comtesse Emme, fut d'abord F Abbé de Saint-Julien de Tours. Il amena treize de ses Religieux dans ce nouveau monastère, à la demande de la Fondatrice qui le chargea aussi du gouvernement de celui  de Bourgueil.

 1000-1045 THEODELIN

Prieur du temps de Gausbert, était Juif d'origine. Le Comte Guillaume le chassa avec les Moines de Tours, par haine pour sa femme qui les avait appelés,  et donna ce monastère aux Religieux de Saint-Cyprien; mais Guillaume son fils voulut  que Théodelin succédât à Gausbert.

Le nouvel Abbé sut  mettre à profit sa faveur, pour les intérêts de son monastère. Voulant tout obtenir, il feignit de ne rien demander; il se contenta de représenter au prince que le château de Maillezais était pour les Religieux un juste sujet d'alarmes ; que, dans la suite, cette place fournirait à un Seigneur violent les moyens de les inquiéter et de les perdre. Guillaume, touché de cette considération, fit démolir son château, à condition que les Moines élèveraient une église sur ses débris ; et en même temps, il leur donna toute l’ile de Maillezais.

Ce fut par les soins de Théodelin que le nouveau monastère de Maillezais fut transféré et reconstruit.

Il obtint le corps de saint Rigomer Confesseur de Hugues, Comte duMaine, vers  l'an 1010.

 

 Cet Abbé, donna la sépulture au Duc son bienfaiteur, en I029 ou I030; et mourut vers l'an I045.

1045 – 1060 HUMBERT

Mourut en 1060. C'était un Abbé vraiment estimable, et qui inspirait la vertu moins par ses instructions que par ses exemples.

 

 

1060 -1074 GODERAN

Moine de Saint-Remi de Reims, puis Chapelain de Saint-Hugues , Abbé de Cluny, ensuite Abbé de Maillezais , gouverna ce monastère jusqu’à sa mort arrivée en 1074 , quoiqu’il possédât aussi l’évêché de Saintes.

 Ce fut à sa demande que Pierre  composa deux Livres sur la construction et translation de l’abbaye de Maillezais, dont il était Religieux :

 il y a quelques méprises répandues dans cet Ouvrage. Voyez le second tome de la Bibliothèque du Pete Labbe , page 222.

 

1075- 1082 DROGON ou DREUX

Assista aux conciles de Saintes et de Bordeaux en 1080: il se retira, en I082, à Cluny où il mourut.

 

1082- 1100 GEOFFROI Ier

Fut élu en 1082, vers le temps où l’incendie réduisit en cendres ce monastère. Il reçut d'Engilbert de Lusignan la moitié de la terre de Salvarée, et assista au concile de Saintes vers l’an I096.

De son temps , en 1085, on soumit à l'abbaye de Maillezais le monastère de Saint- Etienne de Vaux , avec le prieuré de Sully.

 

1100- 1117 PIERRE

1117- 1130  TEBAUD ou THIBAUD

Moine de Saint- Maixent, Abbé de Saint-Liguaire ; puis de Maillezais, en 1130.

 

1130- 1151 François

1151- 1171 GAUDIN,

 sous qui Louis VI l et l'Archevêque de Bordeaux délivrèrent, en 1151, l'abbaye de Maillezais des prétentions  de Sébran de Chabot qui s'en disait Avoué, à cause de la terre de Vouvent.

Ce Seigneur tenta inutilement de faire admettre les épreuves du fer chaud, de l'eau chaude et du combat singulier. Car dans ces temps-là on décidait encore les différends par ces sortes de témoignages qui faisaient dépendre de l'incertitude du hasard, l'honneur, la fortune et la vie des hommes.

Les Abbés de Saint-Etienne de Vaux et de, Sully reconnurent la juridiction de l'Abbé de Maillezais.

 

1171- 1174 GUILLAUME

1174- 1195 GUILLAUME de Reyssia, peut-être le même que le précédent, en 1174.

1195- 1207 C. est le même vraisemblablement que Clément. Il parait qu'il gouverna cette abbaye avant et après Etienne.

 

1207- 1215 ETIENNE

 Abbé en 1207, avait Clément pour successeur de 1216 a 1225.

 

1225- 1232 GUILLAUME III, surnommé le Fort

Fut Abbé en1225. De son temps ce monastère fut pillé par Geoffroi de Lézignen (La Grand’Dent) , et par Guillaume de Valence

Ce premier prétendait être reçu dans l'abbaye, et y être défrayé avec tout son train, même avec son équipage de chasse. Les vexations qu’il exerça à ce sujet le firent excommunier par l'Abbé de Saint Jean d’Angély, et par Aimeri Tabater, Archidiacre d’Aunis.

 

1232- 1240. RENAUD ou RAYNAUD

Etait déjà Abbé en 1232, lorsque Geoffroi restitua à l'abbaye ce qu'il avait usurpé, renonça aux servitudes qu'il prétendait sur les prieurés et possessions de ce monastère, comme sur la Ronde, Taugon , Sauton , Ardentier , Dissay , Puylétard, Taisson, Saint -Michel-le-Cloucs , Sauveray ,Chapelle-Beraud , Mairvent , Perou , Grey, Vouvent , Montnoblet , Chattiers , Basoges , Molleron , I'Hermenaud , Péruzes , Cotigné , Bastieres , Chauvieres , Boisseaux et MouzeuiL.

Renaud repoussa avec force en 1236 des fanatiques qui osèrent attaquer cette abbaye. ==> Chronique de Maillezais- 1236 des croisés attaque l’abbaye.

 

1240- 1275 GUILLAUME IV

 

1275- 1280 RAOUL

En 1270 et 1275. De son-temps Philippe; Roi de France, logea dans ce monastère.

 

XVIII. GEOFFROI II DE POMMEREUIL, DE PONNERELLE ou DE POUVERELLE (Geoffroy Pouvreau)

Dernier Abbé de Maillezais, en devint le premier Evêque, par une bulle de Jean XXII, le 13 aout 1317.

Ce souverain Pontife ayant jugé à propos de diviser en trois diocèses le territoire de Poitiers, en érigea deux nouveaux, dont il établit l'un à Maillezais, et l'autre à Luçon.

 Alors les Religieux de l'abbaye de Maillezais formèrent le chapitre de cette nouvelle cathédrale. Mais le siège épiscopal fut transféré dans la ville de la Rochelle, à la demande de Louis XIV.

Le bourg de Maillezais était devenu désert. Les marais dont il était environné en avaient rendu l'air malsain ; depuis longtemps les Evêques n’y faisaient plus leur résidence.

 Pendant les guerres civiles on avait fait la guerre aux hommes et aux temples. L'église avait été abattue, le monastère ruiné n’offrait plus d’asile aux Religieux.

Louis XIII,  avait formé le dessein d’établir un évêché à la Rochelle, sembla abandonner ce projet, et consentit à ce qu'on poursuivit en cour de Rome la sécularisation du chapitre de Maillezais, et la translation du siège épiscopal à Fontenay-le-Comte.

En conséquence les bulles furent expédiées au mois de janvier 1631. Divers obstacles traversèrent le nouvel établissement. Louis XIV changea la destination du siège qu’on devait placer à Fontenay-le-Comte, et qui fut transféré à la Rochelle.

La bulle d’Innocent X, concernant cette translation, est datée du IV des nones de [1] mai 1648, elle fut confirmée par des lettres-patentes.  Le Roi en donna de nouvelles à ce sujet, le 20 mai 1664.

 Les bulles de translation et de sécularisation furent fulminées à Maillezais le 16 novembre 1666 par Gilbert de Clerambaud, Evêque de Poitiers.

La sentence de fulmination portait que les nouveaux Chanoines quitteraient l'habit monacal, et qu’ils se transporteraient incessamment à La Rochelle.

Le même jour M. de Laval assembla le chapitre dans la salle du château de Maillezais. Il fut arrêté que l'on commencerait le service divin dans le grand-temple de la Rochelle aux premières vêpres des fêtes de noël.

La bulle d’Innocent X portant suppression, érection et translation du siège épiscopal, démembrait du diocèse de Saintes tout le pays d’Aunis , et l'Isle de Ré , pour former avec l'ancien évêché de Maillezais le territoire du diocèse de la Rochelle.

Cette ville, célébre par son port sûr et commode, appellée en latin Rupella, située sur l'océan à 35 lieues N. de Bordeaux.

 

Le clergé de France, ou tableau historique et chronologique des archevêques, ... la fondation des églises jusqu'à nos jours, par M. l'abbé Hugues Du Tems.

 

 

 


 

LA NAISSANCE DE BOURGUEIL ET DE MAILLEZAIS (987-990). Abbayes de l'abbé Gausbert

Dès avant sa promotion à la dignité abbatiale, Gauzbert fut appelé à coopérer à la naissance de deux grands monastères : Maillezais (43) et Bourgueil (44) ; ce fut vers les années 987-989 ainsi que nous tenterons de l'établir dans quelques instants.

 

La Rochelle, le port d'Aliénor d'Aquitaine

Fondation de la cité Rupella, q uand trouverons-nous donc les premières traces de cette ville? Au Xe siècle, en l'an 961, Guillaume d'Aquitaine ( Guillaume Tête d'Étoupe) octroie à La Rochelle une charte concernant le droit d'ancrage et de lestage des navires.



Légendes du Moyen-Age: Rabelais, Pantagruel et le Gargantua , Merlin, le roi Arthur, Morgane, Mélusine, Geoffroy-à-la-Grand-Dent

Rabelais a cité ainsi dans le Pantagruel et le Gargantua, plus de cinquante noms de lieu poitevins, dont quelques-uns désignent d'obscures bourgades, que seuls les hasards des voyages avaient pu signaler à son attention.